Marc-André Lussier

Marc-André Lussier - Auteur
  • Le blogue de Marc-André Lussier

    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
  • Lire la suite »

    Partage

    Mercredi 30 septembre 2009 | Mise en ligne à 10h34 | Commenter Commentaires (144)

    Polanski: mise au point (ajout)

    roman-polanski-1.jpg

    Face à la déferlante que suscite «l’affaire Polanski», il convient, je crois, de relever quelques points. 

    Tout le monde s’entend pour dire que le viol d’une mineure est un crime odieux. Il faudrait être vraiment malade pour affirmer le contraire. Polanski s’en est reconnu coupable* (voir ajout). Il a fui les États-Unis il y a 31 ans dans les circonstances que l’on sait.

    Je le répète, il vaut vraiment la peine de voir le document Wanted and Desired car le film de Marina Zenovich – c’est ce qu’on expliquait notamment hier à CNN dans un débat modéré par Campbell Brown – aurait piqué au vif les procureurs de Los Angeles. Qui tenteraient de trouver une manière honorable de classer une affaire dans laquelle le système judiciaire américain n’a pas trop bien paru il y a 30 ans…

    Cela étant, a-t-on quand même le droit de déplorer les circonstances – je dis bien les CIRCONSTANCES – dans lesquelles cette arrestation s’est produite en Suisse? Non, personne n’est au-dessus des lois. Mais de profiter de la tenue d’une manifestation culturelle comme un festival de cinéma à vocation internationale pour envoyer au cachot un artiste qu’on s’apprête à honorer a quelque chose de choquant sur le plan symbolique. Parce qu’un précédent est créé. C’est ce que dénonce la communauté artistique en général, et les ténors des festivals de cinéma internationaux en particulier, parmi lesquels Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, de même que Dieter Kosslick, le directeur du Festival de Berlin. Pour arrêter Polanski, les autorités suisses auraient pu s’y prendre bien autrement.

    L’affaire avait évidemment refait surface il y a six ans, alors que Polanski est revenu sur le devant de la scène avec The Pianist. Puisque le film avait obtenu plusieurs nominations aux Oscars, un certain suspense avait régné à l’époque – viendra? viendra pas? -  sur le retour présumé du cinéaste en terre américaine.

    La victime, Samantha Geimer, avait publiquement pris position en 2003 dans un article publié par le Los Angeles Times. Voici comment l’Agence France Presse avait décrit cette sortie à l’époque:

    Le cinéaste Roman Polanski, qui encourt une condamnation aux Etats-Unis pour détournement de mineure en 1977, devrait pouvoir y retourner pour la cérémonie des Oscars, estime sa victime dans une tribune publiée dimanche par le quotidien Los Angeles Times.
    Dans cette tribune, Samantha Geimer, âgée de 13 ans au moment des faits, affirme que le réalisateur, dont le film “Le Pianiste” a reçu sept nominations aux Oscars, devrait pouvoir assister à la cérémonie le 23 mars.
    “Je n’ai pas vraiment de rancune envers lui ni de sympathie. C’est un étranger pour moi”, écrit-elle au sujet de M. Polanski, qui avait été accusé d’avoir violé l’adolescente après lui avoir fait consommer de l’alcool et de la drogue.
    “Mais je pense que M. Polanski et son film devraient être récompensés selon la qualité de l’oeuvre”, dit-elle. “Je pense que les membres du jury devraient voter pour les films dont ils estiment qu’ils le méritent. Pas pour les gens qu’ils estiment populaires”, poursuit Mlle Geimer.
    M. Polanski, cinéaste français d’origine polonaise de 69 ans, avait reconnu des relations sexuelles illégales avec l’adolescente, et l’accusation de viol avait été abandonnée. Mais il avait fui les Etats-Unis en 1978, et y est toujours considéré comme un fugitif.
    Il pourrait ainsi être arrêté à son arrivée sur le territoire américain.
    “Et devrait-il revenir? (…) Personnellement, je voudrais que cela arrive. Il n’aurait jamais dû se trouver dans la situation qui l’a conduit à fuir”, estime Mlle Geimer, affirmant comprendre sa décision face à une possible condamnation à 50 ans de prison après que le juge fut revenu sur un accord à l’amiable.
    Les avocats de la victime, l’accusation et le juge s’étaient initialement entendus sur une condamnation équivalente à la durée de détention préventive déjà purgée, mais le juge avait changé d’avis avant le verdict.
    Roman Polanski a triomphé au dernier festival de Cannes, où “Le pianiste” a obtenu la Palme d’Or, et aux Césars samedi, où il a raflé sept trophées, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur.

    Au même moment, les détails plus sordides de l’affaire sur les actes présumés, commis ce fameux jour de 1977 dans la maison de Jack Nicholson, ont été révélés par le site web The Smoking Gun. Mon collègue Hugo Dumas y avait fait écho dans un article:
     

    Il semble bien que le cinéaste Roman Polanski, 69 ans, exilé en France depuis 1977, compte encore beaucoup beaucoup d’ennemis aux États-Unis. Et que plusieurs d’entre eux font des pieds et des mains pour saboter son “grand retour dramatique” à la prochaine cérémonie des Oscars. Cette semaine, le site Web The Smoking Gun a publié, en primeur, certains détails jusque-là encore inconnus de l’agression sexuelle que Polanski a commise sur une jeune fille de 13 ans alors qu’il faisait la fête dans la maison de Jack Nicholson, à Hollywood, en 1977. Polanski a tout d’abord offert du champagne et une pilule de Quaalude à la jeune fille, Samantha Geimer, aujourd’hui mère de trois enfants et âgé de 39 ans. Le réalisateur de Rosemary’s Baby lui a ensuite dit qu’il voulait prendre des photos d’elle pour le Vogue français. “Enlève tes sous-vêtements et va dans le jacuzzi”, aurait ordonné Polanski, qui a lui-même rapidement ôté tout ses vêtements pour rejoindre son sujet dans le bain à remous. Plus tard, Polanski aurait pénétré et sodomisé Samantha Geimer, jusqu’à ce que la conjointe de Jack Nicholson, l’actrice Anjelica Huston, frappe à la porte et demande ce qui se passait. Geimer a confié à un jury californien “avoir dit non à Polanski plusieurs fois” et qu’elle “avait peur de lui”. Polanski s’est toujours défendu en soutenant que Geimer était consentante. Un vrai cas de Répulsion, il va sans dire.

    Oui c’est répugnant. Oui ça lève le cœur.

    Je comprends mal, toutefois, comment il se fait que personne, en 2003, n’ait écrit la moindre chronique pour réclamer à grands cris l’arrestation de ce «pédophile violeur d’enfant» (l’expression est maintenant consacrée). J’ai beau chercher, fouiller dans toutes les archives, je ne trouve pratiquement rien. En tout cas rien d’aussi violent que ce à quoi nous assistons maintenant dans la blogosphère. Ni aux États-Unis, ni en Grande-Bretagne, ni au Québec. Mais où étaient-ils donc, tous? Quand Polanski a été célébré à Hollywood (en son absence) en 2003, alors qu’il a obtenu l’oscar de la meilleure réalisation, son passé fut bien entendu évoqué, mais la sordide affaire semblait classée dans l’esprit de tout le monde.

    Or, voilà que cette affaire suscite maintenant un lynchage collectif, non seulement de l’accusé, mais aussi de tous ceux qui osent remettre en cause les circonstances de son arrestation. Tous des dégénérés forcément complices qui «encouragent» le viol d’enfant. À moins qu’ils ne soient pédophiles eux-mêmes. N’importe quoi.

    Si on suit cette logique, on pourrait aussi dire que les millions de cinéphiles qui ont vu au moins un film de Roman Polanski au cours des 31 dernières années militent en faveur de la pédophilie et du viol. Tant qu’à délirer…

    Polanski face à la justice américaine, peut-être cette sale affaire sera enfin réglée une fois pour toutes. C’est la grâce que je nous souhaite. À tous. Amen.

    *Ajout :

    «Un journaliste devrait être capable de faire la différence entre plaider coupable à une relation sexuelle illégale (unlawful sex) — ce dont Polanski s’est reconnu coupable — et plaider coupable à un viol (rape)» (extrait du commentaire de monnomestdejeutilise). 

    L’observation de monnomestdejeutilise est sévère mais juste. Polanski a en effet reconnu sa culpabilité à une accusation de «relation sexuelle illégale avec une mineure».


    • Moi je ne comprend pas votre point de vue selon lequel on ne peut pas profiter de toutes les occasions pour arrêter un criminel en fuite.

      Est-ce que si un criminel va au cinéma on a le droit ? Et si il écoute de la musique ?

      Moi si j’était recherché, je crois que je n’irais pas dans un endroit où l’on pourrait m’arrêter. Je me cacherais…

    • The Smoking Gun comme référence, wow… Grosse crédibilité !

      Et la vraie question : POURQUOI dénoncer les circonstances de l’arrestation ? Who cares about that ? L’important est qu’il ait été arrêté !

      Ce n’est pas de la malhonnêteté, mais seulement de la PROFONDE naïveté de votre part et celles de ceux qui parlent des circonstances de l’arrestation.

    • “Mes sympathies” pour tous les messages que vous avez dû recevoir suite à votre précédent article…Ça n’a pas du être toujours cordial…

      Ceci étant dit, bonne mise au point. Vous avez tout à fait raison. La réaction de certains est difficile à comprendre et ce n’est pas tout le monde qui saisit en quoi les circonstances de son arrestation sont problématique et qu’on ne juge pas ici les faits et gestes d’il y a 30 ans.

    • Ne confondons pas tout. Ne nous arrêtons pas aux circonstances de son arrestation en Suisse; c’est secondaire, je dis bien, secondaire. La question est et doit demeurer: Polanski a commis un crime sérieux et il s’est enfui avant la sentence finale. C’est donc un fugitif. Pourquoi aurait-il droit à un passe-droit? Non, la loi criminelle se doit d’être la plus égale pour tous et toutes. Que la justice suive donc son cours.

    • s’il avait tué au lieu de violer…

      est-ce que ca aurait été plus correct de l’arreter comme ca a été fait ?

    • Je suis aujourd’hui hanté par le jeune fils de McDuff poignardé nu par les soudards de Macbeth dans THE TRAGEDY OF MACBETH de… Roman Polanski

      http://www.ecouterlirepenser.com/textes/pl_ci_tragedy.htm

      Pédophilie aussi? Non? Oui? Que dire?
      Paul Laurendeau

    • Samedi, je l’ai bien vu sur Facebook, beaucoup de gens ont réagi en se scandalisant que l’on arrête pour une vieille affaire de 30 ans (dont personne ne connaissait les détails) un cinéaste de 76 ans reconnu mondialement alors qu’il allait recevoir un prix consacrant sa carrière.
      Depuis, les choses ont évolué et progressivement c’est l’affaire qui ressort, les faits, etc. Là, l’opinion commence à changer et ça n’est plus une affaire de moeurs dans une époque de liberté révolue, c’est une affaire d’abus (de viol?), d’une mineure de 13 ans qui révait de gloire. Et le temps n’y fait rien puisque déjà à l’époque il avait été arrêté avant de fuir. Ce qui rattrape aujourd’hui Polanski c’est la réalité de l’acte. Le cinéma commence à ne plus rien à voir là-dedans. Dans ce contexte, dire que les spectateurs qui ont vu les films de POlanski soutiennent la pédophilie est, monsieur Lussier, un argument d’une pauvreté intellectuelle extrême. Je ne suis pas certain que voius auriez écrit le même article le samedi matin si vous connaissiez l’exactitude des faits reprochés à Polanski. En France, un sondage démontre que 70% des gens sont pour son extradition. Il reste des intellectuels qui peu à peu se défilent. je pense que beaucoup ont tout simplement parlé trop vite. Moi, ça concernerait ma propre fille, si on avait arrêté le gars alors qu’il recevait le Prix Nobel de la Paix, j’aurais trouvé ça normal…

    • Ouf! Ça me fait du bien de vous lire là-dessus de nouveau.

      Je me fais littéralement mettre en pièces sur votre blogue et sur celui de Marie-Claude Lortie, qui tape sur ce clou à le faire passer au travers de la planche: il ne manque pas de mains sur le manche du marteau pour lui prêter main-forte.

      Et foin des nuances. Toute la discussion patauge dans ce noir et blanc “haut-contraste”: si on remet en question les circonstances de l’arrestation, on est pédophile. C’est à peu près aussi subtil.

      Je ne vois rien de bien joli aux commentaires de tous ces prétendus “assoiffés de justice”. Il y flotte un relent de cette haine atavique des masses pour les artistes, quand ils sont autre chose que de sympathiques amuseurs publics, de bons toutous divertissants ou de pratiques distributeurs d’émotions.

      Oui, tout violeur doit payer pour son crime, qu’il soit célèbre ou non. Mais quand il est célèbre, c’est tellement meilleur, n’est-ce pas!

    • Un festival n’a pas de statu diplomatique.
      Même Gilbert Rozon sait ca…

    • “Mais de profiter de la tenue d’une manifestation culturelle comme un festival de cinéma à vocation internationale pour envoyer au cachot un artiste qu’on s’apprête à honorer a quelque chose de choquant sur le plan symbolique

      ===

      Difficile de voir pourquoi les circonstances seraient différentes parce qu’il s’agit d’un festival de cinéma plutôt qu’un congrès d’lectriciens, d’une réunion de joueurs de bowling ou une amicale d’anciend d’un collège ?.

      C’est étonnant qu’on véhicule encore cette idée que les artistes méritent un traitement de faveur que les joueurs de bowling ou les électriciens ne mériteraient pas.

      Le “plan symbolique” n’est pas plus choquant parce qu’on a affaire à des artistes ou des vedettes.

    • Je dois admettre que je n’ai pas beaucoup lu les commentaires des derniers jours. Si un blogue est capable de s’enflammer en parlant d’un film de Batman, qu’est-ce qui va ressortir de toute cette histoire?

      Je vais simplement émettre un commentaire sur le sujet qui touche un blogue de cinéma, c’est-à-dire la moralité d’arrêter quelqu’un qui participe à un festival. Votre collègue M. Cassivi a, dans un autre texte, déploré qu’un festival n’est pas la même “protection” qu’une église. Je ne suis pas d’accord mais même si je l’était, je répondrait sensiblement la même chose que le journaliste Thomas Reese (Washington Post): si une organisation religieuse avait donné un prix à un prêtre accusé des même crimes, il n’y aurait aucune protestation contre son arrestation, peu importe où elle aurrait eu lieu. Vous parlez d’un précédent mais les accusations sont tellement graves que je ne vois pas du tout quelle suite il pourrait y avoir.

