Marc-André Lussier

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    Jeudi 30 décembre 2010 | Mise en ligne à 11h11 | Commenter Commentaires (50)

    Le cinéma québécois en 2010: tout est-il si rose?

    Piché - 1

    Piché – Entre ciel et terre - champion du box-office 2010.

    Depuis quelques jours, on peut lire et entendre plusieurs reportages analysant la «performance» de la cinématographie québécoise au cours de la dernière année. Généralement, le portrait se révèle très flatteur. On souligne les bons résultats de certains films destinés au grand public; le rayonnement des films d’auteurs sur le circuit des festivals internationaux; la diversité des produits proposés.

    Tout cela est vrai. Avec une production de plus d’une trentaine de longs métrages de fiction par an, le Québec a créé sa propre «industrie» du cinéma. Combien de films produisent en moyenne des pays ne comptant que sept millions d’habitants de par le vaste monde? Certainement pas autant.

    Tout le monde s’accorde aussi pour dire qu’un équilibre doit exister entre les productions destinées au «grand public» – dont les possibilités d’exportation sont pratiquement nulles – et le cinéma de création. Cela dit, cette notion selon laquelle les «gros» font vivre les «petits» est un peu boiteuse à mon avis. Dans la mesure où, dans un pays comme le nôtre, même les films à succès ne peuvent être «rentables» et engendrer des profits. Et en passant, il est faux de prétendre que les films à vocation populaire sont systématiquement démolis par la critique. L’an dernier, De père en flic a suscité des commentaires très favorables. Malheureusement, la qualité n’était généralement pas au rendez-vous cette année du côté des «blockbusters made in Québec», même si la dernière partie de Piché – Entre ciel et terre valait largement le détour. Il faudra attendre les chiffres officiels, mais la part de marché des films locaux se situerait autour de 9% en 2010. 4 points de moins qu’en 2009.

    Sur l’autre flanc, celui qu’on appelle le «cinéma d’auteur», on se réjouit évidemment du succès qu’a obtenu Incendies. Le film de Denis Villeneuve occupe le 2e rang des productions québécoises les plus populaires de l’année (derrière Piché – Entre ciel et terre). C’est inespéré. Étrangement, le bonheur des uns semble faire le malheur des autres en ce pays. D’autres très beaux films n’ont pu vraiment rencontrer leur public. Ceux qui sont sortis dans la foulée d’Incendies bien sûr (Route 132, À l’origine d’un cri), mais aussi d’autres œuvres très solides proposées au cours de l’année: du Journal d’un coopérant à Curling en passant par Les signes vitaux, Trois temps après la mort d’Anna, Tromper le silence et tant d’autres.

    Remarquez que ces œuvres méritoires (bousculades aux Jutra à prévoir!) sont appelées à s’inscrire dans notre imaginaire collectif et passeront fort probablement l’épreuve du temps. L’ennui, c’est que notre système de production est axé sur les résultats immédiats, et résolument orienté vers la «performance». D’où tous ces déchirements, toutes ces discussions sur le financement des films et des choix effectués par les institutions.

    Pour s’épanouir, le cinéma d’auteur doit obligatoirement se faire valoir sur la scène internationale. À cet égard, 2010 fut une année plutôt fructueuse. De Snow & Ashes à Slamdance jusqu’à Incendies, en passant par Curling, plusieurs films d’ici ont glané des prix dans différents festivals. Comme le faisait remarquer mon comparse Cassivi dans une récente chronique, on sent qu’il manque encore un petit quelque chose, une étincelle, qui permettrait au cinéma québécois d’obtenir une véritable reconnaissance sur la planète cinéma. À moins que je ne fasse erreur, aucun film québécois n’a été sélectionné en compétition officielle dans l’un des trois grands festivals compétitifs (Cannes, Berlin, Venise) depuis Les invasions barbares à Cannes en 2003. Si on exclut Denys Arcand du portrait, il faut remonter à… 1992! Cette année-là, Léolo (Jean-Claude Lauzon) avait concouru sur la Croisette.

    Incendies aura finalement servi d’étincelle (sans jeu de mots!), mais pas de manière prévue. Tout laissait croire en effet que Villeneuve se retrouverait en compétition à Cannes, d’autant que des films du cinéaste avaient déjà été présentés dans toutes les autres sections du festival (Cosmos et Un 32 août sur Terre à Un certain regard; Next Floor à la Semaine de la critique; Polytechnique à la Quinzaine des réalisateurs). Le comité de sélection ne l’ayant pas retenu, Incendies fut présenté à Venise (dans le cadre de «Venice Days», une section parallèle). Au bout du compte, le tiercé Venise-Telluride-Toronto s’est révélé très profitable pour le rayonnement  du film de Villeneuve. Qui prendra notamment l’affiche sur un circuit de près d’une centaine de salles en France le 12 janvier.

    En terrains connus (Stéphane Lafleur) ayant été sélectionné dans la section «Forum» du prochain Festival de Berlin (une section parallèle), les espoirs se tournent maintenant vers Café de Flore, le film – très attendu – de Jean-Marc Vallée. Les producteurs, Pierre Even et Marie-Claude Poulin, ne cachent pas leur ambition de lancer le nouveau long métrage du réalisateur de C.R.A.Z.Y. sur la Croisette au mois de mai. Vanessa Paradis étant la tête d’affiche du film (avec Kevin Parent), on peut présumer que les sélectionneurs cannois y accorderont une attention particulière.

