Marc-André Lussier

Archive, septembre 2010

Mercredi 29 septembre 2010 | Mise en ligne à 6h36 | Commenter Commentaires (3)

Weerasethakul signe la bande annonce d’un festival

Le cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, lauréat de la Palme d’or du Festival de Cannes, signe la bande annonce du prochain Festival de Vienne (21 octobre au 3 novembre).

Rappelons que ce festival consacre notamment un programme spécial au cinéaste québécois Denis Côté.

Rappelons aussi que les cinéphiles montréalais pourront découvrir Oncle Boonmee – celui qui se souvient de ses vies antérieures, lauréat de la récompense suprême sur la Croisette, au Festival du nouveau cinéma.

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Vendredi 24 septembre 2010 | Mise en ligne à 7h50 | Commenter Commentaires (7)

Xavier Beauvois : l’état de grâce

Des hommes et des dieux - Affiche

C’est drôle. Juste au moment où Theo Angelopoulos, de passage à Montréal cette semaine, décrivait le cinéma comme une «messe» en évoquant la «communion» entre une oeuvre et un public (lisez cette interview), des nouvelles nous parviennent d’outre-Atlantique illustrant magnifiquement la conception du célèbre cinéaste grec.

Si l’on en croit notre confrère Aurélien Ferenczi du Télérama, le sublime film de Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux, serait en train de virer au phénomène en France. Et susciterait un engouement qui, par la façon dont il s’exprime, s’apparenterait un peu à celui qui avait marqué la sortie de La neuvaine (Bernard Émond) au Québec il y a quelques années. Lisez cet article.

Des hommes et des dieux fut l’un des temps forts du Festival de Cannes cette année. Voici le court compte-rendu que j’avais écrit pour l’occasion:

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Xavier Beauvois en état de grâce

Inspiré du massacre tragique, en 1996, de sept moines français de Tibhirine en Algérie, Des hommes et des dieux est un grand film. Réalisé par Xavier Beauvois (Le petit lieutenant), ce drame est à inscrire au panthéon des œuvres spirituelles contemporaines au même titre que le Thérèse d’Alain Cavalier ou, plus près de nous, La neuvaine de Bernard Émond. Des hommes et des dieux évoque le déchirement intérieur d’hommes ayant consacré leur vie à leur foi chrétienne, alors qu’ils sont plus que jamais menacés dans leur intégrité physique. La région dans laquelle ces moines ont toujours vécu en parfaite harmonie avec la population locale – auprès de laquelle ils sont très engagés – est soudainement embrasée par des groupes terroristes sans foi ni loi. Que faire? Partir, comme le suggère les autorités ? Ou rester avec la population et faire face à la mort? Pour évoquer ce dilemme, le cinéaste, qui porte ici à l’écran un scénario d’Étienne Comar, propose une mise en scène très pure, un rythme à l’avenant, des images splendides, des chants spirituels d’une très grande simplicité (tout autant que d’une très grande beauté), et un Lac des cygnes dont l’écoute n’aura jamais été plus bouleversante. L’état de grâce n’arrive pas souvent pas dans la vie d’un cinéaste. Parfois même, jamais. Xavier Beauvois aura eu le privilège d’en être atteint au moins une fois. Et nous, de s’y recueillir (La Presse, 19 mai 2010).

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Personnellement, j’aurais volontiers attribué la Palme d’or à Des hommes et des dieux, même si j’admire le courage dont a fait preuve le jury en la décernant à Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures) d’Apichatpong Weerasethakul. Ma chronique.

Des hommes et des dieux représentera la France dans la course aux Oscars et devrait en principe recueillir une flopée de nominations aux César. Au Québec, la sortie n’est prévue que l’hiver prochain (février-mars 2011) mais il y a fort à parier que l’un ou l’autre des festivals de l’automne (Festival du nouveau cinéma? Cinémania?) le présente en primeur québécoise.

En attendant, vous pouvez consulter le dossier du film sur le site du Festival de Cannes (interviews, conférence de presse, etc.).

La bande annonce:


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Mercredi 22 septembre 2010 | Mise en ligne à 7h09 | Commenter Commentaires (7)

Paul Thomas Anderson en suspens…

Paul Thomas Anderson-1

Paul Thomas Anderson a dirigé Daniel Day Lewis dans There Will be Blood

On croit souvent que les problèmes liés à la bonne marche d’un projet sont forcément d’ordre financier. Dans le cas de The Master, le nouveau film de Paul Thomas Anderson, la production serait suspendue indéfiniment à cause, semble-t-il, d’un problème d’ordre créatif.

Il y a quelque jours, les deux têtes d’affiche du film, Philip Seymour Hoffman et Jeremy Renner auraient formulé quelques déclarations en ce sens, l’un à The Playlist, l’autre  à Total Film. Alex Billington, du site Firstshowing.net, propose un bon résumé de la situation. Lisez cet article.

Un article en français a aussi été mis en ligne sur le site Premiere.fr.

The Master est un drame religieux dont l’action est campée au début des années 50, alors que commence à s’implanter la doctrine de l’Église de scientologie.

Verra-t-on jamais ce film un jour? Souhaitons-le.

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