
Mon choix ne fera pas l’unanimité cette semaine, je sais. Au sein même de la rédaction de La Presse, les avis sont partagés. Riad Sattouf, qui signe ici un premier long après été révélé par ses bandes-dessinées, propose une vision de l’adolescence à mi-chemin entre celle, hyper-réaliste, de Larry Clark (Kids) et celle qu’on retrouve dans les comédies américaines façon American Pie. Ce cocktail déjanté m’a beaucoup séduit mais il m’étonnerait qu’il fasse consensus… J’en ai fait le sujet de ma chronique, publiée aujourd’hui. Les beaux gosses a déjà été présenté au récent Festival du nouveau cinéma. Il prend l’afiche en salle aujourd’hui.
Peu de primeurs figurent au programme cette semaine mais les trois autres nouveaux films sont tous dignes d’intérêt. Bien entendu, Michael Jackson’s This is It fait déjà des affaires d’or. Comme vous savez peut-être, j’ai été agréablement surpris par ce document musical, lequel se concentre principalement sur le répertoire plus «swingnant» du défunt «roi de la pop». De là à lui prédire une présence aux Oscars, comme l’avancent certains, il y a un pas que je ne suis évidemment pas prêt à franchir. On ne parle quand même pas ici d’un grand accomplissement sur le plan cinématographique. Gardons le sens de la mesure…
Avec Demain dès l’aube, dont les têtes d’affiche sont Vincent Perez et Jérémie Renier, Denis Dercourt propose un suspense troublant, un peu à la façon de La tourneuse de pages, son précédent film.
Présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, Amreeka a obtenu là-bas le prix de la critique. Pour son premier long métrage, la réalisatrice palestinienne Cherien Dabis s’attarde à décrire le parcours d’une mère divorcée ayant la chance d’aller retrouver sa soeur dans l’Illinois et de s’installer avec son fils ado aux États-Unis. Le film est attachant, bien que Dabis cède parfois à l’angélisme et à la rectitude politique. Cela dit, la présence chaleureuse de l’actrice principale, Nisreen Faour, donne au film son humanité.
La bande-annonce du film de la semaine:

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sullivan
30 octobre 2009
10h47
LES BEAUX GOSSES, c’est la rencontre de J’AI TUÉ MA MÈRE et d’AMÉLIE POULAIN. Le film de Dolan pour la plongée dans le «merveilleux» monde de l’adolescence ; celui de Jeunet pour les petites scènes colorées qui s’enchaînent avec frénésie. Dans les trois cas, j’ai décroché aux deux tiers. Comme avec un beau gros sundae quand ça devient liquide et qu’on commence à avoir mal au coeur.
theosaurus
30 octobre 2009
13h10
Ce film a l’air trop bon!!
sapine
1 novembre 2009
06h10
Je m’efforce de les trouver beaux…
Si ce sont les critères de beauté des ados d’aujourd’hui, je suis contente d’avoir l’âge que j’ai. ;-)
unsimpleobservateur
3 novembre 2009
22h13
Ça semble être un bon divertissement, JUSTE pour le «mullet» d’un des deux flots.