    Et l’année suivante, on peut aussi s’attendre à ce que Xavier Dolan, dont le deuxième long Les amours imaginaires fut présenté en sélection officielle à Un certain regard, fasse les frais de la compétition officielle avec Lawrence Anyways. Il est certain qu’à Cannes, on est prêts à accueillir le jeune cinéaste québécois à bras ouverts. Qui plus est, Les amours imaginaires a obtenu un succès beaucoup plus retentissant en France qu’ici.

    Il convient aussi de souligner la sélection de Le vendeur, premier long métrage de Sébastien Pilote, dans la compétition de films dramatiques étrangers du prochain festival de Sundance. L’an dernier, l’excellent film australien Animal Kingdom fut le lauréat dans cette catégorie.

    Oui le cinéma québécois nous a réservé de belles choses en 2010, principalement sur le plan créatif. Souhaitons que tout ce qui a été semé puisse encore mieux éclore en 2011.

    L’analyse de la Presse canadienne.

    Les commentaires de Michel Côté.

    Chronique: Le pacte de non agression.

    La bande annonce d’En terrains connus, sélectionné à la Berlinale.


    Site officiel d’En terrains connus.

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    • Ce que je retiens c’est l’échec commercial du film de Xavier Dolan, qui, à beaucoup d’égards, méritait le détour. Le même film fait aux États-Unis aurait pourtant cartonné, y compris ici. Je ne m’explique pas pourquoi les gens ont boudé ce film pourtant raffréchissant et intelligent. Est-ce la personnalité du réalisateur qui aura joué contre lui?

    • Ha ouin, Piché entre ciel et terre le film le plus populaire de l’année… Les cigarettiers doivent jubiler ! Aucune séquence sans une cigarette d’allumée, le comble est la scène avec le psy, aucune parole, aucun dialogue, il ne s’allume qu’une cigarette en gros plan et on entend le tout amplifié, étant non-fumeur, j’avais quasiment le goût de m’en griller une, c’est tout dire… Est-ce que le cinéma québécois doit se prostituer à ce point pour se permettre de plus gros budgets !!! Si Côté tourne encore des films de ce genre (C.R.A.Z.Y) il va se pêter un cancer de la gorge ou des poumons. Dommage pour un si bon acteur, j’espère qu’il fumait des légères !!!

    • Kevin Parent et Vanessa Paradis… ça me rentre pas dans la tête. Ça va être un film estampillé “Qualité internationale”: images léchées, alibi culturel, décors naturels bien touristiques, ô Paris, etc. Tout se que je déteste dans le cinéma soi-disant d’auteur. Je préfère encore aller voir un bon gros blockbuster bien dégoulinant.

    • Ne vous en déplaise, M. Lussier, le Québec n’est pas un pays…

      En effet. Sauf que sur le plan de la production et de la diffusion cinématographique, les marchés canadiens et québécois sont parfaitement distincts. M-A.

    • Ne faudrait-il pas alors comparer la production cinématographique québécoise à celle d’un état américain? New York ou Chicago ou L.A.? Il se peut que ce ne soit pas possible, je ne sais pas.

    • Très bon papier, M. Lussier ! Ma pensée rejoint la vôtre à peu près partout. Bravo !

      Ce que je retiens ici, c’est de hausser la «qualité» de nos films à grand déploiement ; si on tient à se bâtir une cinématographie cohérente, voici donc un critère essentiel à mes yeux. L’équilibre entre cinéma d’auteur hermétique et succès populaire aux guichets qui se rejoignent, au lieu de se polariser.

      Nos «blockbusters» font rouler la machine, notre cinéma d’auteur l’embellit. Les deux peuvent co-habiter sans problème.
      Il fut un temps ou le public québécois boudait son propre cinéma ; on se contentait d’aller voir la grosse comédie de l’année (bonjour Cruising Bar…), et le reste, on donnait notre argent aux Américains.

      Réjouissons-nous que le public se déplace pour voir nos films !

      C.R.A.Z.Y, Horloge Biologique, De père en flic, Incendies…Ce ne sont que quelques exemples de films qui, à mes yeux, remplissent les critères de qualité et de quantité.

      Pour ce qui est de la portée internationale, je crois que c’est une question de vision. Dolan représente bien cet aspect selon moi ; comment sortir d’ici sans se dénaturer ?

      * * *

      M.Lussieur, j’invite vos lecteurs, ainsi que vous-même, à venir faire un tour sur mon blog, hébergé sur le portail Bang Bang : http://ventredudragon.bangbangblog.com/

      Merci :)

    • Au-delà de la langue et de la culture, pas surprenant que les films québécois ne lèvent pas, plusieurs sinon la majorité des films dont celui de Piché sont superficielles et ont peu de contenus. Il faut se le dire nous subventionnons à coup de dizaines de millions la médiocrité. La production des citrons est à revoir.

