
Pour leur 30e anniversaire, les Prix Génie ont réussi tout un exploit dès l’annonce des nominations: afficher leur non pertinence.
La soirée de gala aura lieu le 12 avril. À moins d’un mois et demi de l’événement, l’organisation n’est même pas encore parvenue à conclure une entente avec un diffuseur, preuve par 30 que cette non soirée n’intéresse strictement personne. À part deux pelés et trois tondus qui croient encore qu’une industrie «nationale» du cinéma puisse naître en imposant une mixité inexistante, à peu près tout le monde trouve l’exercice profondément ridicule.
Ma collègue Anabelle Nicoud signe un article ce matin à propos des réactions qu’a suscitées le dévoilement des nominations hier.
En 30 ans d’existence, les Génie n’ont jamais suscité beaucoup d’intérêt au Québec. Au Canada anglais non plus d’ailleurs. Chez nous, ils ont connu le coup de grâce le jour où sont nés les Jutra. Lesquels furent notamment créés par Michel Coulombe, et un certain Roger Frappier. Le célèbre producteur déclarait à l’époque que la mise sur pied des Jutra n’était pas une attaque contre les Génie mais dans les faits, il n’y a même pas de comparaisons. Frappier a continué à soumettre quelques-uns de ses films aux Génie quand-même au fil des ans, mais ce ne fut pas le cas de Dédé à travers les brumes cette année.
On a par ailleurs du mal à expliquer l’absence totale de J’ai tué ma mère (pourtant soumis), dans la mesure où le film de Xavier Dolan a non seulement bénéficié d’une sortie à l’extérieur du Québec, mais il fut aussi choisi pour représenter le Canada aux Oscars. On ne pourrait être plus incohérent.
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