Marc-André Lussier

Archive, novembre 2010

Mardi 30 novembre 2010 | Mise en ligne à 3h22 | Commenter Commentaires (20)

Romain Duris, le meilleur acteur de sa génération?

Romain Duris - 1

Voilà l’affirmation qu’on entend un petit peu partout présentement en France. Il est vrai que Romain Duris a atteint une grande maturité dans l’exercice de son art. Son jeu gagne en finesse, en subtilité, mais aussi en puissance. Il est vrai aussi qu’il n’a peur de rien.

Son actualité parisienne est à la fois cinématographique et théâtrale. Duris, qui fut cette année la covedette de l’un des plus grands succès populaires du cinéma français (L’arnacoeur), est d’une part la tête d’affiche de L’homme qui voulait vivre sa vie, un film d’Éric Lartigau dans lequel il incarne un homme dont la vie «parfaite» se lézarde à la suite d’un événement inattendu. Cette adaptation cinématographique du roman de Douglas Kennedy est à mon avis très réussie, d’autant qu’elle offre l’occasion à Duris d’offrir encore une fois une performance remarquable. J’ose espérer qu’un distributeur québécois aura l’heureuse idée d’acquérir les droits de ce film. À ce que je sache, cela n’est pas encore fait.

D’autre part, Romain Duris a fait ses débuts au théâtre (du moins à Paris) hier soir au beau milieu de la galerie Denon du Louvre. Patrice Chéreau étant le grand invité du Louvre cette année (jusqu’à la fin janvier), quatre représentations exceptionnelles de La nuit juste avant les forêts sont présentées à l’intérieur même des murs du musée. Inutile de vous dire que l’événement était très couru. Pas moyen de mettre la main sur le moindre billet. J’aurais pourtant dû insister, comme l’a fait le critique et blogueur Arnaud Maïsetti, dont vous pouvez lire ici le très beau compte-rendu.

Rappelons que La nuit juste avant les forêts est cette pièce de Bernard-Marie Koltès que joue présentement Sébastien Ricard à Montréal dans un entrepôt de Saint-Henri (mise en scène de Brigitte Haentjens). Lisez la critique de mon collègue Jean Siag.

Il est en tout cas manifeste que la collaboration entre Romain Duris et Patrice Chéreau se révèle féconde. Rappelons le récent Persécution, ce film mal-aimé mais néanmoins remarquable.

«Quand j’ai vu Romain dans De battre mon coeur s’est arrêté, j’ai tout de suite eu envie de travailler avec lui, m’expliquait Chéreau au cours d’un entretien il y a quelques mois. Il était très clair dans mon esprit qu’il serait parfait pour le rôle de Daniel. Romain a été d’une disponibilité exemplaire. Il a accompagné l’écriture du scénario et nous avons beaucoup discuté. Au moment du tournage, il n’a jamais hésité à se rendre dans des zones encore inexplorées. Vraiment, Romain m’a impressionné par la puissance de son jeu. À mon avis, il offre quelque chose d’exceptionnel dans ce film.»

De passage à Montréal à la fin de l’été afin d’accompagner la sortie de L’arnacoeur, Duris y allait aussi de son observation. Voici ce qu’il avait déclaré :

«Les gens sont habituellement plus impressionnés par les performances dramatiques mais il reste que, dans un genre ou dans un autre, un acteur doit s’abandonner de la même façon, fait-il remarquer. Tony Gatlif, avec qui j’ai tourné plusieurs films, m’a appris à être à nu. C’est-à-dire que je n’ai pas de pudeur sur le moment. J’essaie plutôt de donner au metteur en scène la couleur qu’il cherche, même s’il ne trouve pas forcément. C’est ce que Chéreau apprécie chez moi, je crois.»

Je ne sais si Romain Duris est LE meilleur acteur de sa génération, mais il fait assurément partie de ceux dont le parcours est fascinant à suivre.

La bande annonce de L’homme qui voulait vivre sa vie :

 

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Dimanche 28 novembre 2010 | Mise en ligne à 3h08 | Commenter Aucun commentaire

Brune / Blonde – une expo décoiffante à Paris

Penelope Cruz Etreintes brisées-1

Penélope Cruz dans Étreintes brisées

Petite semaine de vacances à Paris. J’en profite pour aller voir quelques-unes des expositions incontournables qui se tiennent présentement dans la Ville lumière. Parmi lesquelles Brune / Blonde. Dans cette exposition fascinante, proposée par la Cinémathèque française, on retrace l’histoire du cinéma en utilisant comme thème la… chevelure!

Je vous invite à lire cet article qu’a consacré Les inrocks à cette expo.

Brune / Blonde est présenté jusqu’au 16 janvier 2011. Cela dit, tout cinéphile de passage à Paris devrait obligatoirement prévoir une visite à la Cinémathèque française, Brune / Blonde ou pas. Non seulement les expositions sont souvent dignes d’intérêt (je garde un grand souvenir de l’exposition consacrée au cinéma d’Almodovar il y a deux ou trois ans), mais les programmes sont évidemment conçus avec grand soin.

La bande annonce de l’expo:

Une interview d’Alain Bergala, commissaire de l’exposition (via TV5 Monde):

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Mardi 23 novembre 2010 | Mise en ligne à 13h03 | Commenter Commentaires (4)

De sages paroles…

Pendant que je survolerai l’Atlantique aujourd’hui (un séjour parisien de quelques jours), je vous invite à regarder cette discussion entre les célèbres critiques Gene Siskel et Roger Ebert. Les deux comparses discutent du métier de façon fort pertinente, en tenant compte de la réalité du début des années 90 (l’époque dont est tiré cet extrait).

Quelle genre de discours ces deux éminents critiques tiendraient-ils aujourd’hui?

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