      Je ne pense pas du tout que vous militiez en faveur de la pédophilie et du viol. Ni vous, ni M. Cassivi, ni aucun des signataires. Ce que je pense par contre, c’est que votre liste de refuge contre les personnes accusées de crimes aussi graves devraient être beaucoup plus limitée.

      En terminant, je ne pourrais être plus en accord avec votre conclusion. Cette affaire a déjà beaucoup trop trainé!

    • «Autre temps, autre moeurs !», voila ce qui résume la situation.

      Je connais un homme qui, aujourd’hui, est âgé de 64 ans, et qui a été condamné, l’an dernier, à 36 mois de prison, sans possibilité de libération conditionnelle avant 24 mois, pour un abus sexuel qu’il a commis sur une fillette de 8 ans, une jeune soeur de sa conjointe, en 1971. l’homme avait ainsi 26 ans lors de la commission de son crime, il y a donc 38 ans de cela. À cette époque, toute sa famille l’avait su. Les policiers avaient été informés mais ils n’avaient rien fait car la famille ne voulait pas porter plainte officiellement, voulant épargner la jeune fille (car à cette époque c’était comme ça). L’homme était allé en thérapie, par la suite. Personne n’avait trouvé à redire… jusqu’à ce que la justice le rattrape, il y a 2 ans. Effectivement, influencée par l’affaire Cloutier-Simard, la victime avait déposé une plainte «officielle». Il a été condamné, selon les normes contemporaines. La victime l’a aussi poursuivi au Civil pour dommages et intérêts, et elle a obtenu, hors Cour, une compensation de $50,000.00.
      Or, si l’homme avait avoué son crime devant un tribunal, en 1971, il aurait été sentencé à 24 mois de prison, Il n’aurait fait que 1/6 de sa peine, soit seulement 6 mois, et il n’aurait payé aucun dédommagement à sa victime…

      Donc, Polanski, pour faire le parallèle, aurait dû comparaître quand il était poursuivi, et non agir comme un vulgaire malfaiteur et criminel (comme il est). Il y a 32 ans, on aurait parlé de «détournement de mineure». Aujourd’hui, soudainement, il est devenu un «méchant pédophile»…
      DURA LEX, SED LEX (Loi dure, mais c’est la loi.)

    • Si la règle de l’immunité des festivals existe, pourquoi Polanski a-t-il refusé de se présenter aux oscars alors?

      Come on… Dans le milieu artistique comme à la FTQ construction, la loyauté semble être plus important que la justice, à voir les pétitions qui circulent. Shame on you.

    • Monsieur Lussier, je crois que ce sont les déclarations d’indignation des intellectuels qui se scandalisaient que l’on arrête un si grand artiste qui a créé cette déferlante. Cette idée qu’il y avait deux justices une pour le peuple l’autre pour les élites. Même présentement dans votre texte il y a cela en filigramme. On ne peut arrêter un artiste dans un festival, et ce même si c’est un crime qui n’a rien à voir avec son oeuvre, ni la liberté d’expression. Donc immunité pour certain et pas pour d’autres

    • Est-ce qu’on pourrait cesser de faire un lien direct entre Polanski « le génie du cinéma » et Polanski l’homme? S’il était vidangeur, personne ne s’énerverait avec son arrestation. Pourquoi n’a-t-il pas été arrêté plus tôt? Sais pas. Doit-il être arrêté, que ce soit aujourd’hui, hier ou demain? Oui.

      Il ne s’agit pas d’un réalisateur dont l’oeuvre ferait l’objet d’une censure dans son pays d’origine. Il s’agit d’un homme qui a commis un viol (pour lequel il a été trouvé coupable). Dans ces circonstances, quel lien y a-t-il avec le cinéma? Aucun!

      Qu’un festival soit une sorte d’asile politique en matière d’art et de cinéma, d’accord, mais je ne vois pas le lien avec ce genre de crime.

    • Bon… comme vous dites, monsieur Lussier, j’espère qu’il y aura bientôt une conclusion à tout ce cirque. C’est fou de voir la haine qui découle de certains messages, autant d’un bord que de l’autre. Pour ma part, j’opte pour le gris si vous le permettez. :)

      Oui, je suis pour que justice soit faite, peu importe le statut du criminel.
      Non, je suis contre “l’immunité artistique” tout comme je suis contre “l’immunité religieuse”.

      Mais j’avoue ne pas être à l’aise quant à la méthode qui a été employée dans ce cas-ci. Pas tant pour Polanski mais plutôt ce qui en découle. Les autorités devaient bien se douter de ce qu’il allait se produire, non? Toute cette polémique? N’aurait-il pas été plus simple de l’arrêter APRÈS qu’il ait reçu son prix? Comme ça, tout le monde aurait été content. L’artiste est récompensé et le criminel arrêté. :)

    • Qu’est-ce qu’on en a à faire des circonstances? Polanski s’en allait recevoir un prix. Ce n’est pas la fin du monde, voyons. S’il n’avait pas été arrêté, à peu près personne n’aurait parlé de cette soirée hommage à Polanski. Le festival peut continuer de présenter les films prévus à l’affiche, et le cinéma se portera très bien sans cette soirée hommage. Faut revenir sur terre, quand même!

    • “Mais de profiter de la tenue d’une manifestation culturelle comme un festival de cinéma à vocation internationale pour envoyer au cachot un artiste qu’on s’apprête à honorer a quelque chose de choquant sur le plan symbolique.”

      le type vie sur du temps emprunté depuis tout ce temps, l’endroit où il se fait arrêter n’est pas pertinent. L’immunité artistique n’existe pas. Si ses avocats sont trop épais pour provoquer le procureur de L.A., tant pis pour lui. Il devait certainement soupconner qu’on l’avait à l’oeil depuis cet été. Croire que les festivals de cinéma vous offrent une sécurité contre les lois est prétentieux.

      Qu’il assume ….et qu’il ait le courage de faire face à la jusitice.

    • Si Michael Jackon avait bénéficié d’autant d’indulgence, il serait peut-être encore de ce monde. Quel monde merveilleux que nous avons ici-bas!

    • @LadyT
      Pensez-vous vraiment que les autorités suisses ont vraiment réfléchi avant d’arrêter Polanski ? Ils ont simplement exécuté un «mandat d’amener international» télécommandé à partir de la Cour fédérale des États-Unis. Les procureurs de cette Cour avaient été informés de cet événement et ils voulaient «fesser» sur Polanski, le plus vite possible, parce que ses procureurs venaient justement de demander que les procédures soient annulées contre leur client (Polanski). L’Égo des procureurs de la Cour fédérale en avait pris pour son rhume et ils n”allaient certes pas laisser passer cette affaire qui refaisait surface 30 ans plus tard.
      Ben oui, il y a «dirigeants» qui ne se posent pas trop de questions… et que ce soit un événement international officiel en Suisse, ou le «festival de la giblotte», c’est du pareil au même pour les «autorités policières» de n’importe quel pays : Ils sont indifférents à ces «nuances» culturelles.

    • Étrange que vous parliez de “précédent” (vous n’êtes pas le seul d’ailleurs). Ce n’était pas encore arrivé avant bien sur mais habituellement quand on parle de précédent au plan juridique on parle d’une façon de faire encore inutilisé et qui ouvre une porte si on l’avalise.

      Hors, pour reprendre l’analogie, la porte n’était pas fermée et il n’y a pas de raison pour quelle le soit. Cette prétendue immunité entourant les manifestations culturelles n’existe pas pour les criminels de droit commun. On parle d’une condamnation pour viol, pas d’un délit d’opinion. Il n’y a jamais eu ni ne devrait y avoir d’immunité pour cela.

      J’ai travaillé pour un festival européen pendant 2 ans et je peux vous dire que tous nos invités qui avaient besoin de stupéfiants pour leurs partys savaient très bien qu’une telle immunité n’existaient pas! Ça s’importait en catimini et personne ne se serait attendu à des appuis publics demandant la libération si les gens se faisaient pincer…

    • Pour poursuivre votre raisonnement, si l’été prochain je commets un viol, je n’ai qu’à acheter une passe du Festival des films du monde pour ne pas être embêté par la Justice? Et ça marche aussi pour Fantasia? Pour le Festival de la chanson de Granby? Et pour les festival western de St-Tite? Et pour le festival de la poutine?

    • “Je comprends mal, toutefois, comment il se fait que personne, en 2003, n’ait écrit la moindre chronique pour réclamer à grands cris l’arrestation de ce «pédophile violeur d’enfant» (l’expression est maintenant consacrée). J’ai beau chercher, fouiller dans toutes les archives, je ne trouve pratiquement rien. En tout cas rien d’aussi violent que ce à quoi nous assistons maintenant dans la blogosphère. Ni aux États-Unis, ni en Grande-Bretagne, ni au Québec. Mais où étaient-ils donc, tous? Quand Polanski a été célébré à Hollywood (en son absence) en 2003, alors qu’il a obtenu l’oscar de la meilleure réalisation, son passé fut bien entendu évoqué, mais la sordide affaire semblait classée dans l’esprit de tout le monde.”

      Tout le monde était bien là à l’époque Mr Lussier. Il n’y avait qu’à lire les commentaires des internautes sur imdb pour commencer. Et si cela n’avait quand même pas autant fait couler autant d’encre, c’est bien parce que Polanski s’est abstenu de se présenter sur place bien sûr…

      Hors sujet : j’observe la photo, et est-ce que je me trompe mais je crois bien reconnaître l’intérieur de la fameuse maison du couple Polanski-Sharon Tate ?

    • Il y a un passage de votre article qui me laisse pantois. Vous dites que personne n’a mentionné son “passé” en 2003 lorsqu’il était en nomination pour les Oscars. Mais pourquoi ne l’avez-vous pas fait? N’est-ce pas ça le travail de journaliste?
      Peut-on excuser quoi que ce soit par l’absence de mention de son crime en 2003? Poser la question c’est y répondre.

      Ce qui me trouble dans tout ça, c’est d’avoir cru (avant les récentes explications de l’accusation) que c’était une banale affaire de moeurs et que les méchants Américains de droite voulaient en faire un exemple. Un peu comme le traitement réservé à Chaplin à une certaine époque.

      Lorsque l’on prend connaissance des faits, de la gravité du crime et de la lâcheté de son auteur, il n’y a plus aucune alternative. Que l’on arrête cet homme n’importe où et qu’il soit traîné devant un tribunal immédiatement.

      Enfin, pour répondre à votre dernier paragraphe, je vous dirais simplement que sa filmographie devient beaucoup moins intéressante avec ce que je sais maintenant.

      Nous pourrions éventuellement faire le parallèle avec Bernard Cantin… Il a fait de très belles chansons et il a tué une femme.

    • @misspepsi, Mr Lussier,

      Pourquoi faut-il des pages de nuances pour comprendre cette situation?

      Il s’est reconnu coupable de viol. Il a fuit la justice. Ils l’ont attrapés. Il va enfin assumer les conséquences de ses actes.

      Le reste est rationalisation.

    • Les circonstances de son arrestation sont simples : Un monsieur qui fait l’objet de mandat d’arrêt international passe un portique de contrôle d’identité dans un aéroport. L’ordinateur du fonctionnaire signale à ce dernier que le dit monsieur fait l’objet d’un mandat d’arrêt et suit la procédure habituelle. Il l’arrête et le met en détention. C’est purement administratif et juridique. Comme la justice est indépendante. Le politique, c’est à dire le gouvernement suisse n’a rien à dire. Cette affaire est une belle preuve de l’indépendance de l’appareil judiciaire suisse et dans ce sens est une bonne nouvelle. J’espère qu’au Canada, Polanski aurait aussi été arrêté.

    • Ce n’est pas parce qu’on aime l’oeuvre d’un homme qu’on doit l’excuser pour les gestes qu’il a commis il y a 30 ans. Monsieur Polanski, allez directement en prison sans réclammé Go!

    • Je comprends Polanski d’avoir fui en 1977. Il s’était rendu compte que le juge voulait avoir sa peau.

      Je comprends aussi qu’il ait été arrêté aujourd’hui. Les mandats d’arrêt ne s’évanouissent pas avec le temps.

      Je ne comprends pas qu’un festival de films soit sacro-saint et confère une immunité aux invités.

      Ce serait triste si Polanski finissait ses jours en prison. Mais ses actions avec cette jeune fille en 1977 étaient vraiment répugnantes. Tout bien considéré, j’aimerais bien que le viol soit puni, dans des circonstances aussi médiatisées. Pour l’exemple.

    • @Hermy
      Ah, ça, je ne savais pas. Mais que Polanski soit le “jouet” d’une politique nationale et/internationnale ne change rien quand à son crime.
      @cowboy et cariboo
      J’aime cette vision simple mais franche. Finalement, en bout de ligne, c’est la justice qui prévaut. Que sa peine soit légère ou lourde, ça c’est une autre histoire à débattre un autre jour. :) L’important est ce qui est là maintenant.

    • Donc, à partir de maintenant la Chine pourra demander l’arrestation et l’extradiction de réalisateurs chinois dissidents lors de festivals de films. L’Iran pourra faire la même chose. Ou tout autres dictatures. Vous êtes d’accord?

    • @misspepsi

      Bravo pour la pertinence de votre propos, lundi matin j’ai évoqué le documentaire sur le procès de Polanski dans le blogue de Richard Hétu; mal m’en prit, j’ai eu droit à des insultes, qui ont même été enlevées, tellement c’était diffamatoire.

      Dommage pour la notion de blogues qui en prend son coup avec les ‘bullies’ et parfois ceux qui lancent la phrase assasine pour alimenter le monde sur leur blogue, ce qui n’est pas le cas ici, bien au contraire.

      Mais force est de constater qu’au lieu d’échanges courtois et intéressants, ces discussions me font malheureusement penser parfois à ce que l’on appelait des ‘discussions de tavernes’

      P.S” pour les ‘bullies’ pas besoin de m’insulter, je sors de ce blogue une fois mon commentaire envoyé.

    • J’en reviens pas que les gens sont devenus neo-conservateur-republicains-puristes digne de la “moral majority” of the US of A.
      Oui, c’est déguelasse, ce qu’il a fait. Mais là, ça fait 35+ ans, la victime ne souhaite même plus qu’il se fasse poursuivre, et Polanski n’est plus une jeunesse. Ca va donner quoi de faire un proces, et eventuellement de la mettre en dedans ? Le punir, donner un message autres ???. Les E-U on un des plus haut taux d’emprisonnement au monde. C’est ca qu’on veut, un Etat-Policier ?

