Marc-André Lussier

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    Lundi 30 août 2010 | Mise en ligne à 21h52 | Commenter Commentaires (57)

    Une (mauvaise) affiche peut-elle tuer un film?

    Route 132 - Affiche

    Au moment où ils se sont présentés à la table de presse lors de la toute première projection de Route 132 jeudi dernier au FFM, les journalistes en ont été quittes pour un petit choc. L’affiche du nouveau film de Louis Bélanger est en effet, euh comment dire, pas très réussie. Elle est peu représentative de ce (très beau) film et ne fait pas le moindrement écho aux images sublimes qu’a signées Pierre Mignot.

    Je ne crois pas que la carrière du film en souffrira (il sort le 6 octobre), mais j’avoue avoir du mal à comprendre le choix de ceux qui sont chargés de le mettre en marché.  Une affiche n’est évidemment qu’un détail, mais l’envie de voir un film (ou pas) repose parfois sur des éléments si fragiles qu’il importe de bien soigner aussi cet aspect des choses. Du moins, me semble-t-il.

    Deux exemple récents: Trois temps après la mort d’Anna, un film magnifique que personne n’est allé voir. Peut-on blâmer les gens de ne pas avoir eu le désir du film en voyant cette affiche? Et que dire de celle de L’enfant prodige?

    Trois temps aprèes - Affiche

    L'enfant prodige - Affiche

    À votre avis, une mauvaise affiche peut-elle tuer la carrière d’un film?

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    • L’affiche de “trois temps après la mort d’Anna me donnait plus envie de me trancher les veines de dépression plutôt que de voir le film… La bande annonce de La Neuvaine m’avait donné la même impression. Je suis certain que ces films sont d’une grande qualité cinématographique mais franchement je ne
      M’en sens pas la force… Il y a des dizaines de films que je me taperai avant ceux-là…

      J’étais tenté de voir L’enfant prodige mais en fait ce sont les critiques qui m’ont refroidi… Je le louerai fort probablement…

    • Il faut faire la différence entre celles qui sont “moche”, de mauvais goût et celles qui sont simplement sobre ou peu démonstratives.

      Je crois qu’à long terme, ce n’est pas la couverture d’une oeuvre qui décide de son sort. Ça serait un peu court. Évidemment, une affiche peut être révélatrice des goûts de l’auteur, ou de son sens du marketting, de son absence d’imagination ou de son conventionnalisme. Il serait tout de même assez risqué de mesurer la valeur d’une affiche à l’échelle purement mathématique du marché.

      L’efficacité esthétique n’est pas capitaliste.

    • En tant qu’étudiant en graphisme, l’affiche a un grand pouvoir sur moi je l’avoue…mais pourquoi se buter au visuel promotionnel? Le graphisme a peut-être manqué son coup mais le film reste tel qu’il est. C’est comme si on refusait d’acheter un CD parce que la pochette ne nous plaît pas.

    • Malheureusement oui. Souvenons-nous du film Le Neg’ de Rbert Morin en 2002. Tristesse.

    • Trois affiches pas très invitantes en effet. Celle de Route 132 rappelle vaguement la série des contes pour tous. Celle de Trois temps…, bien que très belle, fait penser à un film d’Europe de l’est lourd et sans fin. Avec L’enfant prodige, on s’attend à un docu-drame filmé platement et bourré de clichés.

    • J’ai travaillé les 15 dernières années comme designer graphique et j’imagine très bien la commande pour l’affiche de Route 132 :

      (Voix de gros boss cheap fermé à toute autre idée que la sienne) « Faut combiner la photo des vedettes avec une mappe de la route 132. On n’a pas de bugdet et ça prend ça pour hier. »

      Ça donne ça comme résultat.

    • Il est très rare que je vois une affiche de film. Je ne les vois que lorsque je suis au cinéma, souvent pour voir un autre film. Une fois dans la salle de cinéma, ce sont les bandes annonces qui nous “vendent” les films bien plus que les affiches. Ces mêmes bandes annonces, d’ailleurs conjuguées en plusieurs versions et de différents longueurs, que l’on retrouve ad nauseam à la télé. Je crois qu’aujourd’hui une affiche, aussi moche soit-elle, n’a pas une influence significative sur le succès de son film.

