Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Jeudi 11 décembre 2008 | Mise en ligne à 16h48 | Commenter Commentaires (3)

    Les Golden Globes: Influence relative

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     Mickey Rourke dans The Wrestler

    C’est inévitable. Chaque fois qu’il est question des Golden Globes, on évoque encore «l’antichambre des Oscars». Or, depuis que la cérémonie des Academy Awards a été devancée d’un mois, c’est-à-dire depuis qu’elle se tient à la fin février plutôt qu’à la fin mars, la cérémonie des Golden Globes, organisée par la Hollywood Foreign Press Association, a beaucoup moins d’influence qu’elle n’en avait auparavant.

    Les membres de l’Académie n’attendent en effet plus de voir de quel côté le vent souffle aux Golden Globes avant de fixer leurs choix au cours d’un premier tour de scrutin.
    D’abord, il faut préciser que les membres de HFPA ne sont pas très nombreux. Même pas une centaine. Très courtisés par les studios, ceux-ci sont des journalistes étrangers installés à Hollywood, dont certains travaillent pour d’obscures publications, publiées, parfois, dans des coins reclus de la planète.

    J’ai parfois l’occasion de croiser quelques-uns d’entre eux dans des rencontres de presse à Los Angeles. Peu d’entre eux sont spécialisés en cinéma.

    Il y a deux ans, le Golden Globe du meilleur film dramatique est allé à Babel; celui du meilleur film comique ou musical à Dreamgirls. Aux Oscars, Babel fut devancé par The Departed, et Dreamgirls fut écarté des principales catégories. L’an dernier, le GG du meilleur film dramatique a été attribué à Atonement; celui du meilleur comique ou musical à Sweeney Todd : The Demon Barber of Fleet Street. Atonement a pratiquement mordu la poussière aux Oscars (No Country for Old Men a enlevé la précieuse statuette); et le film de Tim Burton a été relégué aux catégories mineures.

    Depuis quelques jours, vous aurez aussi remarqué que les différentes associations de critiques et de professionnels ont commencé à se prononcer. Chacune a sa résonance médiatique. Dans ce contexte, la cérémonie des Golden Globes ne devient qu’un  élément de plus dans un processus complexe. En vue des Oscars, les Académiciens s’abreuvent désormais à plusieurs sources. Pour avoir une idée plus précise de la tendance du vote de l’Académie, il vaudra mieux se fier aux choix que feront les différents syndicats professionnels: Le Director’s Guild Award, les Screen Actors Guild Awards et les Writers Guild Awards sont beaucoup plus pertinents que les GG à cet égard.
    Mais bon, il faut reconnaître quand même que la HFPA organise la plus amusante des cérémonies.

    Dans les nominations annoncées hier, celle qu’a obtenue Mickey Rourke grâce à sa performance dans The Wrestler me réjouit au plus haut point. J’estime d’ailleurs qu’il est le plus sérieux rival de Sean Penn dans cette catégorie. Si je peux me permettre une vulgaire plogue, je vous invite d’ailleurs à lire demain la chronique qui sera publiée dans La Presse (et mise en ligne sur Moncinema.ca). Il y est question de Mickey Rourke. J’ai en effet eu l’honneur et le plaisir de le rencontrer à New York dimanche dernier. J’en suis encore ému.

    Par ailleurs, l’absence de Milk dans la catégorie du meilleur film dramatique et de la meilleure réalisation me désole.
    Si la nomination posthume d’Heath Ledger était attendue, l’absence quasi-totale de The Dark Knight a aussi de quoi surprendre un peu. Cela dit, j’attendrai d’avoir vu tous les films en lice avant de faire mes pronostics.

    Les 66e Golden Globes auront lieu le 11 janvier.


    • Aucun rapport avec The Wrestler, allez voir Babine et régalez-vous!!

    • Moi, c’est l’absence de Wall-e au scénario et à la mise en scène qui me désole.
      Et l’absence de Synecdoche New York…partout! Ça c’est honteux, surtout pour meilleur scénario.

    • Pas vu The wrestler, mais Penn est égal à lui-même dans Milk, à savoir époustouflant. Le film est excellent de par son traitement et son rythme, mais peut-être un peu trop ”Mainstream”, comme si Van Zant s’était retenu. Mise en scène impeccalbe et les seconds rôles, Brolin, Franco et Hirsh en particulier, sont fort bien rendus.

      Je retiens entre autre une phrase de Milk, en 1973-74, qui dans un discours promettait de tout faire pour empêcher que des emplois soient perdus aux USA au profit d’autres pays…comme quoi rien ne change vraiement dans notre merveilleux système capitaliste.

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