    • Monsieur Lussier, pour vous, les circonstances de l’arrestation de Polanski sont CHOQUANTES. Quelle importance! Pensez-y. Un homme d’âge mur procède à un cunnilingus, une pénétration vaginale ET une pénétration anale sur une jeune fille de 13 ans. Le même jour. Toute une initiation. N’est-ce pas CHOQUANT?

    • Il a toujours tablé sur sa notoriété; ben elle est revenue lui botter le c_l

    • Je voulais mentionner “Bertrand Cantat” du groupe Noir Désir, désolé.

    • Que ce soit ceux qui le défendent ou le pourfendent, il reste néanmoins que chacun font piètre figure.

      Car, si on peut déplorer le manque de classe des autorités suisses pour l’avoir traqué lors d’un festival, son crime mérite d’être puni /jugé et quelconque lieu ne fait et ne devrait faire office d’immunité face au crime quelque soit, et nonobstant le statut de l’individu.

      Et d’un autre côté, les accusateurs, fort de leur sentiment de justice très raisonnable, ne sont guère mieux eux-mêmes de n’avoir pas dénoncé ou décriéé le crime impuni et l’individu plus tôt depuis les trente dernières années, et cE’st certainement encore moins honorable de la part d’un journaliste de toute façon. MMe Lortie , entre autres, peut bien se servir de cette cause, elle n’en reste pas moins et autant obnubilée par son silence de ces trente derniers ans que ceux qui jugent qu’il soit inaceptable qu’on juge un crime fait depuis trente ans et/ou qu’on juge une personne notoire digne de Polanski.

    • @ gulliver

      “C’est ca qu’on veut, un Etat-Policier ?”

      C’est quoi le rapport? On ne doit pas punir un crime si ledit crime a été commis dans un pays avec un taux élevé d’emprisonnement? Si le crime a été commis dans un pays avec un faible taux d’emprisonnement alors là c’est correct de procéder?

      Si ça fait 30 ans que le crime a été commis on ne le poursuit pas mais si ça fait 22 ans c’est encore correct de l’arrêter?

      C,est quoi cette logique de temps? De taux d’emprisonnement?

      3 questions seules sont pertinentes

      1) Un crime a t-il été commis? Oui ou non. Si non, tout cesse. Si oui alors:
      2) A t-on des preuves du crime? Si oui alors:
      3) Connais t-on le présumé coupable? Si oui on procède à l’arrestation.

      Le reste c’est du vent.

    • Moi, ce qui m’énerve dans ce que je lis dans ce blogue, c’est que M. Polanski est un fugitif. Point. Mais comme l’explique si bien M. Lussier et que presque personne ne relève, c’est que M. Polanski s’est sauvé car un juge voulait revenir sur une entente. Alors, qui est le plus malhonnête, M. Polanski qui s’est déclaré coûpable avec entente ou le juge? Pour moi, c’est le juge.

      D’autre part, personne ici ne parle des jeunes filles déflorées aux É-U par certains pervers qui font partie de certaines religions. Polanski fait vendre plus de nouvelles…

    • tant qu’a ca relachont les pretres ou les grands peres pedophiles qui ont commis leur geste 30 ou 40 ans passe.
      Ne pas oublier qu’il sait refugier en France et que le gvt.Francais n a pas voulu l extrader. Tant qu a la victime je peut comprendre qu’elle n as pas le gout de revivre, mais ce cas precis, je ne crois pas qu’il y aurait un nouveau proces, car les choses sont maintant connus,il s’agit plus de quelqu’un qui a ete trouver coupable et qui fuit la justice

    • Polanski est un criminel recherché par la justice américaine.
      Il s’est enfui parce qu’il avait peur de recevoir une peine plus sévère que ce à quoi il s’attendait.

      Il s’est enfuit pendant 32 ans, en France, et ce pays a refusé de l’extrader.

      Pendant 32 ans, il a soigneusement éviter de se rendre dans un endroit où il pourrait être extrader.

      Là, il vient de mettre les pieds dans un pays qui coopère avec la justice américaine.

      On s’en fout que ça soit un party d’artiste. Ça aurait pu être son anniversaire de mariage aussi.

      Quand la police arrête des Hell’s Angels ou des mafioso, on n’a pas l’habitude de faire cas de l’endroit où on l’arrête. On n’a jamais cherché à protéger un criminel parce qu’il était arrêté dans une fête d’amis au restaurant devant tout le monde.

      Polanski se défend en disant que les procureurs et le juge ont été incompétent. Il a eu 32 ans pour se rendre à la justice et il n’a jamais cherché à le faire.

      Si c’était Mom Boucher en cavale depuis 32 ans, est-ce qu’on le défendrait? Pourquoi ça serait différent avec un artiste?

    • @ LadyT

      “N’aurait-il pas été plus simple de l’arrêter APRÈS qu’il ait reçu son prix? Comme ça, tout le monde aurait été content. L’artiste est récompensé et le criminel arrêté.”

      Oui, c’est comme ça que je vois les choses aussi. Mon commentaire d’avant-hier: “Au pire, n’aurait-on pas pu intercepter Polanski à l’aéroport à son retour, après l’événement? Ç’aurait déjà été moins laid.”

      Il y en a qui jouissent visiblement beaucoup du fait qu’en plus de voir le violeur arrêté, l’hommage au cinéaste n’ait pas eu lieu.

      @ BaghdadBob

      “Donc, à partir de maintenant la Chine pourra demander l’arrestation et l’extradiction de réalisateurs chinois dissidents lors de festivals de films. L’Iran pourra faire la même chose. Ou tout autres dictatures. Vous êtes d’accord?”

      Ne perdez pas votre temps, j’ai aussi aussi abordé ce point — en vain, les gens ne lisent ou ne comprennent pas — dans un de mes commentaires d’hier :

      “(…) Les festivals sont des territoires neutres, parce que si ça change, la prochaine fois qu’un pays se donnera des lois qui lui permettront d’emprisonner une cinéaste dénonçant la lapidation et la torture d’une femme coupable de sortir sans sa burqa (je mets ça gros pour que vous compreniez l’idée), si cette cinéaste se sauve en France et qu’elle se rend à Zurich pour y recevoir un hommage, ce sera elle qui sera interceptée à l’aéroport. Rien ne dit que la Suisse — ou l’Italie, ou un autre pays hôte de festivals — ne prendrait jamais entente avec un pays totalitaire, comme, par exemple, en cas de pénurie de pétrole. Vous me direz que le crime de cette cinéaste n’en serait pas un, en comparaison avec le viol d’une fille de 13 ans. Mais vous ne serez pas consultés. Moi non plus.”

    • Je pense que si tout cela a suscité un si fort tollé (et plusieurs dérapements), c’est la vigueur avec laquelle plusieurs personnes ont vivement critiquées cette arrestation, et ce sans prendre le soin de spécifier la gravité du geste mis en cause. En France par exemple plusieurs politiciens ont déchiré leur chemise en public contre l’Amérique “barbare”. Je comprends votre point de vue ; une manifestation artistique devrait avoir une certaine immunité, question par exemple de montrer des œuvres critiques qui vaudraient à leurs auteurs des poursuites politiques. Dans ce cas par contre, le crime dont Polanski est accusé n’a aucun rapport avec ses films. Et il y a une énorme différence entre des accusations politiques et des accusations de viol.

      Pour ce qui est du “timing”, je suis d’accord qu’il est mal choisi. Mais d’un autre côté, on parle d’un fugitif avec 30 ans d’expérience… Ce n’est donc pas non plus trop tôt!

    • Imaginons ceci…

      “Le Dr Joseph Mengele, célèbre spécialiste dans le domaine de la recherche génétique, a été arrêté hier à Montréal et accusé de crime de guerre. Le célèbre docteur se rendait dans la métropole québécoise afin de recevoir un prix honorifique pour l’ensemble de ses recherches, à l’occasion d’un congrès réunissant les plus grands spécialistes de la planète.
      La communauté scientifique n’a pas tardé à réagir : “il est totalement inadmissible de profiter d’un tel congrès pour tendre un guet-apens à une sommité mondiale de la recherche médicale. Honte au Canada!”, s’est écrié l’un des organisateurs de l’événement. Charles Tissert, journaliste et animateur d’une émission scientifique à la télévision de Radio-Canada, a lancé une pétition internationale afin de forcer la justice canadienne à libérer le célèbre chercheur allemand. Angela Merkel, ainsi que Nicolas Sarkosy et d’autres personnalités du monde politique et scientifique, ont par le biais de leurs ambassades, émis une lettre de protestation auprès du premier ministre Harper, dénonçant la méthode employée.
      Pour plusieurs scientifiques, si on peut dénoncer certaines de ses méthodes qui, au prime abord, sont odieuses (le Dr Mengele a basé ses recherches sur des expérimentations faites à partir de prisonniers de camps de concentration, en particulier des juifs), il est indéniable que son travail a permis non seulement aux chercheurs qui l’ont suivi d’éviter d’employer de telles méthodes et, donc, d’en porter l’odieux, mais aussi de profiter de ses expérimentations pour faire de grands pas en avant dans le domaine de la génétique. “Si nous sommes aujourd’hui en mesure de sauver des gens, c’est tout de même beaucoup grâce à lui”, de déclarer un scientifique qui a tenu à garder l’anonymat. Plusieurs médias se sont joints au concert de protestations, soulignant qu’un congrès comme celui-ci devrait être considéré comme un territoire neutre et sécuritaire pour quiconque y participe, peu importe son passé.

      Comme on pouvait s’y attendre, le Congrès juif et l’État d’Israël ne voient pas les choses du même oeil et se sont réjouis de cette arrestation, félicitant le gouvernement Harper d’avoir eu le courage de faire respecter la justice et d’avoir mis un criminel de guerre en prison.”

      Remplaçons Mengele par Mesrine se rendant à un congrès d’architecture, Goering au Salon du Bourget (c’était un as de l’aviation au cours de la Première guerre mondiale), Mom Boucher à un gros party d’Halrey-Davidson, Landru à une colloque sur l’Art d’être boucher (il tuait ses “blondes”, les découpait en morceaux et les brûlait dans le poêle à bois de sa maison de campagne) … Est-ce tout aussi acceptable?

    • @BagdhadBob

      C’est clairement un criminal de droit commun.
      Pas un dissident politique.
      Votre raisonnement ne s’applique pas.

    • Nous parlons de viol d’une mineure et tout ce que vous trouvez à dire ce sont les circonstances douteuses de l’arrestation!?
      Ben Laden peut se présenter au Oscar pour y assister sans risque de se faire prendre tant qu’à y être.

      Franchement…

    • @ fordan

      Merci!

    • IQue tous ceux qui tiennent les propos les plus vindicatifs à propos de Polanski communiquent avec la législation de la Colombie-Britannique, qui a relâché deux mormons polygames, qui marient des fillettes, qu’ils s’opposent à ce que des jeunes filles de l’inde, qui habitent au Canada, soient obligés de marier des vieux croutons de 60 ans et plus et si elles refusent, risquent l’infanticide aux mains de leur père.

      Je présume que votre action sera aussi lapidaire.

    • @ cowboy

      Vous écrivez : @BagdhadBob : “C’est clairement un criminal de droit commun. Pas un dissident politique. Votre raisonnement ne s’applique pas.”

      Faux. Son raisonnement s’applique, c’est vous qui ne comprenez rien. Le jour où des ententes d’extradition seront conclues avec la Chine (puissante, moderne, un modèle de succès capitaliste) ou l’Iran, ou l’Irak (pétrole!!), un dissident sera un criminel, un point c’est tout.

      Et dans 10, 15 ans, qui sait si la dissidence ne sera pas considérée, par le citoyen moyen vendu à l’intégrisme économique, comme un crime aussi grave que le viol?

    • C’est pas vrai Mr Lussier, on assiste pas à un lynchage public c’est exactement le contraire: on assiste au déchirement de chemise de la communauté artistique…

      Moi ce que vous dites, je trouve que ça a bien du bon sens. Alors qu’il se présente et qu’il se défende. D’ailleurs il a déjà plaidé coupable. Il a déjà eu une sentence. Je crois que le problème présentement c’Est qu’il s’est poussé, c’est à ça qu’il devra faire face.

      Quant aux circonstances… je peux comprendre une certaine immunité dans le cadre des réunions politiques internationales parce que du bien peut quand même en ressortir. Mais l’immunité à un égo trip artistique… pourquoi je devrais ?

    • Mr Lussier, je ne suis pas plus d’accord avec votre point de vue malgré votre mise au point. Mr Polanski était un fugitif qui tentait de se soustraire à la justice, pas un dissident chinois ou iranien qui conteste en régime autoritaire (pour reprende un exemple que j’ai utilisé sur le blogue de Mme Lortie), et c’est la raison pour laquelle le fait qu’il soit arrêté en chemin vers un festival, et non sur scène au festival à en croire certains, ne m’émeut pas.

      Honnêtement, je suis surtout en désaccord avec ceux qui semble dire qu’il y a un délai de prescription par rapport aux accusations et je suis en encore moins d’accord avec cette façon de voir que le vôtre.

      Ceci dit, Mr Polanski a eu une vie artistique assez riche et prolifique après sa fuite, maintenant qu’il subisse les conséquences de son geste d’il y a plus de 32 ans.

    • “Et dans 10, 15 ans, qui sait si la dissidence ne sera pas considérée, par le citoyen moyen vendu à l’intégrisme économique, comme un crime aussi grave que le viol?”

      Peut-être ce sera le cas. D’ici là le viol ne doit pas être excusé.

    • @filleduroy

      L’âge du consententement n’est pas 18 ans. C’était 14 ans au Canada jusqu’à tout récemment. Ais-je rêvé ou est-ce que S. Harper l’a élevé à 16 ans ? en subissant les semptriennelle critiques des bien pensants…

      Alors si le jeune fille avait 13 ans et 10 mois, mettons, est-ce que c’est une circonstance atténuante? (C une blague !)

      Personnellement je suis pour le rehaussement de l’age du consentement et un concsenteent vicié parl a drogue l’alcool ou l’autorité demeure un consentemnt vicié, sauf lorsqu’il s’agit de convoler (encore une blague…)

    • Que M. Polanski est un commis un crime, je suis d’accord. Mais pourquoi après 32 ans, alors que les coffres de l’État sont vides et qu’on vide les prisons californiennes faute d’argent, que la victime est demandé la fin des accusations, pourquoi s’acharner sur lui? On va libérer 40 000 prisionners et on va dépenser beaucoup d’argent pour son arresation et son procès. Est-ce que Polanski représente un rique pour la société? Je ne crois pas, du moins à la umière des informations que j’ai.

