
L’affiche française
Curling sort aujourd’hui en sallle en France. À moins que je ne fasse erreur, les films précédents de Denis Côté n’ont jamais eu droit à une sortie commerciale là-bas. À Paris, Curling est à l’affiche dans trois cinémas, dont le MK2 Beaubourg, spécialisé dans les productions internationales de qualité.
La presse dite «de référence» est extrêmement enthousiaste. Je vous invite à lire ces quelques articles.
Sous le froid, la folie qui sommeille. (Le Monde)
Seule gosse. (Libération)
… par un passionnant et méconnnu cinéaste québécois. (Les Inrocks)
Deux êtres solitaires dans la froideur de l’hiver. (La Croix)
Un film insolite entre polar et récit initiatique. (Studio Ciné Live)
Je n’ai évidemment répertorié ici que les principaux articles disponibles sur le web. Les quotidiens y vont tous de leur avis ajourd’hui. Les voix discordantes sont plutôt rares. Il y a fort à parier que Curling consolide la très bonne cote dont jouissait déjà Denis Côté auprès de la critique française. Bravo.
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fruitloops
26 octobre 2011
08h30
Denis Côté est un grand styliste, sans doute le plus grand par ici (chez nos voisins, ce serait les frères Cohen).
J’ai CURLING sur ma table à café, mais je ne suis pas trop pressé, sans doute à cause du côté cul-de-sac de ses films (tiens, CUL DE SAC.. le meilleur Polanski, un autre styliste à ses débuts).
melo_carmelo
26 octobre 2011
09h39
Adepte de ce genre de film métaphorique, j’ai pourtant été irrité par les métaphores et les énigmes de Curling, que j’ai trouvé — permettez le terme — niaises. On sent bien un malaise profond, et dans ce sens Emmanuel Bilodeau offre un bon jeu, mais je n’ai pas embarqué du fait de la lenteur du propos et des invraisemblances. Non pas que je sois désespérément terre-à-terre, mais de voir la fille du protagoniste jouer avec des cadavres dans la neige sans ne rien dire à personne — même si apparemment elle joue le rôle d’une gamine à moitié autiste — m’a sidéré.
Points positifs: belle photographie, quelques blagues, le jeu d’Emmanuel Bilodeau.
unholy_ghost
26 octobre 2011
09h59
Un fois pour toute: les frères COEN.
vlrglqqf
26 octobre 2011
14h29
Deux êtres solitaires dans la froidure (au lieu de froideur) de l’hiver. (La Croix)
rafc
26 octobre 2011
15h10
Un Grand film, un des rares qui jugent à propos de laisser le dessous de cartes d’une partie de whist couvert.
mikhail_boulgakov
26 octobre 2011
15h44
Les critiques focussent toutes sur l’hiver : “températures inhumainement basses”, “Neige.”, “le blizzard qui frappe la route”, etc.
Tu parles : sur la photo de la luge, il fait genre -2 et on voit le champ à travers la slushasse. Cré Français, on les refait pas.
Y’a bien juste eu Gina pour nous montrer le vrai hiver par -30 avec des ciels bleus cobalt. Maudit qu’on est dû au Québec pour un vrai film d’hiver. Mais il paraît que ça fait givrer les objectifs…
Et ça fera tripper les français en plus, même si c’est encore et encore la même histoire dépresse dont on a décidément par ici le secret.
_renaud
26 octobre 2011
16h57
@mikhail
Dans le cas de Curling c’est un peu l’effet recherché. Denis Côté utilise l’hiver pour créer une ambiance austère et froide. Un sentiment de vide et d’isolement.
unholy_ghost
26 octobre 2011
19h20
Melocarmelo, vous êtes comique.
atticusfinch
26 octobre 2011
22h50
Demande spéciale:
Peut-on garder les potins de stars hors de la page Ciné ? Je ne veux pas vraiment savoir que Denise Richards (son dernier “film” remonte à quand?) regrette de s’être fait refaire les seins…
teamstef
27 octobre 2011
09h39
Quoi, Denise Richards s’est fait refaire les seins…..et elle le regrette? En tout cas, moi je ne le regrette pas!
lowi
27 octobre 2011
09h47
Je suis rester de glace devant cette ennuiante production. Vivement Francis Leclerc pour nous montrer l’hiver. Dans un scénario il y a que l’histoire qui compte et ici y en a pas!
_renaud
27 octobre 2011
17h57
@lowi
Si tu veux voir l’hiver Québécois tu as seulement qu’a regarder les ‘Bucherons de la Manouane’. Tu ne trouveras pas une meilleure représentation de l’hiver Québécois sur pellicule.
http://www.onf.ca/selections/identits-et-territoires/visionnez/Bucherons_de_la_Manouane/
unholy_ghost
27 octobre 2011
23h10
“Dans un scénario il y a que l’histoire qui compte et ici y en a pas!”
Wow! J’en ai d’autres comme ça: dans le voilier, c’est le bateau à voile qui compte. Dans les seins de Denis Richard, c’est la poitrine qui compte.
unholy_ghost
27 octobre 2011
23h11
Dans les Bûcherons de la Manouane, le premier plan avec le cheval, il fait -40. L’image est magnifique et on voit la steam sortir du dos du joual.
sultitan
28 octobre 2011
08h02
Le cinéma récent de Denis Coté semble autant influencé d’ Apichatpong Weerasethakul que celui de Xavier Dolan semble influencé de Wong Kar-Wai (avec peut-être un tantinet de Pedro Almodovar). Ce sont des belles influences, mais il y ressort des effets un peu empruntés.