Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Samedi 23 octobre 2010 | Mise en ligne à 14h52 | Commenter Commentaires (28)

    Le cinéma québécois, encore…

    Route 132 - Photo 1

    Alexis Martin et François Papineau dans Route 132.

    Ma collègue Nathaëlle Morissette rapporte une statistique vraiment étonnante dans cet article. Dans cette toute première étude du genre, menée par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec et l’Institut de la statistique du Québec, on apprend en effet que 70%* du public qu’attirent les films québécois dans les salles de cinéma provient des «régions», c’est à dire, à l’extérieur de Montréal et de Québec.

    Cela est d’autant plus troublant à mes yeux que les cinéphiles habitant à l’extérieur de ces deux grands centres n’ont pas toujours accès à l’ensemble de la totalité de la production nationale. Les films d’auteurs ont en effet beaucoup de difficulté à trouver des écrans en province.

    Au même moment, les longs métrages québécois ne recueillaient que  7% de part de marché à Montréal (28,1% en Gaspésie)* Ouain…

    Coïncidence sans doute, ces chiffres sont divulgués alors qu’après avoir été souvent accusé de «montréalocentrisme», le cinéma québécois s’est finalement décidé à franchir les ponts de l’île et à aller voir ailleurs, dans le 450, 418 et 819. Les récits de Trois temps après la mort d’Anna, Route 132, À l’origine d’un cri, Deux fois une femmeCurling et quelque autres sont tous campés en région. Même celui du Poil de la bête!

    Bon d’accord. Vous me voyez venir avec mes gros sabots. Nous en sommes aujourd’hui au énième épisode, au sempiternel refrain. La «méchante critique» – celle «qui tape sur le cinéma québécois» – fut encore une fois prise à partie par une vedette de renom. Comme elle le fut du temps du Bonheur de Pierre et de tous ces films qui concourent habituellement aux Aurores. Étrangement, la dite tête d’affiche oublie à quel point plusieurs oeuvres québécoises ont été généralement bien soutenues par la critique cette année : Les 7 jours du talion, Les signes vitaux, Les amours imaginaires, Trois temps après la mort d’Anna, Tromper le silence, Incendies, Route 132, À l’origine d’un cri, 10 1/2, et quelques autres. La critique a même trouvé certaines vertus à un film à très grande vocation commerciale comme Piché: entre ciel et terre. Apparemment, on ne lit ou l’on n’entend que ce que l’on veut bien lire ou entendre. Ou alors, seulement si l’on est concerné…

    Je le dis, je le répète depuis des années : la complaisance ne sert personne. C’est justement parce que le cinéma québécois est fragile qu’il faut d’autant plus faire preuve d’exigence. Ce pays n’est pas en manque de créateurs de talent, au contraire. Mais plutôt de ressources. Tous n’ont pas l’occasion de se faire valoir. Ceux qui bénéficient de l’extrême privilège d’obtenir l’aval des institutions, surtout quand il s’agit d’un budget important, ont aussi la responsabilité d’offrir un film de qualité.

    Simple logique il me semble. Mais pour certains, c’est encore trop demander.

    * «…le film québécois bénéficie de sa popularité dans les régions non centrales pour maintenir une part de marché élevée (…) Les parts québécoises les plus importantes se trouvent à l’évidence dans les régions les plus éloignées des centres. Ces régions, autres que Montréal et la Capitale-Nationale, accaparent 58 % de l’assistance totale au Québec. Toutefois, 70 % de l’assistance aux films québécois provient de ces régions non centrales. Autrement dit, sur les 13 points de pourcentage de la part québécoise de l’assistance en 2009, 9 points sont attribuables aux spectateurs de l’extérieur des régions centrales. Enfin, il est curieux de constater que le nombre de films québécois présentés en dehors des régions centrales est très inférieur à celui des films québécois présentés dans les régions centrales, et ce, malgré leur popularité. En effet, en 2009, les régions de Montréal et de la Capitale-Nationale ont présenté respectivement 74 et 49 films québécois alors que dans les autres régions, on n’a présenté que 27 films québécois en moyenne (de 6 films sur la Côte-Nord à 34 films en Montérégie). Il semble donc que la popularité des films québécois hors des grands centres ne soit pas le résultat d’un nombre insuffisant de films d’autres origines mais plutôt d’un réel intérêt pour le cinéma québécois.» – Rapport de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec.

