Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Jeudi 21 août 2008 | Mise en ligne à 23h04 | Commenter Commentaires (99)

    FFM: À vous de jouer! (Dernier jour!)

     

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    Isabelle Huppert et Olivier Gournet dans Home, le film de clôture du 32eFFM.

    Le 32e FFM se termine ce soir avec l’annonce du palmarès, suivie par la présentation de Home, le film très particulier de l’auteure cinéaste franco-suisse Ursula Meier, dont les têtes d’affiche sont Isabelle Huppert et Olivier Gourmet. Que dire sinon que cette 32e édition fut notamment marquée par une compétition de bas niveau. Outre la qualité intrinsèque de la sélection, l’édition 2008 passera probablement aussi à l’histoire comme étant celle où le clivage entre les défenseurs du FFM – il y en a encore – et ceux qui l’ont abandonné n’aura jamais été aussi grand. Je reviendrai là-dessus dans une chronique demain.

    Coups de coeur? Coups de gueule? Commentaires?

    (Jour 11) Plus que deux jours et le 32e Festival des films du monde ne sera plus qu’un souvenir. C’est aujourd’hui qu’est programmée l’unique représentation de Sagan dans le cadre du festival.  Ce film biographique sur la vie de l’auteure de Bonjour Tristesse est réalisée par Diane Kurys, et met en vedette Sylvie Testud dans le rôle titre. La critique française fut plutôt mitigée mais la composition de Testud, l’une des meilleures actrices du moment, a en revanche fait l’unanimité. Aujourd’hui à 16h30 au Cinéma Impérial.  Sagan prend l’affiche en salle le 17 octobre.

    (Jour 10): Au dixième jour, il est maintenant temps de vous révéler le running gag qui court depuis le début entre les quelques journalistes qui couvrent le FFM: la venue présumée de Brian De Palma. La présence du célèbre réalisateur américain - il doit offrir une «Masterclass» – fut évidemment annoncée en grandes pompes. Pourtant, ce dernier brille encore par son absence. Depuis le début, nous tentons d’obtenir des informations sur de touts petits menus détails: le jour de l’arrivée du cinéaste par exemple. Ou encore, la date, l’endroit et l’heure de la fameuse «masterclass» annoncée. Bref, des choses complètement futiles…

    Or, on nous répond toujours que l’arrivée de De Palma n’est plus qu’une question d’heures; que tout se mettra en place dès que le réalisateur de Carrie posera le pied à Montréal. Encore aujourd’hui, on nous a assuré que nous aurions de ses nouvelles avant midi. À 16h, nous attendions encore…

    Si jamais vous croisez par hasard le cinéaste en ville, dites-lui de notre part qu’il ne reste plus que trois jours au festival… 

    (Jour 9): Alors que Brian de Palma se fait toujours attendre pour sa fantômatique «master class» (on nous dit tous les jours qu’on attend de ses nouvelles d’une minute à l’autre), aucun événement à signaler pour aujourd’hui. Ce qui m’amène à vous souligner l’étonnante bonne qualité des projections «sous les étoiles», angle Jeanne-Mance et Ste-Catherine. Au programme ce soir: Tess. le très beau film de Roman Polanski qui, en 1979, révéla une toute jeune Nastassja Kinski.   

    (Jour 8): Cette 8ème journée sera marquée par la présence d’Isabelle Huppert, à qui le FFM rend hommage cette année.  Parmi les quatre films inscrits dans la programmation dont elle est la tête d’affiche, signalons Madame Bovary de Claude Chabrol (sous les étoiles) samedi 30 août à 20h30, de même que Home d’Ursula Meier, annoncé comme film de clôture.