    • Une belle affiche est une affiche qu’on aurait le goût d’accrocher au mur chez soi. Ce n’est certainement pas le cas de celles que l’on voit ici.

    • En fait, pour dire le contraire, disons qu’une bonne affiche AIDE beaucoup à promouvoir un film. Une mauvaise incite à attendre la sortie en DVD… Ou à Super Écran.

      D’une façon plus ou moins inconsciente, du moins…

    • Pour répondre à la question dans le titre, oui, tout à fait.

      Et le contraire est tout aussi vrai: quand j’ai vu l’affiche du film The American avec George Clooney, j’ai dit: “Wow! Quelle belle affiche rétro! J’ignore de quoi parle le film, mais ça donne le goût de le voir!”

    • Dans la vie, j’achète des DVD (et blu-ray) pour les mettre en location dans des clubs vidéo. Et je peux vous garantir que le graphisme de la pochette (l’équivalent de l’affiche en DVD) joue un GROS rôle dans les décisions qu’on prend.

      Pas par goût: par nécessité commerciale.

      Une pochette complètement ratée d’un bon film a une incidence dramatique sur l’intérêt que vont avoir les consommateurs. Et ce, que ce soit un film commercial ou un film de répertoire.

      Et pour répondre à Aldous Huxley, en effet peut-être que le dessin de l’affiche n’aura pas d’incidence à long terme sur le statut que va se tracer un film dans le patrimoine. Mais en attendant, l’intérêt que les gens portent au film à court terme va peut-être avoir une incidence sur le retour ou non des artisans du film dans le paysage cinématographique.

    • Trois Temps Après la Mort d’Anna on dirait un film sur le suicide, L’enfant Prodige on dirait un film “Cas Vécu”. Route 132, on dirait la couverture de pamphlets qu’on trouve dans les centres d’infos touristiques. J’ai regardé les bandes-annonces de ces 3 films et je n’ai le goût de voir ni l’un ni les autres. Donc, déjà au départ, ça va pas ben!

      Par contre, il est vrai que lorsque j’aime l’affiche d’un film que j’ai adoré, j’ai le goût de la garder et chaque fois que je la regarde, des scènes du film me reviennent en beaux souvenirs.

    • Absolument….
      On a jamais une 2eme chance de faire une 1ere impression et l’affiche est LA 1ere impression.
      Je vais souvent sur Itunes Trailer pour voir ce qui s’en vient, j’ai sauté par dessus beaucoup de film juste à cause de l’affiche… dommage mais je me ratrappe souvent… pfiouuuuuuuuuuuuu!!!

    • Ben à écrit «J’ai travaillé les 15 dernières années comme designer graphique et j’imagine très bien la commande pour l’affiche de Route 132 : (Voix de gros boss cheap fermé à toute autre idée que la sienne) « Faut combiner la photo des vedettes avec une mappe de la route 132. On n’a pas de bugdet et ça prend ça pour hier. » Ça donne ça comme résultat.

      Moi je dis que par expérience qu’il a TOUT A FAIT RAISON! c’est toujours comme ça, que ça ce passe, ni plus, ni moins!

    • Réglons d’abord le cas de l’affiche «per se». Vrai qu’elle «fait dûr» et qu’elle ne donne aucune idée de ce qu’est le film.

      Cela dit, et ça n’est que mon point de vue très personnel, ça n’est pas l’affiche qui m’amène où non à voir un film. Il y a le cinéaste, sa réputation, ses réalisations antérieures que j’ai aimées, ou pas, les extraits publicitaires, les critiques. Bref, ma décision repose sur un ensemble de facteurs dont l’affiche ne fait pas partie.

      Par contre, sur les tablettes du vidéo-club, une affiche signifiante peut attirer l’attention si un film nous est inconnu. Et c’est alors que je retourne la boite pour prendre connaissance du contenu. Mais même là, on peut se faire jouer un tour.

    • Moi je suis vraiment pas d’accord avec la plupart d’entre vous.

      Je m’explique.
      Selon moi se n’ai pas l’affiche du film qui nous influence le plus, c’est bien sur la bande-annonce qui nous fait dire si ça va etre bon ou pas.
      L’affiche nous donner seulement une petite piste tandis que la bande-annonce nous montre le plus gros du sujet du film.