    Cliquez ici pour lire le rapport en entier.

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    • Pas seulement concernant le cinéma; de plus en plus il y a Montréal…. et le reste de la province.
      Il semble y avoir des divergences culturels, sociales et politiques qui me font réfléchir sur pas mal de trucs.
      Enfin, c’est sûrement le même pattern au sujet de toutes les grandes villes.

    • M. Lussier,

      SVP. prenez le temps d’aller consulter le rapport en question : http://www.stat.gouv.qc.ca/observatoire/publicat_obs/film.htm

      Votre collègue rapporte les chiffres un peu n’importe comment, malheureusement. L’étude ne dit pas que les films québécois récoltent 70 % de leurs revenus hors de Montréal, et ne dit pas non plus que seulement 7% des Montréalais vont voir des films québécois.

      Ce qu’elle dit, c’est que, dans le grand total des sorties au cinéma effectuées à Montréal dans une année, 7% sont des sorties pour aller voir un film québécois. En Gaspésie, c’est 28 % des sorties totales.

      Ce qui fait que, selon les chiffres même de l’étude, c’est encore à Montréal et dans la région métropolitaine que le cinéma québécois va chercher l’essentiel de ses revenus : c’est normal, c’est là qu’habite la moitié de la population et que se situent plus de la moitié des écrans de cinéma. Il y a eu, selon les chiffres de l’étude, plus de 280 000 présentations cinématographiques à Montréal en 2009 et … 2049, exactement, en Gaspésie pour la même année.

      Ajoutez à cela que, toujours selon l’étude, un Montréalais va au cinéma en moyenne 4,1 fois par année, et un Gaspésien, 3 fois, ça donne une idée de l’ampleur de la bourde statistique véhiculée par votre collègue, et maintenant vous.

      Votre intuition est la bonne : les chiffres sont impossibles et irréels : 7 % de 1,8 millions de personnes qui vont en moyenne 4 fois au cinéma (donc, environ 7,3 millions de sorties), ça va toujours faire plus de monde et de revenus pour des films québécois que 100 000 personnes qui vont au cinéma 3 fois par années (donc, 300 000 sorties).

      La différence de pourcentage est assez simple à expliquer : ces 7,3 millions de sorties se répartissent sur 280 000 projections, et les 300 000 de Gaspésie sur 2049 projections.

    • merci Etienne pour le lien direct du dossier.

      En page 83 de ce fichier PDF:

      ”Enfin, il est curieux de constater que le
      nombre de fi lms québécois présentés en
      dehors des régions centrales est très inférieur
      à celui des fi lms québécois présentés
      dans les régions centrales (voir le tableau
      6.14), et ce, malgré leur popularité. En
      effet, en 2009, les régions de Montréal
      et de la Capitale-Nationale ont présenté
      respectivement 74 et 49 fi lms québécois
      alors que dans les autres régions, on
      n’a présenté que 27 fi lms québécois en
      moyenne (de 6 fi lms sur la Côte-Nord à
      34 fi lms en Montérégie). Il semble donc
      que la popularité des fi lms québécois
      hors des grands centres ne soit pas le
      résultat d’un nombre insuffi sant de fi lms
      d’autres origines mais plutôt d’un réel
      intérêt pour le cinéma québécois.”

      C’est bien ce que j’ai cru comprendre: malgré une offre moins poussée, la clientèle en région a (beaucoup) plus d’intérêt pour le cinéma Québecois que Montréal et même Laval (11%).