    • C’est clair que c’est terrible de se faire arrêter durant un festival, c’est bien pire que de se faire violer plusieurs fois sous l’effet de la drogue.

      Voyons donc.

    • Le métier de réalisateur dispenserait-il du respect des règles morales. Donc, si t’es riche, si t’es célèbre, la justice, ce n’est pas pour toi. Tu t’enfuies du pays où tu as été accusé du viol d’une enfant de 13 ans et, quand on te retrouve 30 ans plus tard, on ne peut pas t’arrêter parce que tu doit être honoré dans un Festival de films ?

      À tous les défenseurs de Polinski, auriez vous réagi de la même façon si la victime avait été… la fille de 13 ans de Polinski ? Moi, je crois que vous auriez lynché l’agresseur avant même qu’il ne soit jugé, seulement parce que la victime aurait été la fille d’une «Célébrité» !

    • Question à ceux qui sont pour l’immunité lors des festivals pour les crimes de droits communs:

      Un acteur japonais en visite à Montréal pour le festival Fantasia viole une fille en coulisses. Elle appele la police immédiatement. Que devrais faire la police ?

      a) Attendre la fin du festival pour procéder à l’arrestation
      b) Le laisser retourner au Japon et espérer que le Japon accepte de l’extrader
      c) Rien, immunité totale

      Pour moi la seule réponse acceptable est d) l’arrêter sur le champs même s’il faut aller le chercher sur les lieux du festival.

      Le concept d’immunité lors de festivals ne fais du sens que pour protéger la liberté d’expression ce qui n’est pas le cas ici.

      Cassivi fais une comparaison avec les églises. La police respecte les églises pour les réfugiés par exemple. Mais si un violeur se cache dans une église, je ne pense pas qu’ils vont se gêner pour aller le chercher.

    • “Le jour où des ententes d’extradition seront conclues avec la Chine (puissante, moderne, un modèle de succès capitaliste) ou l’Iran, ou l’Irak (pétrole!!), un dissident sera un criminel, un point c’est tout.”

      Là c’est pousser le bouchon un peu loin. Il y a tout de même une claire distinction entre dissidence politique et crime de droit commun, du moins pour l’instant, puisqu’il n’y a pas de traité d’extradition avec la Chine que ce soit ici ou aux USA. D’ailleurs la peur du communisme est tellement présente encore de ce côté-ci de l’océan que cette éventualité me semble peu probable, et commençer à aborder des considérations politiques dans ce débat commence à être franchement superflu.

      Ainsi donc, permettez-moi de ne pas prendre M. Polanski en pitié, et de toujours être en désaccord de ce traitement de faveur demandé. Il aurait pu être arrêté après son hommage, je vous accorde ce point, mais il doit cependant faire face à la portée de ses actes.

      Et surtout, SVP, n’allez pas me traiter de vendu aux américains faisant l’apoligie d’un état policier, SVP. Je suis le premiers à être critique envers les USA, et effectivement, je serais d’accord avec vous si on parlerait d’un enjeu politique, d’ailleurs on pourrait discuter pendant des heures des recoins sombres de la politique et de la justice américaine, de certains dossiers douteux concernant certaines agences comme la CIA et le FBI, le macchartysme, le Watergate et j’en passe… Sauf que là, je ne peux malheureusement me joindre au joyeux “party” anti-américain car je ne peux être empathique au sort d’un homme qui a ouvertement avoué avoir eu des rapports sexuels avec une mineure, sans compter que l’on parle d’un viol. Et surtout, commençer à mêler des enjeux politiques à cette conversation relève d’étirer intuliment le débat. On parle quand même d’un simple festival de film ici, non des Nations Unis !

      S’il y a eu des irrégularités dans le premier procès de Polanski en 1977, tant mieux pour lui, ses avocats pourront exploiter cet argument pour aider son cas, il ne reste à Polanski qu’à y faire face comme un grand, une fois pour toutes. Quant aux inquiétudes de la pléthore de cinéphiles ayant peur que celui-ci finisse ses jours en prison, sérieusement, je ne parierais pas trop là-dessus. De par son statut à la renommée internationale, et sans compter tous ses contacts, je suis sûr que Roman ne s’en tirera sans trop de mal, contrairement à n’importe quel Pierre-Jean-Jacques faisant face aux mêmes accusations. Ce qui confirmerais du même coup, par contre, que la justice a vraiment un système de deux poids/deux mesures, selon le statut de l’accusé.

    • @Misspepsi

      citation: “Et dans 10, 15 ans, qui sait si la dissidence ne sera pas considérée, par le citoyen moyen vendu à l’intégrisme économique, comme un crime aussi grave que le viol?”

      Ce que vous dites ne fais pas de sens dans la mesure ou la raison pour laquelle un dissident chinois par exemple peut être invité dans un festival d’un pays démocratique est que nous croyons en la liberté d’expression.

      Si un jour nos valeurs changent au point ou la dissidence est considéré aussi grave qu’un viol les dissidents ne seront tout simplement plus invité à nos festivals et même s’ils l’étaient, ils ne viendraient pas.

    • @ alexgt

      “Si un jour nos valeurs changent au point ou la dissidence est considéré aussi grave qu’un viol les dissidents ne seront tout simplement plus invité à nos festivals et même s’ils l’étaient, ils ne viendraient pas.”

      Tout dépendra des organisateurs desdits festivals.

      Si ce sont des gens comme vous, ils ne seront pas invités en effet, quelle que soit la valeur artistique de leurs films. Si ce sont des gens comme les ceux qui “soutiennent” Polanski aujourd’hui, ils le seront. J’aime mieux me ranger dans le deuxième camp: il y a davantage d’oxygène.

    • misspepsi:

      Dans les années 30, l’Allemagne nazie, en pleine montée de puissance, a vu plusieurs personnalités du monde scientifique, des affaires ou artistique fuirent le pays pour ce réfugier ailleurs. Le fait que l’Allemagne entretenait des relations diplomatiques tout à fait correctes à l’époque, avec les États-Unis, le Canada, l’Angleterre où la France n’a pas empêché ces pays d’accueillir les dissidents germaniques.

      Ce que je veux dire ici, c’est que la dissidence politique peut être effectivement considérée comme un crime dans un pays totalitaire, mais est plutôt une vertu dans les pays démocratiques. On ne parle pas ici de criminels, d’assassins ou de violeurs, mais d’intellectuels ou de citoyens ordinaires qui votent avec leurs pieds parce que leurs droits sont bafoués.La France a pendant longtemps accueilli l’Ayatollah Khomeynie alors qu’elle entretenait des relations exceptionnellement bonnes avec le Shah.Cela ne l’empêche pas aujourd’hui d’être fort réservée face à l’Iran et ses dirigeants, héritiers dudit Ayatollah, et d’accueillir les dissidents iraniens.

      Je suis étonné par le fait que les chroniqueurs artistiques semblent prendre fait et cause pour Polansky et usent d’argument disons le, étonnant. Lire “Mein Kanf ” ne fait pas de moi un nazi, mais plutôt quelqu’un que l’Histoire intéresse et qui veut en savoir plus sur la pensée tordue d’un homme responsable de tant de morts. Voir “Le Party” ne fait pas de moi quelqu’un qui acceptait les écarts de langage de Falardeau.Apprécier un film de Polansky ne veut pas dire que j’appuie l’homme dans ses déviances, c’est tout simplement parce que le cinéaste est d’un grand talent et que son oeuvre est parfois exceptionnelle.

      En ferait-on un tel plat si Polansky s’appelait Tremblay ou Dupont, qu’il était vendeur d’assurance s’étant fait arrêter lors d’un congrès où il devait recevoir sa plaque de meilleur vendeur? Useriez-vous des mêmes arguments pour l’un comme pour l’autre, en supposant qu’ils aient commis le même crime il y a trente ans? Si oui, vous êtes conséquent avec vous-même même si je vous désapprouve, sinon, vous ne me rassurez pas sur l’équité de la justice.

      Dans ma région, en Mauricie, deux personnalités sont en train de subir leur procès pour attouchements sexuels sur des mineurs, crimes commis il y a maintenant 25-30 ans. L’un est un homme d’affaires connu et respecté, l’autre un ancien haut dirigeant d’hôpital et de services de santé. On fait quoi maintenant? On use de vos arguments et on les libère? On signe des pétitions et on les absout de tous crimes? On oublie tout parce que ces hommes ont créé des emplois, géré leurs institutions avec talents et contribué aux oeuvres sociales de la ville? J’ai comme une petite réserve…

    • Mr. Lussier, c’est comme péter bruyamment dans une réception mondaine. C’est grossier, ça fait jaser, mais ce n’est pas interdit ni propice à faire la révolution.

      L’approche employée pour l’arrestation de Polanski en Suisse était grossière, certes. Or, comme pour notre invité pétant pendant la réception, il n’y a rien là à s’en déchirer la chemise. On s’offusque un peu, on en parle entre nous, mais on ne monte pas aux barricades pour ça. Je ne comprends pas les gens du “milieu” — vous y compris –, qui devraient en théorie posséder un bagage intellectuel supérieur à la moyenne, à en faire tout un plat (de cette arrestation): pétition, ruée dans les brancards médiatiques, etc. etc.

      Depuis quand un festival de films devrait être un lieu/évènement intouchable (sauf dans votre univers fantasmagorique)? D’autant plus que c’est une grosse orgie organisée par et pour les gens du “milieu” (qui n’a absolument rien à voir avec la célébration de la liberté d’expression). Pour 99,9% de la population, c’est directement au lieu de résidence ou au travail qu’elle sera cueillie si elle est accusée de quoi que ce soit, c-à-d devant la famille, les collègues et les amis. Est-ce mieux/pire?

      Vous agissez exactement comme les matantes de la réception mondaine : “oh it’s soooo shockingggg!” Vous vous ridiculisez encore plus que notre péteur (violeur). Pour pas grand chose. À moins que pour vous, une réunion mondaine de gens riches et célèbres possède une telle valeur qu’elle devienne sacrée, intouchable? Revenez un peu à la réalité! Prenez du recul et arrêtez d’idéaliser les artisans du 7e art et tout ce qui les entour (surtout leurs festivals!!!!!)!

      Bref, je trouve que votre réaction à cet “événement” médiatique manque de finesse. De grâce, sachez distinguer la différence entre la grossièreté (qui, pour toute personne se respectant un peu, évite de commenter) et l’injustice. En Suisse, Polanski a été “victime” d’une grossièreté (non pas d’une injustice): il s’est tout simplement fait péter dans la face parce que, dans son lointain passé, il a sodomisé une demoiselle de 13 ans. C’est triste (un peu pour le gaz dans la face de Monsieur le Grand Cinéaste, mais surtout, surtout, SURTOUT pour la jeune dame violée en ces lointaines années 70). Ça pue la politique internationale, c’est pas beau, c’est surtout INDÉLICAT de la part des autorités Suisses, mais c’est comme ça : il n’y a rien d’injuste dans ce qui est arrivé. Pouvez-vous faire la part des choses s.v.p.?

      P.s. Vos trois derniers paragraphes sont d’une telle malhonnêteté intellectuelle qu’ils vous rabaissent au niveau de ceux que vous y dénoncez.

    • @misspepsi

      “Si ce sont des gens comme vous, ils ne seront pas invités en effet, quelle que soit la valeur artistique de leurs films. Si ce sont des gens comme les ceux qui “soutiennent” Polanski aujourd’hui, ils le seront. J’aime mieux me ranger dans le deuxième camp: il y a davantage d’oxygène.”

      En effet, dans votre monde il y aurait tout l’oxygène nécessaire, l’élite artistique et intélectuelle serait au-dessus des lois. Ils pourraient aller et venier impunément puisque ce sont de grandes gens. Pourquoi, on permettrait à la justice de suivre son cours quand ça nuit à l’univers artistique internationale.

      Coudonc, le ciel chez vous est-il rose?

    • @misspepsi

      Pourriez vous me nommer un festival dans un pays ou il n’y as pas de liberté d’expression ou les organisateurs invitent des dissidents ?

      Nous pouvons donner une immunité aux dissidents parceque nous sommes démocratiques. Sinon, on ne le ferais pas. C’est juste logique…

      Croire qu’une immunité crée et appliquée en démocratique serais respectée une fois le pays tombé dans le totalitarisme n’est pas réaliste.

      Votre argument ne tiens donc pas.

      Pour ce qui est de vos insinuations à mon endroit elles sont tellement sans fondement que je ne prendrais même pas la peine d’y répondre.

    • Je préfère m’abstenir de tout commentaire et de passer mon tour.

    • Effectivement, on s’est servi d’une manifestation artistique (un festival de film) comme d’un prétexte pour un traquenard (extradition). Voilà 37 ans, selon l’accusation, Polanski se serait servi d’un prétexte artistique (des soi-disant photos dans le vogue) pour attirer une fillette dans un traquenard (viol).

      Égalité partout, la balle au centre…

    • @ pierreszalowski et @ turismo

      à en juger par la teneur des courriels que je reçois depuis dimanche, que la décence m’interdit de reproduire dans un espace public, je n’ai certes pas le monopole de la malhonnêteté intellectuelle…

    • Lussier et Cassivi tiennent le role helas tenus par les religieux..
      sacrer le cinema et le rendre au-dessus des lois. Point de vue de plus en plus difficile a defendre et incoherent. Cassivi va meme dire qu’une eglise devrait etre un lieu au-dela des lois.. A ce compte, les pedophiles de l’Eglise pourraient passer leur vie au Vatican ou dans une Basilique quelconque sans se faire arreter.
      J’ai rarement vu une suspension aussi mievre du sens critique aussi repandue parmi ce tas de moutons qui tentent de se placer du cote des artistes du fait qu’ils ne le sont pas, dont Lussier et Cassivi font partie..

    • Marc-André Lussier : c’est normal, vous avez dit une connerie.

    • Petite rectification à l’article en général (Smokin gun inclut) :
      Si la victime était âgée de 13ans en 1977 et que nous sommes en 2009 (+32ans), elle serait âgée de 55ans (toujours mère de trois enfants) et non 39ans !

    • euhhh…13 + 32 = 45

    • @ Mercador

      Nuance: j’ai dit ce que VOUS estimez être une connerie. C’est votre droit. On peut quand même déplorer que la nuance soit visiblement une notion en voie de disparition. Le niveau de ce débat en est une preuve flagrante.