      Et en passant, je ne suis pas d’accord avec vous pour dire que l’affiche du film ROUTE 132 n’est pas “invitant“. Je pense évidemment le contraire …

    • La cafétéria centrale de l’Université Laval est tapissée d’affiches de films québécois des trente dernières années. Bravo pour le travail de mémoire, mais côté esthétique, c’est assez peu inspirant.

      J’attends toujours qu’on y installe l’affiche de Curling…
      http://www.voir.ca/blogs/kevin_laforest/Curling%20(affiche).jpg

    • Je serai assurément bloqué par une affiche conventionnelle, plate et sans intérêts, il n’y a pas de doute là-dessus.

      Ceci dit, il y a une différence entre être influencé par l’esthétique d’une affiche et baser son jugement sur quelque chose d’aussi mince. Certaines ne disent presque rien de l’oeuvre qu’elles couvrent. Le prisme des Pink Floyd, bien qu’il soit d’un point de vue graphique assez primaire et sans grand intérêt, n’a pas empêché un énorme succès commercial.

      Pour répondre à patricte, je conçois bien que pour les oeuvres médiocres le succès soit dépendant de tels détails et que la réussite pour eux ne puisse consister qu’en un attrait très spontané et temporaire du publique. Le plaisir est vite oublié, ainsi que les artisans dont vous parlez, lorsque la vague est passée. Je crois que la qualité de l’oeuvre, bien plus que sa façade, a une incidence sur la carrière de ceux qui l’ont faite et sur la question si oui ou non ils seront oubliés.

    • Quand j’ai vu l’affiche du film “Trois temps après la mort d’Anna”, je croyais que c’était un remake (ou la suite) de Kamouraska car Guylaine Tremblay ressemble étrangement à Geneviève Bujold alors c’était pas trop tentant…

      Quant à L’Enfant prodige, j’y suis allée malgré l’affiche quelconque et j’ai bien aimé malgré les tièdes critiques. Patrick Drolet était excellent dans le rôle mais les faux Français m’ont sérieusement agacée.

      Tout ça pour dire que je ne crois pas qu’une affiche fasse le succès ou l’échec d’un film; quand quelqu’un veut voir un film il va y aller en dépit de ça et même des critiques négatives ou mitigées.

    • Les trois affiches sont très médiocres, sans aucune inspiration. Celle du film de Catherine Martin est tout simplement morbide. Oui, je sais, le film parle de la mort et du deuil. Mais est-ce nécessaire d’en rajouter à ce point dans la déprime? Après cela, le distributeur (qui a lancé son film en plein mois d’août, quel génie!) va venir se plaindre que les films d’auteur ne marchent pas au Québec.

    • Une des affiches du film Centurion que j’ai vue sur le site des trailers de Apple. Une affiche basée sur un dessin, et non une photo. Même pour un film de série B, ça semble trop.
      Je me suis vraiment demandé si ‘on’ voulait me tenir à distance de ce film au cinéma…

    • J’ai vu Trois temps après la mort d’Anna, j’ai aimé le film ET l’affiche (qui m’avait donné le goût d’aller voir le film). Dans votre article, vous insinuez que c’est une une mauvaise affiche. Pourtant, l’affiche a été publiée dans le dernier IP (anciennement Grafika) comme étant un bel exemple d’affiche culturelle. C’est quoi une belle affiche, Monsieur Lussier? c’est quoi une bonne affiche ? En quoi l’affiche de Trois temps après la mort d’Anna est une mauvaise affiche ? Bien mince votre argumentaire…

    • Tout à fait!
      J’ai acheté celle de Pirates of the Caribbean 2 pour cette raison. Elle est belle, fournie, etc. Le film était trop long à mon goût.

    • L’affiche affreuse de Route 132 est assez symptomatique d’un pan important du cinéma québécois, et du cinéma de Bélanger en particulier: excellente direction d’acteurs, une histoire profonde et émouvante, mais aucune espèce de considération pour le style visuel.

      Quant à l’affiche de Catherine Martin, si j’étais méchant, je dirais qu’elle fait compétition avec Bernard Émond pour savoir quel cinéaste québécois fait les films les plus jansénistes (ô douleurs ô austérité, et donnez-moi le bâton que je me batte la coulpe).

    • Peut-elle tuer la carrière du film ? Oui mais cela arrive-t-il si fréquemment ?