      L’important, à mes yeux, n’est pas le TOTAL des revenus, mais bien le POURCENTAGE qui démontre la réelle préférence d’une population dans une région donnée.

    • @ etienne 11

      Comme vous pouvez le constater, j’ai ajouté un passage extrait du rapport à la fin de l’article. Si ma compréhension est bonne, le public régional «accapare 58% de l’assistance totale au Québec» (films de toutes origines). «Toutefois, 70% de l’assistance aux films québécois provient de ces régions non centrales». Le rapport fait ainsi valoir que 9 des 13 points de parts de marché qu’obtient le cinéma québécois provient des régions.

      Quant au 7% du public montréalais, vous avez entièrement raison. Il aurait fallu parler de parts de marché. La correction est faite.

      Je joins mes remerciements à ceux de jon8.

    • Je vais regarder ce document plus en détails, il y a beaucoup d’info intéressants là dedans..

      On peut d’ailleurs en tirer environ 8 millions de conclusions, selon de quel bord du lit on se lève. Une de celles là c’est que le ”problème” Montréalais est dû au vote ethnique *cough, cough*, une autre c’est que Jacob Tierney n’était peut-être pas si dans le champs que ça, à savoir que la metro area Montréalaise est fort moins bien représentée cinématographiquement que les régions… Régions qui trouvent matière à s’identifier aux Patrick Huard de ce monde et autres joualleries.

      Je serais curieux, tiens, de voir s’ajouter la variable ”film hollywood pop-corn” dans l’équation. J’ai le feeling que la région peut parfaitement se nourrir que de films québécois et de blockbusters peu subtils, alors qu’en ville on demande plus de contenu.

      Mais, hey, les chiffres ne font que confirmer ce que l’intuition nous laissait croire anyway… C’est juste l’fun de le voir officialisé.

    • Personne dans le milieu ne s’étonnera è la lecture de ces statistiques puisque ça fait des années que Vivafilm et autres distributeurs nous cassent les oreilles avec le marché des régions. Pour qu’un film “marche”, il faut attirer le monde des régions. Donc pas trop de sujets urbains ou montréalais…

      Des films comme Aurore, ça ça marche… (OÙ pensez-vous que le film à fait son fric?)

    • @Jon8
      Ben voyons donc. C’est difficile d’être plus condescendant que çà. Comme si en région on se contentais de n’importe quoi sans aucun discernement.

    • Ce n’est pas votre méchanceté qu’on vous reproche monsieur Lussier, mais votre étroitesse d’esprit. Le devoir de la critique n’a jamais été, et ne devrait jamais être, de dicter au public ce qu’il doit ou ne doit pas aimer (i.e.: ce qu’il doit ou ne doit pas aller voir) mais plutôt de discerner à quel public un film s’adresse pour ensuite objectivement évaluer de la pertinence de ce film envers le public visé. Il va sans dire que des films comme Filière 13 et Le Poil de la Bête ne s’adressent pas au même public que ceux de Xavier Dolan ou Robin Aubert. De penser autrement illustre à quel point vous êtes déconnecté des attentes du public québécois. Vous devriez plutôt vous inspirer du travail de Roger Ebert, le dernier bonze de la critique américaine, qui a toujours fait preuve d’intelligence et de curiosité dans ses critiques lorsqu’il s’attaque à des films de genre sans jamais user de condescendance envers ceux-ci comme vous savez si bien le faire. J’en prend à témoin cette critique de Roger Ebert du film Evil Dead 2 de Sam Raimi:

      http://rogerebert.suntimes.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/19870410/REVIEWS/704100304/1023

      Voici d’ailleurs un extrait évocateur de cette critique:

      “… look a little closer and you’ll realize that the movie is a fairly sophisticated satire. Level One viewers will say it’s in bad taste. Level Two folks like myself will perceive that it is about bad taste.”