    • Oui, si on arrêtait de produire 7 ou 8 navets à 4 millions en moyenne, on pourrait produire bien davantage de films comme ceux de Denis Côté et Dolan et le cinéma québécois serait considéré comme un des meilleurs au monde.

      Moi non plus je ne comprends pas en quoi produire 8 navets fait vivre notre industrie. En fait, ça engraisse surtout les producteurs de film qui savent que produire un film d’un million ou de quatre millions prend le même temps mais remporte quatre fois plus pour le plus cher dans la mesure où il empoche un pourcentage fixe. Le système génère sa propre gourmandise. Il devrait y avoir un pourcentage décroissant; tu veux faire un gros film, fine, mais la part du producteur sera moindre. En fait, au Québec, on ne devrait faire des gros films que lorsque la qualité est là.

    • Les amours imaginaires a donc été un succès retentissant en France ?
      Sincèrement 130 000 entrées, pour un film qui devait dépassé La grande séduction et CRAZY ou du moins créer l’évènement, on est loin du succès annoncé et tant vanté sur ces pages par vous ou d’autres comme ce cher correspondant à Paris. Contrairement au parcours traditionnel de ces petits films qui font leur carrière sur la durée, le film de Dolan s’effondre à -50 % dès la deuxième semaine malgré une distribution étendue et autant à sa troisième. Preuve que le public n’a clairement pas suivi, et cette fois la distribution n’est pas en cause.
      En comparaison Kaboom d’Araki sorti à la même période sur un réseau plus faible fait 190 000 entrées.
      Un parcours honorable pour le film de Dolan et pas autre chose. Par contre pour son prochain film avec Baye, les chiffres devraient nettement monter.

      «beaucoup plus retentissant en France qu’ici», ai-je écrit. M-A.

    • Avec une production de plus d’une trentaine de longs métrages de fiction par an, le Québec a créé sa propre «industrie» du cinéma. Combien de films produisent en moyenne des pays ne comptant que sept millions d’habitants de par le vaste monde? Certainement pas autant.

      Ces pays-la ont peut etre décider de mettre l’argent dans l’éducation et/ou la santé a la place. Ici on met notre argent dans le divertissement bas de gamme.

    • Bon texte.

      Sauf pour la légende voulant que le 2e film de Dolan ait mieux marché en France qu’ici. Au Québec, il a eu environ 500 000$ de recettes. Disons 50 000 entrées. Pour avoir un succès équivalent en France, marché 10 fois plus gros, il lui aurait donc fallu 500 000 entrées. Avec 130 000, on est loin du compte.

      La vérité est donc que Les amours imaginaires a marché de 3 à 4 fois moins en France qu’au Québec, toutes proportions gardées. Bien sûr, il est plus difficile de percer un marché étranger. Mais tout de même, qu’on cesse de répéter que le film a été mieux reçu là-bas qu’ici. Même Dolan répète cette fausseté… sans doute par déception. Mais faire 500 000$ au Québec pour ce genre de film, c’est plus que les films de Bernard Émond, c’est plus que Route 132 ou À l’origine d’un cri, etc.

      J’espère donc que notre petit phénomène cessera de se lamenter et que les journalistes cesseront de le plaindre.

    • Moi je me pose une question… est-ce que les journalistes culturels, comme vous monsieur Lussier, ne pourraient-ils pas enquêter sur les prises de décisions de la Sodec et Telefilm? En se servant de la loi d’accès à l’information, les journalistes ne pourraient-ils pas mettre la main sur les rapports de lecture et d’analyse des institutions? Moi j’aimerais bien, par exemple, qu’on m’explique pourquoi Telefilm a donné son aval, au dernier dépôt, à Omerta (une adaptation d’une série télévisée) plutôt qu’au dernier projet de Robert Lepage? Et comment justifier le financement de Lance et compte ou de l’Appât à la Sodec, mais pas du dernier projet de Yves Christian Fournier (le réalisateur de Tout est parfait)? Pourquoi ces décisions se prennent-elles dans le plus grand des secrets? Les institutions devraient être plus transparentes, plus imputables. Elles gèrent l’argent de nos impôts et fournissent des millions à des producteurs qui ne prennent aucun risque. Le public est en droit de savoir comment se prennent les décisions et quelles en sont les justifications.

      Un dossier sur cette question a été publié dans La Presse cette année. M-A.

    • Un autre exemple: ce serait intéressant, voire fort instructif, de pouvoir lire les rapports d’analyse (sans doute positifs, mais le sont-ils vraiment?) sur des films comme Le Piège américain (Fabienne Larouche) ou, justement, Lance et compte. Tous les critiques se sont entendus pour déplorer l’extrême médiocrité des scénarios de ces deux films. Comment les analystes de la Sodec et de Telefilm ont-ils pu justifier leur acceptation? Pourquoi ne pourrions-nous pas connaître les raisons de leur choix?

    • Vance, si Yves Christian Fournier n’a pas eu son argent, c’est probablement parce que son scénario est plutôt bancal. Après Tout est parfait, il ne pouvait pas se faire refuser un bon scénario. Impossible.