      C’est un élément. Puis oui, absolument, l’affiche surtout quand on se rend un peu au hasard vous incite ou non à aller voir le film. C’est comme une étiquette pour un vin ou une bière. Certes, il ne faut pas s’attarder qu’à cela… Mais si vous aimez pas l’affiche ou l’étiquette… Vous risquez d’aller voir ailleurs…

      Trois temps après la mort d’Anna ? Oui c’est trop sobre ou avec manque de… Cela pourrait être mieux. Mais je suppose pareil que ce film n’a pas eu une grande diffusion… Alors l’affiche n’a eu qu’un modeste effet… Et leur budget pour cela était de combien ?

      Où sont les artistes de l’affiche ici au Québec ? Ils ne font pas ou plus appel à eux ?

      Si le film est pas si en demande ou que trop de gens vont voir ailleurs, ce peut être ce qui fait la différence…

      Mais dans le domaine archi-commercial, par contre, tout peut être mauvais dont l’affiche et le film faire de l’argent comme de l’eau… LOL… C’est peut-être que c’est pas si mauvais que cela au point de vue commercial… L’effet recherché chez le public cible est peut-être là…

      L’enfant prodige ? On nous a écrit que c’était un film pas mal moyen alors que l’affiche le soit aussi cela va avec…

    • @ konfaitti

      On peut m’écrire directement à mlussier@lapresse.ca :-))

    • Seulement au Cinéma Beaubien que le film avec Guylaine Tremblay ? C’est bien ce cinéma quoique je vous ai déjà relaté mon expérience dans une salle pratiquement vide et avec un spectateur qui dormait tout le long du film…

      C’est pas très incitant à revenir mais c’est UNE expérience et c’est pas mon quartier non plus, j’y suis pas du tout… À la Cinémathèque Québécoise aussi, il y a plusieurs années, le public trop austère… Bon mais j’y allais pareil et cela c’est un soir… D’autres c’était différent…

      Et avez-vous lu les heures de diffusion ? Moi pour l’après-midi pour mon film il y avait pas de place ou peut-être mais après car c’était réservé à des écoliers… Alors c’était ma séance du soir à 18 heures… SALLE VIDE…

      Beaubien
      ”2396, rue Beaubien Est, Montréal

      Trois temps après la mort d’Anna (français, version originale)
      Ven, Lun, Mar, Mer, Jeu : 10:20, 15:00, 17:00
      Sam, Dim : 15:00, 17:00 ”

      Oui alors une mauvaise affiche peut avoir un impact mais bien plus une mauvaise diffusion et programmation et un public non enthousiaste ou trop homogène. Mais je reconnais que c’est pas facile… Et je sais pour le club de répertoire à Saint-Lambert si j’avais habité là, j’aurais été un client…

    • Faut aussi parler des affiches pour leurs qualités graphiques, au delà du «j’aime» ou du «j’aime pas». Il faut se poser des questions comme : est-ce que cette composition est équilibrée, trop chargée, est-ce que le choix de l’image est en lien avec le sujet et quelle était la commande initiale ? Ce n’est qu’après avoir répondu à ces questions qu’on regarde si l’affiche aide ou pas le film.

      Ce n’est pas de cinéma dont on parle ici mais d’abord de graphisme. Il y a des affiches que je trouve qui fonctionnent très bien, même si je ne les trouve pas «belles».

      Faut dire que le cinéma d’ici nous a habitué à des affiches consensuelle… On dirait parfois que l’audace n’a plus sa place.

    • On mange avec les yeux avant de manger avec la bouche et du coup, oui, sa peut nuire. Au point de nuire à sa commercialisation ? Là, je doute. Mais elle peut en effet faire la différence quand on se pose la question : J’y vais ou j’y vais pas ? Suis-je dans dans cette ambiance ?

    • En effet, pas très belle cette affiche, mais ça ne m’empêchera d’aller voir le film.
      Et que dire de l’affiche du FFM? Une horreur!

    • Non, je ne crois pas qu’une mauvaise affiche puisse nuire à la carrière d’un film.
      Si c’était le cas, plusieurs films américains auraient été des flops. L’inverse est aussi vrai. Une belle affiche n’entraîne pas nécessairement un succès de salle (Les amours imaginaires par exemple).
      En passant, l’affiche de Trois temps après la mort d’Anna m’apparaît comme un clin d’oeil à Geneviève Bujold dans Kamouraska. La ressemblance est frappante.