      I contend that you are of the first persuasion, monsieur Lussier.

    • @rycky64

      ”Ben voyons donc. C’est difficile d’être plus condescendant que çà.”

      Pourtant, les chiffres parlent… euh, non, ils CRIENT.

      Un moment donné faut s’arracher la tête du sable et voir les différences entre les (groupes de) gens.

      J’ai connu les deux: la vie en région et la vie à Montréal dans divers quartiers. Autant vie adulte qu’enfant (écoles).
      Ce n’est pas la même chose. Du tout. Pas le même monde, pas la même vie, pas le même rythme, pas les mêmes sujets de discussions, pas la même façon de parler, pas les mêmes façons de réagir aux évènements… TOUT est différent.

      Et ce phénomène est normal autant que mondial. C’est simplement l’effet que donne la promiscuité, that’s it.
      Tu fous 500 personnes dans un vase à peu près clos pendant 20 ans, pis ça donne un résultat. Tu fous 1 million de personnes dans un vase difficilement clos pendant 20 ans, pis ça donne quelque chose de très différent. Québécois, Brésilien ou Chinois… Peu importe. C’est juste humain.

      Sauf que pendant que la course vers l’urbanisation (au détriment de la population rurale) suit son cours sur la planète, l’industrie cinématographique Québécoise est visiblement à genoux devant une clientèle dont je ne fais pas parti.

      Et qu’arrive-t-il lorsque l’on ne fait pas attention à un client, déjà ?

    • Oui nous sommes bien au chapitre 6 à la figure 6.8 et ils nomment cela une part de marché dans la figure mais dans le texte c’est bien la part du total de l’assistance…

      Les prix sont plus élevés à Montréal comme ils le disent aussi.

      Moi à feuilleter leur rapport comme cela, je vois beaucoup, beaucoup de statisitiques… La suivante est pour 2009 ? Et c’est quoi l’évolution avec les années ?

      L’assistance totale aux films québécois ? C’est bien mais il y a films québécois et films québécois. Cela dépend pas si c’est un grand succès. Et il faut qu’il se rende en région. Allez voir l’offre dans certains cinémas de région…

      Non contrairement à l’extrait cité par Jon8, je crois que les fonctionnaires tirent de mauvaises conclusions de leurs statistiques sur la popularité du cinéma québécois hors des régions centrales.

      Regardez la figure 6.8 … 21.8% de l’assistance totale pour le cinéma québécois en 2009 provient de l’Abitibi-Témiscamingue… Peut-être mais allez voir la programmation du cinéma à Val d’Or et à Amos…

      C’est pas plutôt qu’on présente beaucoup de navets étrangers en région ? Et qui coûtent peut-être moins cher à distribuer ?

      http://cinema.cablevision.qc.ca/cinema.php?cinemaid=3

      Incendies n’est pas à Amos pour le moment mais à Val d’Or, oui…

      Allez voir les compétiteurs… Quel autre film est intéressant ? Mais si d’autres peuvent être populaires ?

      Oui des films québécois mais il faut pas qu’ils soient aussi populaires de qualité ou non ?

      Vous avez plus de chance d’avoir un film québécois au Cinéma Beaubien qu’à Val d’Or ou qu’à Amos. Beaubien est un cinéma de quartier mais qui habite dans ce quartier ? Rendez-vous à Amos vous ou à Val-d’Or… Vous rendre au cinéma c’est pas compliqué… Juste trois salles et cela a beau être plusieurs navets ce sont des vrais cinémas plutôt que des gros complexes.

    • Pour ma part, habiter en Abitibi, disons encore Val-d’Or ou Amos, j’irais plus souvent au cinéma et même pour un navet plutôt que de me taper un gros complexe ou aller à Montréal…

      L’isolement, leur donne en même temps la proximité pour ceux habitant en ville…

    • Je me permets ici de prendre la défense des critiques.