      D’ailleurs, on peut se demander si la réussite de son premier film ne tient-il pas plus au scénario de Vigneault qu’il a correctement mis en scène qu’à un vrai regard d’auteur. Ce cinéaste doit confirmer.

      Sinon, la raison du secret des analyses c’est pour ne pas que les analystes aient des pressions externes. Or, on pourrait très bien donner les résultats sans publier les noms. La vraie raison c’est qu’on finance des films considérés par les organismes subvantionnaires comme des navets.

    • Désolé pour les fautes.

    • richlega
      30 décembre 2010 14h48

      « Ne vous en déplaise, M. Lussier, le Québec n’est pas un pays… »

      Ne vous en déplaise, il a pourtant tout d’un pays… À commencer par son cinéma ! Et sa langue, sa culture, son histoire, etc..

      Si seulement les Québécois était juste un peu moins colonisé et juste un peu plus courageux…

      Bonne et heureuse nouvelle année à tous !

      Un pays pour 2011 ?

    • @teedybear j’aimerais bien que vous m’expliquer en quoi investir en santé est plus profitable qu’investir en culture. A ce que je sache le budget santé/éducation est-il pénalisé par celui de la culture?

    • @mougnan

      Combien de films produisent en moyenne des pays ne comptant que sept millions d’habitants de par le vaste monde? Certainement pas autant.

      Donc la Suède, Norvège ou autres font moins de films que nous, alors que nous ,nos universités crient famine, y’a des étages qui sont fermés dans les hopitaux, donc moins de lits pour les malades qui doivent coucher dans les corridors a l’urgence, mais ont donne des 6,5 millions$ a Patrick Huard pour nous faire un navet comme Filière 13. Je trouve qu’on a juste les priorités a la mauvaise place.

    • Donc, 30 fictions par année, avec une moyenne de disons $ 1.5 million par production, ça fait $45 millions en financement “public”…Mettons…
      Alors soyons réalistes…Notre industrie ne sera jamais rentable financièrement. Pour être “rentable” , elle devrait générer un retour sur l’investissement de 6 %, soit un total de $ 48 millions annuellement…Nous sommes très très loin du compte…
      Il faut donc voir tout ça comme un investissement culturel, comme un fonctionnariat parallèle. Le Québec est un mécène à grande échelle, et c’est très bien ainsi…Un des problème lié à cet état de fait, c’est que les “producteurs” qui sont en fait des gestionnaires d’enveloppes
      budgétaires se comportent comme des investisseurs, alors que dans les faits, ils sont payés à mêmes les subventions qu’ils administrent et n’investissent que très rarement de l’argent d’origine privée leur appartenant… Leur survivance ne relève donc pas d’un succès économique, mais plutot du budget qu’ils réussissent à “monter” pour une production…et prennent 20 %…

      Alors qui décide qui va avoir combien pour telle ou telle production ? Et quels sont les facteurs importants qui influencent les critères ?
      Si une personne devait mettre son argent personnel, les critères seraient assez simples…
      Mais personne ne met d’argent personnel, ou même son poste en jeu quand vient le temps d’attribuer les sous…Alors c’est un peu n’importe quoi…
      Le jour ou quelqu’un a réussi un bon coup, à bout de bras et sans moyen,et que la critique l’encense, là il sera reconnu et se méritera une place dans les bonnes grâces des décideurs….

      Salut !

    • La Suède produit entre 20 et 25 films par année (dixit Wiki). Ici, y a deux instances de financement (la Sodec et Téléfilm). Donc Canada ET Québec. Et sur les 30 productions de cette année, à peine une quinzaine ont eu le plein financement. Les autres sont des films tournés avec des moitiés de budget, de l’huile à bras et du système D. Si c’est gens-là n’étaient pas si déterminés, ont aurait une quinzaine de long-métrages par année. Que Filière 13, Lance et compte et Piché. Pas de Curling, d’Amours imaginaires et de 3 Temps après la mort d’Anna. Ça ferait votre bonheur?

      Écoutez, moi aussi je trouve ça enrageant de subventionner Patrick Huard mais c’est pas en enlevant de l’argent à la culture qu’on réglera les problèmes en santé. Le faire, c’est aussi ne pas avoir les priorités à la bonne place…

    • @ teddybear
      “Donc la Suède, Norvège ou autres font moins de films que nous, alors que nous ,nos universités crient famine, y’a des étages qui sont fermés dans les hopitaux, donc moins de lits pour les malades qui doivent coucher dans les corridors a l’urgence, mais ont donne des 6,5 millions$ a Patrick Huard pour nous faire un navet comme Filière 13. Je trouve qu’on a juste les priorités a la mauvaise place.”

      Bien sûr qu’il y a de moins bons coups…Mais votre réflexion est aussi celle de Harper: À quoi bon la culture ? Pourquoi gaspiller de l’argent dans les arts ? Mettons l’argent dans les priorités.
      Le Québec investit dans sa musique, son film, sa danse, sa littérature, pour sauvegarder et promouvoir ce que nous avons de plus précieux: NOTRE culture UNIQUE….
      Vous mettriez l’argent là ou il n’y a pas de “navet” ? Comme dans la santé ? Comme dans la construction du CHUM ? Comme dans l’emploi d’infirmières privées ? Comme dans une vaccination inutile à grande échelle ? Pour des formations de gestionnaires aux Bermudes ?
      Et pour les Universités, vous pourriez confier la gestion des nouveaux fonds à l’UQAM peut-être ? Et remettre un p’tit $475 millions annuel dans les Commissions Scolaires inutiles et dépassées ?
      Des navets, il y en a partout, …Comme les bons coups d’ailleurs…

      Salut !

