Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Mardi 29 septembre 2009 | Mise en ligne à 8h30 | Commenter Commentaires (2)

    L’inédit de la semaine: Inju – La bête dans l’ombre

    inju-affiche.jpg

    Décevant Schroeder…

    Le vétéran cinéaste Barbet Schroeder a toujours fait preuve d’éclectisme. Du trip psychédélique (More) jusqu’au documentaire plus classique (L’avocat du diable), son parcours est jalonné de productions de tous styles, dont les thèmes font souvent écho à la part plus sombre de l’âme humaine (Barfly, Reversal of Fortune).

    Fasciné par la culture japonaise, Schroeder propose une adaptation d’un roman nippon d’Edogawa Ranpo dans lequel s’affrontent deux auteurs de romans policiers. Dans Inju, la bête dans l’ombre, inédit en salle au Québec, Benoît Maginel incarne un écrivain français en tournée au Japon afin de promouvoir son dernier ouvrage. Sur place, il espère rencontrer un mystérieux romancier japonais qu’il admire, même si ce dernier cultive le secret. Une joute psychologique s’installe entre les deux auteurs jusqu’à atteindre un point de non retour.

    Schroeder tente de s’immiscer avec sa caméra dans un espace mental particulier, en accord avec l’esprit foisonnant de deux êtres à l’imagination fertile. Malheureusement, les trouvailles de mise en scène sont ici mises au service d’une histoire alambiquée, laquelle comporte même parfois des éléments grotesques. De leur côté, les comédiens semblent prisonniers d’une mécanique trop lourde. Dommage pour Magimel. Avec La possibilité d’une île, l’adaptation ratée qu’a faite Michel Houellebecq de son propre roman, et aussi Résolution 8-19, un téléfilm trop didactique sur la guerre en Bosnie (maintenant disponible en DVD aussi), il semble que l’acteur français n’ait pas été très chanceux cette année…    

    ————————————–
    INJU – La bête dans l’ombre de Barbet Schroeder. Avec Benoît Magimel, Lika Minamoto, Shun Sugata. Métropole Films. Sous-titres anglais en option.

    **1/2


    • Dommage…mais je le visionnerai quand même, car j’aime beaucoup les romans d’Edogawa Ranpo.

    • Vu ce film au précédent FNC, j’avais trouvé le récit trop télégraphié et l’interprétation digne d’un film de Bleu nuit, un des rares déceptions de l’édition 2008.

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