      Le cinéma québécois produit, bon an mal an, plusieurs oeuvres de très grande qualité, ainsi que plusieurs films qu’on pourrait qualifier de plus “commerciaux” (je dirais plutôt “Grand public”) qui sont également des productions très bien faites.

      Je les vois sur grand écran avec plaisir. Habitant en région, je me déplace même dans la métropole ou sa banlieue immédiate, s’il le faut, pour voir un film qui en vaut la peine. Qu’il soit d’ici … ou d’ailleurs.

      Bien qu’il soit à mes yeux un jeune acteur talentueux et sympathique, je ne suis pas d’accord du tout avec les propos tenus cette semaine par Guillaume Lemay-Thivierge (pour ne pas le nommer) qui critiquait le travail…des critiques.

      Non, je ne crois pas que les critiques sont trop sévères avec les productions québécoises. Ils font leur travail, qui est d’émettre une opinion, comme ils le font pour les films venus d’ailleurs. Ils n’ont pas à être plus ou moins conciliants selon le pays d’origine de l’oeuvre ou l’équipe de production. Leur travail, c’est d’émettre une opinion et de nous soumettre les arguments qu’ils avancent pour la justifier. Point.

      Je paie le même prix pour voir un film européen, une production québécoise ou un blockbuster américain. Même tarif à l’entrée. Même prix pour le stationnement. Même prix pour le popcorn et le gallon de boisson gazeuse.

      Je suis heureuse de me déplacer pour voir le travail des gens d’ici. Mais quand je vais voir un film, c’est pour apprécier une oeuvre. Et une sortie au cinéma, c’est pas donné! Alors, je veux en avoir pour mon argent.

      Pardonne-moi, Guillaume, mais au moment d’”investir” mon budget “loisirs”, je n’irai pas voir un film qui n’en vaut pas la peine sous prétexte que c’est une production québécoise et qu’il faut encourager nos artisans! Aller au cinéma, ce n’est pas un don de charité!!!!

      Dans cette optique, je suis reconnaissante aux critiques qui me font part de leurs impressions telles qu’ils les ressentent et expriment leurs commentaires selon les mêmes critères, quelle que soit l’origine du film.

    • J’ai vu “Incendies” cette semaine. Une oeuvre marquante. Je voulais voir “Route 132″ mais ici, à une heure de Montréal, il n’est resté à l’affiche qu’une semaine. Il est déjà parti…

      Que voulez-vous, je ne suis pas encore à la retraite. Une sortie cinéma par semaine, c’est tout ce que mon agenda me permet…

      Je compte aller dans la métropole pour le voir cette semaine.

      Et la semaine suivante, ce sera “A l’origine d’un cri”, qui passe un seul soir chez nous en “ciné répertoire”.

      Viendrez pas me dire que j’encourage pas le cinéma québécois !!!!!!

    • Pardon…

      C’est mélangeant les chiffres… Et de lire tout cela…

      Étienne11 a raison…

      Il faut regarder la figure 6.8 mais ensuite le tableau 6.13…

      C’est 7% du total de l’assistance mais pour la région de Montréal et non pour le total du Québec…

      Il faut presque prendre chacun des chiffres un par un dans votre citation monsieur Lussier…

      Le 7%, oui on le voit à figure 6.8 et c’est le même au tableau 6.13 ?

      Donc pour Montréal c’est 548 846 entrées diviser par un total pour la région de 7 891 833. Donne le 7% ?

      Pour la Gaspésie ? C’est 10 681 entrées sur 38 035 qui donne le pourcentage de 28,1%…

      Le chiffre de 70%, ok on le retrouve aussi dans le bas du Tableau 6.13 en faisant le calcul…

      2301 281 diviser par 3 280 092… Bien oui mais la Montérégie et Laval sont aussi calculés parmi les régions…

      Combien d’entrées en Montérégie 691 120 et Brossard et Longueuil font partie de la Montérégie…

      Il y a TELLEMENT DE CHIFFRES qu’ils sont difficiles à lire et à analyser…

    • Le 58% ? Encore dans le tableau 6.13 à la page 91 de 145 ?

