Marc-André Lussier

Marc-André Lussier - Auteur
  • Le blogue de Marc-André Lussier

    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 28 novembre 2011 | Mise en ligne à 6h35 | Commenter Commentaires (11)

    Le cinéma baroque en deuil : Ken Russell est mort

    Ken-Russell - Photo 1

    Ken Russell

    La nouvelle est tombée cette nuit sur le site artsjournal.com. Le cinéaste britannique Ken Russell est mort à l’âge de 84 ans. Il a réalisé quelques-uns des films phares des années 70 et 80 : Women in Love, The Devils, Tommy, Altered States

    Mon collègue Nicolas Crousse, du journal Le Soir en Belgique, résume assez bien la carrière du personnage :

    «Avec la disparition, ce dimanche, du Britannique Ken Russell, le cinéma vient de faire ses adieux à l’un des réalisateurs les plus dingues, outranciers, rebelles et divinement excentriques de son histoire.

    Ken Russell, rarement plébiscite (une nomination aux Oscars pour Women in love, d’après D.H. Lawrence), souvent classé culte, avait une passion dévorante et contagieuse pour la musique. Il consacra à sa muse plus d’une dizaine de films, dont pas mal de documentaires. Sans jamais verser dans le biopic conventionnel, il dressa ainsi le portrait de Richard Strauss, revu et corrigé en Nazi, à la fureur des mélomanes du monde entier. Il transforma Tchaikovsky, son compositeur de chevet, en un homosexuel marié à une nymphomane (The Music Lovers). Il fit de Franz Liszt une icône rock (Lisztomania). Il croqua encore Mahler, Debussy, Wagner, Elgar et d’autres. Son goût du baroque, de la provoc et du sexe l’amena naturellement vers la culture populaire, via Tommy, l’opéra rock de Pete Townsend et des Who, où l’on côtoya joyeusement Eric Clapton, Oliver Reed, Roger Daltrey, Elton John, Tina Turner ou Jack Nicholson. Ken Russell se fendit encore de films d’horreur gothique et de quelques fictions de garage, balancés sur internet.»

    Pour une analyse plus exhaustive de l’oeuvre, je vous invite à lire cet article écrit par Linda Ruth Williams, professeur d’études cinématographiqueds à l’Université de Southampton : Ken Russell : Sweet Swell of Excess.

    Vous pouvez aussi me suivre sur Twitter.


    • Que de beaux souvenirs Ken Russell m’a donné; au cinéma Cartier à Québec, on pouvait voir Tommy et Lisztomania en programme double dans le temps. J’espère depuis longtemsp qu’on va pouvoir avoir en DVD Les Diables et La Symphonie Pathétique (Music Lovers), des films excellents.

    • Je ne connais pas assez sa cinématographie pour qualifier le personnage, mais je le souvenir de 2 films qui m’ont marqué différement: Altered States est encore aujourd’hui très crédible, et… Gothic, que je n’ai jamais réussi à finir. Et ce n’est pas faute de diffusion, Super Écran le passait au 2 jours!

    • The Devils, Mahler, Music Lovers, Valentino ( avec Nureyev et Michelle des Mamas and the Papas), des films qui m’ont marqué

      Je dirais un cinéaste sur l’acide et la coke, tellement il semblait déjanté dans ses images complètement déraillées. Il a donné le rôle principal à sa fille dans The Whore. Faut être malade pour faire ça. Je n’ai pas vu tous les films de Russell, cinéaste vraiment indigeste parfois (la scène horrible dans The Devils lorsqu’une religieuse subit les outrages terrible en chambre de torture), mais il restera Mon Cinéaste de génie. Génie morbide. Pour prendre Richard chamberlain pour Tchaikovski, Rudolf Nureyev pour Valentino et Robert Powel pour Mahler, ben…faut être audacieux. Quoique Powell semble avoir une ressemblence marquée .

      Dans Music Lovers, il y a la scène ou la dame déguste une pêche, summum de l’érotisme sans nudité.

    • Toute mon adolescence a été marqué par ses films et il nous a fait découvrir une actrice fabuleuse:Glenda Jackson(Women in love),qu’on ne voit malheureusement plus.

    • marquéE

    • J’ai longtemps oscillé entre les oeuvres baroques de Ken Russell et Franco Zeffirelli. Tantôt pour l’un, tantôt pour l’autre je capotais à mort. Pour régler mon dilemme, j’ai décidé de les aimer tous les deux parce qu’ils se démarquent de tous “les autres génies” du 7e Art. Le baroque n’est pas donné à tous les génies. Russell et Zeffirelli y excellent, dans leur style propre adapté au goût du jour.

      J’ai fait des pieds et des mains pour obtenir Sébastiane 1976 en DVD (tourné en latin) où on sent la griffe de Ken Russell qui a participé au tournage. Démoli par la critique, le catéchumène Sébastiane n’acceptait pas une homosexualité latente. Avec la Symphonie Pathétique,The Devils demeurent le summun tous genres confondus. Rien de moins!

    • À voir, un condensé de 10 minutes du documentaire «On Ken Russel» :
      http://www.youtube.com/watch?v=xpZagdBC8v8

    • Ce réalisateur était tout à fait génial ! Dommage pour le cinéma qui manque grandement de cinéaste de cet envergure…

    • @ machinchouette

      Theresa Russell n’est pas la fille de Ken Russell (mais c’est l’ancienne épouse de Nicolas Roeg).

    • Glenda Jackson est députée travailliste depuis plus de 20 ans…elle était inoubliable ds le rôle de la femme rejetée de Tchaïkovski…Russell m’a beaucoup marqué , merci !

    • RIP Ken Russell. Altered States est dans mon 10 of all times.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • publicité

  • Calendrier

    mars 2012
    L Ma Me J V S D
    « fév   avr »
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
  • Archives

  • publicité