    • Oui et non. Je n’avais même pas reconnu Guylaine Tremblay sur l’affiche de Trois temps après la mort d’Anna… j’avais vu l’affiche et elle m’a fait reculer. Personnellement, je la trouve mieux réussie que celle de l’enfant prodige. Quand je la vois, je me dis que les affiches pour annoncer les soirées de bingo dans les salles paroissiales étaient mieux faites. C’est chargé, le photo-montage a l’air d’avoir été fait au ciseau à bouts ronds et à la colle LePage. Les informations sont mal disposées.

      Par contre j’ai trouvée l’affiche de Piché Entrre ciel et terre très laide et ça n’a pas empêché le film d’avoir un succès commercial.

      @jf tremblay: En effet l’affiche de The American est fort réussie, bien qu’elle soit réminscente de l’affiche de Vertigo d’Hitchcock (L’utilisation de la couleur orange et la silhouette du personnage)

    • @lecteur curieux
      J’aimerais savoir en quoi le public de la Cinémathèque est “trop austère”. Parce qu’il ne mange pas de pop-corn et ne parle pas pendant la projection?

    • Note à tous (31 août 16h)

      Je dois m’absenter plusieurs heures et ne pourrai modérer les commentaires ce soir. Ils seront mis en ligne demain matin.

    • @agaguk40

      Aucunement cela. Quelle est cette idée saugrenue ? LOL

      Et je parle d’un soir pour un film… Il faudrait que je me souvienne du titre… Et pour la critique que je fais moi aussi je pourrais être inclus dedans…

      C’était un film un film russe en Noir et Blanc… Totalité ou presque du public composé d’hommes et à lunettes (moi aussi ), étudiants ou prof je ne sais pas trop… Mais tous à lunettes et du genre intellos…. Et je dirais aussi avec 40% qui étaient probablement homosexuels aussi…

      Bon c’est pas de notre faute, s’il y a plus d’intellos chez nos amis gays… Mais on sort pas juste pour croiser des intellos à lunettes même si a le look nous aussi… Je le sais bien aussi que c’est pas pour moi que les gens vont se déplacer… Mais moi aussi je veux bien rencontrer des intellos et peu importe s’ils sont homos… Mais j’aime un public plus diversifié…

      J’étais quand même allé d’autres soirs… Peut-être aussi parce que j’avais choisi un film trop pointu… Et pourtant je m’en étais vanté à une femme d’une beauté rare dans le bus… Une Ukrainienne…

      Désolé, les amis…

      Tiens c’est un peu aussi comme un magasin de disques sur Saint-Denis une fois vendant des albums jazz et classique mais le personnel semble se foutre de vous comme client… Du moins, pendant ma visite… C’est vrai que j’y allais un peu juste pour fouiner mais cela donne pas le goût d’acheter. C’est beau vouloir avoir de la qualité mais il faut aussi que cela semble convivial ou pour le public que celui-ci soit diversifié…

      Je veux pas juste rencontrer des gens me ressemblant de près ou de loin. Autrement, je préfère presque Twilight – New Moon que j’ai détesté comme film mais avec une jolie voisine près de moi… Pas du tout, les mêmes goûts en terme de cinéma mais agréable à côtoyer… Les gens n’étaient pas désagréables lors de cette fois là juste TROP PAREILS… Puis oui AUSTÈRE… Dans leur look… Mais vous allez peut-être penser que c’est moi qui ai choisi un film austère…

      Et qui se ressemble s’assemble ?

      Dommage j’ai pas conservé mon ticket sur ce film russe…

      Une autre fois j’avais rien à redire sur le public dans un film français avec Jean-Claude Brialy d’époque… Ou du cinéma muet en musique…

      Bon et aussi c’était avant qu’il y est un Café… On veut un peu de chaleur tout de même mais certes pas des choses comme dans les Complexes où si vous n’avez pas acheté votre billet d’avance ils font exprès pour retarder le service et il y a plein de junk food… Non… ON AIME PAS CELA !

