Marc-André Lussier

Archive du 10 mai 2010

Lundi 10 mai 2010 | Mise en ligne à 15h08 | Commenter Un commentaire

Surprise! Ken Loach dans la course à la Palme d’or

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 Ken Loach-1

                                                (Photo: Reuters)

Une belle nouvelle m’attendait à mon arrivée à Cannes. Route Irish, le plus récent film de Ken Loach, devient le 19e film de la compétition officielle. Avec Mike Leigh (Secrets and Lies, 1996)  et Abbas Kiarostami (Le goût de la cerise, 1997), le cinéaste anglais devient le troisième ancien «palmé d’or» à prendre la course cette année. On se rappelera que The Wind trhat Shakes the Barley avait obtenu ici le titre suprême en 2006. Loach, un habitué de la Croisette, a rcemment mis quelques-uns de ses longs métrages en accès gratuit sur le web.

Sur le site officiel du Festival, on annonce la nouvelle en invitant Thierry Frémaux, le délégué général, à expliquer la sélection tardive du film de Loach. Cinq questions lui ont été posées.

«Le dernier long métrage de Ken Loach  Route Irish, avec Mark Womack, Andrea Lowe et Trevor Williams, rejoint la Compétition aujourd’hui, ce qui porte à dix-neuf le nombre de films présentés dans cette catégorie.

Pour ce film produit par Rebecca O’Brien, qui évoque les conséquences de l’engagement anglais en Irak, Ken Loach a fait appel à Paul Laverty, son collaborateur habituel pour le scénario, et à Chris Menges pour l’image, avec lequel il avait déjà travaillé notament sur The Gamekeeper (1980) et Looks and Smiles (1981).

Le film sera projeté jeudi 20 mai dans le Grand Théâtre Lumière.

CINQ QUESTIONS A THIERRY FREMAUX 
 
Festival : A J-2 de l’ouverture du Festival, vous sélectionnez un nouveau film en Compétition…
L’opportunité d’ajouter un film supplémentaire en Compétition monte le nombre de films présentés à 19. C’était jouable. Nous avons donc décidé de le faire.
 

 

Festival : Y a –t-il eu d’autres exemples au Festival ces dernières années ?
C’est arrivé plusieurs fois dans le passé. Gilles Jacob avait inclus Yol de Yilmaz Güney et Serif Gören, L’Homme de fer d’Andrzej Wajda ou Le Goût de la cerise d’Abbas Kiarostami à la dernière minute. L’histoire n’est pas finie : les trois ont obtenu la Palme d’Or cette année-là. Mais il ne faut en tirer aucune conclusion.

Festival : Quelles conséquences cela peut-il avoir du point de vue de l’organisation ?
Aucune. Si nous l’avons fait c’est que c’était possible du point de vue de l’organisation. Nous ajoutons une projection : le film sera projeté le jeudi 20 mai à 16h30 dans la grande salle Lumière devant le Jury et les Festivaliers.

Festival : Une rumeur court sur le fait que pour contredire sa réputation «d’habitué de Cannes », Ken Loach aurait hésité à vous présenter son film cette année ?
Non. L’histoire est plus simple que ça : le film n’était pas prêt lorsque la sélection a été annoncée le 21 avril dernier. Quand il l’a terminé, Ken Loach s’est montré déçu de n’avoir pu nous le proposer. C’est alors que sa productrice anglaise, Rebecca O’Brien, a décidé de nous l’envoyer, il y a trois jours, sans le dire à Ken Loach. Lequel a été stupéfait d’apprendre sa sélection !

Festival : Allez-vous encore annoncer de nouveaux films dans la Sélection officielle dans les prochains jours?
Une sélection est un objet mouvant qui évolue sans cesse. Et nous tenons à la rendre toujours meilleure. Et quand le festival commence, seul le cinéma compte.»

D’un premier coup d’oeil, tout semble par ailleurs fin prêt pour l’ouverture mercredi. Le fameux «coup de mer» de la semaine dernière semble n’être plus qu’un mauvais souvenir. Il faisait d’ailleurs un temps radieux sur la Croisette aujourd’hui. «Il était temps!, m’a d’ailleurs dit le chauffeur de taxi. Le temps est mêlé partout! Il faisait 11 degrés ici il y a quelques jours. On ne comprend plus rien!». Je crois avoir rachevé le pauvre homme quand je lui ai appris qu’il a neigé hier à Montréal… «Bah vous voyez bien! La nature est devenue folle je vous dis! Et c’est bien fait pour notre gueule, si vous voulez mon avis. Cela ne fera qu’empirer si on continue à faire n’importe quoi!» Vous avez bien raison monsieur… Rogatien?

Du côté du transport aérien, tout semblait vouloir revenir à la normale en Europe aujourd’hui. Le trajet entre Montréal et Paris a toutefois pris deux heures de plus qu’à l’accoutumée. Nous avons d’ailleurs bien souri hier quand le commandant nous a annoncé son itinéraire, résolument tourné vers le Grand nord :  «Étant donné l’éruption volcanique en Islande, nous prendrons ce soir la direction de Chibougamau (?). Nous survolerons ensuite le Grand Nord québécois, gagnerons le milieu du Groënland, puis la côte nord de l’Islande pour ensuite survoler les côtes de la Norvège, longer le Danemark et revenir ensuite vers Paris.» Ironiquement, nous avons carrément survolé l’Islande sur son flanc nord, une zone parfaitement sûre, bien que située à peine à quelques centaines de kilomètres du fameux volcan…  

Sur ce, repos. Me semble que la journée a été un peu longue…

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