Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Vendredi 7 octobre 2011 | Mise en ligne à 20h04 | Commenter Commentaires (32)

    FNC : petit guide pratique

    FNC - Logo 2

    Les billets donnant accès aux différentes séances du 40e Festival du nouveau cinéma de Montréal seront mis en vente samedi 8 octobre à midi. Le menu est copieux et alléchant. Étant donné que plusieurs de ces films ont déjà été présentés dans d’autres festivals, je passe prestement en revue ici les longs métrages déjà vus ailleurs. Je dresse aussi la liste de ceux que je devrai voir en priorité au FNC.

    DÉJÀ VUS :

    L’apollonide (Souvenirs d’une maison close)
    Bertrand Bonello

    L’intrigue de ce film plébiscité par la critique française est campée dans un bordel parisien au tournant du XXe siècle. Malgré l’esthétique grandiose, ce film ne marque guère les esprits en distillant la nostalgie d’une vision romantique de la prostitution.

    La bande annonce.

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    From the Sky Down
    David Guggenheim

    Cet excellent documentaire consacré au groupe U2 a ouvert le Festival de Toronto le mois dernier. Notez que les billets pour les deux projections prévues au Quartier latin sont gratuits.

    La bande annonce.

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    Hanezu No Tsuki
    Naomi Kawase

    La réalisatrice Naomi Kawase, auteure du superbe La forêt de Mogari (Grand Prix à Cannes en 2007), propose cette fois une fiction consacrée à la ville historique d’Asuka sans retrouver le souffle poétique auquel elle nous a habitués. Avec sous-titres français.

    Extrait.

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    Hors Satan
    Bruno Dumont

    Pour les admirateurs du cinéaste. Dont je ne fais pas vraiment partie…

    La bande annonce.

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    Mélancholia
    Lars von Trier

    Au Festival de Cannes, il y avait d’un côté ceux qui classaient Melancholia parmi les plus beaux films du réalisateur de Dogville. D’autres, plus rares, le classaient en revanche parmi ses plus mauvais. La vérité se situe bien entendu dans une zone plus nuancée. Avec sous-titres français.

    La bande annonce.

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    One Upon A Time in Anatolia
    Nuri Bilge Ceylan

    Lauréat du Grand Prix à Cannes cette année, le plus récent film du plus célèbre cinéaste turc contemporain est incontournable. Avec sous-titres anglais.

    La bande annonce.

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    La peau que j’habite
    Pedro Almodovar

    Maîtrisé de bout en bout, avec des fils qui rattachent habilement un récit étonnant dont il ne faut rien révéler, La peau que j’habite s’inscrit d’évidence dans la part plus sombre de l’œuvre du célèbre cinéaste espagnol. Avec sous-titres français.

    La bande annonce.

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    Take this Waltz
    Sarah Polley

    Après le triomphe de Away from Her, Sarah Polley plonge dans les arcanes du sentiment amoureux. Malheureusement, Take this Waltz n’est pas à la hauteur des attentes. Version originale anglaise seulement.

    La bande annonce.

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    Nuit # 1
    Anne Émond

    Frôlant parfois l’exercice de style, ce film impressionne néanmoins par la maîtrise – et le culot – qu’affiche Anne Émond dans sa réalisation, de même que par ses qualités d’écriture.

    La bande annonce.

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    Laurentie
    Mathieu Denis et Simon Lavoie

    Film audacieux de forme et de fond, duquel émane un fort relent de québécitude désespérée, et qui suscitera probablement de nombreuses discussions.

    La bande annonce.

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    Roméo Onze
    Ivan Grbovic

    Un premier long métrage très touchant. Qui s’est déjà fait remarquer dans plusieurs festivals.

    La bande annonce.

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    Hara-Kiri : Death of a Samurai
    Takashi Miike

    En plus d’être assommant, ce film mal inspiré du classique de Kobayashi impose une 3D totalement inutile car seuls le générique et les sous-titres sont pratiquement mis en relief! Avec sous-titres anglais.

    La bande annonce.

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    Sleeping Beauty
    Julia Leigh

    Bon sujet mais l’approche très clinique qu’emprunte la réalisatrice aura aussi tôt fait de distiller l’ennui. Aussi, l’absence de réel point de vue sur cette histoire se révèle pour le moins étonnante. Version originale anglaise seulement.

