Marc-André Lussier

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    Dimanche 8 août 2010 | Mise en ligne à 22h42 | Commenter Commentaires (14)

    Criterion fait appel à un cinéaste québécois

    Pierrot le fou - Affiche

    De l’avis général, Criterion est de loin la plus prestigieuse société éditrice de DVD et de Blu-ray en Amérique du Nord. Spécialisée dans les titres classiques et internationaux,  Criterion propose un catalogue très riche et se targue de toujours offrir des présentations soignées, enrichies de nombreux suppléments. Oui c’est plus cher. Mais l’investissement en vaut la peine à mon sens. Encore faut-il que ces titres soient disponibles au Québec (ce qui n’est pas toujours le cas). Nos collègues de l’excellent site DVD en français ont d’ailleurs fait le tri récemment. Lisez cet article.

    Sachant Xavier Dolan cinéphile et fan de la maison, les gens de Criterion ont demandé au réalisateur des Amours imaginaires de choisir dix titres parmi leur imposante collection. Pierrot le fou de Godard (1965) se retrouve en tête de liste. Pour découvrir les neuf autres titres, cliquez ici. Vous pouvez aussi consulter les listes de toutes les personnalités qui se sont prêtées à l’exercice du Top 10 mensuel jusqu’à maintenant.

    La bande annonce de Pierrot le fou:


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    • Très bon coup en effet de Criterion. Je suis, comme la plupart des cinéphiles, un grand fan de cet éditeur. Seul hic sont les sous-titre souvent unilingues anglophones. Je sais qu’ils sont basés aux État-Unis mais quand même, avec tout l’effort qu’ils mettent dans le contenu et la qualité des DVD, qu’est-ce que ce serait d’ajouter un sous-titrage dans plusieurs autres langues?

      Quand je regarde un film en Russe, en Italien, Chinois ou Japoonais sur Criterion, je suis bien content de pouvoir le voir cependant je voudrais capter tout ce qu’il s’y dit sans m’attarder constamment sur ce qui est écrit sans pouvoir apprécier les images, mon anglais est plutôt moyen côté lecture rapide… Même problème que vous soulevez souvent, Monsieur Lussier, concernant les sorties DVD qui ne tiennent pas compte des francophones, c’est dommage venant d’une compagnie aussi prestigieuse.

    • @guy-antoine : bien d’accord pour les sous-titres. Qu’ils inclus au moins les sous-titres dans la langue d’origine des films étrangers!. J’ai jamais vu un criterion blue-ray mais j’espère qu’à défaut de special features pour les plus vieux films, ils les remplissent de sous-titres!

      @Lussier : pour acheter des criterions, à part leur boutique en ligne, amazone.ca ce révèle souvent le meilleur intermédiaire. En fait, souvent leurs prix battent ceux de la boutique criterion!

    • De temps à autre, Barnes et Noble a une solde sur les DVD et Blu-ray Criterion. Même avec les frais d’envoi, ça revient vraiment moins cher.

      Cette histoire de droits territoriaux est la raison pour laquelle l’édition Criterion (excellente, en passant) de Mon oncle Antoine n’est pas disponible au Québec. Oubliez l’édition sortie ici, c’est le jour et la nuit.

    • Éventuellement, cela ne m’étonnerait pas de voir les films de Dolan sortir en Criterion… ce genre d’attention porter à un réalisateur est souvent un signe… où sinon ça risque d’être sa participation sur des suppléments d’autres films.

    • Oui, Criterion représente la Bible des distributeurs de films de ce côté de l’Atlantique et dans leur catalogue se retrouve probablement les meilleures oeuvres de maîtres du septième art. Sauf…

      Parfois le soin apporté à l’image et au son est quelconque. Rajoutez à cela des sous-titres parfois défaillants et des suppléments qui laissent à désirer et c’est vraiment une insulte de demander 60 $ pour un seul film qui comprend un seul DVD.

      De plus, que fait des films comme Armageddon et Equinox chez Criterion? Ce ne sont même pas des essais «importants» que tout cinéphiles doivent voir vus avant leur mort.

      Criterion est également réputée pour manger la compétition tout rond. Il y a plusieurs années (peut-être 8), il était aisé de trouver le dvd original de Brazil, avec traduction et sous-titres français pour environ 15$. Soudainement, Criterion arrive, prend le monopole, fait complètement disparaître la première édition pour la remplacer par une édition de luxe à 55$. Et cela a dû leur prendre 5 ans avant d’offrir leur popre édition simple de Brazil à 25$! De puis 1 ans ou 2, la vieille édition à 15$ est de retour sur le marché, ce qui donne davantage de chance aux cinéphiles moins fortunés. Car peut importe les bonus et tout, dans 99%, c’est le film lui-même qui vaut le détour. Et lorsqu’on aime bien un titre, là on est prêt à dépenser davantage pour obtenir des suppléments qui valent le détour, ce qui n’est pas toujours le cas.

      Une autre manie que je trouve un peu déplorable chez Criterion est de créer une demande artificielle. La compagnie est la seule qui détient les droits de l’excellent Furyo avec David Bowie, plus connu sous le titre Merry Christmas, Mr. Lawrence. Hors, cela doit faire 4 ans que le dvd est pratiquement introuvable, car discontinué! Au lieu d’en éditer de nouveaux, Criterion attend, épuisant la patience du cinéphile qui n’a pas le choix d’aller louer une version rayée au club vidéo ou d’attendre à 2 heures du matin un moment donné que Télé-Québec le diffuse. Heureusement, 2010 sera la bonne, car après tant d’années d’attente, la ressortie du titre est annoncé pour l’automne.

