Marc-André Lussier

Archive, octobre 2010

Vendredi 29 octobre 2010 | Mise en ligne à 19h51 | Commenter Commentaires (38)

Guillaume et les 2 Marc

Poil de la bête - 1

Guillaume Lemay-Thivierge – Le poil de la bête

La semaine dernière, Guillaume Lemay-Thivierge a fait une sortie pour dénoncer publiquement la sévérité de certains critiques de cinéma, et déplorer ce qu’il considère être un «acharnement» contre les films québécois. J’y avais fait écho dans ce blogue.

À vrai dire, l’acteur en avait plus particulièrement contre une chronique qu’avait écrite mon comparse Cassivi à l’occasion de la sortie de Filière 13, et aussi contre une «partie» de chronique que j’avais rédigée à propos du Poil de la bête.

Lors de la chronique des «2 Marc», qui a lieu tous les deux vendredis à l’émission de Christiane Charette (Radio-Canada – Première chaîne), Guillaume Lemay-Thivierge fut invité ce matin à se joindre à la conversation. Cette discussion sur la critique, très cordiale, aura permis à chacun d’exprimer sa vision des choses. Mais il est clair que chaque camp restera sur sa position.

Si cela vous intéresse, vous pouvez écouter ici cet échange.

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Lundi 25 octobre 2010 | Mise en ligne à 23h20 | Commenter Commentaires (9)

L’histoire de Pi en 3D!

Suraj Sharma

Suraj Sharma incarnera Pi (Photo: 20th Century Fox)

Des nouvelles à propos de l’adaptation cinématographique de L’histoire de Pi, le fameux roman de Yann Martel, que s’apprête à réaliser Ang Lee (Tigre et dragon, Brokeback Mountain). Les sites webs de  quelques journaux américains, et aussi ceux de publications spécialisées, ont annoncé en fin de soirée lundi le nom du jeune acteur qui interprétera le héros du film. Il s’agit d’un étudiant âgé de 17 ans, Suraj Sharma.

Lee a aussi confirmé qu’il tournerait son film en 3D. Il compte utiliser tout le potentiel de la technologie, notamment pour les scènes marines.

Rappelons que le projet de cette adaptation – réputée «impossible» – circule depuis maintenant de nombreuses années, sous la gouverne de plusieurs cinéastes. Jean-Pierre Jeunet y a notamment consacré deux ans de sa vie avant de se voir forcé d’abandonner. Voici d’ailleurs ce qu’avait déclaré le réalisateur de Micmacs à tire-larigot a cours d’une entrevue qu’il m’avait accordé :

«Nous y étions presque, racontait le cinéaste. J’ai travaillé sur L’histoire de Pi pendant deux ans. Gros story-board, 3500 photos, repérages, etc. J’ai tout redessiné, tout découpé. Nous étions pratiquement prêts à entrer en production, mais il était impossible de tourner le film avec le budget prévu par la Fox. Ils m’ont alors suggéré de le produire moi-même! À cause de l’échange entre l’euro et le dollar, cela devenait impossible. Quand je me suis rendu compte que le vent tournait et que nous nous dirigions vers une impasse, je me suis concentré sur Micmacs. Après avoir tant travaillé pour rien, il me fallait faire quelque chose. Il me fallait tourner.»

Produit par le studio Fox, qui y investit un budget apparemment important (le montant n’est pas divulgué), Life of Pi prendra l’affiche en 2012.

Lisez l’article du USA Today.

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Samedi 23 octobre 2010 | Mise en ligne à 14h52 | Commenter Commentaires (28)

Le cinéma québécois, encore…

Route 132 - Photo 1

Alexis Martin et François Papineau dans Route 132.

Ma collègue Nathaëlle Morissette rapporte une statistique vraiment étonnante dans cet article. Dans cette toute première étude du genre, menée par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec et l’Institut de la statistique du Québec, on apprend en effet que 70%* du public qu’attirent les films québécois dans les salles de cinéma provient des «régions», c’est à dire, à l’extérieur de Montréal et de Québec.