    La bande annonce.

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    Inutile de préciser que les films d’ouverture et de clôture sont aussi incontournables. La guerre est déclarée (Valérie Donzelli) et Monsieur Lazhar (Philippe Falardeau) font partie des meilleurs films de l’année.

    CEUX QUE JE VERRAI AU FNC :

    Évidemment, il y a beaucoup plus de films dignes d’intérêt que seulement ceux mentionnés ici. Disons que ma liste «prioritaire» comporte les titres suivants:

    Shame de Steve McQueen.

    30 tableaux de Paule Baillargeon.

    Les amants de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval.

    Faust d’Alexandre Sokourov.

    Louis Martin, journaliste de Louis Bélanger.

    Pina de Wim Wenders.

    The Turin Horse de Béla Tarr.

    Une séparation d’Asghar Farhadi.

    Mike de Lars Blumers.

    Surviving Progress de Mathieu Roy et Harold Crooks.

    Snowtown de Justin Kurzel.

    Take Shelter de Jeff Nichols.

    Sans oublier, bien évidemment, 3D Sex and Zen : Extreme Ecstasy de Christopher Sun Lap Key…

    Tous les détails sur le site officiel du Festival du nouveau cinéma.

    Bon festival!

    Vous pouvez aussi me suivre sur Twitter.


    • Dans les moins bonnes nouvelles je viens de voir que le film Iranien Absolutely tame is a horse viens de voir sa projection annulée

    • vient pas viens

    • Quand connaîtrons-nous enfin les dates de sortie de Twixt de Francis Ford Coppola et de Habemus papam de Nanni Moretti? Je me languis d’attendre.

    • Bah, on a droit à un beau et très généreux cru, mais tout comme vlrglqqf, je me languis dans l’attente de certains titres qui n’ont pas été retenus par le FNC; on pense au dernier Kaurismaki, aux Biens-aimés d’Honoré, au dernier Coppola… J’aurais aussi espérer pouvoir y voir We need to talk about Kevin, mais bon il faut bien admettre que les cinéphiles auront quand même un buffet gargantuesque à se mettre sous la dent.

    • Pour les festivaliers ça commence aujourd’hui.

      En après-midi je verrai Les Géants du Belge Lanners qui nous avait servi le sympathique Eldorado à la même adresse il y’a quelques années suivi d’Elena dont on dit de belles choses.

      En soirée c’est du gros stock avec La guerre est déclarée et Once upon a time in Anatolia.

    • Pas mal satisfait de ma première journée, les commentaires positifs au su sujet de la Guerre est déclarée me semble justifiés. La réalisation me rappelle celle de Chistophe Honoré et sachant l’appréciation de Monsieur Lussier pour le réalisateur de Dans Paris on est pas surpris qu’il encense le film de Donzelli qui soit dit-en passant risque de faire freaker ceux qui ont remis un prix cendrier aux Amours Imaginaires.

      Fort satisfait du exigeant mais brillant Once upon a time in Anatolia, le film offrent des scènes en temps direct d’une lenteur parfois exaspérante mais derrière ce choix il y a toute une méthodologie fort réfléchie et peu à peu on se laisse apprivoiser par cette œuvre qui pour ma part qui pourrait être le No country for old men Turc si le film des Cohen s’était concentré sur le personnage de Tommy Lee Jones seulement

      Elena fut une belle révélation , le scénario nous offre quelques surprises, la réalisation et la mise en scène bien que sobre mettent en valeur cette histoire menée avec tact et intelligence , pas mal d’accord avec la description du catalogue qui parle de métaphore sur la Russie Contemporaine .

      La seule déception vient du Belge Lanners qui exploite une peu trop un traitement trop similaire à Eldorado pour que Les Géants se distingue. Le film n’est pas un ratage et cette histoire d’ados laissés pour compte n’est pas sans charme mais la naïveté du traitement ne parvient pas vraiment à transcender ce récit qui semble davantage être un compte pour jeunes ados que pour adultes majeurs et vaccinés .