    • Alors était-ce le public de la Cinémathèque que je peux trouver un peu trop austère mais pas certain. Ou c’était plutôt le public de MON FILM ce soir là ? Oui ce devait être plus celui de mon film…

      Bien alors, c’est cela… C’est le grand public ou les gens qui sont pas assez curieux alors on va voir un film avec seulement des intellos dans la salle ou qui ont le look… Intellos pointus en plus…

      Les gens pouvaient probablement se dire exactement la même chose de moi… Il a donc l’air plate ou austère ce gars là !!!! LOL LOL LOL… J’imagine…

      Ne pas parlez pendant la séance… Oui c’est mieux mais j’ai une certaine tolérance à cela. Mais pas des gens qui le font pendant tout le film… Là c’est insupportable ! J’ai absolument pas besoin de Pop Corn et dès les années 80, j’évitais en général d’en acheter, bien sûr, en partie à cause du prix…

      Je mange AVANT la projection. On ne choisit pas non plus les publics pour un film ou un concert… Et on le sait pas d’avance qui pourrait être intéressé par les mêmes choses que nous… Le public est plus âgé que moi ? C’est pas un problème mais j’aime qu’il y en ait quelques-uns de mon âge tout de même.

      Retournons-y alors et j’ai eu une invitation par une agente de communication et de marketing de la Cinémathèque… Bon ! Mais elle, va-t-elle être là ?

    • @agaguk40

      En conclusion, pour le moment, j’aurais dû être plus précis dans mon premier message. Et je dois vivre avec les risques du cinéphile. Autant au Beaubien qu’à la Cinémathèque québécoise. Le projectionniste semblait un passionné à la Cinémathèque une autre fois quand même et le pianiste, c’était bien.

      Au cinéma ”commercial” il y a déjà eu plein de choses aussi, des spectateurs dérangeants, par exemple. Ou juste l’ambiance à l’extérieure de la salle, que j’aime pas ! Il y a quand même aussi la distance et l’horaire pour une sortie au cinéma… Alors on pourrait choisir un film moins bon mais plus près…

      Que des voisins mangent quelques cochonneries ? Ils sont pas si bruyants que cela, en général, mais moi j’en veux pas !

    • J’ai retrouvé le titre du film que j’étais allé voir le vendredi 19 octobre 2001 à la Cinémathèque…

      Il s’agit de :

      UN DÉBRIS DE L’EMPIRE

      Friedrich Erlmer / URSS 1929.

      Bon était-ce avant le Café qui est là maintenant ? Y suis-je retourné après ou c’était avant pour les autres ? Je me souviens plus. Mais je m’intéresse pareil à ces institutions.

      IL est écrit Erlmer sur ma feuille mais sur le web, ils écrivent Emler pour ce cinéaste…

      http://www.kinoglaz.fr/u_fiche_person.php?num=380

      Ce devait être trop méconnu, je ne sais pas ou pas le bon soir pour moi… Peu importe et j’y allais pas juste pour ce film là précisément. Mais pour le tout. Et si j’y étais allé avant ce devait que j’appréciais somme toute… Allez, allez…

      À moi d’y retourner et de vivre avec cela… Et c’est la même chose pour moi… Cela dépend comment on se sent et comment les autres se sentent… La même chose POUR UNE AFFICHE…

      On peut avoir un COUP DE FOUDRE pour l’affiche suffisant pour aller voir le film juste grâce à ELLE ou la trouver TELLEMENT LAIDE OU ORDINAIRE qu’on s’intéressera pas au film…

    • Ermler, pardon.

    • Je ne crois pas qu’une mauvaise affiche tue un film. Mais à l’inverse, une bonne affiche peut ressusciter un mort-né. Et comme dans le cas de Trois temps après la mort d’Anna, je crois que le titre tue davantage que l’affiche.

    • allez voir l’affiche de Gaz Bar Blues (excellent film) aussi de Louis Bélanger. Ça doit être le même graphiste.

    • @agaguk40 qui demande à lecteur_curieux : « J’aimerais savoir en quoi le public de la Cinémathèque est “trop austère”. Parce qu’il ne mange pas de pop-corn et ne parle pas pendant la projection? »
      Ah, si seulement c’était vrai ! Le public aux cheveux blancs de la Cinémathèque ne parle pas pendant la projection, il crie comme un demi-sourd s’adressant à un autre demi-sourd. Il ne mange pas de pop-corn, mais suçote des bonbons qu’il met une éternité à déballer du bruyant emballage de plastique qu’il met une deuxième éternité à replier. Et comme dit Woody, l’éternité, c’est long, surtout vers la fin.