      Oui, Criterion est le meilleur distributeur, la qualité de ses oeuvres est souvent irréprochable. Sauf que la compagnie le sait et elle en profite énormément. De toute façon, au Québec, en dvd «normaux», il est pratiquement impossible de voir un film de Kurosawa, Fellini, Ozu, Bresson ou Melville sans recourir à Criterion, car personne d’autre ne peut éditer leurs films. À l’occasion, briser le monopole pourrait faire du bien pour la bourse… et pour pousser les distributeurs à améliorer la qualité du son, de l’image et des suppléments.

    • Bon jour Monsieur Lussier,

      Depuis plusieurs années je me passionne pour les DVD Criterion, mais une chose m,a toujours échappé, comment font-ils leurs processus de sélection ? Comment des titres comme Armageddon, The Rock ou même Curse of Benjamin Button peuvent se retrouvé dans cette prestigieuse collection ?

      Une question qui m’est toujours resté sans réponse…

      Merci et Bonne Journée

      Bourbon

    • Le travail de recherche de vos collègues me semble pas tout à fait exact. En vérifiant sur Amazon.ca et HMV.ca quelques un des titres identifiés comme non disponibles au Canada, vous constaterez qu’il peuvent être achetés tout à fait légitimement sur ces sites. Peut-être voulait-on dire que ces DVD ne sont pas disponibles chez les détaillants, mais je me rappelle pourtant en avoir vu certains en magasin à Ottawa. Même les titres qualifiés de non disponibles au Québec peuvent être commandés sans problème par les résidents de cette province, je puis en témoigner.

      Quant au prix de ces DVD, il faut savoir magasiner; la politique de prix de Amazon introduit de curieuses variations entre divers titres sortis à peu près à la même date et je suis tout à fait d’accord avec chihiro quand il dit que 60$ pour un seul disque c’est excessif. Les revendeurs sur le Marketplace d’Amazon sont généralement bien plus avantageux pour les Criterion.

      Finalement, s’il est vrai que Criterion offre généralement des produits de très grande qualité, cette compagnie n’est pas infaillible. À preuve, sa récente édition de L’Enfance nue de Maurice Pialat, qui est affligée d’une désolante image d’un horrible jaune pipi si on en juge par les captures-écran disponibles sur le Web.

      La liste de Dolan est intéressante et pour avoir vu ses films, il m’étonne peu que Pierrot le Fou soit en tête, bien que pour ma part je considère que la réputation de ce film est bien surfaite par rapport à d’autres Godard beaucoup plus intéressants ou amusants comme Vivre sa Vie ou Bande à Part.

    • J’ai toujours considéré que Criterion prenait les gens pour des cons. 60$ pour un DVD c’est le prix fort. La cinéphilie est considérée aux USA comme un produit de luxe élitiste, comme un grand cru de Bordeaux. Une amie française en visite ici me disait ne pas en revenir du prix des DVD, pas seulement des Criterion. Elle achète tous les grands classiques dans les boutiques de discount.

    • @ lucpomerleau

      Il est bien spécifié dans l’article de DVDenfrançais que «pour se procurer ces titres, il faut se rabattre vers une boutique en ligne…»

    • @unholy_ghost

      C’est vrai que les films ne sont pas chers en France. Par contre on y paye le gros prix pour la musique! Cherchez à comprendre…

    • Les quelques DVD de Critérion que je possède ont été acheté sur le web a un prix honnete car introuvable au Québec. Ex. Les vacances de M. Hulot.

    • @Marc-André Lussier
      “Il est bien spécifié dans l’article de DVDenfrançais que «pour se procurer ces titres, il faut se rabattre vers une boutique en ligne…»”

      Comme je le disais, j’ai vu en magasin (HMV ou CD Warehouse) à Ottawa des titres identifiés dans cette liste comme en principe non disponibles au Canada: il s’agissait des éditions Blu-Ray de Stagecoach, Che et M notamment. À un prix dans la norme pour les produits Criterion si ma mémoire est exacte.

      C’est-à se demander quelle est l’étanchéité réelle de ces soi-disant exclusivités territoriales de distribution. Et quelle est leur utilité si on peut de toute manière se procurer ces titres “interdits” en territoire canadien simplement en commandant à Amazon.ca. Qui sait si en cherchant bien à Montréal ou à Québec, certains n’arriveront pas à trouver un exemplaire du splendide Lola Montès par exemple, même si l’absence de certificat de la Régie serait certainement un obstacle difficile à contourner.

    • @ lucpomerleau

      Je veux bien. Mais quand vous dites «Le travail de recherche de vos collègues me semble pas tout à fait exact», vous remettez quand même publiquement en cause le professionnalisme de gens compétents. D’où le rectificatif.

    • @Marc-André Lussier
      “Mais quand vous dites «Le travail de recherche de vos collègues me semble pas tout à fait exact», vous remettez quand même publiquement en cause le professionnalisme de gens compétents.”

      En fait, j’ai surtout rapporté que certains faits contredisent le portrait très tranché dressé par ce site sur ce sujet, sans jamais employer le mot “professionalisme” pour les critiquer. Ce n’est pas moi qui ai affirmé péremptoirement que des titres Criterion ne sont pas du tout disponibles en magasin au Canada, alors qu’il est pourtant possible d’en trouver certains. Je suppose qu’ils se sont contentés des informations fournies par les distributeurs quant à la portée réelle des exclusivités de distribution dont il était fait état.

      La responsabilité d’un journaliste ou d’un blogueur n’est-elle pas parfois d’aller au-delà des limites inhérentes au recours à une source unique avant de présenter une information au grand public? J’écris cela en étant tout à fait conscient que vos collègues ne disposent probablement pas de beaucoup de ressources d’enquête et que ce n’est pas non plus une question d’une importance déterminante.

      Nous sommes tous faillibles, même les plus professionnels d’entre nous.

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