    • le film offre et non offrent dans le 2e paragraphe misère…

    • 2e journée de visionnements

      Pour mon premier film de la série Temps 0 Guilty of Romance on nous avait promis un film qui surpasserait le très bien ficelé Confessions de l’année dernière. Malheureusement le film ne rend pas ses promesses. Le jeu approximatif des protagonistes empêche toute tentative de croire à cette histoire et le récit tombe davantage dans le ridicule que l’absurde. N’est pas Bunuel qui veut. Bref un film mineur qui ne transcende pas le genre. Se taper une version vidéo n’aide pas non plus à améliorer l’appréciation du film.

      Dans le positif, les petits cochons se rinceront l’œil en zieutant les pulpeuses formes de l’actrice principale.

      Un autre film dont la présentation est un tantinet trompeuse est Toll booth dont les accents présumément comiques ne sont guère au rendez-vous , on se retrouve plutôt en plein drame psychologique imaginez Le poinçonneur de lilas qui se retrouve dans le rôle principal de Black swan. Le film qui raconte la vie d’un contrôleur de péage dont la vie professionnelle et personnelle est sur le bord de la rupture est mené rondement et avec efficacité et mérite à mon avis d’être distribué.

      Le fait saillant de la journée fut évidemment le très attendu Pina. On dirait que le 3d est fait pour ce genre de film et mettre en relief des performances scéniques. Les performances sont saisissantes et la musique géniale. Un magnifique hommage à cette dame. Bref un must.

    • Retour sur ma journée d’hier

      Ça commencé fort avec Shame génial portrait de ce sexaholique brillamment interprété par monsieur Fassbender, les autres membres du casting sont également solides et la réalisation de très haut niveau font de ce film un autre grand coup de ce festival C’est évidemment à voir.

      En ce qui concerne le cheval de Turin voilà un film austère vraiment difficile à aimer malgré certaines qualités, pas compliqué les stéréotypes du film étranger platte il les possède à peu près tous, faisons l’énumération, c’est en noir et blanc, en langue étrangère avec sous-titres, la trame sonore est répétitive et plutôt glauque , les dialogues sont minimalistes , les protagonistes sont dépourvus de tout sex-appeal et charisme, ils répètent constamment les mêmes mouvements banaux, beaucoup de symbolisme et ça dure plus de deux heures trente .

      Heureusement la caméra bouge de temps et temps. Et il faut reconnaître une certaine discipline dans ce cinéma mais bon ça demeure une œuvre pour cinéphiles hardcore.

      Pas entièrement convaincu par l’histoire de Melancholia, ceci dit le Danois a démontré une certaine maturité et moins d’excès que par le passé. Ça fait du bien voir une de ses films sans être terrifié par ce qui va se produire à l’écran. Mais bon le propos n’est pas très clair et ce n’est pas son plus inspiré. Ceci dit cette fresque demeure fascinante à visionner et demeure supérieure à la moyenne des ours.

    • Les amants de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval faisant partie, avez-vous écrit, de votre “liste prioritaire”, je suis allé voir ce film. Je ne crois pas que je pourrai vous le pardonner.

      Leur film précédent, La question humaine, était très fort. M-A. L.

    • Bon, alors j’ai eu la chance de voir une magnifique “copie de visionnement (de presse)” de Faust (Sokourov), la même j’imagine que les commissaires du festival (Faradji et compagnie) ont du se délecter pour écrire les textes du catalogue.

      Ce qui me choque là-dedans, c’est que çà prends seulement une couple d’heures (ou moins) à downloader une copie HD, digne d’une projection acceptable. Les distributeurs n’auraient pas pu se déniaiser?

      Je fréquente encore les festivals de cinéma, mais à reculons, et en cachette. Je suis “anti-festival” dans la mesure où je reste persuadé que s’ils n’existaient pas, les distributeurs n’auraient pas le choix de s’adapter à l’heure d’internet, et rendre les films accessible plus rapidement plutôt que de faire le tour à la queue-leu-leu de tous les carnavals du monde, comme si nous étions encore en 1898. Je trouve que l’industrie du cinéma est carrément en retard sur son époque,

      Cela dit, j’aime Bela Tarr vraiment mieux que Sokourov. Je m’explique mal que ce dernier ait gagné le Lion D’Or. Je trouve que Faust est comme un opéra filmé sans musique (et Wagner se retourne dans sa tombe).

    • Aprés consultation avec les vétérans du FNC et visionné les vingt dernières minutes du film, j’en conclus préférer les plaisirs solitaires que côtoyer ces Amants. Du reste la journée de dimanche ne fut pas la plus heureuse dans mes choix.