    • @kalimba

      Quand ton médecin te dira,kalimba t’a un cancer, t’est sur une liste d’attente pour ta chimio, peut etre que tu passeras pas les Fetes, parce que le gouvernement aime mieux subventionner des films poches, des théatres poches, des écrivains poches, des troupes de danse poche pour sauvegarder la culture. C’est pas des subventions qui font une culture.

    • Cela dit je vous souhaite une bonne année a tous, santé et prospérité, le reste va suivre ;)

    • Unholy G:
      +++pour ne pas que les analystes aient des pressions externes.

      C’est vraiment n’importe qui, ces analystes. C’est bien là tout le problème.

    • j,ai aimé Piché entre ciel et terre et sans doute que je vais jetter un clin d,oeil sur Incendie mais les autres que des navets avec des zartistes navets et des producteurs navets vous savez quoi ca fait vraiment pitié le cinéma québecquois j,en suis gené et continuer a contribuer avec vos impots a ces parasites de notre société

    • @teddybear

      “C’est pas des subventions qui font une culture.”

      En effet…Ce sont les artistes..Tu voudrais probablement qu’il fassent leur travail gratuitement ?

      Les hôpitaux sont subventionnés, les médecins sont subventionnés, les professeurs sont subventionnés, les garderies sont subventionnées, les universités sont subventionnées, les transports en commun sont subventionnés, les grandes multinationales sont subventionnées,
      tous les fonctionnaires sont subventionnés, et la plupart des PME….Par nos impôts…
      Alors je te réponds que les milliards qui sont dépensés en armement, les milliards en impôts non-payés par des centaines d’entreprises, les abris fiscaux, le travail au noir, et j’en passe, représentent 1000 fois ce qui est investi dans la culture…Alors le problème de financement de notre système de santé, il est là….Dans tous ça..Ce qui est beaucoup plus complexe que ce tu penses….
      Et si tu n’aimes pas les Marie Laberge, les Robert Lepage, les Vincent Vallière, les Édouard Lock,
      les Denis Villeneuve du Québec, et bien salue ton ami Stephen Harper de ma part…

      Bonne année !

    • @teddybear

      Le budget de la Culture au Québec représente moins de 1% du budget de l’État alors que la Santé accapare déjà plus de la moitié des dépenses gouvernementales. Ce n’est pas en cessant de soutenir la culture qu’on va sauver des cancéreux. C’est une affirmation profondément démagogique d’un personne mal renseignée! Si vous voulez rendre le système de santé plus performant, commencer par faire redescendre Barette et ses spécialistes sur Terre ! Comme vous, ils ne seront content que quand le Québec sera devenu un gros hôpital de 1 700 000 km2 !

    • @livefromquebec

      Exactement. Les drettistes démago trouvent que moins de 1% du budget, c’est ne pas avoir les priorités à la bonne place! Ils ne seront repus que lorsque le zéro aura été atteint. Et encore…

      @ sultitan

      Souvent, les analystes sont des pairs. Et ça, ça ouvre un autre panier de crabes.

    • @kalimba

      Edouard Lock et Robert Lepage, voila deux bons exemples, j’avais lu un papier a l’époque de Nathalie Petrowski sur La la la human step, parait que cette troupe de danse était en demande partout dans le monde, plus connut ailleurs qu’ici, meme chose pour Robert Lepage, alors pourquoi ont-ils encore besoin de subventions ?

      Quand Madonna vient a Mtl, c’est pas le gouvernement américain qui subventionne Madonna pour venir donner un show a MTL, quand U2 vient a mtl, c’est pas le gouvernement irlandais qui subventionne U2 pour venir chanter a mtl, y’a des gens a mtl qui sont prèts a débourser de leur poche pour aller voir ces artistes.

      Si Lepage est si en demande, de meme que Lalala human step pourquoi faut-il continuer de les subventionner, me semble que les ammateurs de danse et de théatre dans le monde vont déboursés.

    • amateurs..maudit clavier

    • Qu’est que la culture, quand un peuple renie ces traditions et n’arrive même plus a dire joyeux noël.