    • Une chose est claire pour moi, on pouvait arrêter M. Polanski n’importe où. Pourquoi aujourd’hui après plus de trente ans?
      @unholy_ghost,
      Bon point! Mais pourquoi n’accuse-t-on pas la mère de complicité et ne parle-t-on que de M.Polanski?

      C’est su^r que M. Polanski devait être puni. Cependant, une entente entre la justice américaine et M. Polanski a été signée. Il plaide coupable et il a une peine bonbon. Pourquoi? Probablement que s’il y avait eu un procès, l’avocat de M Polanski aurait haché menu la victime, malheureusement, et aurait fait acquité M. Polanski. Après l’entente, le juge brise le contrat. M. Polanski se sauve. Il n’aurait certainement pas plaidé coupable sans l’entente. Moi, c’est là que j’accroche d’autant plus que le crime était fait et rien, aucune peine de prison n’aurait rendu à la victime sa virginité psychique. Une peine de prison c’est pour que le condamné ne recommence pas. Il semble que M. Polanski n’ait pas récidivé puisque même arrêté, personne ne se manifeste pour taper dessus.

      Au fait, qu’a fait le fameux ministère de la justice américaine pour aider la victime à passer au travers cette souffrance?

    • Marc-André Lussier : Je vous invite à lire notre discussion journalière (et ce pourquoi j’ai lu ce post)

      http://www.hardgamers.com/nouvelle.asp?no=34419

      Personnellement, j’aime beaucoup Polanski mais il est coupable d’un crime et ça, peu importe qu’il soit un génie ou pas, il doit faire face aux conséquences.

    • Je n’en reviens tout simplement pas qu’on dénonce la Suisse d’avoir piégé Polanski en profitant d’une manifestation culturelle.

      N’a-t-il pas piégé une jeune fille de 13 ans en profitant d’un shooting photo? Merde, c’est un figitif qui a drogué et violé une enfant.

    • M. Lussier se fait ramasseravec raison, dans son premier billet portant sur l’affaire Polanski alors, réaction tout à fait normale et stratégique, il en rajoute un second… lol

      Retenez ceci petites gens de la Plèbe: cinéaste/artiste/journaliste > loi > n’importe quel autre individu

    • L’idée c’est ca non. Vous avez des films policiers non ???

      Un Criminel tu l’attrape par surprise. S’il n’a rien a se reprocher pourquoi refuse-t-il l’extradition ????

      C’est la Justice qui le poursuit. Pas la victime.

      Maintenant ca va être, viol, complot, prémeditation pour commettre un viol, evasion….

      Il aurait du faire face comme un Homme.

    • Réflexion faite, j’ajoute mon grain de sel à propos de: l’Europe vs l’Amérique.

      L’Europe démontrerait une forme de favoritisme (ou sorte d’absolution) envers Polanski tandis que l’Amérique aurait une dent contre lui via la $ui$$e. Mario Roy en parle dans sa chronique d’aujourd’hui. Il semblerait que 4450 gro$$e$ légumes U$A empileraient leurs argents dans les banques de ce petit pays. Question de mettre plus de pre$$ion au-de$$u$ de la $ui$$e pour son immunité territoriale. Une question de $$$, somme toute!

      J’avoue que je suis plutôt tenté de pencher vers cette dernière hypothèse.

    • Ce n’est pas son passé qui a rattrapé Polanski, mais plutôt notre époque qui retourne aux années ”50, au temps de la chasse aux sorcières, des lyncheurs et autres moralisateurs du Sacré-Coeur.

    • @ Marc-André Lussier
      J’ai beau ne pas partager votre opinion, mais je la comprends et la respecte. J’espère que les passions qui soufflent sur ce blogue ne vous atteignent pas trop !

      @ vlrglqqf
      Il est effectivement de comparer les réactions en Europe et en Amérique. En ce qui concerne la Suisse, c’est pas uniquement une question d’argent. Sa réputation est mise à mal depuis quelque temps, que ce soit avec le secret bancaire qui l’oppose aux États-Unis ou encore avec les vieux scandales de l’or nazi (sans compter ses récents déboires libyens). La Suisse sentait le besoin d’agir maintenant pour se montrer bon élève.

    • un article du Los Angeles Times ( Je sais pas si c’est un assez bon journal pour vous) de 2003 quand le pianiste avait été nominé aux oscars.C’est une interview avec samantha-geimer qui dis ne plus lui en vouloir et qui déconce la malhonèteté du juge

      http://www.latimes.com/news/nationworld/wire/la-oe-samantha-geimer23-2003feb23,0,4716430.story

      ce commentaire ne pardonne en rien les geste de polanski

    • Anne-Marie Péladeau a été arrêtée, tabassée par la police pour un simple vol de cigarettes parce qu’elle a de sérieux problèmes, elle a dû affronter la justice et les petits journalistes pseudo-artistico-intellos de La Presse s’en ont donné à coeur joie et personne pour la défendre.

      On peux-tu revenir sur terre avec cette histoire ? C’est malheureux M. Lussier et le petit Cassivi, cessez de répéter les propos des Mitterand et autres ardents défenseurs de la soi-disant culture.

      Parce que ce n’est pas de culture qu’il s’agit ici et à persister comme vous faîtes, vous donnez tout simplement raison aux dénigreurs et ignares de la culture…..

    • @ seppel

      A présent vous et moi, nous sommes deux qui pensons au même scénario possible pour expliquer l’arrestation de Polanski. La Suisse refuse de donner les noms des 4450 grosses légumes qui collectionnent de l’argent sale. Tout le monde à lu ça, nous ne l’inventons pas, c’était écrit dans les médias.

      Je persiste et je signe.

    • Monsieur Lussier,
      Malhonnêtété intellectuelle était peut-être exagéré et je ne vous en soupçonne pas. C’est juste qu’à vouloir argumenter on va dans l’exagération totale. Et ça vaut pour tous, à mon avis.

    • LE CURÉ ET LE TARTUFFE

      Monsieur Lussier, laissez-moi commencer en vous disant que si à l’évidence nous n’avons pas les mêmes opinions polititques, j’apprécie toujours de vous lire.

      J’ajoute également que j’aime depuis toujours l’oeuvre artistique de Polanski, avec un penchant particulier pour “Bitter Moon”.

      Ceci étant dit, ce que je trouve particulièrement intéressant dans cette affaire, c’est le “remake” involontaire qu’une certaine intelligentsia artistique dont vous faite partie nous offre de la célèbre pièce de Molière:

      Tartuffe.

      Hier, j’ai voulu réagir à cette phrase que vous avez publiée dans “Polanski: le traquenard” :

      “Un festival de cinéma se doit d’être un havre de liberté où les artistes bénificient d’une certaine immunité. (…) Ce lien de confiance est désormais brisé.”

      J’allais écrire que l’influence sur les esprits d’Hollywood en 2009 est comparable à celle que possédait le Vatican avant mai 68 et la révolution tranquille.

      J’allais écrire que les artistes en 2009 et leurs promoteurs travaillant dans les médias ont la même influence morale et culturelle que celle des curés d’un passé pas si lointain.

      J’allais écrire qu’autrefois également les églises étaient considérées comme des refuges sacrés dans lesquels les autorités policières n’avaient pas le droit d’intervenir.

      J’allais écrire que si vous aviez été membre de l’église catholique il y a 60 ans, vous auriez eu la même réaction qu’aujourd’hui si un prêtre pédophile avait été arrêté pour viol d’orphelins dans l’enceinte sacrée d’une église: vous auriez oublié le fond pour parler de la forme.

      J’allais écrire que d’ailleurs, si c’était un prêtre qui avait été arrêté au festival suisse pour viol de mineure de 13 ans, vous seriez le premier à applaudir, même si l’arrestation avait eu lieu dans l’enceinte “sacrée” d’une église.

      J’ai bien fait d’attendre.

      Votre texte d’aujourd’hui, se terminant par AMEN, est plus que suffisant: que vous le vouliez ou non, vous faites partie, Monseigneur Lussier, des nouveaux prêtres de la bien-pensance à géométrie variable.

      Vous avez simplement remplacé les anciens curés. Lorsqu’on se permet de s’attaquer à votre “Église”, à ses “lieux sacrés”, aux contradictions de plus en plus éclatantes de votre “morale”, vous réagissez avec l’instinct grégaire commun à toutes les classes idéologiques dominantes de toutes les époques: vous justifiez l’injustifiable, appelez au sacré et utilisez une réthorique digne d’un excellent avocat défendant un client qu’il sait coupable.

      Voici un petit extrait du dernier livre paru en 2005 (”Mauvaises vies”) d’un autre Grand-prêtre de la bien-pensance, Frédéric Mitterand, qui s’est porté avec véhémence à la défense de ce martyr de votre église, Polanski:

      « J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici (la Thaïlande).[...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […]

      On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »

      Alors oui, Monseigneur Lussier, AMEN. Quant à Tartuffe, même s’il ne s’agit pas d’une oeuvre contemporaine, elle est pourtant très actuelle et même, pour utiliser un mot qui vous fera plaisir:

      moderne.

    • Tous ceux qui associent cette arrestation à l’histoire des comptes bancaires suisses, CESSEZ DE DÉLIRER !!!!

      Ou bien appelez André Arthur pour en parler et élaborer tous les complots sombres mais n’abaissez pas le niveau de la discussion à des arguments aussi simplets.

      Ce que vous insinuez, c’est que maintenant que les Suisses ont collaborré à l’arrestation de Polanski, ils ne seront plus inquiétés par le gouvernement américain pour l’évasion fiscale ?

      Et si je vous annonçais que UBS a déjà envoyé la liste au fisc américain depuis plusieurs semaines déjà ?

      La vérité est plutôt que la justice américaine n’a jamais aimé se faire narguer, encore moins par un fugitif…..

    • Votre mise au point n’apporte rien je crois. Personne de sain d’esprit ne vous soupçonnais vous ou M. Cassivi d’accepter le viol d’une enfant, mais c’est votre ordre de priorité que je remets en question.

      Jamais, jamais, jamais, les immunités artistiques et autres conventions et règles non-écrites ne doivent protéger les violeurs. Je rappelle que le crime de M. Polansky n’a rien à voir avec celui d’un artiste qui dénonce des abérrations de certains régimes politiques pour lequel je peux comprendre le concept d’immunité artistique. Alors si arrêter qq’un qui a commis un viol brise un lien de confiance, ou créé des précédents, eh bien tant pis. Non, tant mieux en fait….

      Là où je vous rejoins, c’est sur vos questions sur pourquoi les hauts cris maintenant alors qu’il ait été libre pendant 30 ans. C’est une abérration qu’il ait été libre pendant toutes ces années, mais l’inaction des 30 dernières années n’est pas une raison suffisante pour ne pas se réjouir du fait d’avoir arrêté un violeur aujourd’hui.

    • Selon votre raisonnement, dès qu’on est un artiste dans un festival, on est au-dessus des lois. Polanski est une ordure de violeur et il méritait de se faire arrêter dès que l’occasion s’est présentée. Festival de cinéma ou colloque de joueurs de pichenottes.

    • Mais les parents de la fille en question, y’étais ou pendant ce temps-la ? c’est quoi l’idée des parents de laisser leur fille seule avec un homme de 45 ans ?? Fais ce que tu veut Roman avec ma fille en autant qu’elle devienne une vedettre ? Était-ce le genre de parents que la fille avait ?

    • Je me sacre assez royalement des circonstances si c’est pour arrêter un criminel.

    • @ germanicus

      Les propos de Frédéric Mitterrand, que vous rapportez ici, sont d’une horreur absolue.

      @ Pittber

      “Ce que je veux dire ici, c’est que la dissidence politique peut être effectivement considérée comme un crime dans un pays totalitaire, mais est plutôt une vertu dans les pays démocratiques.”

      On s’entend qu’on ne parle pas du crime ici, encore une fois, mais de la notion de “festival = zone neutre”.

      Vous avez tout à fait raison, pour le présent! Mais la dissidence politique n’est pas vue comme une vertu par tout le monde. Et si elle l’est, rien ne garantit que ça va durer.

      Tout dépend de la définition de “dissidence politique”, fort volatile selon les époques et les pays. En Chine présentement par exemple, ça peut être la critique d’un projet comme le barrage des Trois-Gorges, entre autres à cause des millions de personnes relocalisées qui se sont retrouvées indigentes voire sans abri après leur éviction des villages inondés. Mais les Trois-Gorges, c’est le Progrès. En Chine, on ne peut pas s’afficher contre un geste commis au nom du Progrès. Un réalisateur chinois qui ferait un film virulent là-dessus pourrait avoir des problèmes sérieux avec la justice de son pays: on pourrait, s’il se sauve ailleurs, demander son extradition et prendre des ententes à ce sujet. Ce n’est pas de la science-fiction.

      Maintenant peut-on supposer qu’ici, en Occident, à force de s’extasier sur le miracle économique chinois (lire: “maintenant, ils vivent comme nous”) on en vienne à partager le point de vue de l’État chinois sur le sujet? Car en effet, comment peut-on oser critiquer des aspects d’un projet qui fera bénéficier tout un pan de la population chinoise (pas juste l’élite, paraît-il!) du confort moderne, favorisera le développement économique et améliorera la navigation? Le réalisateur et son film pourraient être perçus comme anarchistes, élitistes, suspects, criminels. Et nous nous croirions toujours dans un pays “démocratique”, mais ce réalisateur, s’il est en exil, ne serait pas invité à nos festivals; ou, s’il y était invité, pourrait y être piégé pour être retourné en Chine.

      Encore une fois, notre lecture de la gravité d’un crime donné est teintée de nos valeurs, de notre histoire, de notre culture, de notre époque. Il faut une profonde méconnaissance de l’histoire humaine pour croire que la liberté de penser et de s’exprimer qui prévaut actuellement en Occident — et qui nous permet d’avoir ce fiévreux débat — est une chose irréversible.

      Depuis quelques semaines, j’ai lu des textes alarmants où l’on évoquait l’aspect “rationnel” de l’euthanasie des vieillards malades pour endiguer les dépenses en santé. Oh bien sûr, le tout enrobé dans une bonne grosse pâte de scrupules, dans le plus classique modèle de la dissertation cartésienne… Mais on y pense. Et on en parle. Qui sait si pour certaines personnes, présentement, le viol d’une enfant ne passe pas, mais l’élimination d’un vieillard inutile et malade, oui? Les temps changent. Les idées aussi.

      Bref, la dissidence — au sens de “critique des décisions du régime” — peut devenir un crime partout, même dans un pays comme le nôtre, dont la population est persuadée qu’elle vit dans une société parfaitement démocratique.