      Vu Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution du monde, documentaire hélas très hermétique et soyons franc plutôt prétentieux pour ceux qui ne connaissent pas du tout l’œuvre de Adachi. Le fait que la projection a commencé avec environ une demi-heure de retard n’a certes pas aidé à me mettre dans de bonnes dispositions mais pour être bien honnête je n’ai rien vu qui me donne le goût de m’y coller à nouveau.

      J’ai terminé ma soirée avec le pénible frustrant Sleeping beauty qui comme dans le travail du personnage principal est impénétrable. Ce n’est pas tellement la froideur de la proposition comme l’absurdité du développement de ce récit qui est pourtant parti sur des bases fascinantes qui fut exaspérant. L’accent à couper au couteau de certains acteurs n’aide pas vraiment la compréhension. Un peu comme les œuvres de Catherine Breillat dont certaines thématiques ce film me rapelle on aime ou on déteste.

      Ce qui a sauvé ma journée fut La peau que j’habite, pas nécessairement le meilleur opus de l’Espagnol mais faut reconnaître le culot et le talent du réalisateur pour transformer une proposition abracadabrante de ce scénario et d’en distiller un film typiquement Almodovarien

      @ sultitan en désaccord avec votre conclusion, d’après moi sans ces festivals, on ne verrait jamais ces film sur grand écran et on y perdrait beaucoup au change. Je ne me vois pas visionner un film comme The Turin horse en dehors du contexte de ce festival.

    • @Vanbasten

      Mais c’est pas un peu de la torture, de présenter un film 2 petites fois dans un festival, les salles remplies à craquer?

      Je ne vois pas le problême de présenter un film en salle. Sans les festivals, un cinéma comme l’Ex-Centris peut présenter les films à l’année longue, le “festival” étant non-stop. On me dira que c’est déjà ce qui se passe, mais ce serait mal me comprendre. On devrait lancer un film simultanément dans toutes les salles du monde (du moins dans un réseau des salles “cinéma d’art”), et ce, même durant un concours comme Cannes. Pouquoi faudrais absolument que des gens à Cannes voient et jugent les films avant tout le monde??? Parce que les frères Lumières l’ont fait les premiers? (la représentation pour le “gratin” parisien) Pourquoi toujours cette bataille à savoir qui va voir (ou avoir) quel film le premier?

      Pourquoi tout ce processus de “programmation” et de “commissariat”? J’ai pas besoin de me faire “programmé” ou “introduire” Béla Tarr. Je pourrais très bien aller sur son site (imaginons) et acheter le produit. Pourquoi la représentation en salle doit absolument précéder celle en Blu-Ray ou numérique? L’un n’empêche pas l’autre. Dorénavant, seule une minorité de gens verront les films en salles. Je ne suis pas d’accord que les projections en salles sont nécessairement mieux que chez soi. Mon écran est toujours très clair. Je trouve souvent les films un peu sombre à l’Impérial (et le son?….).

      En passant plus haut j’aurais du utiliser le terme “foire”, au lieu de “carnaval”.

    • Vous savez, c’est dans l’air. J’ai envie de partir un mouvement revendicateur “Occupy Cannes” par lequel je recommanderais aux artistes de s’éloigner des systèmes culturels hierarchiques et de se rapprocher davantage de leur premier client, leur public. Je demande un accès plus direct et concret entre le spectateur d’art et l’artiste, sans entremetteurs ni négociateurs.

    • @ sultitan Si effectivement de visionner en téléchargement avec une qualité variable vous suffit en effet votre point de vue sur la distribution ou encore payer pour commander un DVD est irréprochablement logique .

      Pour ma part est-ce que je payerais pour télécharger disons The Turin Horse et regarder tranquillement ce film chez moi , pas certain ? . Excusez mon conservatisme mais l’expérience du cinéma en salle est unique et supérieure lorsque le respect de l’œuvre y est total , c’est à dire dans son format original dans une salle propice et des spectateurs respectueux . Le cinéma commercial conventionnel n’offre guère ces conditions depuis des années ne reste plus que les festivals pour offrir ce microcosme lorsqu’ils s’en donnent la peine, à force de couper les coins parfois le FNC m’irrite comme ce sera le cas de Faust qui ne sera présenté qu’en video cette année.