    • Pour connaître le succès il faut que le sujet soit passablement bon et l’argent en bout de ligne. Si nous considérons un film Québécois comme un succès parce qu’il a fait ses frais et un peu plus, c’est se contenter de peu. Permettez-moi de vous donner un exemple; l’histoire de Commandant Piché, elle a fait le tour du monde, tous les pilotes de la planète ont déclarés que c’était un fait unique dans le domaine de l’aviation. Nous avions un «Best seller » du cinéma en main et tous attendait la sortie de cette fabuleuse histoire, mêmes les gens de tous pays. Nous avons voulu garder jalousement la production pour nous, faire le tournage avec un budget limité en pensant que seul l’histoire ferait accourir les foules, mais, le bouche à oreille a vite fait de passer le mot « Ordinaire». Il fallait en faire une co-production avec la France ou comme plusieurs disent, avec nos méchants américains. Bien dirigé avec les idées et l’argent autour du plateau, ça aurait été un «Blocksbusters» de deux pays avec des entrées de plusieurs dizaines de millions. Côté est un
      acteur accompli comme bien d’autres figurants dans ce film, il manquait le trill, c’est à dire, en faire plus du début à la fin, tricher pour mettre du piquant, l’idée de d’autres cinéastes pour le comportement des artistes et l’argent pour les effets techniques et autres. Avec un tel film, nous
      aurions eu des commentaires de journaux connus et importants à l’échelle du monde Vaut mieux une co-production pour frapper fort et se faire connaître, que de vouloir produire en pensant que les Québécois se feront un devoir de payer une entrée parce qu’elle entièrement du Québec. Une
      telle coopération se fait dans le domaine des affaires, du sport et des grands spectacles. Je suis
      Québécoise de souche, mais pas question d’encourager ce qui n’est pas à la hauteur de mes attentes. Je fais déjà ma part en payant à même mes impôts pour certains navets.

    • @vance: Robert Lepage n’a tout simplement pas déposé son film auprès de Téléfilm.

    • @basquiat: un pays pour 2011? non merci. je veux pas vivre dans un pays du tiers monde

    • Une chose est sûre, en finançant des films comme Le Poil de la Bête, Filière 13 ou Détour, les institutions échouent lamentablement à leur seule tâche, soit celle de choisir des scénarios parmi un lot. Malgré l’apparente simplicité de la tâche (je me demande si un tirage au hasard donnerait de meilleurs résultats) ils parviennent trop souvent à choisir des projets minables à qui donner ils vont donner des millions de dollars d’argent public. Enfin, je me demande ceci: qui sont ces 9-10 personnes à la Sodec et chez Telefilm qui choisissent les quelques scénarios auquel le Québec aura droit au cours d’une année? Sont-ils élus? Sont-ils nommés? Sont-ils intelligents?

      Enfin, je félicite le courage des cinéastes persévérants, mais je chie sur ce système qui trop souvent finance des films couteux, pourris, sans valeur aucune, au détriment de films intéressants qui ne verront jamais le jour. Bref, j’aimerais voir plus d’audace et de cran dans notre cinéma. Encore combien de comédies policières déficitaires et non-exportables avant de passer à un autre appel?

    • @teddybear

      “Si Lepage est si en demande, de meme que Lalala human step pourquoi faut-il continuer de les subventionner, me semble que les ammateurs de danse et de théatre dans le monde vont déboursés.”

      Alors faut-il subventionner le colisée de Québec ? Le Centre Bell ? Ubisoft ? Bombardier, Bell Hélicoptère ?Le Cosmodome ? Le Jardin Botanique ? Et les $300 millions donnés à GM, ils se sont envolés ?

      Tu tires à boulets rouges sur les artistes, en accusant la culture de détourner de l’argent qui serait mieux investi en Éducation ? Que ça serait mieux administré ?

      Le Devoir:

      Québec épongera la dette de l’UQAM
      Le fiasco immobilier coûtera près de 400 millions aux contribuables
      Clairandrée Cauchy 10 octobre 2008 Québec
      Le scandale immobilier de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) coûtera près de 400 millions aux contribuables québécois. La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a annoncé hier son plan de sauvetage pour renflouer les finances de l’université: Québec épongera complètement l’ardoise du fiasco immobilier que constituaient les projets du Complexe des sciences et de l’îlot Voyageur.

      En santé ?:

      Le Devoir:

      CHUM: nouvelle explosion des coûts
      La facture pourrait bondir à 1,7 milliard, voire atteindre les deux milliards
      Kathleen Lévesque 21 décembre 2006 Québec
      La première pelletée de terre pour la construction du CHUM n’est pas encore donnée mais la facture, elle, prend de plus en plus l’allure d’un vaste trou. L’Agence des partenariats public-privé vient de déposer son analyse du dossier et estime que le coût de l’hôpital universitaire pourrait bondir au mieux à 1,7 milliard, voire à deux milliards. L’Agence des partenariats public-privé (PPP) a présenté ces chiffres lors d’une séance extraordinaire du conseil d’administration du CHUM tenue à huis clos mardi soir, a appris Le Devoir. Pendant plus de deux heures, l’Agence a informé les administrateurs sur les tenants et aboutissants du dossier, tableaux à l’appui.

      Les garderies, les Commissions Scolaires.etc…On continue ?

      JAMAIS, dans toute l’histoire du Québec, la Culture ne représentera le centième d’un seul de tous les scandales de financement de ces ministères. Jamais il n’y aura tant de gaspillage et de
      magouille d’une telle ampleur…Les investissements dans la culture , ça rapporte, et c’est pourquoi les gouvernements se succèdent et arrivent aux mêmes conclusions…Mais , toi, tu es plus informé que nous tous, semble-t-il…

      Ça serait bien , que plutôt que ne débattre que de ton “opinion” , tu sois capable de défendre ta position avec des faits et des données. Et que tu puisses nous convaincre que la culture est la principale responsable de la mort de patients dans nos hopitaux.

