D’abord, voici un extrait du film lauréat de la Palme d’or 2009, Le ruban blanc (Das Weisse Band) de Michael Haneke.
Par ailleurs, le délégué général du Festival, Thierry Frémaux, a fait le post mortem de son édition 2009 en échangeant avec quelques internautes au cours d’une séance de clavardage sur le site internet de L’express. Lisez le compte-rendu. Il y réfute en outre les rumeurs qui ont circulé depuis l’annonce du palmarès, notamment à propos de la présidence «dictatoriale» d’Isabelle Huppert.
Extrait :
Q: Jusqu’où la palme était celle de la présidente? Et trouvez vous normale qu’elle ait donné la palme elle même avec une accolade aussi appuyée…! Sachant que dans le passé elle a eu son prix dans un de ses films? Ça sent le retour d’ascenseur non?
R: Là encore, les images parlent… mais ne disent pas la vérité. Une Palme d’Or ne peut être attribuée autrement que par un vote, soit 9 personnes. Isabelle Huppert n’a eu que sa voix et elle n’aurait pas été suffisante si elle avait été seule. De fait, la Palme a été attribuée de façon collective et largement par le Jury. Faut-il aussi rappeler que le film d’Haneke a recueilli une presse extrêmement favorable et qu’il a, la veille, remporté plusieurs autres prix (Education nationale, Fripesci, etc.).
Si Jacques Audiard avait remporté la Palme d’Or qu’il aurait reçu des mains d’Isabelle Huppert, on aurait dit que les Français se congratulaient entre eux. Aucun retour d’ascenseur, donc, juste un bon film que le jury a récompensé, comme c’était son devoir.
On peut avoir une idée des rumeurs ayant circulé en lisant un article publié dans Le Parisien au lendemain de l’annonce du palmarès.
Le journal spécialisé britannique Screen s’est par ailleurs penché sur le rôle de la critique dans le cadre d’un festival de cinéma aussi prestigieux.
Rappelons, en terminant, que Métropole Films a acquis les droits de distribution du Ruban blanc pour le territoire québécois. La sortie en salle n’est pas prévue avant l’hiver prochain mais une présentation dans le cadre d’un festival de cinéma montréalais est plus que probable…

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nic-olas
11 juin 2009
11h55
Pourquoi une sortie si tardive?
C’est comme pour Entre les murs, distribué par la même compagnie, c’est un peu triste qu’on ne puisse pas le voir en 2009, pour pouvoir le mettre dans notre top de fin d’année.
Est-ce Métropole qui est une compagnie lente? L’excellent «De l’autre Côté», de Fatih Akin, est sortit un an après le festival 2007 chez nous. Remarquez, Séville aussi n’est pas très rapide, Les Étreintes Brisés, seulement en décembre, alors qu’il est déjà sortit en Europe.
La distribution, des fois, c’est le mal nécessaire du cinéma.
lavoial
11 juin 2009
13h42
M. Lussier, puisque vous avez vu le film : Pourquoi le “ruban blanc”. D’après ce que je vois dans l’extrait, ne devrait pas parler plutôt d’un “brassard blanc” ?
Marc-André Lussier
11 juin 2009
15h00
@ nic-olas
Je comprends votre frustration mais il est pratiquement irréaliste d’espérer que les grands titres européens prennent l’affiche chez nous dans la foulée. Tous ces films sont très convoités par les festivals de l’automne (Toronto, New York, parfois Montréal). Qui tiennent à en garder la primeur nord-américaine. Comme tous les autres distributeurs locaux, Métropole doit composer avec cette situation. Sachez aussi que Le ruban blanc sort seulement le 21 octobre en France.
@ lavoial
Dans le film de Haneke, le ruban blanc est un symbole de pénitence. Le pasteur oblige deux de ses enfants à le porter, tant et aussi longtemps qu’ils n’ont pas «racheté» leurs fautes. Ce ruban n’est pas nécessairement porté au bras. Le titre original du film, en allemand, est Das Weisse Band…