      @ Marc-André Lussier

      Je tire ma révérence. Soyez toutefois assuré que j’ai très bien compris ce que vous voulez dire. Je pense qu’un blogue sur le cinéma n’était malheureusement pas le meilleur lieu de discussion sur cette lamentable affaire. Bravo quand même pour avoir amorcé le débat. L’important n’est pas que nous soyons tous d’accord, mais que nous ayons échangé avec un minimum de courtoisie malgré quelques débordements.

      Pour les esprits obtus ici, rares mais présents: je suis contre le viol et la pédophilie, que le criminel soit célèbre ou inconnu, riche ou pauvre. Je suis pour la punition de ces criminels, artistes ou plombiers. Toutefois, si on peut éviter d’arrêter le plombier violeur pendant sa nuit de noces ou au chevet de sa mère mourante, ou le cinéaste violeur avant l’ouverture d’un festival où il vient cueillir un hommage pour son travail, ce serait tout de même bien.

    • Je suis d’accord avec Lussier. Arrêter un cinéaste lors de la remise de prix à un festival… Ne serait-ce que ce pour le principe.

      D’ailleurs ça me fait bien rire les gens qui disent: parce que c’est un artiste, personne ne veut l’arrêter: si c’était monsieur/madame tout le monde, il croupirait en prison. M’est d’avis que sis c’était monsieur/madame tout le monde, il serait présentement au Bahamas, la conscience tranquille, protégé par une immunité diplomatique, et parfaitement inconnu des médias…

    • ah!
      on pourrait délivrer des passeports diplomatiques aux artistes!
      et c’est vrai que ce n’est pas tres gentil de profiter d’un festival pour arreter un criminel…je dirais meme que c’est hypocrite.
      imaginez si on devait infiltrer le crime organisé pour areter quelqu’un! on serait vraiment des faux-culs!

    • Toujours cette même question : rétributivisme ou utilitarisme ? La peine doit-elle avoir un usage, servir concrètement, ou bien doit-elle être administrée au nom de la Morale, de la Justice dont les grandes masjuscules ont été souillées ? Étant partisan de la première option, je vous répondrai : arrêtez cet homme, condamnez-le, puis relâchez-le. Le crime est vieux, la victime pardonne : aucun intérêt à foutre cet homme derrière des barreaux.

    • À mon avis personne ici n’accuse personne de minimiser un viol sur une enfant.

      Mais là où ça va pas c’est de comparer un festival de film ou une église à un “no man’s land”. Pour les église l’immunité a pu exister dans les années 50, pour les festivals ça n’a jamais existé. Monseigneur Casivi est dans le champ. ;)

    • Si un festival est un oasis de paix et de bonheur où on ne peut procéder à l’arrestation d’un criminel, est-ce que ça veut dire qu’on doit attendre la fin de la projection d’un film avant d’arrêter un adulte qui commet des attouchements envers un enfant durant le film?

      C,est fou comment votre raisonnement est strictement limité, circonscrit, à l’intérieur de paramètres “artistiques” alors qu’il s’agit ici d’arrêter un criminel.

    • @Marc-André Lussier

      citation: “On peut quand même déplorer que la nuance soit visiblement une notion en voie de disparition.”

      C’est vous qui manquez de nuances en ne fesant pas la nuance entre un homme qui comment un délit d’opinion et un criminel de droit commun en parlant de “l’immunité lors des festivals.”

      Si vous ne voyez pas de différence entre un dissident politique et un violeur vous avez un sérieux problème….

    • Aucune pitié pour ce Polansky.

      Un violeur d’enfant. Point final.
      On s’en fiche de ses films.
      Comme on se ficherait des photos de famille prises par Vincent Lacroix:

      “Ô mon dieu! Vincent tu as pris de magnifiques photos durant ta jeune carrière!!!! Elles sont trop merveilleuses… tu ne mérites pas d’être accusé pour vol.”

      Voyons… vous voyez que c’est ridicule comme raisonnement.
      Comme si l’art est au dessus des lois.

      Polansky est un homme fini.
      Plus jamais je n’irai voir ses films.

    • Oui pour une protection, une sorte d’immunité pour les artistes. La nuance vient du fait que cette protection, il me semble, se doit d’immuniser l’artiste contre les représailles liées à son art (et, il reste qu’il y a des limites infranchissables, même dans la pratique de l’art).

      Non à une protection concernant un crime pénal (car il est difficile de parler de viol au sens de la loi dans le cas présent, il n’est accusé que de détournement de mineure. Merci à bitatibi pour ces renseignements, d’ailleurs). Un festival de films reste essentiellement un festival. La loi s’y impose. Nous ferons nos vierges offensées le jour ou un artiste sera mis en prison pour une peinture à caractère politique par exemple, pas quand un homme fuit devant la justice afin de ne pas faire face à la musique.

      La “grâce”, il me semble, aurait été de voir M. Polanski faire face à ses responsabilités. Pour le reste, vous avez raison, personne ne mérite de se faire lyncher sur la place publique pour avoir émis une opinion comme celle que vous avez formulée.

    • J’ai hésité à me porter à la défense de ce réalisateur dont j’admire le talent. Je ne connais pas l’affaire en détail mais il y a des éléments importants à prendre en compte, dont le fait que la victime lui a pardonné, ce qui n’est pas un vulgaire détail.

      Une condamnation sert à la fois à venger la victime, à protéger le public et à donner un exemple. Polanski a déjà payé de plusieurs façons : l’exil, la réputation, des craintes toute sa vie que cette histoire le rattrape et même une période en prison qui devait au départ être suffisante. Est-ce donc si important que l’orgueil des États-Unis soit préservée et que la sanction soit intégrale? L’homme ne vit plus dans ce pays et il est accepté comme un vénérable citoyen dans sa société d’accueil. On ne parle pas de meurtres multiples pour lancer des mandats internationaux, ni de crime majeur. Il y a des pays où les filles se marient bien avant 13 ans et on ne traite pas les époux de dangereux criminels pour autant.

      On ne demanderait pas nécessairement un traitement de faveur pour M. Polanski, simplement d’oublier une histoire d’un exilé qui aurait sombré dans l’oubli s’il s’était s’agit d’un inconnu. Donc, au contraire, cette poursuite est discriminatoire parce que le gars est connu.

      Et le pardon aussi fait partie du système de justice. Il y a des responsables de graves crimes aux États-Unis qui ont été pardonnés au plus haut niveau, des tortionnaires, des manipulateurs qui ont engendré des centaines de milliers de morts en mentant pour entrainer le pays dans la guerre. Est-ce que ça empêcherait bien des gens de dormir si on passait l’éponge sur cette histoire, autre que les mordus de la répression à tout prix?

    • En tout cas, ça m’a tout l’air d’une opération bien planifiée, genre politique. Un guet-apens, quoi.
      Par contre, je ne vois pas les circonstances de son arrestation comme une menace au bon déroulemenet
      de tout évènement artistique, même un hommage spécial.
      On parle d’un cas unique de crime non réglé. D’ailleurs, Polanski est unique.
      C’est d’un génie du cinéma dont il s’agit, gagnant de nombreux prix dont des Oscars.
      Mais, dans sa vie personnelle, il avait une épée de Damoclès depuis tout ce temps. Il a mal agi et il a vraisemblablement mal réagi, en fuyant.
      Il devra faire face à la musique. Rien de plus normal.

    • Roman Polanski devrait remercier le fait d’avoir pu vivre librement pendant plus de trente ans! Il n’est pas allé chercher son Oscar, parce qu’il savait à quoi s’attendre. En Suisse, il se croyait en sécurité et la dure réalité l’a attrapée. Qu’il soit invité à recevoir un prix pour l’ensemble n’a rien à voir. Il a tout simplement cédé à sa vanité d’être récompensé dans un endroit ou il croyait avoir l’immunité artistique… L’expérience lui aura prouvé qu’il a eu tort. J’aime le cinéaste mais je condamne le geste commis il y a trois décennies. Il devrait finalement faire face à la musique comme un grand garçon… après tout il a 77 ans, il est grand temps de devenir un adulte qui fait face aux conséquences de ses gestes, ne croyez-vous pas?

    • Un artiste arrêté dans un pays où il s’est rendu pour assister à un évènement professionnel pour rendre hommage aux meilleures oeuvres de l’année. “Innaceptable !!!”, disent plusieurs. “Un tel évènement, c’est sacré”.

      S’il avait été écrivain et s’était rendu en Suisse pour recevoir un prix littéraire ? Même raisonnement.

      S’il avait été compositeur et s’était rendu en Suisse pour recevoir un prix honorifique ? Même raisonnement.

      Mais s’il avait été prof de CEGEP et s’était rendu en Suisse pour un colloc sur l’enseignement de la Philo ? Là, est-ce qu’on peut l’arrêter ?

      Et s’il avait été propriétaire d’une micro-brasserie et s’était rendu en Suisse pour monter un kiosque à un Beer Fest ? Là, est-ce qu’on peut l’arrêter ?

      Et s’il avait été collectionneur de cuillères en argents et se serait rendu en Suisse pour une exposition mondiale d’argentrie fine ? Là, est-ce qu’on peut l’arrêter ?

      Si vous me répondez : “Non ! On ne peut pas arrêter quiconque dans un contexte d’évènement professionnel. C’est une question de confiance.” Alors, vous êtes vraiment de mauvise foi … Car vous savez très bien que le collectionneur de cuillères ne toucherait pas le sol avant de rebondir sur la paillasse de sa cellule et que personne n’en aurait rien à foutre.

      Les artistes qui ont réussis, trop souvent, ont un sens complètement tordu de leur propre importance et se concidèrent comme des gens au dessus de la norme qui devraient être traités différemment des autres. Et le public, qui les adulent, ne les aide pas à revenir sur terre …

    • @misspepsi

      J’aurais apprécié une réponse de votre part…

      Pensez vous sérieusement qu’une future société intolérante au point de considérer les dissidents politiques au même niveau que les violeurs respecterais une immunité artistique établie de nos jours ?

      Même si on appliquais votre idée d’immunité totale, pensez pas qu’une future société totalitaire annulrais tout simplement cette immunité ?

      Vous pensez vraiment qu’un futur état totalitaire qui aurais suspendu toute liberté d’expression se dirais “gardons cette immunité artisitque, les dissidents sont bienvenus pendant les festivals, c’est une tradition !” ?

      Moi je ne pense pas…

      Expliquez moi comment une immunité artistique totale aujourd’hui garantirais la liberté d’expression dans un futur totalitaire.

    • Un bon Alfred Hitchcok!

    • Je n’ai plus jamais regardé un film de Roman Polansky depuis qu’il a fuit les USA par peur de subir ce que la jeune femme a subit j’imagine. Alors j’ai dû délirer. En voyant ces films, j’aurais été complice de cet homme qui fait comme si de rien n’était. Polansky est un monstre. Il était bien temps qu’on le fasse payer pour sa bassesse.

    • Un journaliste devrait être capable de faire la différence entre plaider coupable à une relation sexuelle illégale (unlawful sex) — ce dont Polanski s’est reconnu coupable — et plaider coupable à un viol (”rape”). Et pour ce qui est de vos sources, pourquoi ne pas citer Wikipédia la prochaine fois?
      Il aurait fallu, si vous vouliez vraiment faire une mise au point, avoir l’honnêteté intellectuelle de ne pas tout simplifier ainsi : “Tout le monde s’entend pour dire que le viol d’une mineure est un crime odieux. Il faudrait être vraiment malade pour affirmer le contraire. Polanski s’en est reconnu coupable.”
      J’aime mieux ne pas avoir une opinion aussi tranchée que vous. Mais, après tout, il faut bien captiver votre lectorat, et ne pas trop complexifier les choses.
      Votre papier n’est, comment dire, pas une prouesse intellectuelle. Les intellectuels, de toute façon, c’est mal, non? ça réfléchit non seulement avant d’écrire, mais aussi en écrivant, juste d’y penser, je suis dégoûté.
      Martin

    • @ alexnado
      «Dans le milieu artistique comme à la FTQ construction, la loyauté semble être plus important que la justice»

      Superbe analogie qui devrait en faire réfléchir quelques uns. Bravo.

    • Bon, j’espère que ce sera mon dernier commentaire sur ce sujet: Mettons que Sharon Tate avait été tuée par Jack Nicholson et que celui-ci justement se soit enfui en Europe et ait réussi à échapper à la justice. Est-ce que Mr Polanski aurait été aussi enclin à l’appuyer et à parler d’une immunité artistique (pour reprendre un expression de Mario Roy) si Mr Nicholson était arrêté en route vers un festival 30 ans plus tard…

    • Moi je pense que en effet les réactions aujourd’hui sont plus nombreuses car les moyens de s’informer sont aussi plus nombreux avec l’internet . Dans mon cas j’étais jeune à l’époque que le fait est arrivée alors j’ai toujours connue le Polanski réalisateur des filmes que j’ai pratiquement tous vu et apréciée et j’ai bien sur en tant que fan de l’artiste entendu parler de ce viol , mais sans jamais avoir vraiment connue les details de l’affaire sa me paraissait plus une trape d’une jeune que cherchait de se faire connaitre.
      Mon opinion a radicalement changée car avec les récents événements le fameux rapport de police qui détaille l’interrogatoire avec la jeune fille était disponible à tous grace aux moyens tecnologiques d’aujourd’hui, et en lisant ce rapport il faudrait vraiment ne pas vouloir voir que qu’est que c’est arrivé c’était vraiment un viol assez dégoutant merci.
      Ainsi Mr Polanski le cineaste peut avoir fait des très belles oeuvres mais
      il est bel et bien un violeur et doit être traité comme tel.
      Dans Libération il y avait Luc Besson qu’ai donne corajeusement son opinion la dessus, et j’aprecie que aussi dans le monde artistique il y a que sont encore capables de dire les choses sans avoir peur d’être jugés .

    • Polanski n’est pas un violeur, et il n’est pas non plus un pédophile. Il n’a pas sodomisé ni drogué cette jeune fille. Certe, il y a eu une rencontre entre ces deux personnes mais toute cette histoire de viol avait été montée par les médias de l’époque (et d’aujourd’hui), l’administration américaine et l’entourage de la petite. Dans tous les blogs ou les articles que j’ai lus, vous êtes en dehors de la track et dans les patates. Et j’espère qu’il y aura un dénouement ou un revirement à cette histoire qui prouvera que cet artiste n’est pas ce type affreux, criminel que vous traitez depuis le début.