      Salut.

    • @ philgra
      ”Je ne m’explique pas pourquoi les gens ont boudé ce film pourtant raffréchissant et intelligent. Est-ce la personnalité du réalisateur qui aura joué contre lui?”

      Je n’ai pas vu le film, question d’horaire et je le regrette amerement. On dirait que pour ce genre de film il faut tout de suite se garrocher au cinema sinon… trois petits tours et puis s’en vont.

    • @kalimba

      Merci, Kalimba, d’avoir eu la patience d’écrire cette réponse à teaddy bear – j’ai commencé à en rédiger une qui allait dans le même sens que la tienne et j’ai abandonné en me disant «à quoi bon…».
      Ma résolution pour 2011 : moins de paresse et plus d’action !

    • @ azem
      2 janvier 2011 13h11

      « @basquiat: un pays pour 2011? non merci. je veux pas vivre dans un pays du tiers monde »

      Pourriez-vous nous expliquer d’où vous tenez l’information qu’un Québec souverain ferait parti du Tiers monde ?

      Parce que c’est une affirmation tout à fait gratuite que vous n’appuyez par aucun argument.

      La « province » du Québec est déjà dans le premier quart des pays les plus riches sur Terre, et ce, même en étant sous la tutelle d’un État voisin qui lui parasite déjà la moitié de ses impôts…

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_du_québec

      Le Québec envoie près de 50 milliards d’impôts par année à Ottawa.

      Faites le calcul, près de 750 milliards de dollars depuis le référendum de 1995 !!

      Imaginez maintenant un Québec souverain débarrassé du fardeau canadian…

      Le Québec à amplement les moyens d’être souverain, même John James Charest l’a dit !

      http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2006/07/07/001-Charest-Diouf.shtml

    • @edgar_pruviance

      Les 9-10 personnes de la Sodec – comme vous dites – ne sont pas les gens en charge de choisir les scénarios qui seront porté à l’écran. Bien sûr , ils ont leur mots à dire, mais ce sont essentiellement des «comités de pairs» et des« lecteurs extérieurs», c’est à dire des réalisateurs, producteurs, acteurs, distributeurs, programmateurs de festivals, enseignant en cinéma, etc. qui sont chargé de choisir les scénarios méritant…

      Vous pouvez certes douter de leur goûts, mais de leurs compétences, c’est un peu présomptueux de votre part : chacun sa spécialité. Bien sûr, ce système à des ratés, mais il reste un des mieux adapté et semble bien répondre au besoin de l’industrie en gardant une balance entre des films «commerciaux» – qui parfois fonctionnent et d’autre fois se plantent – et un cinéma d’auteur et de créateur.

    • L’article suivant est moins flatteur :

      http://www.ledevoir.com/culture/cinema/313953/annee-faible-aux-guichets-pour-le-cinema-quebecois

    • Mais vous en parliez déjà de la part de marché plus faible cette année :

      ” Il faudra attendre les chiffres officiels, mais la part de marché des films locaux se situerait autour de 9% en 2010. 4 points de moins qu’en 2009.”

    • @ livefromquebec

      Y a pas de quoi ! haha!

      Mais j’hésite parfois à poursuivre un tel débat…Ai-je affaire à un simple provocateur ?
      Mais bon…Au risque de perdre un peu de mon temps, j’aime mieux défendre mes convictions que de laisser ce genre de propos odieux se “répandre” sur les blogues. C’est bien les opinions divergentes, mais un peu de rigueur s.v.p….
      Ce qui est le plus comique avec les opposants au financement de la “culture”, c’est qu’ils ne réalisent pas à quel point ils en consomment….de la culture…Et ils oublient que leurs émissions de Télé préférées, leurs émissions de Radio préférées, leurs tounes québécoises préférées,
      les mises en scène du band ou du chanteur live qu’ils ont vus la veille, et bien tout ça, c’est subventionné….Le Festival de Jazz qui génère des millions en retombées est subventionné ….L’OSM est subventionné…
      Quand ça leur plait, et que c’est conforme à leurs critères de bon gout, bien là, ça vaut le cout…..
      Pour comprendre la complexité de notre système et de ses bienfaits, et bien ,il faut le connaitre ce système…Et c’est ça la difficulté de ce genre de débat…

      Bonne année !

    • Ce que je trouve étrange est le fait qu’on finance autant de mauvais scénarios (Lance et compte, L’Appât, Filière 13) qui ne font même pas leurs frais. Tant qu’à financer à perte, peut-on au moins exiger un minimum de qualité, sans nécessairement financer un cinéma d’auteur qui peine à attirer 30 000 spectateurs? Le principes de faire un “blockbuster” devrait pouvoir être appliquer ici aussi mais ça prend un peu de qualités tout de même. Tout les blockbusters ne sont pas des navets mais en 2010 au Québec, ce fût le cas…étrange! Les Alice in Wonderland, Iron man 2, Harry Potter, Karate Kid, The Other guys, Salt et compagnie n’étaient pas des navets mais nos blockbuster l’étaient. Il faudrait vraiment mettre un peu plus d’efforts dans ce créneau, qui est celui qui attire le plus de spectateurs, que ça nous plaise ou non.