    Ce premier long métrage de la cinéaste franco-suisse a déjà été présenté un peu plus tôt cette année en séance spéciale à la Semaine de la critique du Festival de Cannes. Il sera intéressant de voir quelle sera la réaction de la crowd du Québec d’en haut qui assistera à la soirée de clôture lundi. Le film est intéressant, mais un peu weird

    (Jour 7) Le deuxième film québécois inscrit dans la compétition mondiale est présenté aujourd’hui. Il s’agit d’En plein coeur, le premier long métrage de Stéphane Géhami. Réalisé avec un très modeste budget, ce film relate la rencontre de deux êtres écorchés: un voleur de «chars» de 32 ans, et un ado.  

    (Jour 6) C’est aujourd’hui qu’a lieu la présentation spéciale du nouveau film de Sébastien Rose, Le banquet. Campé dans le milieu universitaire, ce film devrait en principe alimenter bien des discussions, ne serait-ce qu’à cause de la manière avec laquelle certaines thématiques sont abordées. Présenté ce soir au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts (il s’agit d’une présentation unique au FFM), Le banquet prend l’affiche en salle dès vendredi.  

    (Jour 5) Le Québec fait aujourd’hui son entrée dans la compétition mondiale avec Ce qu’il faut pour vivre, le nouveau film de Benoît Pilon. Le premier long métrage de fiction du réalisateur de Roger Toupin épicier varité relate le parcours, dans les années 50, d’un Inuit atteint de tuberculose qu’on déplace dans un sanatorium à Québec. Ce dernier est interprété par Natar Ungalaaq, un formidable acteur, révélé grâce à Atanarjuat.

    (Jour 4) Le 32e Festival des films du monde bat maintenant son plein. Cette quatrième journée sera notamment marquée par le passage de Tony Curtis, qui se prêtera au jeu de la conférence de presse publique. Lors de la première projection de Jill & Tony Curtis Story, un documentaire consacré principalement au sanctuaire que le couple a fondé pour sauver des chevaux destinés à l’abattoir, Curtis a révélé les titres des trois films favoris dont il est la tête d’affiche: 1- Some Like it Hot (Billy Wilder, 1959). 2- The Great Race (Blake Edwards, 1965), 3- The Boston Strangler (Richard Fleischer, 1968).   

    (Jour 2) Le 32e Festival des films du monde s’est mis en branle avec la présentation de Faubourg 36, le nouveau film de Christophe Barratier. On ne pouvait probablement mieux choisir dans les circonstances. Le nouveau film du réalisateur des Choristes affiche en effet sans honte les plus nobles vertus du cinéma. Un beau film populaire en guise de hors d’oeuvre.

    J’ai eu le plaisir de converser avec Christophe Barratier ce matin. Le cinéaste est confiant. Il est aussi conscient que son film – un conte à saveur musicale campé dans un quartier populaire de Paris dans les années 30 – n’est pas de nature à recueillir l’assentiment de tous.

    «Cela dit, les premières rumeurs indiquent que même ceux qui, habituellement, n’apprécient pas tellement mon genre de cinéma reconnaissent que nous avons bien travaillé, me disait-il. On peut évidemment aimer ou ne pas aimer ce film, mais moi je sais que je n’ai pas fait une merde!»

    Par ailleurs, c’est aujourd’hui que commencent les choses sérieuses. Et là, j’ai besoin de votre aide. Car de mon côté, je dois me limiter aux films inscrits en compétition officielle.

    D’abord, je veux savoir si le FFM suscite un intérêt chez vous.

    Ensuite, j’aimerais que ceux qui fréquentent le FFM (il doit quand même y en avoir quelques-uns parmi vous!) utilisent cette tribune pour nous faire partager leurs coups de coeur et leurs coups de gueule. Nous ne serons pas assez de nous tous pour passer à travers cette programmation pour le moins éclectique.  

    Ne soyez pas avares de vos opinions mais, s’il vous plaît, respectez les règles de politesse et évitez les attaques de nature personnelle. Comme j’aurai pas mal de boulot au cours des prochains jours, je ne pourrai pas continuellement jouer à la police! 

    Bon festival à tous.

