Marc-André Lussier

Marc-André Lussier - Auteur
  • Le blogue de Marc-André Lussier

    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
  • Lire la suite »

    Mercredi 22 février 2012 | Mise en ligne à 22h02 | Commenter Commentaires (22)

    La route vers les prix Aurore…

    Aurore - Trophee

    Le somptueux trophée Aurore

    Le calendrier des galas de cinéma est très chargé. Vendredi (24 février) a lieu la cérémonie des César du cinéma français. Deux jours plus tard, la soirée des Oscars. Viennent ensuite les Genie Awards (le 8 mars à Toronto mais l’endroit reste encore à déterminer selon le site officiel!) et les Jutra (le 11 mars).

    Puis, il y a celui des Aurore, sans contredit le plus divertissant d’entre tous. Présenté dans le cadre de l’émission Infoman, le 6e gala des Aurore, récompensant les meilleurs d’entre les pires films québécois, aura lieu cette année le 8 mars, soit le même soir que les Genie Awards. Aucun lien entre les deux organisations, cela dit. Du moins, pas en apparence…

    La direction de l’auguste Académie des Aurore a déjà annoncé les nominations dans quelques-unes des catégories.

    PRIX AURORE LIQUID PAPER FÉMININ. Remis à l’actrice qui devrait effacer de son cv le film dans lequel elle a compromis sa carrière cette année
    • Karine Vanasse dans Angle mort
    • Toute la distribution féminine de French immersion
    • Marina Orsini dans Sur le rythme
    • Sylvie Léonard dans Le colis
    • Brigitte Pogonat dans La peur de l’eau

    PRIX AURORE LIQUID PAPER MASCULIN. Remis à l’acteur qui devrait effacer de son cv le film dans lequel il a compromis sa carrière cette année
    • Emmanuel Bilodeau, Jean-Marie Corbeil et Gildor Roy dans Le colis
    • Toute la distribution masculine de French immersion. Une mention spéciale à Yves Jacques et Robert Charlebois
    • Éric Bruneau en Pierre Harel dans Gerry
    • Sébastien Huberdeau dans Angle mort
    • René-Richard Cyr dans Le sens de l’humour

    PRIX AURORE DU MEILLEUR PIRE FILM
    • French immersion de Kevin Tierney
    • Angle mort de Dominic James
    • French Kiss de Sylvain Archambault
    • Le colis de Gaël D’Ynglemare
    • La peur de l’eau de Gabriel Pelletier

    En compagnie de Manon Dumais, Odile Tremblay, Michel Coulombe, sans oublier Marc Cassivi, j’ai l’insigne honneur de faire partie du distingué panel ayant la très difficile tâche de déterminer les lauréats. Vous nous aidez?

    Un avant-goût des Aurore (le blogue d’Infoman)

    Les Aurore, direction Hollywood ! (la chronique d’Hugo Dumas)

    Compte Twitter : @MALussier


    • …@M-A.L. Désolé. À part Gerry, je n’ai vu aucun de ces films. Mon détecteur de navets semble avoir bien fonctionné encore une fois cette année. Je ne puis donc vous être d’un quelconque secours. Mais je vous souhaite du bon temps que vous ne manquerez pas de prendre après, bien sûr, vous être tapé toute cette production et vous être soigneusement acquitté de vos «hénaurmes» responsabilités.

    • J’avais bien aimé le titre d’un article : « French immersion – ce n’est surtout pas la faute à Trudeau », sur le film du presque même nom.

      Dans la catégorie « Pire résolution de film », j’aurais mis le balancement au bord de l’immeuble de Nuit #1. Dans celle du « Meilleur Elvis Gratton », en compétition avec lui-même, le personnage d’Éric Miljours dans Coteau rouge.

    • Faudrait ajouter quelques catégories seulement pour CAFE DE FLORE :
      - Film le plus surestimé par la critique de son pays d’origine qui se fait complètement ramassé à l’étranger
      - Scène clé finale qui ne fontionne pas pantoute (le “pardonne-moi” d’Hélène Florent)
      - Trip de montage le plus irritant pour les spectateurs
      - Pièce musicale la plus insupportable utilisée à outrance (Youhouuuuuuuuuu ! Youhououuuuuuuu !)