Cela est d’autant plus troublant à mes yeux que les cinéphiles habitant à l’extérieur de ces deux grands centres n’ont pas toujours accès à l’ensemble de la totalité de la production nationale. Les films d’auteurs ont en effet beaucoup de difficulté à trouver des écrans en province.

Au même moment, les longs métrages québécois ne recueillaient que  7% de part de marché à Montréal (28,1% en Gaspésie)* Ouain…

Coïncidence sans doute, ces chiffres sont divulgués alors qu’après avoir été souvent accusé de «montréalocentrisme», le cinéma québécois s’est finalement décidé à franchir les ponts de l’île et à aller voir ailleurs, dans le 450, 418 et 819. Les récits de Trois temps après la mort d’Anna, Route 132, À l’origine d’un cri, Deux fois une femmeCurling et quelque autres sont tous campés en région. Même celui du Poil de la bête!

Bon d’accord. Vous me voyez venir avec mes gros sabots. Nous en sommes aujourd’hui au énième épisode, au sempiternel refrain. La «méchante critique» – celle «qui tape sur le cinéma québécois» – fut encore une fois prise à partie par une vedette de renom. Comme elle le fut du temps du Bonheur de Pierre et de tous ces films qui concourent habituellement aux Aurores. Étrangement, la dite tête d’affiche oublie à quel point plusieurs oeuvres québécoises ont été généralement bien soutenues par la critique cette année : Les 7 jours du talion, Les signes vitaux, Les amours imaginaires, Trois temps après la mort d’Anna, Tromper le silence, Incendies, Route 132, À l’origine d’un cri, 10 1/2, et quelques autres. La critique a même trouvé certaines vertus à un film à très grande vocation commerciale comme Piché: entre ciel et terre. Apparemment, on ne lit ou l’on n’entend que ce que l’on veut bien lire ou entendre. Ou alors, seulement si l’on est concerné…

Je le dis, je le répète depuis des années : la complaisance ne sert personne. C’est justement parce que le cinéma québécois est fragile qu’il faut d’autant plus faire preuve d’exigence. Ce pays n’est pas en manque de créateurs de talent, au contraire. Mais plutôt de ressources. Tous n’ont pas l’occasion de se faire valoir. Ceux qui bénéficient de l’extrême privilège d’obtenir l’aval des institutions, surtout quand il s’agit d’un budget important, ont aussi la responsabilité d’offrir un film de qualité.

Simple logique il me semble. Mais pour certains, c’est encore trop demander.

* «…le film québécois bénéficie de sa popularité dans les régions non centrales pour maintenir une part de marché élevée (…) Les parts québécoises les plus importantes se trouvent à l’évidence dans les régions les plus éloignées des centres. Ces régions, autres que Montréal et la Capitale-Nationale, accaparent 58 % de l’assistance totale au Québec. Toutefois, 70 % de l’assistance aux films québécois provient de ces régions non centrales. Autrement dit, sur les 13 points de pourcentage de la part québécoise de l’assistance en 2009, 9 points sont attribuables aux spectateurs de l’extérieur des régions centrales. Enfin, il est curieux de constater que le nombre de films québécois présentés en dehors des régions centrales est très inférieur à celui des films québécois présentés dans les régions centrales, et ce, malgré leur popularité. En effet, en 2009, les régions de Montréal et de la Capitale-Nationale ont présenté respectivement 74 et 49 films québécois alors que dans les autres régions, on n’a présenté que 27 films québécois en moyenne (de 6 films sur la Côte-Nord à 34 films en Montérégie). Il semble donc que la popularité des films québécois hors des grands centres ne soit pas le résultat d’un nombre insuffisant de films d’autres origines mais plutôt d’un réel intérêt pour le cinéma québécois.» – Rapport de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec.

Cliquez ici pour lire le rapport en entier.

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