    • @legouic
      Effectivement, il y a 30 ans, Polanski a plaidé coupable à une «relation sexuelle illégale» avec une fille de 13 ans. Or, sachez qu’au Québec, selon le code criminel, cela est considéré comme une «agression sexuelle», même si la jeune est réputée «consentante». Ce crime est passible de 14 ans de prison et les différentes tribunaux (Chambre criminelle, Chambre d ela jeunesse) traitent ces situations comme étant purement et simplement de la «pédophilie».
      C’est donc toi «qui est dans les patates» !

    • @legouic

      Pourquoi il a plaidé coupable alors ?

    • … parce qu’il y avait eu un «deal» entre les procureurs pour qu’il ne fasse que 42 jours de prison… mais un juge de la Cour Fédérale a annulé ce «deal» et voulait reconduire Polanski à son procès… Il s’est alors enfuie, comme un vulgaire criminel qu’il est, sachant qu’il serait condamné à une «longue peinde de prison». Tout cela est de notoriété publique… et avait été étalé dans les médias en 1971…

    • C’est la DÉCENCE qui vous empêche de publier un point de vue, pourtant poli? L’allusion plutôt rigolotte à une possible altération temporaire de votre jugement? Pourtant Polanski dans ses petites fêtes ne carburaient apparemment pas au Gatorade. Vous avez l’épiderme un peu trop sensible, trop sensible pour le sujet abordé en tout cas. Je n’ai lu nulle part des projets de lynchage à votre sujet, ou celui de Polanski. Sa libido de dandy pervers lui a plutôt créé le problème. Sa faute l’a rattrapé et il doit faire face à la musique, même si le pianiste est génial (à ce propos, ça se discute : si vous considérez Polanski un génie, c’est toute la côté ouest américaine qui déborde de génies. Je crois plutôt qu’il s’agit d’un réalisateur compétent dans la bonne moyenne. Sont particulièrement bonnes ses premières œuvres, CUL DE SAC et LECOUTEAU DANS L’EAU, LE BAL DES VAMPIRES. Les autres sont du domaine de la compétence. Ne pas oublier le scénariste de CHINATOWN, Bob Town, à qui le film appartient réellement, et qui a par la suite réalisé TEQUILA SUNRISE, etc… Je dirais que c’est son parcours de vie, ses drames personnelles et sa RÉSILIENCE surtout — à la Martin Gray, qui le sortent du peloton. Sa mystique va demeurer intact, même prendre du galon, s’il assume finalement son crime, parce que soûler une fille de 13 ans pour la sodomiser, c’est un crime, peut importe l’époque, ou comment on regarde la chose, ou par qui. Ça va probablement lui coûter de gros sous, mais il n’est pas démuni. Après tout, il a 76 ans et il ne fera pas suivre le coffer-fort de l’autre côté).

      En ce qui concerne le texte trop épidermique — disons égaré, je réessaie, et sans rancune :

      Monsieur Lussier, si vous vouliez défoncer le blogomètre, c’est réussi!
      Maintenant revenez sur terre, remettez les compteurs à zéro, et avouez donc que les relationnistes du carnaval suisse vous avait fourgué de la saloperie dans votre coupe de champagne, que vous étiez trop high pour écrire intelligemment sur des principes de droit international et que les saloperies emballées artistiquement à l’écran — comme les belles histoires d’ailleurs, n’accordent pas automatiquement l’immunité à des auteurs coupables de voies de faits dans le monde réel.

    • Quelqu’un se souvient-il de ce mec* qui sur une télé française se vantait de ses exploits sexuels sur des mineures (et publiés dans un livre**). Denise Bombardider qui était aussi invitée ce même jour-là lui avait cloué le bec illico: “Au Québec monsieur, vous seriez déjà en prison pour de telles affirmations”, lui avait-elle dit à peu près en substance. Stupeur et tremblements sur le plateau de télé.

      Donc le mec probablement de nationalité française (?) était de passage à Paris pour la promotion de son livre, ce qui explique peut-être l’idéologie du pardon que l’Europe est prête à accorder à Polanski. Par contre la riposte de Mme Bombardier réflète bien aussi cette mentalité de l’Amérique, et donc deux points de vue diamétralement opposés.

      L’Europe vs l’Amérique.

      _________
      *J’ai oublié son nom mais c’était un type connu.
      ** J’ignore le titre également et quelle maison l’a publié.

    • @ fruitloops

      C’est parce que vous ne voyez pas tout. Même si certains estiment que je suis très – trop – permissif dans la modération des commentaires, je dois quand même en laisser plusieurs de côté. La décence m’interdit de les mettre en ligne.

    • …l’amende suggérée pour monsieur Polanski: un règlement hors-cours sous forme de montant substantiel à la cause des victimes d’actes sexuels, accompagnée d’une levée de l’interdiction de travailler aux USA, l’obligation de faire le Père Noël dans un centre d’achat de Bel-Air à chaque année (c’t’une joke!)… et une option pour réaliser un film sur sa vie vraiment pas banale.

    • @ vlrglqqf…. Ça ca serait intéressant de connaître les détails et les personnes, histoire de comparer les différences dans les perceptions culturelles, qui sont quand même un peu un aspect de ce débat. On m’a dit que, dans les familles bourgeoises fraçaises, c’était souvent une matante qui initiait le jeune pubère au monde de l’amour, ou à l’inverse un mononcle pour les jeunes filles, ou autre combinaison. Alexandre Jardin en a vu et dite des vertes et des pas mûres à propos de sa propre famille d’artistes…

    • @ vlrglqqf

      C’est Gabriel Matzneff. Je vais me faire tirer des roches parce que je connais son nom.

    • Vous vous souvenez de David Hamilton, avec ses belles photos de très jeunes filles, dans des environnements bucoliques et oniriques, à travers un objectif vaseliné? Il y avait du David Hamilton partout dans les années 70, y compris sur les tables à café et les murs des bungalows des familles de cols bleus et cols blancs de banlieue.

      Lu aujourd’hui sur Wikipedia à propos d’Hamilton:

      « Le travail de David Hamilton est controversé en Amérique du Nord et au Royaume-Uni, beaucoup moins en Europe continentale. À la fin des années 1990, les conservateurs chrétiens aux États-Unis s’en prirent aux librairies qui avaient en stock des albums de David Hamilton, Sally Mann, et Jock Sturges, dont ils considèrent le travail comme de la « pornographie enfantine ». Hamilton vit dans le sud de la France, où il affirme que son travail n’a jamais suscité une telle réprobation. »

      Food for thought.

    • @ misspepsi

      Soyez assurée que si j’avais su son nom, je ne me serais pas privé de le signaler. C’est donc ce fameux Gabriel Matzneff dont bien entendu plus personne n’a entendu parlé depuis. Ici, je voulais simplement souligner que jamais au grand jamais au Québec on aurait accepté le discours d’un tel minus.

      Sans vouloir partir en guerre, ni déterrer les morts, ce David Hamilton justement démontre lui aussi noir sur blanc (ou en couleurs) qu’il existe bel et bien une différence marquée de mentalité entre l’Europe et l’Amérique ou vice versa.

    • @ COWBOY

      “Pourquoi faut-il des pages de nuances pour comprendre cette situation?
      Il s’est reconnu coupable de viol. Il a fui la justice. Ils l’ont attrapé. Il va enfin assumer les conséquences de ses actes.
      Le reste est rationalisation.”

      On ne peut plus juste et clair en trois lignes. Je vous invite à lire ce qui a failli me faire tomber de ma chaise, un texte, qui de toute évidence nous prouve que la signataire jeannot_vachon ne comprend pas la gravité du viol. Que la victime soit prête à tout oublier après tant d’années est très compréhensible; elle ne veut pas revivre son cauchemar, c’est l’évidence même.
      “L’homme ne vit plus dans ce pays et il est accepté comme un vénérable citoyen dans sa société d’accueil. On ne parle pas de meurtres multiples pour lancer des mandats internationaux, ni de crime majeur. Il y a des pays où les filles se marient bien avant 13 ans et on ne traite pas les époux de dangereux criminels pour autant” Non mais, quel raisonnement?????

    • Merci M. Lussier de relativiser les évènements. Toute l’hypocrisie bien-pensante entourant cette histoire et l’odeur de lynchage qui l’entoure me donne mal au cœur.

      http://petit-change.blogspot.com/2009/09/pendons-polanski.html

    • Ce qui est intéressant, c’est de voir tout ceux qui disent: laisser un artiste tranquille lors d’un festival pour une affaire plutôt floue datant de 30 ans, c’est scandaleux!

      Par contre, le laisser en liberté 30 ans avant de lui tendre un piège, c’est correct.

      Mieux vaut tard que jamais!

    • Il y a quelque chose de spécial avec le contexte de justice internationale. Existe-t-il une justice mondiale qui fasse l’unanimité? Surtout en matière sexuelle. Abuser d’une personne sexuellement et la violer sont 2 choses extrêmement différentes. Mais comme, en Amérique du Nord, on est plus intelligents qu’ailleurs, on mélange tout ça. Sûrement plusieurs femme se sont fait tirer la manche pour avoir des relations sexuelles, donc ont accepté de le faire parce que le gars est en rut et insistant. Le lendemain, la femme est dans une situation de vie ou de mort sur le mec. Soit elle se dit qu’elle passe l’éponge et qu’elle se méfiera de lui la prochaine fois, soit elle le dénonce pour viol et le gars est cuit.

      Si la femme est une ado et que ses parents apprennent ça, ce sont eux qui tiennent la guillotine entre leurs mains et gageons qu’ils ne se gêneront pas et qu’ils vont conditionner la fille pour en mettre sur le gros méchant loup. Et l’ado dans ce contexte, pensez-vous qu’elle va dire qu’elle a agacé le gars, qu’elle lui a menti sur son âge, qu’elle a voulu se vanter d’avoir sorti avec une vedette et de n’avoir pas trop résisté à ses avances, dès le moment où la guerre à finir est démarrée par les parents?

      On ne dit pas que Polanski n’est pas coupable, mais on se demande de quoi il est coupable et si le dommage est si élevé? La drogue qu’il aurait donnée à la fille, était-ce vraiment dans le but de l’abuser. À cette époque, prendre des pilules était la grosse mode. La fille en avait déjà pris, elle savait ce que c’était et elle en a pris de son plein gré. Du côté sexuel, elle n’en était pas à sa première expérience. Il y a eu un mauvais comportement de la part de Polanski. Est-ce que le dommage méritait 15 ans de prison?

      On dit que c’est de la pédophilie. En bas de 16 ans au Canada on parle de pédophilie, mais avant le parti Conservateur c’était en bas de 14 ans. Est-ce que ça c’est de la justice universelle et naturelle? Et si on décrétait que lorsque la machine à bébé est en marche chez une jeune femme, elle est prête pour le sexe? De nombreux pays ont ça comme loi. Quand la fille est prête, on la donne en mariage. Nos soldats meurent en Afghanistan pour défendre un peuple qui pratique le mariage des fillettes et légalise le viol de ces jeunes (ou moins jeunes) épouses.

      Quand un pays a une justice cruelle et que le seul moyen est de le fuir, est-ce qu’on va faire des traités internationaux pour y retourner les fuyards. En Arabie Saoudite ils veulent trancher la tête d’un canadien pour une bataille de cour d’école qui a mal tourné. Les États-Unis ne sont pas un exemple de saine justice. C’est un pays de répression, de torture, d’exécutions.

      Et si on leur envoyait Gilbert Rozon? Le juge ici lui a donné une « free game » parce que la mauvaise publicité constituait une sanction suffisante. Aux États-Unis, ils vont l’étiqueter de pédophile pour la vie et le foutre en prison pour 15 ou 20 ans.

    • @jeannot_vachon

      J’aime votre commentaire. La Justice reste un concept extrêmement relatif, comme vous le faites valoir. Une démarche rationnelle est, dès lors, en dichotomie avec le projet des bourreaux et autre moralistes prêt à partir en croisade pour faire “payer” les Polanski de ce monde. Face au constat qu’il n’existe pas de morale ou de justice dans l’absolu, le système pénal se doit d’adopter non pas une attitude vengeresse, mais plutôt une qui sert concrètement à la fois la victime, le bien commun et l’auteur du préjudice. Le cas de Rozon, que vous citez, est un bel exemple. Plutôt de faire ce que la “morale” nous commande, le juge adopte une attitude pragmatique, qui ne dessert par pour autant la victime et la société. Je suis profondément convaincu que c’est ce vers quoi notre société doit se diriger : une attitude pragmatique et l’évacuation de la logique du châtiment dans l’accomplissement de la justice.

    • Vous avez mis le doigt dans un drôle d’engrenage, M. Lussier.

      Je conçois que vous avez voulu dénoncer le traquenard, mais cela est indéfendable en regard de la faute initiale (que la plupart d’entre nous ne connaissions pas, d’ailleurs)(et je me demande parfois si vous les saviez?). Vos lecteurs s’enflamment? Difficile de leur reprocher. Pire, j’ai un malaise devant les justifications à posteriori (vous, votre collègue Cassivi.) Recentrer le débat sur “les circonstances”, comme s’il s’agissait de la chose la plus révoltante de cette histoire, ne fait que l’enfoncer. Il est rendu bien bas, ce débat. Un guerre de mots, des dérapages pas du tout contrôlés, les bien-pensants (sic) pourfendus par les apôtres du progressisme, ça ressemble aux débats sur l’avortement ou la peine de mort, tout le monde est bien campé sur ses positions, la discussion n’avance pas.
      Mon avis? Oui, un festival de cinéma est une tribune neutre, un havre de paix pour artistes. Mais le crime dont on parle n’est pas de la dissidence politique. Qu’on ait posé un piège à Polanski n’a rien de choquant. Qu’il ait étouffé l’histoire en fuyant la justice l’est. On est en 2009. La pédophilie est le crime suprême. L’Eglise n’est plus un refuge acceptable pour ce genre de crimes? On piège les pédophiles qui profitent des faiblesses des systèmes juridiques d’autres pays du globe? Tant mieux. Un festival de cinéma ne devrait pas s’exclure de cette logique.

    • ‘Toute l’hypocrisie bien-pensante entourant cette histoire et l’odeur de lynchage qui l’entoure me donne mal au cœur.” _personne_

      ===

      Les “bien-pensants” ne seraient-ils pas plutôt ceux qui signent des pétitions pour qu’on traite différemment, au point de vue judiciaire, les artistes des plombiers ?

    • M. Yves Boisvert, qui traite souvent de choses juridiques ou judiciaires, nous décrit, aujourd’hui, exactement et en peu de mots, ce qu’il faut penser de cette arrestation. Et il a raison, comme presque toujours.

