
Jafar Panahi au soir de l’ouverture du FFM, entouré notamment de Christine St-Pierre, David La Haye et Pauline Marois.
(Photo: André Pichette, La Presse)
Cela commence à devenir franchement inquiétant. Arrêté chez lui le 1 mars en compagnie de 16 autres personnes (dont 14 furent libérées deux jours plus tard), le cinéaste iranien Jafar Panahi est toujours détenu dans une prison de Téhéran. Tant les membres de sa famille que son avocat seraient incapables d’entrer en contact avec lui.
Farouchement opposé au régime de Mahmoud Ahmadinejad, le réalisateur du Ballon blanc et du Cercle avait déjà eu maille à partir avec les autorités l’an dernier, peu avant son arrivée à Montréal pour présider le jury du Festival des films du monde. Le soir de l’ouverture du FFM, plusieurs sympathisants, dont les autres membres du jury, arboraient fièrement du vert en guise de solidarité.
«Chez nous, ce n’est pas quand on part que les problèmes commencent, m’avait-il dit au cours d’une interview. C’est quand on revient!» Lisez cette interview.
La communauté artistique internationale s’inquiète maintenant d’autant plus qu’aucune accusation précise n’a encore été portée contre le cinéaste. Des détenus interrogés, puis relâchés, se sont récemment plaint de maltraitance survenue pendant des interrogatoires musclés.
Le journal Variety a fait un compte-rendu de la situation vendredi. Lisez cet article.
Le cinéaste Abbas Kiarostami a de son côté publié une lettre ouverte dans un journal de Téhéran, laquelle fut reproduite en anglais sur un blogue du New York Times. Lisez cette lettre.
Nous ne pouvons qu’exprimer notre indignation. Et donner notre soutien à un cinéaste prêt à prendre tous les risques au nom de la liberté de son peuple. Courage.
La bande annonce d’Offside, le plus récent film de Jafar Panahi.
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