    • Petit retour rapide sur ma journée de lundi qui fut un peu plus heureuse. Dans les sympathiques découvertes soulignons Ok enough goodbye qui nous fait découvrir un Tripoli (Ça serait un espèce de St_Jérome ben ben platte ) d’un point de vue bien Libanais, le jeu des acteurs non professionnels est assez inégal mais on se laisse charmer par se film qui prend le parti-pris volontaire de la quotidienneté et de la banalité .

      L’autre découverte est White white world tragédie grècque version white trash européenne. Ce film tombe parfois dans les pièges du misérabilisme toutefois ce qui rehausse ce film sont les épisodes musicaux ou les personnages chantent leur malheurs nobilisant des personnages plutôt pathétiques.

      Dans le pas mal moins bien Blue bird malgré ses qualités esthétiques m’a laissé un arrière goût plutôt amer de colonialisme avec cette fable naïve. Bref pas un bon cru pour le cinéma Belge en ce qui me concerne. Mais bon je suis certain que d’autres seront charmés par l’entreprise.

      J’ai visionné environ les dernières 60 minutes de Décharges et à moins d’avoir manqué un prélude d’anthologie je crains que ce film n’a pas d’affaire dans le cadre de ce festival. Pilon qui possède un CV fort crédible a accouché d’un film commercial trop conventionnel dont rien ne se distingue. Le film n’est pas raté juste ben ordinaire et banal.

      Heureusement ma journée s’est terminé avec le sourire grâce à cette Ballade de l’impossible, un espèce de Jules et Jim version japonaise racontant l’histoire de deux jeunes étudiants qui doivent composer avec le suicide de leur ami . Les images sont magnifi

    • Des ennuis techniques m’ont empêché de compléter mon texte, on recommence le dernier paragraphe

      Heureusement ma journée s’est terminée est avec un sourire de béatitude grâce à cette Ballade de l’impossible, un espèce de Jules et Jim version japonaise de la fin des années 60 racontant l’histoire de deux jeunes étudiants qui doivent composer avec le suicide de leur ami . Les images sont magnifiques et l’interprétation subtile des protagonistes rehausse l’ensemble particulièrement celle de l’acteur principal, bref un des beaux coups de cœur de ce 40e , qui a dit que le cinéma Japonais était en perte de vitesse ?

    • @Vanbasten

      À part la grandeur du format, de plus en plus la qualité à la maison se rapproche de la qualité en salle. C’est çà le HD. Plusieurs tournent en HD et transfèrent en 35mm, ce qui me semble absurde.

    • @ sultitan À condition d’avoir l’équipement à la maison ce qui n’est guère mon cas. Sauf erreur de plus en plus de salles possédant un équipement numérique donc les transferts risquent d’être chose du passé.

      Ah oui j’ai l’impression de retourner dans le débat vinyle contre numérique sur le blogue de l’ami Brunet mais également à l’inverse un 35 mm version vidéo dans une salle de cinéma c’est également poche en ta…

    • Retour sur ma journée au FNC mardi.

      Vu Black Blood film Film quasi pornographique dans sa démonstration de la misère , des fois trop c’est comme pas assez. En gros ça raconte le quotidien d’une famille habitant dans une région abandonnée dont le seul moyen de subsistance est de vendre son sang à des acheteurs itinérants, le personnage principal décide de partir sa propre entreprise de dons de sang, je ne ruinerai rien en disant que ça ne va pas bien terminer.

      Filmé en noir et blanc , c’est lent et on se tape des scènes répétitives comme le cheval du Turin mais avec pas mal moins de grâce. les scènes lorsque les personnages boivent de l’eau à n’en plus finir sont à la limite du supportable.

      Après cette séance à s’en couper le veines Behold the lamb avec ce duo composé d’une junkie et d’un loser jouant les dealers fut un moment de rigolade comparé au visionnement précédent. On a eu droit au classique road movie avec l’histoire de deux personnages différents forcé à cohabiter ensemble possède la plupart des clichés du genre. Quelques moments d’humour rendent l’ensemble sympathique mais bon ça demeure un film conventionnel sans relief.