    • Je n’ai vû aucun de ces films puisque je tente d’éviter les navets autant que possible et il semble bien que j’ai réussi.

    • Je suggère aux lecteurs de ce blogue de lire successivement l’avant-dernier article de M. Lussier (En parler ou pas) et celui-ci…
      N’est-ce pas que comme peuple, nous mourrions sans la merveilleuse culture subventionnée à l’os dont on voit ici quelques beaux exemples ?

      Je vous suggère aussi d’aller lire l’entrée de blogue de mon collègue Vincent Marissal (16 février). M-A.L.

    • Je suis un peu surpris de la “bonne performance” de ‘La Peur de l’eau’ aux Aurores. Certains éléments du film ne fonctionnent qu’à moitié, mais dans l’ensemble on est quand même loin de la catastrophe.

    • Comme partout où on fait du cinéma, il peut arriver que de temps en temps on tombe sur des bides. Tout à fait normal. Et pour les célébrer, il y a quelques “institutions”. Les Razzys, par exemple. Infoman fait un très beau travail en ce sens.

      De là à se “désoler de la pauvreté de la culture de notre peuple” ou de “dénoncer le fait que de la merde soit subventionnée-avec-les-taxez-prélevés-sur-les-pauvres-salariés-qui-ont-un-vrai-job-eux”, les nerfs.

      Il y a beaucoup de bon cinéma Made in Québec. Beaucoup plus que de navets. Et le talent d’ici est incroyable. Même que plusieurs des comédiens qui sont en nomination dans les Aurores de cette année font l’envie des pays étrangers, au point qu’ils nous sont parfois “empruntés”…

    • C’est vrai que Café de Flore mériterait deux trois nominations : « Pire fausse peur », lorsque la mère française arrive avec son couteau au lit de son enfant, filmé comme si elle allait le tuer, et lui coupe ses liens…

    • Merci pour le « spoiler », la_roy. Franchement.

    • Je viens de voir l’édifiant De père en flic mais je crois qu’il date de l’année passée celui-là. Curieusement Rémi Girard et Patrick Drolet joue un père et un fils tout comme dans le Bonheur de Pierre. Les deux sont du même calibre mais au moins dans un il y avait Pierre Richard et des beaux paysages.

    • Ces films ont reçu de mauvaises critiques, ont fait un bide au Box Office, est-ce bien utile d’y ajouter votre couche de mépris ? Vous êtes plus pathétiques que le pire de ces films. De surcroît, vous alimentez la critique face à l’industrie cinématographique, vu sa dépendance quasi totale aux subventions. Insigne honneur ? Vraiment, bravo.

      Bonne journée à vous également. M-A. L.

    • Je suis mort de rire.
      Sur le billet de Hugo Dumas. Une déclaration digne de Dufort.

      - Il n’existe qu’un seul exemplaire du trophée Aurore. «Alors, si quelqu’un vient le chercher, on va vraiment être dans le trouble», conclut en riant Jean-René Dufort.

      :-)

    • Ce serait intéressant d’interviewer les lauréats (les cinéastes, surtout ceux dont c’était la première création) histoire d’avoir leur feedback. Peut-être sont-ils aussi pisse-vinaigre que moi, ou peut-être qu’ils raffolent, au fond, de ce touchant second degré ?

    • Je trouve les sélections pour La peur de l’eau et French Kiss un peu sévères! Sur le rythme est à mon sens bien pire, mais surtout il y a de grands absents, Kevin Parent, Opération Casablanca, La sacrée et La fille de Mtl. Mesnak lui, est bien parti pour les Aurores 2013 côté interprétation.

    • Je rêve du jour ou ceux qui remettent en question une partie du financement du monde artistique ne seront pas vilipendés de façon caricaturale par les médias. (il est vrai toutefois que la femme de Sun ne favorise pas un sain débat à ce sujet).

      Entendons-nous bien. Il existe des œuvres de qualité qui font l’unanimité et dont nous sommes tous fiers. AUCUN problème à financer ces gens talentueux.