    • Pas mal d’accord avec Unholy_Ghost.

      Les amis, répétons en choeur en criant:

      CINÉMA QUÉBÉCOIS = “AUCUNE ESPÈCE DE CONSIDÉRATION POUR LE STYLE VISUEL”

      Du moins, une bonne part du cinéma mainstream
      (On va épargner Denis Coté et sa gang).

    • @klik

      Ce n’était pas nécessairement mon cas pour les fois où j’y suis allé mais cela fait longtemps maintenant. Il y avait un public âgé mais pas exclusivement. Peut-être ceux y travaillant aussi mais eux c’étaient des passionnées et je parle peut-être du projectionniste ou du pianiste.

      Pour le public ? J’ai pas vu cela ainsi ou senti mais il faudrait y retourner. Là aussi, j’aime avoir un public de tous les âges disons. Pas obligé, obligé mais pas seulement d’un seul âge.

      Et il y a aussi autre chose que je suis peut-être pas d’accord. Ce sont les emplois subventionnés admissibles seulement à certains soient prestataires de l’aide sociale ou bien de l’assurance-chômage… Il me semble que la Cinémathèque participait à cela… Mais c’est pas elle, le problème. Ces gens peuvent être intéressés à y travailler autant que d’autres mais c’est quand même une forme de discrimination de la part du gouvernement et prive l’endroit de gens. C’est le gouvernement qui voit à son intérêt pécunier plutôt qu’autre chose…

      Pour le public trop âgé ? C’est ce qu’on raconte à propos de celui du FFM. Mais je ne suis pas allé le constater. J’imagine que cela décourage certains et les plus âgés aussi car ils aiment voir de la relève parmi les cinéphiles.

    • Pour les affiches… Je dirais qu’il serait bon de nommer les créateurs de celles-ci… Oui, il me semble que cela aiderait à la reconnaissance des bons dans le domaine et à évaluer le travail et chacune des affiches.

      Avec qui ont-ils travaillé ? Et avec quel budget ? Qui sont les Québécois réputés dans ce travail ?

    • @Sultitan

      Ce qui est choquant car, m’enfin, c’est du CI-NÉ-MA. On me dira que c’est parce que notre cinéma vient du documentaire mais c’est faux, ou alors une facilité: dans leurs documentaires, les Brault, Groulx, Jutra, etc. étaient particulièrement attentifs au style de l’image.

      On m’a dit que plusieurs cinéastes, et certains renommés, font essentiellement de la direction d’acteurs et laissent à leur équipe le soin de cadrer et éclairer.

      Heureusement, les nouveaux cinéastes (Côté, mais aussi Ouellet, Dolan, PodZ, Bernadet et Verreault, Deraspe, etc.) se posent des questions sur le style visuel.

    • Comme le dit jeanfrancoiscouture, je crois que l’affiche n’a AUCUNE influence sur le public cinéphile qui choisit ses films en fonction de critères comme “Qui a réalisé ?, Qu’a-t-il/elle fait auparavant ?”, etc. Toutefois, elle peut avoir une GRANDE influence sur Monsieur-tout-le-monde qui se tient dans le hall du cinéma du Quartier Latin (par exemple) et qui essaie de faire un choix parmi les films offerts !

      Ah ! Je me rappelle avec nostalgie l’époque pré-internet où, adolescent, je me garrochais sur la section cinéma du journal LE SOLEIL pour y admirer les reproductions noir et blanc des affiches (souvent très réussies) de films comme :
      LES DENTS DE LA MER (ce requin vu de moitié, fonçant vers la nageuse !! Superbe !), L’EXORCISTE (une image qui, 35 ans plus tard, n’a rien perdu de sa puissance évocatrice), LA TOUR INFERNALE (belle affiche pour un film médiocre), LE PARRAIN, APOCALYPSE NOW, etc … Autre époque …

    • Est qu’un lecteur curieux qui donne trop son avis peut tuer un blog ? …

    • @lecteur curieux
      Merci pour votre réponse, je n’en demandais pas tant… ;)

    • Effectivement, le contenant, bien que n’ayant aucune incidence sur le contenu du film, a une incidence certaine sur le comportement des cinéphiles une fois le moment venu de choisir leur amuse-gueule hebdomadaire au club vidéo.