      Le clou de la journée fut ce Faust qu’on a pu voir dans une version supérieure mais ce n’est pas tout à fait The real thing, la copie originale étant rendue en quelque part avec la réponse à Malouf du maire Drapeau avec le résultat que j’avais l’impression de regarder un écran de télé. Le format 4:3 du film n’aide pas les choses faut dire.

      Rien à dire de mal sur cette fresque solidement menée et interprétée avec bagout , désolé d’y revenir pas convaincu par contre que les effets visuels du film soient bien servis par la copie présentée. Néanmoins c’est du solide.

      Finalement vu le mineur mais sympathique Acorazado qui raconte l’histoire d’un Mexicain plutôt roubleur qui tente d’immigrer aux USA en se faisant passer pour un transfuge Cubain, évidemment il va plutôt aboutir à Cuba, le récit va malheureusement tomber dans le sentimentalisme et le prévisible mais bon ça se regarde comme un dessert après avoir mangé du tofu en masse.

    • Mon périple au FNC s’est poursuivi hier. Selon le bouche à oreille le film Play s’avère être très solide. Malheureusement raté mon occasion de le voir hier

      Pour ma part j’ai pu voir Tatsumi, long métrage d’animation qui est un hommage au créateur de manga Tatsumi Yoshihiro , tout en racontant sa vie le film incorpore des saynètes tirées de l’oeuvre du dessinateur. En ce qui me concerne il s’agit du film de Temps 0 qui m’a le plus plu jusqu’à présent. Pas nécessairement spectaculaire mais bien exécuté. Cute n’est pas un mot qu’on utilise souvent pour décrire les films de cette série mais dans ce cas-ci ça s’applique ce qui est assez paradoxal compte tenu de la nature des sujets traités par Yoshihiro.

      De bon matin est une très contemporaine et à point critique de l’univers de travail du monde financier. La réalisation est sobre mais laisse la place à l’acteur principal Jean-Pierre Daroussin. Un film honnête avec un h majuscule qui devrait trouver écho en Amérique du Nord de par son sujet tout de même assez universel.

      Si on ne s’attend pas à ce que tous les films soient des chefs-d’œuvre rien ne pouvait préparer à une telle abomination comme The Island, ceux qui pensent que Les Amants était une horreur n’ont rien vu. Le récit est un ramassis de n’importe quoi et de clichés . juste essayer de le résumer donne mal à la tête. Ça commence par un couple dont la femme décide comme surprise à son conjoint de l’amener en voyage en Bulgarie !!! Comme par hasard le type est natif de ce pays mais elle ne le savait pas , on apprend que le type fut adopté et il se retrouve sur une île ou il croit reconnaître sa mère biologique … je vous ferai grâce du reste mais bon ça se termine avec les deux personnages participant à la version Bulgare de Big Brother !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      La grande question est à qui dois-je administrer une raclée pour m’avoir fait subir un truc pareil ? Sérieux, évitez ce film qui s’est actuellement retrouvé à Cannes , madame Casta est bien jolie mais on a des limites à ce qu’on peut subir

    • Nous sommes déjà dans le dernier droit, un peu dommage que je fus le seul à commenter les films que j’ai pu voir. Anyway la journée de jeudi fut fort probante.

      Pour le premier film, un coup de chapeau à l’auteur de ce blogue pour la suggestion pour Nuit #1 qui fut une belle découverte, trouvé la scène de sexe un tantinet longue mais ce dialogue qui se transforme en cri du cœur est prenant. C’est pratiquement du théâtre filmé mais ce n’est pas dit comme un reproche au contraire c’est ce genre de film dont le résultat transcende l’idée générale du film en particulier grâce à des acteurs habités particulièrement madame de Léan qui à mon avis se retrouve catapultée en tête de liste pour un Jutras de la meilleure actrice.

      Terminé la soirée avec le sympathique mais convenu Chico & Rita, l’animation et le récit ne passeront pas à l’histoire, une bluette inoffensive mais ça demeure un prétexte pour une petite leçon d’histoire et un hommage sur l’influence de la musique Cubaine et latine dans les arts Nord-Américains. Ça donne le goût de ressortir les disques de Dizzy en mode latin.