      Il y a malheureusement un certain nombre d’autres éléments produits dont on se serait passé si on mesure la valeur artistique versus les coûts engendrés ( et je ne parle pas ici de recettes au guichet mais de valeur artistique). Pas besoin de procéder à une énumération de titres. Il ne s’agit pas dénigrer un tel ou un autre mais plutôt d’avoir un questionnement sain sur certaines pratiques en vigueur.

      Je crois aussi que l’équipe d’Infoman se déplace à Los Angeles (…) pour cette émission des Aurores (des prix québécois!)….Il y a peut-être un aspect qui m’échappe mais quelle est la valeur ajoutée d’un tel déplacement?

      Pour en revenir à la question initiale, je ne vous envie guère. Il peut y avoir plusieurs raisons qui font en sorte que tel ou tel film ne donne pas le résultat final voulu. Déclarer un gagnant c’est lui attribuer la culpabilité d’un ensemble de conditions non gagnantes où il fait figure de bouc émissaire.

    • @burial ce n’est pas vraiment un « spoiler ». Franchement.

    • ____ Bien d’accord avec “Twolaneblacktop” sur Café de Flore.

      Carrément insupportable.
      J’écoute Éternity and a day et ça me calme et m’enivre.
      J’écoute Café de Flore et j’ai envie de m’arracher les globes oculaires pi des les avaler !

    • _____ “Angle Mort” peut-il vraiment être considéré comme un film Québécois ?

      Un scénario à l’ américaine tourné à Cuba (même une scène se déroulant dans un appartement supposément à Montréal dans le film), par un réalisateur qui a étudié le cinéma aux États-Unis. Que dire de “French Immersion”. Rien. Vaut mieux ne rien dire…

      8 millions de budget pour les Boys qui sera tourné par le producteur Richard Goudreau qui n’a aucune expérience en réalisation. Puis-je faire mes prédictions pour les Aurores 2012 ?

    • PRIX AURORE DU MEILLEUR PIRE FILM= TOUS !
      French immersion de Kevin Tierney
      Scénario= Jefferson Lewis
      Producteur= Kevin Tierney (Montréal)
      Maison de production= Park Ex Pictures (Montréal)
      Distributeur= TVA Films (pour le Québec) (Montréal)

      Angle mort de Dominic James
      Scénario= Martin Girard
      Producteur= André Rouleau (Montréal)
      Maison de production= Caramel Film (Montréal)
      Distributeur= Remstar (Montréal)

      French Kiss de Sylvain Archambault
      Scénario= Josée Fréchette
      Producteur= Luc Martineau & Lorraine Richard (Mtl)
      Maison de production= Cité-Amérique (Montréal)
      Distributeur= TVA Films

      Le colis de Gaël D’Ynglemare
      Scénario= Gaël D’Ynglemare
      Producteur= Sonia Despars & Yves Fortin (Montréal)
      Maison de production= Productions Thalie (Montréal)
      Distributeur= Les Films Séville (Montréal)

      La peur de l’eau de Gabriel Pelletier
      Scénario= Gabriel Pelletier et autres (2)
      Productrice= Nicole Robert (Montréal)
      Maison de production= GOFilms (Montréal)
      Distributeur= Remstar (Montréal)

    • « …je ne porte pas de verres de contact-
      j’ai peur de me mettre le doigt dans l’œil !… »

      Woody Allan

    • J’ai la même question que bomarco et une réponse: gaspillage que ce séjour à LA pour dire la même chose qu’à Montréal ! On donne des munitions à Sun News.

    • @twolaneblacktop Je viens de voir Café de Flore… Déception, un peu de rage, incompréhension et arrière goût très amer. En lisant plusieurs critiques et opinions sur le film affichés sur Internet, j’ai pu mieux comprendre ce casse-tête de film (car, oui, il m’a réellement donné un certain mal de tête). Je garde toutefois encore mes ressentiments pour ce film qui a voulu paraître complexe, intelligent et original (il l’est probablement en vrai, mais m’a réellement frustrée).
      BREF, j’approuve tout à fait les catégories que tu as proposées à l’effet de ce film!!!

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

  • Calendrier

    mai 2012
    L Ma Me J V S D
    « avr    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives