Marc-André Lussier

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    Samedi 28 août 2010 | Mise en ligne à 21h04 | Commenter Commentaires (23)

    FFM : Que reste-t-il de nos amours?

    FFM 2010 (affiche)

    Peut-être l’avez-vous remarqué (ou peut-être pas…), je ne suis pas le Festival des films du monde de façon aussi assidue cette année. Mon comparse Marc Cassivi a pris le relais du côté de la compétition officielle. André Duchesne est aussi sur place.

    Même si je ne suis pas vraiment en mesure de contribuer à la discussion, ceux qui, parmi vous, souhaiteraient partager leurs impressions, découvertes, coups de coeur et coups de gueule, êtes évidemment invités à le faire sur ce blogue.

    Le compte-rendu de Marc Cassivi sur Route 132.

    Notre dossier sur le FFM (avec tous les articles qui s’y rattachent).

    Ma chronique Ce que j’aime (et j’aime moins) du FFM.

    Bon Festival.

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    • Il faut beaucoup de patience. On ne croirait jamais que ce festival existe depuis 34 ans tellement c’est mal organisé. J’ai une passe à 100$, mais je dois attendre à la fin pour entrer. Résultat: il n’y a plus de place! Vaut mieux donc acheter des livrets ou des billets individuels.
      L’horaire détaillé est dificile à trouver sur le site internet (pourquoi ne pas l’avoir placé en page d’accueil?) et lorsque l’on clique sur Programmation extérieure à la belle étoile, c’est écrit: Information non disponible! On le trouve ailleurs!!!
      Dans le programme papier, on a inscrit un # de téléphone erronné! Faut le faire! Personne n’a pu déceler l’erreur avant l’impression et la distribution? Impardonnable.
      Et enfin, 430 films, c’est beaucoup trop. On ne sait plus où donner de la tête…
      Mais bon, malgré ce flot de critiques, une fois assis dans la salle et que le film visionné est formidable (ce qui n’est vraiment pas toujours le cas, mais c’est ça un festival: d’heureuses ou de désastreuses découvertes), on est drôlement content!

    • ouais mais le point de vue de cassivi ?? Je sais montreal c’est pas cannes ou sundance, mais on y retrouve une brochette de film pas si pire, même tavernier est venu faire son tour (pour un film américano/frenchou). J’avoue que l’obligation de parler encore et encore de nos films québécois plutôt que de cinéma en général c’est râlant, de dire qu’on est beau et fin, qu’un film road movie sur le deuil (voie la chronique de marc cassivi) est super cool car il a été tourné en région, à c’est beau les régions (avec des acteurs de montréal, des cinéastes de montréal, toujours les mêmes acteurs, les mêmes subventions…). Quand le FFm devriendra un festival et non une autre campagne d’auto-promotion (payé par nos taxe) alors on pourra envoyé un reporter qui couvre le cinéma.

    • Est-il recevable d’entretenir deux évènements cinématographiques d’importance, l’un ici à Montréal au Québec, l’autre à Toronto en Ontario? Cette dualité crée de l’amertume autant chez le grand public que pour ces faiseurs d’images (sur pellicules ou en numérique). Deux provinces voisines si différentes quant à leur identité qui se disputent et se chamaillent à propos du jack pot! Cela ressemble à une relation fragile qui perdure à cause justement de ce voisinage incontournable. Ailleurs, l’herbe est plus verte dit l’adage. On peut bien se frotter la bedaine, à quoi cela rime-t-il aux niveaux artistique, touristique et j’en passe? La gloriole d’antan n’est plus, à présent c’est au plus fort la poche et rien d’autre!

      Toronto veut ressembler à Nez York c’est archi connu, alors que Montréal semble fort satisfaite du titre de métropole francophone en Amérique. Est-ce suffisant pour neutraliser les effets négatifs et contreproductifs sur le business en général et le cinéma en particulier?

    • Oui, que reste-t-il de nos amours… Vous n’avez jamais si bien dit.

      J’ai renoué cette année avec le FFM après une absence de 10 ans. J’irai voir 12 films déjà achetés. Quelle surprise, vendredi soir et hier soir à l’Impérial de constater que:

      -il faut attendre parfois longtemps dehors sans aucune place pour s’asseoir, ni dans le hall ni dans la rue (fermée à toute circulation automobile)

      - la moitié de la salle gens quitte pendant le générique !*&%!ÙZ!! On comprend à la limite ceux qui sont à la course entre deux représentations de films mais les autres???? On est à un FESTIVAL de FILMS. On est supposés être des CINÉPHILES.

      - On pouvait hier (représentation de 21:30, toujours à l’Impérial) entendre des “Crounche crounche” de personnes qui mangeaient des Chips pendant le film et un Slurpp de celui qui buvait son Coke avec une paille… AYOYE!

      L’organisation est déficiente. Les vrais cinéphiles se sentent parfois floués.

      Malgré tout, je suis contente d’y aller. Hier soir. “Pajaros de papel” (Emilio Aragón) a ému la salle par la photographie, la trame sonore et le jeu des acteurs.

    • correction

      la moitié de la salle quitte

    • Marc-André, vous nous snobber. Vous préparez une grande couverture pour Toronto, surement. C’est vous qui allez avoir un Bon Festival, et vous en riez à travers votre menton.

      “Souffrez, lecteurs, souffrez, Hahahahaa…”

      (Pauvre Cassivi…)

      En passant je préfère encore le festival de New York à celui de Toronto (grosse rampe huilée kitsch pour le lancement des Oscars). On y voit des films qu’aucun festival canadien n’est en mesure de présenter. En fait je ne devrais pas révéler ce secret, mais je tenais tellement à exprimer que ce goliath de Toronto n’a encore jamais réussi à m’impressioner, alors que l’exode est flagrant dans tout le milieu du cinéma à Montreal (marché oblige).

    • Pour moi, la programmation ne contient quasiment que des réalisateurs inconnus. Dans le rayon films non-américains glauques ou décalés ou bizarres ou juste tout à fait déboussolant… Avez-vous des titres à me proposer?

    • Très déçue de Montréal, 31 fragments d’urbanité.

      110 minutes qui devraient se resserrer à pas plus de 80 minutes. Beaucoup de répétition, beaucoup de longueurs. Pas de pulsation de la métropole.

      J’en parle sur le site de André Duchesne.

    • Deux films intéressants à signaler : ‘Freedom on parole’ d’Erik Clausen et ‘An Earthly paradise for the eyes’ d’Irena Pavlaskova. Clausen est un habitué du festival où il a déjà présenté L’Homme dans la lune, Rami et Juliette et Villa paranoïa. Une source très fiable me dit également tout le bien possible du film finlandais ‘Princess’.

    • @montrealaise

      Donc, pour vous, si on mange au cinéma et qu’on quitte avant la fin du générique, on ne peut pas être cinéphile?

    • J’ai vu cinq films à ce jour, franchement rien pour écrire à sa mère mais bon, ce n’est pas terminé.
      Il me semble qu’il y a plus de monde que l’an dernier, tant mieux si c’est le cas.
      Ah oui Route 132, plutôt bien mais j’aurai toujours un faible pour Gaz bar blues.
      Papineau est vraiment excellent, je n’en pouvais plus de souffrir avec lui.

    • Je suis hors sujet mais je tripe 3D cet été. J’ai vu Tahiti 2 fois, Hubble hier au IMAX. Step 3 en 3D. J’adore.

    • @ totoro

      Selon ma définition du mot, un cinéphile regarde et s’intéresse même au générique. Un cinéphile ne chuchote pas durant un film et ne fait aucun bruit qui pourrait indisposer les autres spectateurs.

      J’ai tout bon ou vous me coulez?

      Je doute que dans les grands festivals de films (Cannes, Berlin, Venise) on accepte que des gens dans la salle mangent ou tètent leur Coke jusqu’à plus soif.

    • Manger des chips, pop corn et placoter au cinéma est un manque flagrant de savoir-vivre. Il n’y a pas que l’image à regarder, il y a aussi les sons, les silences et tous les à-côtés. L’oeuvre projetée peut provoquer mille et une émotions qui méritent d’ètre respecter. C’est ça la magie du cinéma.

      Quand on a faim, qu’on a envie d’aller au petit coin ou quand on a constamment la bougeotte, autant se soulager de toutes ces habitudes (manies, tics) avant de prendre place sur son siège. Cela évite de déranger tout le monde qui lui veut rester attentif à ce qui se déroule sur l’écran. C’est son droit le plus absolu. Et il a même payé pour conserver ce droit exclusif!

      Bravo pour le commentaire de montréalaise d’hier 13h34! Quant à totoro 09h34, vous avez tort de penser ainsi car le savoir-vivre est une vertu quand on vit en société.

    • Cela ne me dérange pas, parce que ce n’est pas un festival lqui m’intéresse. Mais en lisant ce titre “Que rest-t-il de nos Amours”. j’aurais plutôt pensé que l’on faisait allusion à nos Expos de défunte mémoire. Surtout qu’il est encore question du toit de notre stade olympique ces jours-ci Rolland Lambert

    • @Jarol, vous ne fréquentez pas ce blogue souvent… C’est un blogue sur le CINÉMA! Et M. Lussier y a toujours été associé…

    • J’ai tenté de m’intéresser à ce festival. On en parle beaucoup. Rarement en bien, mais on en parle, on en parle. Et puis non. Je ne suis pas assez ouvert d’esprit pour aller voir des films en langue étrangère sous-titré en une deuxième langue étrangère, l’anglais. Tant mieux pour ceux qui ont l’esprit ouvert!

    • @ vlrglqqf

      Woah les moteurs, j’ai jamais dit que j’approuvais ce genre de comportement, c’est juste que c’est un problème en général dans les salles de cinéma, pas uniquement au FFM. Je suis intransigeant sur le silence dans une salle de cinéma, mais par contre, pour la bouffe, force est d’admettre que les organisateurs fournissent celle-ci aux gens dans la salle… Plaignez-vous donc à eux. D’ailleurs en 2010, le pop corn moyen à Cannes coûtait 6,50 euros.