      Finalement contrairement à vous Monsieur Lussier, j’ai été impressionné et soufflé par L’Apollonide, j’ai trouvé juste et harmonieuse l’équilibre entre la partie narrative et le côté documentaire d’esquisser les personnages dans leur milieu. Outre la dernière scène qui peut être interprétée comme un c’était mieux avant je n’ai pas vu une glorification de ce milieu mais plutôt un hommage et une humanisation de ces dames tentant de garder leur dignité malgré un métier fort ingrat, de façon moins sordide le traitement ce film rappelle un peu le sujet de Vénus Noire. En ce qui me concerne un des films marquants de ce FNC.

    • Si çà peut vous réconforter, Vanbasten, il y en a qui vous lise. Peut-être que les gens discutent de ce festival sur Twitter? Facebook? Peut-être est-ce un signe que, malgré l’achalandage, le coeur n’y est pas pour bien du monde? Peut-être que le cinéma n’est pas en forme cette année? Je pense bien être la seule personne fatigué de la formule “festival”, mais tant mieux aussi si d’autres pensent comme moi.

    • Si je me fie aux foules c’est plutôt le contraire, je n’ai jamais vu autant de visionnements dont on annonce que c’est complet. La file d’attente pour se procurer des billets lors de la vente initiale des billets était des plus impressionnantes depuis plusieurs années.

      Je présume que parmi le troupeau de cinéphiles qui assiste de façon régulière ou irrégulière à ce festival je suis parmi les rares qui non consulte ce blogue mais qui y participe activement. Si comme moi, vous vos tapez plus de 3 films par jour, vous n’avez plus nécessairement l’énergie ou le temps de lire ou de commenter le festival.

      Dans le fond nous sommes un microcosme d’un autre microcosme.

    • Erratum dans le second paragraphe il faut lire les rares qui non seulemen consulte ce blogue

    • Journée tranquille hier, un seul film visionné De la guerre de Bonello, en ce qui me concerne le film soufre du visionnement encore frais dans ma tête de son opus le plus récent. Plus cérébral, plus surréaliste et plus caustique, ce film est moins agréable à regarder et sutout moins consensuel que L’Apollonide, le film mettant en vedette Mathieu Amalric tourne davantage à l’exercice de style en dépit d’un casting top niveau et sans surprise les critiques furent partagées. Faudra voir cette œuvre qui n’est tout de même pas dépourvue de sensibilité et d’humour dans un autre contexte

      Du gros stock m’attend pour la conclusion de ce festival, curieux de voir le Akerman et ce Saya Zamurai rajouté en dernière minute et bien d’autres choses dont j’espère d’avoir le privilège de partager sur ce blogue.

    • Je vois, cher Van Basten, que nous avons vu les mêmes films. Pas d’accord pour De la guerre. Pas un exercice de style: j’ai plutôt l’impression que le cinéaste jouait son va-tout après deux échecs mais avec l’élégance du désespoir…

    • @ ghost Parlez-vous du personnage ou du vrai Bonello. Pas nécessairement en désaccord avec votre évaluation. L’oeuvre de Bonello mérite d’être vue dans son ordre chronologique, son dernier étant plus sensuel et consensuel et moins cérébral , il a le défaut de nuire à la perception des précédents. Une petite visite sur les critiques de l’époque démontre que les opinions étaient séparées en deux camps et comme je suis un accommodement raisonnable sur deux pattes j’ai essayé de conjuguer les des camps.

      Revue rapide d’hier

      La folie Almayer, lent lourd avec de très belles images en un mot hypnotique. Ça demeure néanmoins une film d’occidental avec un point de vue occidental au sujet d’un univers oriental.

      Saya Zamurai, l’histoire d’un Samourai en disgrâce qui peut garder la vie en réussissant à faire rire un jeune prince neurasthénique, le film prends les allures de l’histoire du coyote tentant désespérément de capturer le Road Runner. Ovni sympathique mais tout de même anecdotique.

      Hors Satan Pas certain d’avoir complètement compris le film, pour me consoler pas certain que la personne rédigeant la description dans le catalogue non plus . En gros on suit un personnage marginal à la fois messianique et démoniaque Fidèle à son œuvre Dumont demeure un cinéaste dont le travail à défaut d’être agréable est nécessaire et utile. Pour être méchant le contraire est aussi vrai, on a également besoin de cinéastes qui font autre chose que du Dumont !!!