      14 616 416 divisé par le grand total de 25 288 348 ?

      Donne bien 57,80% arrondi à 58%…

      Oui quand il y a beaucoup de chiffres aussi bien se rapporter aux tableaux directement. Et il faut faire des va et vient entre le texte et les tableaux… Ouais, ce peut être très fastidieux à lire et à écrire…

      Il y aurait plusieurs tableaux à étudier… Le tableau 6.10 est intéressant aussi…

      Nous en aurions pour des heures et des heures de LECTURE ET D’ÉTUDE… lol

    • Vous remarquerez à la lecture du tableau 6.13 que je m’étais trompé dans ma première lecture de la figure 6.8 et du texte de la page qui va avec…

      le 21,5% de l’Abitibi-Témiscamingue ?

      Allez au tableau 6.13…

      58 161 divisé par 270 511…

      C’est ce tableau là qui sert à leurs calculs… Et la figure 6.8 est une illustration… Il faut faire l’inverse de l’ordre de lecture pour retrouver les chiffres… Le tableau 6.13 en PREMIER pour ensuite lire leur texte et leur figure 6.8…

    • On se doit d’être très exigeant envers le cinéma québécois, c’est la seule façon de le distinguer par rapport à la production mondiale. De faire en sorte qu’il y ait une cinématographie a saveur québécoise comme il y en a une italienne, française, danoise, etc. Surtout pas faire des films “amaricains” qui de toute façon n’en aurons jamais l’air faute de budget. Le cinéma d’auteur est la seule porte de sortie pour notre cinéma. Pour ce qui est de cette étude, il est tout a fait normal que les gens vivants en régions s’intéresse à leur cinéma puisque maintenant leur cinéma s’intéresse à eux.

    • Quel pourcentage de la population sur l’Île de Montréal, regarde TVA ? Franchissez les ponts et vous aurez un plus fort pourcentage, non ?

      Alors tous leurs chiffres s’expliquent et on pourrait lire bien des choses… Les films à succès ou le cinéma d’auteur ?

      Et le cinéma d’auteur à Montréal ? Il est à l’affiche où et pendant combien de temps ?

    • J’habite Rimouski et la quasi-totalité des films que je vais voir au cinéma sont québécois. La raison est assez simple, je déteste les films doublés et c’est malheureusement tout ce que les salles de la région me proposent. Je dois donc attendre qu’un film étranger sorte en DVD pour pouvoir l’écouter en VO.

      Heureusement qu’il y a Paraloeil, à Rimouski, qui diffuse du cinéma de répertoire. En dépit de la taille du marché, ils font un travail remarquable.

    • Après avoir lu tout le fil de discussion, je comprends que le vrai sujet entre les lignes, c’est Le Poil De La Bête.

      Ça tombe bien, j’ai été le voir hier soir. Il fallait vouloir : à Montréal, il n’est plus projeté qu’à Ville Lasalle. Pas si facile quand on a pas d’auto.

      Je précise ne pas me considérer comme un cinéphile très averti, bien que je passe pour un intello aux yeux de mes amis. Dans les dernières semaines, j’ai vu et beaucoup aimé Incendies, Route 132, À L’Origine d’Un Cri.

      On s’entend que LPDL, ce n’est pas la même ligue. Mais de là à trouver que c’est mauvais au point que votre collègue Cassivi ne pouvait absoluement pas attendre la sortie du film pour cracher son venin dessus comme s’il y avait urgence?? Euh, je comprends pas. Je ne peux pas faire autrement que de penser à un règlement de comptes (parce que les critiques de cinéma sont tannés de voir Guillaume Lemay-Thivierge à l’écran? C’est votre manière de passer un message?).