      À ce propos, je me souviens avoir eu bien du mal à convaincre mes proches de visionner les Amants du pont-neuf, film maudit d’une noire poésie, dont la pochette nord-américaine d’un kitsch effarant digne des meilleurs romans harlequins laissait plutôt croire à une bluette sentimentale indigeste rempli de bons sentiments…. On pourrait peut-être voir là une campagne de mise en marché fallacieuse visant à rentabiliser un film d’auteur
      a grand déploiement (n’est-ce pas là un pléonasme ??) dont la dimension écorchée vive avait déjà rebuté le grand public en Europe… d’où le choix d’une couverture/pochette plus consensuelle n’étant pas nécessairement au diapason du ton de l’oeuvre…

      Dans ce cas-ci, l’idée de fausse représentation plutôt que celle de ratage pourrait davantage être mise de l’avant…

      Le sujet m’apparaît fascinant pour être incorporé à une imminente thèse de doctorat…

    • Pour une fois, je trouve l’affiche du FFM plutôt réussi.

    • Oui l’affiche d’un film peut m’inciter à me déplacer pour voir tel film ou me rebuter au plus haut point. J’essaie de trouver un exemple mais rien ne me vient! Maudit, il doit bien en avoir des exemples… En tout cas, celle de Route 132 ne m’incite pas du tout à voir le dernier long-métrage de Louis Bélanger… Je réfléchis pour des exemples et je vous reviens!

    • Certainement. Voici un exemple. Un vidéoclip peut faire la promotion d’une chanson. En ce qui me concerne un vidéoclip bien fait peut rendre une chanson que je détestais plus attreyante, ou à l’inverse, que je la déteste. Également, le poster d’un film fait sa promotion. C’est ce qui donne un apperçu au public de quoi parlera le film et il sert aussi, en quelque sorte, à attirer le public à voir le film.

    • @unholy_ghost Tu dis : “On m’a dit que plusieurs cinéastes, et certains renommés, font essentiellement de la direction d’acteurs et laissent à leur équipe le soin de cadrer et éclairer.”

      En effet, et j’avais été renversé de l’apprendre de la bouche même de Morgan Freeman (en entrevue à Letterman en 1993).

      Freeman venait de “réaliser” BOPHA ! (1993) (son seul film en tant que réalisateur). D’une candeur exceptionnelle durant l’entrevue, Freeman avait admis qu’il ne connaissait absolument RIEN à la réalisation.
      - Mais comment vous y êtes vous pris alors ? demande Letterman.
      - Pas compliqué : le premier jour où je me pointe sur le plateau, l’assistant au réalisateur vient me voir et me dit : M. Freeman, nous devons aujourd’hui tourner ces plans-ci. Nous savons que vous n’avez jamais réalisé un film, mais ne vous en faites pas : vous avez avec vous une équipe du tonnerre ! Votre directeur photo (David Watkin) a déjà remporté un Oscar, l’autre ici aussi, etc.
      - Excellent ! Alors pour cette première scène, vous me conseillez quoi ?
      - Il y a trois façon de la tourner : comme ceci, comme cela ou comme cela.
      - Euh, bon, alors comme cela … C’est bien ?
      - Très bien. Nous nous occupons de tout préparer, comme ça vous pourrez vous concentrer sur ce que vous connaissez le mieux, c’est-à-dire la direction des acteurs !
      - Merci bien !

      Hé voilà ! Le tour est joué ! (Très fréquent apparemment comme phénomène)

    • Belle humilité de la part de monsieur Freeman.

      Mel Gibson semble plus sûr de ce qu’il veut quand il fait un film.

      Riez, mais je demeure curieux de voir un film de Gibson.

    • Des fois c’est mieux qu’un Patrick Huard qui pense qu’il sait mettre en scène…

    • L’affiche est plutôt quelconque en effet, comme la plupart le sont… et quelques fois elles sont sublimes, mais le film aussi peut être quelconque. Donc, à mon avis, pas de cause à effet là…

      Les bandes-annonces sont plus révélatrices, mais encore là — très souvent, le meilleur du film s’y trouve, mais le film lui-même n’est juste pas là, ou dans une version toute croche, qui n’est pas à la hauteur des promesses de l’échantillon projeté.

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