      Terminé avec Hanezu, j’ai quitté après une heure de visionnement, j’avais ma dose de scènes en pleine nature avec les visionnements précédents et de plus cette histoire d’amour impossible ne levait pas donc j’ai déclaré forfait.

      Un autre quatuor bien corsé aujourd’hui Mondo Lux, Monsieur Lazhar, Mike et Une séparation.

    • Le monsieur s’excuse des fautes typographiques dans le texte précédent et dans l’ensemble de son œuvre.

    • “Parlez-vous du personnage ou du vrai Bonello.”

      Les deux mon capitaine… Je ne trouve pas Apollonide moins cérébral puisque ce sont deux films-cerveau, qui se ressemblent d’ailleurs beaucoup, même s’ils sont de deux genres diamètralement opposés.

    • On va clore ce sujet sur le FNC en style avec avec la dernière journée et une petite récaptitulation de ce festival.

      Vu Mondo Lux. Documentaire intéressant sur Schroeter mais compte tenu du traitement classique c’est au FIFA que ça devrait passer.

      Monsieur Lahzar. (Attention Spoilers !!!) Ce film possède de bien belles qualités et on imagine déjà la déferlante de dithyrambe lorsque ce chaleureux film sortira officiellement. Plusieurs belles scènes et un portrait assez juste de ce qu’on pourrait appeler le racisme soft des Québecois. Comme fable ce film fonctionne merveilleusement bien , comme film ancré dans le Québec contemporain j’ai comme un problème, depuis quand les directeurs d’école embauchent des profs sans s’assurer qu’ils ont un diplôme ou une vérification complète des antécédents particulièrement dans l’univers assez complexe de l’éducation. Je comprend que sans ça y’a pas d’histoire mais bon…

      Mike. Film bien mené avec des personnages imparfaits mais tout de même attachants grâce à une très bonne interprétation. Les fans de Grondin prendront du plaisir à le voir évoluer.

      Une Séparation. Parlant d’accolades bien méritées, ce film est solide à tout les niveaux, une critique subtile de l’Iran mené avec intelligence et tact. En quelque part entre Lola de Brilllante Mendoza et Douze hommes en colère.

      Mes prix

      Prix Katerine (On coupe le son)

      Trop de projections avec des ennuis au niveau audio, particulièrement lors des débuts de films et souvent les mini métrages se voyaient amputé de son. Dansd le plus embarassant , c’est arrivé en plein milieu de La guerre est déclarée et on a coupé le son musique du générique lors de la projection de Les Amants malgré les supplications de la réalisatrice, les boys c’est pendant qu’elle faisait le film qu’il ne fallait pas l’écouter !

      Court métrage préféré.

      Celui de Denis Villeneuve, ça ma rappelé le Villeneuve ludique de la Course et faut le dire n’importe qui qui utilise du John Zorn va avoir ma faveur.

      Mon palmarès

      Prix Quelque chose comme un grand film (À voir absolument)

      La guerre est déclarée
      Pina
      L’Appolonide
      Une séparation

      Catégorie les très bons films (Mention honorable)

      Elena
      Once upon a time in Anatolia
      Shame
      La ballade de l’impossible
      Faust
      Nuit #1
      Monsieur Lazhar

      Prix on est durs parce qu’on sait qu’ils peuvent faire mieux

      La peau que j’habite
      Melancholia

      Petits plaisirs (On leur souhaite d’être distribués)

      Toll booth
      The Turin Horse
      Ok Enough Goodbye
      White white world
      Behold the lamb
      Acorazado
      De bon matin
      De la guerre
      Saya Zamurai
      Hors Satan
      Mondo Lux
      Mike

      Catégorie (Pas si facile de faire un film d’animation convaincant)

      Tatsumi
      Chico et Rita

      Prix Krita Erickson (Not my cup of tea)

      Les géants
      Guilty of romance
      Il se peut que la beauté…
      Sleeping beauty
      Blue bird
      Décharge
      Black blood
      Hanezu

      Prix Les dirigeant Iraniens n’ont peut-être pas tort

      The Island
      Les Amants

      Prix Alain Souchon (Les regrets)

      Play
      Volcano
      Take shelter

    • Woops la Folie Almayer a été oubliée dans le classement, elle devrait se retrouver dans la section petits plaisirs. Ah oui c’est Krista et non Krita Erickson

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