      Pour moi un mauvais film, c’est quelque chose comme La Postière de Gilles Carle (paix à son âme), qui à l’époque de sa sortie eut pourtant droit à une critique somme toute mitigée (donc complaisante, eu égard au mérite réel de l’oeuvre), sans doute parce qu’il connaissait Homier-Roy et Petrowski. Comparez ce film-là avec Le Poil De La Bête et vous devrez admettre que ça n’a RIEN à voir. Tenez, demandez donc à Michel Barrette ce qu’il en pense pour voir! Il a joué dans les deux.

      Certes, le problème de LPDL c’est que tout y est quand même travaillé : reconstitution historique, costumes, effets spéciaux, extérieurs, interprétation… excepté l’essentiel: l’histoire, trop incohérente aux entournures. Je ne comprends pas que la base n’ait pas été davantage fignolée avant que des frais soient engagés sur le reste. Peut-être parce qu’on jugeait que le public visé n’y porterait pas attention? Là-dessus, c’est peut-être davantage les bailleurs de fonds que les scénaristes qui ont trop poussé l’accélérateur?

      Réellement je ne comprends pas la hargne dont ce film a fait l’objet. La représentation de la vie en Nouvelle-France, l’effort de réalisme historique, tout cela, ce n’est pas bâclé. J’ai apprécié le voyage même si des détails m’ont fait tiquer.

    • Appel à tous: Question quiz (juste pour rire):

      Pourquoi le cinéma québécois est plus populaire en région?

      a) Parce que les Montréalais sont américanisés.
      b) Parce que les anglos de Montréal s’en sacrent du cinéma québécois.
      c) Parce que les films québécois sont le seul média qui s’intéresse aux régions.
      d) Parce qu’il y a cris…ment rien à faire en région.
      e) Toutes ces réponses.

    • La vedette en question a généralisé mais a surtout parlé des deux films dans lesquels IL jouait. Ça ne fait pas sérieux comme reproche !!! Parce qu’il est vrai que la critique québécoise a été particulièrement élogieuse pour les films sortis cette année. N’en déplaise à la vedette en question !!!

    • Bayard, c’est ironique, parce que j’ai entendu le réalisateur en question dire qu’un bon film c’était trois choses: un bon scénario, un bon scénario et un bon scénario…

      Alors qu’on sait qu’un bon film ce n’est qu’une chose: une mise en scène singulière, un regard sur le monde, ce qui n’est pas le cas ici.

    • Le Cinéma Beloeil, indépendant, réserver toujours un écran à une production québécoise. Or, cette approche semble être payante — le stationnement est souvent plein.

    • la statistique est biaisé, le pourcentage des films vu en région est élevé à cause des films populaires que la critique déteste et que généralement, le public montréalais aussi déteste. à mon avis le public de montréal et plus sélectif sur ses choix et ont en général un emploi du temps plus chargé, avec aussi d’autre options pour occuper leurs soirées alors que les gens de la région n’ont pratiquement que le cinéma pour les distraire. ils iront voir ce qu’on leur propose, c’est-à-dire les films poche qui met en vedette une histoire vrai tirée des nouvelles qu’ils regardent à la télé tous les soirs ou le dernier film mettant en vedette la vedette qu’ils voient à la télé tous les soirs…

    • Si Montréal s’ouvrait sur les régions pour autre chose que le cinéma, on pourrait lire des articles de journalistes surpris par des phénomènes inexpliqués! Merci à Nathaëlle, qui vient d’une région :) Cela dit, il suffit d’aller dans un cinéma à La Pocatière, Drummondville ou Sept-Iles pour se rendre compte que les films québécois sont vus!

    • Il y a près de 2 millions d’Anglos-Allos dans le grand Montréal. Combien parle français suffisamment pour écouter un film québécois?
      Et combien s’intéresse à la culture québécoise?

    • @ peauline

      Quelle est votre définition de la culture québécoise? Faut-il parler nécéssairement parler français pour être québécois. On a encore du chemin à faire…

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