
J’ai eu le plaisir de pouvoir assister à la première de Gainsbourg (vie héroïque) à Paris. Le conte de Joann Sfar prend l’affiche aujourd’hui en France, et le 12 mars au Québec.
J’ai été enthousiasmé par ce film, même si certains aspects prêtent davantage flanc à la critique.
En général, la critique française partage cet enthousiasme. En tête, Les Inrocks. Dans Le Monde, Télérama et quelques autres, on applaudit les fulgurances mais on déplore un dernier acte moins fort. Chez Libé, on exprime aussi des réserves. Cela dit, personne ne crie à l’hérésie, ni n’évoque un ratage.
De notre côté, nous aurons évidemment l’occasion d’approfondir en temps et lieu mais en attendant, vous pouvez lire mon reportage sur le sujet.
Un dossier complet – et fort intéressant – peu aussi être vu sur le site de Studio Ciné Live.
Parlant de Studio Ciné Live, on peut trouver dans la version «magazine» un petit article assez marrant dans lequel on trace le portait de quelques-unes des actrices incarnant les femmes de Gainsbourg. Je le reproduis ici.
En passant, ma rencontre en tête à tête avec Anna Mouglalis fut sans contredit l’un des temps forts de mon court séjour parisien. Je crois même être un peu amoureux…
Mais revenons à l’article de Studio Ciné Live. Du lyrisme à la française.
«Exquises esquisses
ANNA MOUGLALIS
(Juliette Greco)
Pourquoi c’est elle?
Parce qu’Anna Mouglalis a la beauté rauque d’un mythe, d’obscurs mystères au fond des yeux et cette grâce étrange qui lui donne des allures d’apparition.
Comment est-elle filmée?
Comme une magicienne tombée d’une étoile dans un film de Cocteau. Pieds nus, habillée de nuit, avec une goutte de diamant dans le dos, pâleur de lune et regard souligné de crépuscule. Elle est envoûtante.
La scène clé
Lorsqu’elle danse avec Elmosnino en murmurant La javanaise.
LAETITIA CASTA
(Brigitte Bardot)
Pourquoi c’est elle?
Parce que Laetitia Catia est la perfection au féminin. C’est un océan de blondeur sur un ressac de courbes, un rêve divin comme l’était Bardot dans les années 60.
Comment est-elle filmée?
Comme une divinité grecque, une odalisque, un Botticelli, tout en chutes de reins et hanches dorées effleurées d’aurore. Elle est affolante et mythologique. Belle à crever.
La scène clé
Quand elle virevolte derrière un drap de lit sur l’air de Comic Strip.
LUCY GORDON
(Jane Birkin)
Pourquoi c’est elle?
Parce que Lucy Gordon est translucide et délicate comme une rose anglaise, qu’elle a des jambes jusqu’au soleil et un ciel de juin dans le bleu des yeux.
Comment est-elle filmée?
Comme une princesse de conte de fées, vêtue de cheveux et de fleurs de guipure. Comme une enfant éclaboussée de lumière, peau de porcelaine, culotte Petit Bateau et rires de cristal. Elle est exquise.
La scène clé
Un baiser sur le quai Montebello, enivré des ors de Notre-Dame.
MYLÈNE JAMPANOÏ
(Bambou)
Pourquoi c’est elle?
Parce que Mylène Jampanoï est tous les orients, des énigmes du Nil aux secrets des mers de Chine, et qu’elle est ce serpent qui danse du poème de Baudelaire chanté par Gainsbourg.
Comment est-elle filmée?
Comme une idole païenne des nuits parisiennes, barbare et brûlante, grisée d’alcool, de fumée et de décibels. Emmitouflée de nuits en toc cisaillées d’éclairs stroboscopiques, elle est sulfureuse.
La scène clé
Lorsqu’elle se déhanche sur le dance floor dans une houle de cheveux.»
Un extrait du film. Gainsbourg et Bardot travaillent sur Bonnie and Clyde.
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