    • @ fraymonjo

      Non.

      M. Boisvert, que je respecte beaucoup en passant car ses propos sont toujours articulés, nous décrit ce qu’il pense qu’on devrait penser.

      On peut adhérer à son point de vue, ou non. Cette fois, il commet à mon avis la même erreur que presque tous les commentateurs de l’affaire Polanski: il confond la réserve quant aux circonstances de son arrestation avec une tolérance quelconque au viol ou à la pédophilie et une demande de traitement de faveur aux artistes licencieux.

      RIEN, RIEN, RIEN, RIEN à voir, mais ça semble trop compliqué à saisir pour presque tout le monde.

    • @ tous

      Autres temps, autres valeurs.

      Lu ce matin sur Cyberpresse sous la plume de Sophie Allard, dans le cadre de sa série d’articles sur la pornographie — notez particulièrement le second paragraphe. Et n’oubliez pas qu’on ne parle pas ici de relations sexuelles réelles entre jeunes, mais de consommation de porno. On ne parle pas d’action, mais de voyeurisme.

      “Sans surprise, la majorité des jeunes d’aujourd’hui ont déjà vu un film X : c’est le cas de 87 % des moins de 18 ans et de 94 % des 18 à 24 ans. Dans l’ensemble, 66 % des consommateurs disent avoir regardé leur premier film X avant 18 ans. À peine 13 % chez les 65 ans et plus.

      «En raison de l’accessibilité, on consomme beaucoup et de plus en plus jeune, assure le sociologue Richard Poulin, professeur à l’Université d’Ottawa. L’âge moyen de la première consommation tourne autour de 12 ans pour les garçons et de 13 ans pour les filles. Ça imprime chez les jeunes une vision trompeuse de la sexualité, qui évacue les notions d’égalité et de respect mutuel. C’est devenu leur éducation sexuelle. C’est préoccupant.» Le tiers des mineurs amateurs de porno en consomme tous les jours.”

      L’âge moyen de la première consommation tourne autour de 12 ans pour les garçons et de 13 ans pour les filles.

      Le tiers des mineurs amateurs de porno en consomme tous les jours.

      Encore une fois, ces jeunes n’ont pas d’échanges sexuels entre eux: ils ne font que regarder des professionnels en avoir.

      Je vous conseille aussi la lecture de l’article sur les couples consommateurs réguliers de porno, c’est très intéressant.

    • J’appuie à 100% la chronique de Yves Boisvert de ce matin même. Dans le genre de crimes dont nous parlons depuis un bon moment sur différents blogues, la rémission pour un acte punissable de cet ordre est trop facile. La pédophilie est un crime odieux sans aucune mesure, c’est la tolérance zéro!

      La cohorte de pédophiles que l’Eglise a protégé au fil des temps a perdu toute crédibilité. Idem pour les artistes et artisans de l’art en général ou de toutes autres catégories d’individus. La justice est la même pour tout le monde, que l’on soit metteur en scène, comique, policier, plombier ou monseigneur et Cie. Il faut savoir ce qu’il en coûte de trangresser l’ordre établi dans une société.

      Je suis tout à fait 100% contre la dérive du pardon.

    • @misspepsi

      Pour enchainer sur votre commentaire, je me suis souvent posé la question sur nos mœurs modernes. Nous devenons de plus en plus pervers, mais à l’inverse, nous voulons préserver nos enfants dans une bulle de pureté jusqu’à leurs 18 ans.

      À Québec, nous avons trainé dans la boue un animateur radio qui a couché avec une fille de 17 1\2 ans. Nous l’avons traité de pédophile et passé à un cheveu de signer la fin de sa carrière.

      Mais rendue à 18 ans, cette jeune fille (ou une fille comme elle) peut pratiquer honorablement la prostitution, se faire taponner dans des isoloirs de club de danseuses, faire toutes les perversions imaginables dans des films pornos, fréquenter des maisons de débauche qu’on appelle clubs échangistes.

      Qu’est-ce qui se passe entre la journée où notre ado est un enfant innocent de 17 ans et 364 jours, alors que la toucher pourrait être un acte criminel susceptible de lancer un mandat international pour l’enfermer dans un pénitencier, et qu’elle devient une adulte et alors ce monde pervers lui est totalement ouvert? On ne parle pas de justice naturelle. On parle de conventions, de trancher au couteau la notion de tombeur de fille et de pédophile et puis appliquer ça au niveau international par le biais d’ententes qui font que les incohérences judiciaires d’un peuple peuvent se transposer partout ailleurs.

      Prenons la loi canadienne, sauf dans certaines circonstances, il y a à peine un an, l’ouverture sexuelle entre un ado et un adulte se passait à 14 ans. Il y avait alors un reproche moral possible mais c’était parfaitement légal. Avec les Conservateurs le crime de pédophilie existe maintenant jusqu’à la fin des 15 ans. Or, quand on regarde le corps de la fille à cet âge, c’est loin d’être le corps d’un enfant.

      OK la pédophilie est odieuse, mais il reste à définir où on tranche ce concept. N’oubliez pas qu’on met des milliards et on sacrifie des vies humaines pour défendre une société où les pères donnent (ou vendent) leurs fillettes en mariage à 12 ans en toute légalité (Afghanistan).

    • “On peut adhérer à son point de vue, ou non. Cette fois, il commet à mon avis la même erreur que presque tous les commentateurs de l’affaire Polanski: il confond la réserve quant aux circonstances de son arrestation” – misspepsi

      ===

      Non personne ne fait cette confusion puisque les “circonstances de son arrestations”, ne sont pas différentes des “circonstances d’arrestations” d’autres criminels,

      Ceux qui laissent sous-entendre qu’un festival de cinéma est un sanctuaire ce sont eux qui essaient de créer une diversion dans le but de défendre Polanski “par la bande”.

    • @ jeannot_vachon

      “Pour enchainer sur votre commentaire, je me suis souvent posé la question sur nos mœurs modernes. Nous devenons de plus en plus pervers, mais à l’inverse, nous voulons préserver nos enfants dans une bulle de pureté jusqu’à leurs 18 ans.”

      On se comprend là-dessus, rien à ajouter.

    • @ ramses2.1

      “Ceux qui laissent sous-entendre qu’un festival de cinéma est un sanctuaire ce sont eux qui essaient de créer une diversion dans le but de défendre Polanski “par la bande”.”

      Monsieur, je ne laisse rien sous-entendre, au contraire: je le proclame sans aucune hésitation, haut et fort, ici et sur d’autres blogues.

      Vous semblez vous aussi éprouver un plaisir aussi impérieux que pervers à lier cette position à la défense du crime de Polanski. C’est un raisonnement vicié qui rapproche deux éléments sans aucun rapport.

      Ça c’est votre problème; moi, j’ai la conscience en paix.

    • “Vous semblez vous aussi éprouver un plaisir aussi impérieux que pervers à lier cette position à la défense du crime de Polanski. C’est un raisonnement vicié qui rapproche deux éléments sans aucun rapport.” misspepsi

      ===

      Ah bon. L’arrestation n’a aucun rapport avec le crime ? Raisonnement assez tordu.

    • @ ramses2.1

      Je n’ai rien à vous vendre et je me fous complètement que vous partagiez mon point de vue ou pas. Chacun son avis. Mais je n’accepte pas que l’on me fasse dire ce que je ne dis pas.

      1. Un festival de cinéma doit être un havre, À MON AVIS.
      2. Un cinéaste qui commet un viol est un criminel.
      3. On pouvait arrêter ce criminel ailleurs que pendant le festival. Après, par exemple, juste avant qu’il ne reparte en avion avec sa récompense.

      Sa récompense, pas pour le viol, non: pour ses films. C’est là que ça fait mal à tout le monde. Votre vraie question devrait être: comment peut-on récompenser la carrière d’un cinéaste quand on sait qu’il est coupable de viol? C’est ÇA qui vous donne de l’urticaire. Et c’est pour ÇA que quand on introduit le point 3, ça fait surchauffer le petit moteur chez la plupart des gens ici. Mais que ça vous plaise ou non, le point 3 était une possibilité, pas dans votre monde, mais dans le mien et celui de quelques autres.

      Vous pouvez bien être des millions à ne pas comprendre, m’en fous.

    • @ jeannot_vachon

      J’ai encore relu votre commentaire. Il est vraiment lumineux. Merci.

    • >Je comprends mal, toutefois, comment il se fait que personne,
      >en 2003, n’ait écrit la moindre chronique pour réclamer à grands
      >cris l’arrestation de ce «pédophile violeur d’enfant» (l’expression
      >est maintenant consacrée).
      >J’ai beau chercher, fouiller dans toutes les archives, je ne
      >trouve pratiquement rien. En tout cas rien d’aussi violent que
      >ce à quoi nous assistons maintenant dans la blogosphère.
      >Ni aux États-Unis, ni en Grande-Bretagne, ni au Québec. Mais
      >où étaient-ils donc, tous?

      Faut-il continuer à ignorer l’injustice et le crime aujourd’hui, sous prétexte qu’on l’avait fait hier ? Combien de criminels de guerre devrions nous excuser si nous suivions cette règle curieuse que vous inventez là ?

      >Quand Polanski a été célébré à Hollywood (en son absence) en
      >2003, alors qu’il a obtenu l’oscar de la meilleure réalisation, son
      >passé fut bien entendu évoqué, mais la sordide affaire semblait
      >classée dans l’esprit de tout le monde.

      Il faut dire que la presse, hier comme aujourd’hui, la présentait ainsi. Pourquoi donc se réveiller aujourd’hui ? On va le voir…

      >Or, voilà que cette affaire suscite maintenant un lynchage collectif,
      >non seulement de l’accusé, mais aussi de tous ceux qui osent
      >remettre en cause les circonstances de son arrestation. Tous des
      >dégénérés forcément complices qui «encouragent» le viol d’enfant.
      >À moins qu’ils ne soient pédophiles eux-mêmes. N’importe quoi.

      Vous renversez la situation au moyen d’artifices rhétoriques… Ce qui a déclenché la réaction populaire, ce n’est pas l’arrestation de Polanski elle-même. C’est cette pétition, cette hypocrisie généralisée des journalistes, de l’industrie variéto-culturelle de BHL à Monica Bellucci et des politiciens (”une affaire de moeurs”), ce soutien sans failles des élites entre elles, cette inégalité devant la justice qui s’affichait enfin sans complexe.

      >Si on suit cette logique, on pourrait aussi dire que les millions
      >de cinéphiles qui ont vu au moins un film de Roman Polanski au
      >cours des 31 dernières années militent en faveur de la pédophilie
      >et du viol. Tant qu’à délirer…

      Au lieu de vous attaquer aux véritables arguments de ceux qui soutiennent le retour de Polanski devant ses juges, vous présentez les arguments des 4 ou 5 internautes les plus extrémistes comme s’ils étaient partagés par tous les autres.

      Enfin, concernant les conditions de l’arrestation: un fugitif doit être arrêté dès qu’on l’a sous la main. L’Art passe après la Justice… La société, l’universel, passe avant l’exaltation de quelques-uns à ce festival. Kouchner trouve cela sinistre, je trouve que c’est bien.

    • @ Tom

      4 ou 5 internautes? Comptez-les plutôt par centaines! Je le répète, la décence m’interdit de répéter dans un espace public la teneur de plusieurs courriels commentaires reçus.

    • @M. Lussier: j’ai parcouru des centaines de réactions d’internautes à des articles de presse en ligne, et j’ai vu très peu de commentaires ressemblant de près ou de loin à ce que vous dénoncez. Assimiler tous les internautes à ces quelques excités, c’est comme confondre le peuple français et l’électorat de Philippe de Villiers. Mais peut-être que beaucoup de ces réactions ont été “modérées” (censurées). Ce serait fort dommage, il est souvent bon que toutes les opinions puissent s’afficher, cela permet de mieux les corriger.

      Pour ma part, je me suis beaucoup intéressé à cette affaire, et j’ai été accusé sur un forum de participer à un “lynchage”. Alors que j’ai toujours trouvé effarante la façon populiste dont sont récupérés les crimes sexuels, la surenchère (entre castration et brimades) même contre ceux dont le crime est mineur ou dont les chances de récidives sont très faibles. Cependant, dans le cas de Polanski, comment parler d’acharnement lorsque l’accusé a fui avant que la sentence ait pu être prononcée, et veut de nouveau fuir aujourd’hui ?

      Quand on écoute Costa-Gravas (la jeune fille aurait “fait 25 ans”, ce que démentent évidemment les photos) ou Lelouch (qui évoque la Gestapo) parler de cette affaire, comment ne pas prévoir que certains réagiront de façon excessive ? Le retour de bâton contre ces célébrités est à la hauteur de la déception.

      Bref, vous auriez pu préciser que vos remontrances s’adressent à une minorité d’excités particulièrement bruyants; la majorité souhaite simplement voir un procès équitable et surtout des “élites” dignes.

    • @ Tom

      Merci pour votre éclairage et le ton mesuré que vous employez. Preuve qu’il peut y avoir en toute civilité échange sur une divergeance de vue sans nécessairement avoir recours à l’insulte et aux attaques personnelles.

      Nous avons en effet dû supprimer bon nombre de commentaires, parce qu’impubliables.

    • Tout de même assez «’impressionnant’» de constater que, parmi ces myriades de commentaires à propos de «l’Affaire», ne s’en soit point trouvé dénotant une “genuine” & “comprehensive” préoccupation de la Victime.

      ? ? ? ! ! !

      Sceptique ? Alors, répondez à la question suivante : de quoi Samantha Geimer a-t-elle le plus souffert, ou si vous préférez, qui l’a le plus fait souffrir ?
      Rép.: la presse et les médias. C’est ce qu’ELLE a dit.
      Elle a dit s’être sentie violée par eux ; que ce que lui avait fait subir Polanski s’avérait bien peu (”pale”) comparativement ; et qu’elle éprouvait le sentiment que tous deux – (oui, oui, le DEUXième étant Polanski) – avaient ainsi écopé d’une sentence à vie.

      Comme on peut le voir, donc, ce n’est pas Polanski qui se sera enfui en bénéficiant d’une impunité. L’Impunité, intégrale et éternelle, ce sont la presse et les médias qui en ont bénéficié. Eux à qui l’on n’a fait aucun procès. Et auxquels on n’en fera pas non plus.
      denis beaulé

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    avril 2010
    L Ma Me J V S D
    « mar   mai »
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    2627282930  
  • Archives

  • publicité