Marc-André Lussier

Archive, juin 2010

Mardi 29 juin 2010 | Mise en ligne à 20h44 | Commenter Commentaires (4)

Un apprenti sorcier pour ouvrir Fantasia?

The Sorcerer's Apprentice - Affiche

La programmation du Festival Fantasia a été annoncée. Encore une fois, l’événement se démarque par son éclectisme, et promet une vingtaine de jours de projections (8 au 28 juillet) pendant lesquelles les amateurs de films de genre trouveront leur compte.

Beau coup d’avoir réussi à mettre la main sur la version restaurée de Métropolis, laquelle fut dévoilée en primeur au Festival de Berlin un peu plus tôt cette année. Je garde encore un souvenir vibrant de cette projection mémorable au sompteux Friedrichstadtpalast, relayée aussi simultanément à la Porte de Brandebourg. Quelques milliers de cinéphiles s’étaient réunis en bravant le froid pour assister à cet événement historique.

Le diptyque Mesrine aura par ailleurs enfin droit à sa première québécoise, avant d’entamer sa  carrière en salle le 13 août.

Quant au film d’ouverture, The Sorcerer’s Apprentice, je ne peux m’empêcher de rester un peu songeur, même si la sélection de la superproduction de Disney constitue sans équivoque un coup d’éclat pour le festival montréalais.

Bien sûr, les organisateurs avaient mille bonnes raisons de jeter leur dévolu sur la nouvelle production Bruckheimer. D’abord, le fait qu’un grand studio hollywoodien consente à présenter son film dans le cadre de Fantasia indique que le festival montréalais a pris du galon sur le circuit international des festivals spécialisés.

The Sorcerer’s Apprentice est aussi un film inspiré de l’un des segments d’un tout petit film d’animation produit par l’oncle Walt en 1940 intitulé… comment déjà? Ah oui: Fantasia!

Jay Baruchel, covedette du film avec Nicolas Cage, est par ailleurs montréalais jusqu’au bout de son bâton de hockey. Et adepte avoué des films de genre. Notre meilleur ambassadeur à Hollywood y serait-il pour quelque chose dans cette sélection?

Enfin, The Sorcerer’s Apprentice comporte des éléments fantastiques, rehaussés par des effets spéciaux luxueux. Le budget du film s’éleverait autour de 150 millions de dollars.

N’importe quel festival de cinéma dans le monde s’enorgueillirait de compter une superproduction hollywoodienne comme celle-là dans sa programmation, qui plus est comme film d’ouverture. Cannes n’échappe même pas à ce phénomène.

Cela dit, The Sorcerer’s Apprentice est un film clairement destiné à un public familial. Ce n’est même pas moi qui l’affirme, mais plutôt tous les artisans du film. Qui l’ont chanté sur tous les tons lors d’une rencontre de presse tenue la semaine dernière à Los Angeles. Je ne remets pas du tout en cause la légitimité de sélectionner un tel film (je le répète, tout cela s’inscrit dans la logique des choses), mais je me demande quand même comment réagissent  les supporters de la première heure de Fantasia devant le virage plus mainstream que semble vouloir emprunter leur festival de prédilection. Un film Disney? Vraiment?

Notre ami Brendan Kelly, de The Gazette, se demande de son côté si Fantasia ne serait pas en train de prendre le leadership à Montréal. Il n’a peut-être pas tort. Lisez son blogue.

Consultez la programmation complète de Fantasia.

La bande annonce du film d’ouverture :

 

 

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Dimanche 27 juin 2010 | Mise en ligne à 16h41 | Commenter Commentaires (3)

Film inédit en DVD: Félix

Félix le film - 1

Oui c’est vrai. Je triche un peu cette semaine. Félix a en effet déjà été projeté dans différentes manifestations cinématographiques, notamment aux Rendez-vous du cinéma québécois, de même qu’au Festival du film sur l’art de Montréal. Le document, réalisé par le vétéran Jean-Claude Labrecque, a aussi été présenté vendredi dernier à la télé de Radio-Canada dans le cadre de la série Zone doc.

N’empêche.

Le DVD qu’Imavision vient de mettre sur le marché est digne de mention à plus d’un titre. D’abord, le cinéaste et la scénariste Pascale Bilodeau ont fait un travail remarquable afin de construire leur film comme s’il s’agissait d’un autoportrait que Félix aurait lui-même esquissé. 

