
Le ruban blanc (Das Weisse Band), Palme d’or 2009
Voilà bien la question que se posent la plupart des cinéphiles montréalais. Depuis quelques années, les films présentés au Festival de Cannes suivent pratiquement tous le même parcours. Du moins, sur le territoire nord-américain. Après avoir eu leur baptême du feu sur la Croisette, ces titres prennent généralement quelques mois de vacances, le temps de se faire voir une nouvelle fois au Festival de Toronto en septembre, où ils sont alors présentés en «première nord-américaine». Une fois cette étape franchie, plusieurs d’entre eux attendent encore un peu dans l’antichambre, histoire d’être présentés en «primeur québécoise» au Festival du nouveau cinéma de Montréal en octobre. Ensuite, les distributeurs locaux les proposent en salle, au gré des disponibilités et de l’allure du marché.
Quand on affirme que notre année cinéma se dessine à Cannes, ce n’est pas une figure de style. Les trois singes de Nuri Bilge Ceylan et Adoration d’Atom Egoyan, deux films présentés en compétition à Cannes l’an dernier, ont pris l’affiche en salle à Montréal il y a quelques semaines à peine…
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