Marc-André Lussier

Archive, mars 2011

Lundi 28 mars 2011 | Mise en ligne à 14h19 | Commenter Commentaires (8)

Midnight in Paris: la bande annonce

Midnight in Paris - Affiche

La bande annonce du nouveau film de Woody Allen a maintenant fait son apparition sur la toile.

Midnight in Paris lancera le 64e Festival de Cannes le 11 mai.

Au Québec, le film prend l’affiche le 27 mai.

Vous pouvez voir cette bande annonce en HD sur le site de Yahoo Movies.

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Samedi 26 mars 2011 | Mise en ligne à 22h21 | Commenter Commentaires (22)

Le cinéma doit-il s’inquiéter?

Mildred Pierce-1

On entend parfois dire qu’aux États-Unis, la télévision est maintenant plus stimulante que le cinéma. Il est vrai qu’à la faveur de la montée des chaînes spécialisées (HBO, Showtime, AMC, etc.), conjuguée au virage vers le tout jeune public qu’a emprunté le cinéma hollywoodien, certains auteurs se tournent désormais vers le petit écran pour se frotter à des projets plus ambitieux. Deux cinéastes majeurs auront l’occasion de se faire valoir à la télé au cours des prochains jours.

D’abord Todd Haynes, à qui l’on doit les remarquables Far From Heaven et I’m Not There, propose dès ce dimanche à HBO (simultanément à HBO Canada) Mildred Pïerce, une minisérie en cinq épisodes avec, pour tête d’affiche, Kate Winslet. Haynes signe lui-même le scénario de cette série adaptée du roman de James M. Cain, lequel avait déjà été porté à l’écran en 1945 sous la gouverne de Michael Curtiz.

La bande annonce:


Lien YouTube.

Le site officiel.

De son côté, le cinéaste irlandais Neil Jordan (The Crying Game, The End of the Affair) est à la barre de The Borgias, une minisérie dont on parle déjà beaucoup au Québec, étant donné que François Arnaud en est l’une des têtes d’affiche. À l’instar de son collègue Haynes, Jordan en signe lui aussi le scénario. Outre François Arnaud, Jeremy Irons et Colm Feore sont les vedettes de cette série campée à Rome à la fin du XVe siècle. Le premier épisode de The Borgias sera diffusé le 3 avril (sur la chaîne Bravo! au Canada).

Le reportage de Hugo Dumas.

Le site officiel.

La bande annonce:

Lien YouTube.

En voyant ses meilleurs éléments émigrer du grand au petit écran, le cinéma doit-il s’inquiéter?

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Vendredi 25 mars 2011 | Mise en ligne à 12h25 | Commenter Commentaires (32)

Le scénariste d’Angle mort se dissocie du film

Angle mort-1

Karine Vanasse et Sébastien Huberdeau dans Angle mort

Après Claude Lalonde, qui avait publiquement exprimé son mécontentement à propos de Filière 13, le scénariste Martin Girard (Le secret de ma mère) prend aujourd’hui la plume pour se dissocier d’Angle mort, un film où il est crédité en tant que scénariste.

Considérant la «petitesse» du milieu du cinéma, ce geste est plutôt courageux (même s’il survient un peu tard). Et témoigne de la position fragile dans laquelle se retrouvent parfois coincés les scénaristes.

Voici la lettre que Martin Girard a fait parvenir aux médias ce matin.

L’ANGLE MORT DU SCÉNARISTE

Le 25 février 2011, à la suite d’un imposant battage publicitaire, sortait dans les salles de cinéma le long métrage Angle mort, qui raconte le cauchemar d’un couple de touristes québécois pourchassé par un tueur en série dans un pays d’Amérique du Sud. Le film est réalisé par Dominic James et produit par la compagnie Caramel Films. Mon nom apparaît au générique de ce thriller à titre de scénariste. Or, si Angle mort raconte dans ses grandes lignes une histoire proche de celle que j’ai écrite, j’ai tout de même eu peine à y reconnaître mon travail lorsqu’on m’a montré le film terminé, quelques jours seulement avant sa première présentation publique.

Pour commencer, le contexte social, économique et géographique du scénario n’a pas été respecté. Cela peut sembler anodin, mais lorsque sur papier une intrigue se déroule dans un parc national désertique d’un pays développé et qu’à l’écran le désert devient tour à tour un village fantôme et un abattoir de cochons dans un pays sous-développé, le résultat n’est pas le même d’un point de vue dramatique et esthétique. En outre, lorsqu’une scène de suspense est conçue pour tirer parti de l’habitacle feutré d’une berline de luxe, mais que la scène est transposée à l’écran dans une Lada décrépite, elle risque d’y perdre en vraisemblance.

Ensuite, le film contient des scènes que je n’ai jamais écrites, notamment celles de la location de voiture, de l’arrivée du couple à l’hôtel suivie d’une relation sexuelle ou encore la fuite des époux dans la porcherie. On retrouve même dans ce film des personnages qui n’ont jamais existé sur papier, comme ceux joués par Claire Pimparé et Sophie Cadieux. Quant aux dialogues, pratiquement aucun n’est vraiment fidèle à ceux du scénario, dont il ne reste à l’écran que quelques bribes.

Par ailleurs, plusieurs scènes du scénario ont tout simplement disparu, comme par exemple toutes celles qui expliquent le passé et les motivations du tueur. D’autres ont été profondément transformées ou dénaturées, au point où elles n’ont plus, à mon avis, l’impact dramatique ou l’authenticité que j’avais souhaités.

Il ne fait aucun doute dans mon esprit que certains de ces changements sont imputables à un manque de budget et à des conditions de tournage difficiles. De toute façon, il y a toujours des différences entre un scénario et le film qu’on en tire. Toutefois, les considérations budgétaires ou techniques ne peuvent pas tout expliquer, ni tout justifier. Réécrire au complet une scène de dialogue entre deux personnages attablés dans un restaurant, ça devient un choix créatif. Lorsque cette réécriture est faite sans en informer le scénariste et certainement sans obtenir son consentement, ça devient problématique. Surtout si le nouveau dialogue transforme les enjeux dramatiques prévus à l’origine dans le scénario.

Cette situation n’est pas la première du genre à survenir dans l’industrie du cinéma. Je crois pourtant nécessaire d’informer le public et mes pairs que ce film, peu importe ses qualités ou ses défauts, n’est pas celui que j’ai écrit.

Martin Girard
Scénariste

Voilà. C’est dit.

Chronique: La dure leçon d’un scénariste.

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