Le poète se raconte, tout simplement. En se rappelant les grandes étapes de sa vie. La carrière à Paris, la conscience du pays à faire, le lien indissociable entre l’art et la politique. Labrecque évite tous les pièges de la biographie traditionnelle (aucun témoignage ne vient alourdir le récit) mais suit plutôt les arcanes de la mémoire du géant. Scènes d’archives, photos anciennes, images d’un pays dont l’évolution n’aurait sans doute pas été la même sans la présence de l’auteur de L’alouette en colère. Les très rares moments où Labrecque a dû avoir recours à des reconstitutions ne sont même pas gênants, tant le cinéaste les amène avec beaucoup de délicatesse, sans insister.

Et puis, il y a les chansons. Lesquelles prennent ici toute leur dimension. Il y a aussi l’extraordinaire caméra de Jean-Claude Labrecque. Ses images racontent le pays de Leclerc de façon tout à fait éloquente, comme en parfaite symbiose.

Félix est un document (trop court – 52 minutes) qui évoque l’âme du poète tout en respectant le caractère humble de l’homme. Dans ce petit coin de planète où la devise est «Je me souviens», on remercie Jean-Claude Labrecque de faire oeuvre utile.

Ce DVD comporte un petit livret rassemblant des notes biographiques, un CD sur lequel on retrouve quatre des chansons figurant sur l’album Hommage à Félix Leclerc, de même qu’un mot de Martin Leclerc. «Ce film sur mon père est un maudit beau cadeau pour les jeunes d’aujourd’hui et pour les générations à venir», conclut-il.  

Lisez cet article qu’a consacré Mario Cloutier à Jean-Claude Labrecque.

Écoutez l’interview qu’a accordée Jean-Claude Labrecque à Franco Nuovo à l’émission Je l’ai vu à la radio (Première chaîne de Radio-Canada).

 

 

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Vendredi 25 juin 2010 | Mise en ligne à 15h31 | Commenter Commentaires (5)

Le film de la semaine: Les herbes folles

Les herbes folles - Affiche

J’avais vu Les herbes folles une première fois l’an dernier au beau milieu du tumulte cannois. J’avais à l’époque trouvé la toute dernière scène du film tellement étonnante – et sans aucun rapport avec l’histoire décrite auparavant – que j’étais ressorti de la projection un peu perplexe.

J’ai revu le film d’Alain Resnais tout récemment. Même si cette dernière scène reste toujours aussi surprenante, mon enthousiasme n’a en rien été altéré cette fois. À 87 ans, le doyen du cinéma frrançais propose un film audacieux, inventif, autant sur le plan de l’écriture que de la mise en scène. Un bijou. Lisez la critique.

Winter’s Bone prend aussi l’affiche aujourd’hui. Je n’ai pas encore vu ce film lauréat du Grand Prix du jury au Festival de Sundance mais la rumeur est extrêmement positive. Mon comparse Cassivi, notamment, a beaucoup apprécié. Lisez sa critique.

Le documentaire Bas! Au-delà du Red Light obtient par ailleurs une bonne cote de la part d’André Duchesne, notre nouveau collègue au cahier des Arts. Lisez sa critique.

Côté hollywoodien, deux sorties: Knight and Day, une comédie d’action divertissante (pour peu qu’on laisse son cerveau au vestiaire) avec Tom Cruise et Cameron Diaz (lisez la critique et / ou voyez la critique sur vidéo), et Grown Ups, une comédie très légère qui n’a pas vraiment trouvé grâce aux yeux de notre ami Aleksi K. Lepage (lisez sa critique).

Aussi à l’affiche cette semaine: The Good, The Bad, The Weird du Coréen Kim Jee-woon (critique à venir).

Rappelons également la présentation de Blissfully Yours au Cinéma du Parc. Il s’agit du film qui a révélé Apichatpong Weerasethakul, lauréat de la Palme d’or du Festival de Cannes cette année, sur la scène internationale il y a huit ans. Plus de détails ici

Les herbes folles prenant aussi l’affiche ce week-end dans quelques autres villes d’Amérique du Nord, le distributeur américain y est allé de sa propre bande-annonce. La voici:

Le lien YouTube pour voir plein écran.

 

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