      Quant au générique, je comprends mal pourquoi ça vous indispose, vous, que les autres ne le regardent pas. Ça ne brîme aucunement votre droit à rester jusqu’à la fin. Je n’aime pas quitter avant la fin du générique, mais d’autres ont peut-être détesté le film et ont envie de laisser ce mauvais souvenir derrière eux au plus vite. Qui sait ?

    • Bon, bon, bon.

      Montréalaise, je suis 10 fois plus cinéphile que vous (premièrement, car je n’ai pas manqué les 10 dernières années du FFM, et deuxièmement, car je fréquente 10 autres festivals de cinéma), et pourtant je me permet très bien de quitter un film pendant le générique, si il est moyen (ce qui est fréquent au FFM). Faut pas charier!! Je mange quelquefois pendant un film aussi quand mon schedule est trop coincé, mais je fais généralement attention à la senteur de ce que j’apporte, et au bruit de ce que je manipule (maudit aluminium des gommes Clorets).

      Vous savez, Losique m’a déjà montré du doigt pendant une classe à Concordia (il enseignait), en disant “çà c’est un cinéphile!. Les cinéphiles s’asseoient en avant!”.
      N’importe quoi!! Oui, d’autres profs ont surement signaler que “le véritable cinéphile analyse tout générique”. C’est de la foutaise, sauf pendant la compétition. En compétition, il est de mise d’attendre la fin et d’applaudir pour rassurer les créateurs présent en salle que leur film n’est pas si pire que cela.
      Ce n’est pas de la “cinéphilie” mais de la politesse. Hors-compétition, non, car le cinéaste tente de me vendre un film que je ne suis pas obligé d’aimer. C’est le risque de vouloir être artiste.

      Oui, oui, Princess et Confucius sont des moments correct pour ceux qui aiment le cinéma conventionnel, qui représente finalement le public principal du FFM. Des gens qui veulent des histoires bien contées.

      Le problème du FFM est qu’il faut voir beaucoup de films pour dénicher les bijoux, et moi non plus je ne sais si j’ai la patience cette année. Mais j’apprécie que la porte soit ouverte à tous, seulement, au lieu de faire çà en 1 semaine, ce devrait être “le mois du cinéma”. On a déjà le mois de la photo, mais personne n’a pensé à un “mois du cinéma”.

    • @ sultitan

      Je ne sais pas si vous êtes 10 fois ou 20 fois plus cinéphile que moi (ref. 09h42).

      Je sais cependant que j’ai vu Bodas de sangre (Carlos Saura) au moins 20 fois en salle et que j’ai eu une longue conversation avec Antonio Gades et Cristina Ohos sur la danse, le flamenco en particulier, sur Saura et son cinéma. Voilà pour mon CV. Je suis du milieu de la danse mais j’affectionne grandement le cinéma. Je me considère une cinéphile avertie.

      Mon allusion à ceux qui quittent durant le générique se veut en réponse au titre «Que reste-t-il de nos amours?». Il y a 20 ans, j’ai commencé à aller au FFM et C’EST LÀ QUE J’AI APPRIS que si on quittait durant le générique on était la seule personne à le faire toute la salle restant assise jusqu’à la dernière seconde. J’ai donc appris que les festivaliers cinéphiles du FFM (et de Cannes et de partout) ne profanaient pas une oeuvre en la “choppant”. Le générique fait partie de l’oeuvre.

      J’ai bien mentionné ceci (13h34): ” On comprend à la limite ceux qui sont à la course entre deux représentations de films”.

      J’avais délaissé le FFM depuis 10 ans et j’y reviens maintenant… (que reste-t-il de nos amours?) la moitié de la salle se vide durant le générique. La qualité des spectateurs a baissé. C’est mon jugement.

    • À la mémoire de Antonio Gades, de sa grandiose et sublime rencontre cinématographique avec Carlos Saura et Cristina Hohos.

      Scènes de Bodas de Sangre

      La pratique: http://www.youtube.com/watch?v=f9-eGw9QFf0

      Boléro:

      1) http://www.youtube.com/watch?v=7vZY3i8TOLI&feature=related

      2) http://www.youtube.com/watch?v=e5JuKHILXww&feature=related

    • Montréalaise, à Cannes les films sont en concours. Les gens restent assis par politesse pour les cinéastes présent (et certains journalistes qui prennent des notes quand ils ne sont pas satisfait par le dossier de presse). C’est l’idée que de visionner un générique au complet ajoute quoique ce soit de pertinent à la forme d’un film (où son analyse) qui est exagérée. Toutefois, de plus en plus de films utilisent le générique de fin pour garder le public en siège. C’est le rôle du réalisateur de ne pas ennuyer. Si un film est excellent, en général je reste pour le générique.

      Désoler de vous avoir taquiner sur les 10 ans manqués du FFM. Essayez FNC et TIFF (Toronto) si vous le pouvez, et en 3 ans vous aurez fait 9 festivals. Beau ratrappage. ;-)

    • Bons festivals, sultitan :)

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