      Ma résolution 2011, attendre moins parler de Xavier Dolan! D’ailleurs peut-être le meilleur sketch du Bye bye!

    • Pour ma part, j’ai bien aimé la cuvée 2010 du Québec en cinéma. J’y ai trouvé mon compte avec de très bons films tels que Curling, Incendies, Les Amours Imaginaires, Route 132 et À l’Origine d’un Cri. Cinq bons films dans une année, il me semble que c’est bien non..?

      Je remarque aussi que les films dont j’avais le plus d’attente m’ont amèrement déçu (filière 13, Piché, etc.) et les films que je n’espérerais rien m’ont grandement plu. On a pu remarqué les limites du battage médiatique à l’Américaine que certains distributeurs utilisent. Avant d’essayer de nous enfoncer dans la gorge certains navets, peut-être devraient-ils s’assurer que le produit soit à tout de moins correct. J’ai trop eu l’impression que le scénario et l’histoire de certains blockbusters ont été tout simplement bâclés en vitesse afin de nourrir la machine.

      Enfin, je serais pour un repositionnement de notre cinéma : un peu moins d’argent alloué aux films grands publics (tout en s’assurant de la qualité de l’histoire et du scénario) et un peu plus de moyens au cinéma dit d’auteur. Après tout, c’est ce dernier qui nous représente le mieux à l’international et dans les divers festivals.

      @teddy bear
      La culture est subventionnée dans la vaste majorité des pays du monde. Ce n’est pas un phénomène purement québécois. De plus, il va falloir que certaines personnes réalisent à un moment donné que la culture n’a pas nécessairement à être rentable. Elle a pour but de divertir, d’émerveiller, d’interpeller, de rassembler, d’ouvrir les esprits et de parler de qui nous sommes. Ça se comptabilise pas tout le temps en terme de bilan financier. Oui des Dolan, Villeneuve, Lepage, Arcand, etc. sont subventionnés, mais la notoriété que ceux-ci apportent au Québec sur le plan international n’a pas de prix.

    • @teamstef

      Bonjour,

      Si il existait une recette pour faire des films à succès, des disques à succès, des pièces de théâtre à succès, tout ce qui serait produit en culture, serait un succès….
      Alors comment savoir ce qui plaira à un large public ?

      Combien de critiques et de blogueurs on descendu Coeur de Pirate ? 300 mille disques de vendus…Aurions-nous voté pour son financement ?
      Et les Trois Accords ? 150 mille de vente…
      Et tous ces StarAcadémiciens ?
      Et le scénario de BonCop BadCop ?

      Ce n’est pas toujours ce qui est bon qui vend le plus…Et c’est là le problème d’un Jury….
      Et le succès d’un réalisateur n’est pas garant d’un second…Mais c’est le best bet quand nous sommes sur un Jury ….

      Pour ce qui est des BlockBusters Américains, il faut savoir que plusieurs ne font pas leurs frais selon les investisseurs…C’est de l’argent privé aux States…Ils exigent des profits important pour considérer leurs films, un succès…Alors qu’ici, PERSONNE ne perd d’argent si un film ne marche pas, mais est susceptible d’en faire si jamais ça décolle……Et ça, ça influence beaucoup les niveaux d’exigence de rentabilité d’une production….

      Salut !

    • 2010 est derrière nous. Quels seront les grands succès de 2011 qui sauront divertir un grand nombre de spectateurs tout en démontrant de belles qualités?

      Gerry, le film
      Funkytown
      Angle mort
      Starbuck
      Le sens de l’humour

      Espérons que les “gros” films québécois de 2011 soit mieux que 2010.

    • Concernant les jurys, faut savoir que les institutions ne jugent même plus QUE des scénarios. Ils jugent des PROJETS de films avec une attention pour la stratégie de mise en marché (il faut absolument avoir l’aval d’un distributeur dès l’écriture du scénario). Et ce même pour les documentaires! C’est absurde mais c’est une façon subtile de faire pencher la balance du côté d’un certain cinéma disons… euh, plus industriel.

      Et ça explique qu’un film avec ou fait par un humoriste (ou une vedette de la tivi) part avec un meilleur pourcentage de chance d’être choisi. Voir L’APPÂT (un humoriste, une vedette de la tivi et un réalisateur qui a fait ses preuves).

    • Pour 2011, un cinéma québecois faisant preuve d’audace et d’ingéniosité dans le choix de ses présentations car je croit humblement que des oeuvres comme “Le cas Roberge” et autres navets n’ont pas leur place au grand écran. Peut-être aussi serait-il temps de sortir des ornières pour donner l’avantage à des histoires plus mâtures qui éviteraient les pièges habituels. Après tout, un bon récit demeure un atout indéniable…

    • Si vous aimez le travail de Jean-Marc Vallée, faites un tour sur http://blog.cafedeflorelefilm.com/ pour y découvrir son nouveau film Café de Flore!

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