    Ajout – 23 août: Plutôt que de faire une nouvelle entrée à chaque fois, je mettrai plutôt à jour quotidiennement cette entrée en ajoutant mes propres commentaires aux vôtres. Merci à ceux qui participent. Je me permets d’ajouter les infos à la fin de vos interventions.


    • En effet, pourquoi devriez-vous jouer à la police.
      Demeurons civilisés, même si parfois il est très tentant de déraper.

      Alors oui j’ai l’intention de fréquenter le festival.
      Chaque année, je vois une douzaine de films. Rien d’extravagant.
      J’essaie de voir uniquement des films qui ne sortiront jamais en salle après le festival.
      J’aime beaucoup les films iraniens et japonais, entre autres.

      Aujourd’hui, j’ai vu un film italien de Luca Lucini qui s’intitule Amour soccer et autres catastrophes. (REG) C’est un film amusant, rien de vraiment génial en soi mais divertissant. Le film était sous-titré en anglais.

      Chaque année je remarque un grand nombre de films qui sont sous-titrés en anglais, et peu le sont en français,- ou peut-être est-ce ma perception des choses- pourquoi? et j’aimerais savoir s’il y a un règlement à ce sujet?
      Et bon festival à vous Monsieur Lussier. :-)

    • Faubourg 36: je l’ai déjà vu gratuitement grâce à la technologie moderne. Je sais, je sais, ça risque de contribuer à empêcher Barratier et Jugnot de s’acheter une autre maison à St-Trop, mais j’ai relu la Loi sur la protection du consommateur et c’est écrit noir sur blanc : il est interdit de vendre des produits passés date.

      Après avoir fait un film sur les années 40 (les Choristes), Christophe nous fait un film sur… les années 40, mais 4 ans avant (les Choristes II).

      Avant de s’intéresser à son époque, à notre époque, on pourrait croire que Christophe va remonter comme ça le temps jusqu’à la Préhistoire. Mais non, ne vous inquiétez pas. On va rester bloqués sur la 2ème guerre pendant encore longtemps.

      Pourquoi ne pas faire un film engagé actuel? Pourquoi ne pas prendre des risques M. Barratier?

      M. Lussier aurait pu, aurait dû lui poser ces questions, mais c’est inutile car il a déjà la réponse :

      Faubourg 36 est un “beau film populaire en guise de hors d’oeuvre”.

      C’est ça qu’on veut, du “populaire”, du consensus mou, tout le monde doit être d’accord, rien ne doit dépasser sinon les trisomiques, les tintinophiles ou les fans d’Elvis vont défiler devant 3 caméras de télé. Et les images des douze hystériques mou-bilisés passeront en boucle sur les réseaux d’ “information”. Et ça c’est pas bon pour les vacances sur la Côte de Christophe et Gérard.

      Christophe Barratier s’excuse presque d’avance de ne pas faire l’unanimité: «Cela dit, les premières rumeurs indiquent que même ceux qui, habituellement, n’apprécient pas tellement mon genre de cinéma reconnaissent que nous avons bien travaillé”.

      Il aurait tellement aimé toucher chaque portefeuille!

      A-t-on besoin de voir ce film autrement qu’en vidéo? Non.
      Il s’agit simplement d’une démarche financière, autant la traiter ainsi.
      Un film destiné à être vu dans un avion…au mieux. Vous économiserez sur le somnifère.

      Gérard qui fait du Gérard, non merci! Il n’aurait jamais du quitter son déguisement de Père Noël, ce clown triste qui veut maintenant être reconnu comme un artiste.

      Un artiste a un projet, il prend des risques. Diogène n’hésitait pas à dire “Ôte-toi de mon soleil” à Alexandre, celui-ci n’hésitant pas à répondre: “Et bien moi, si je n’étais pas Alexandre, je serais Diogène”.

      Christophe, marchand de sable, nous met cependant en garde, au cas où on ne marcherait pas droit:
      “On peut évidemment aimer ou ne pas aimer ce film, mais moi je sais que je n’ai pas fait une merde!»

      Non, en effet, avec les Choristes, tu en as maintenant fait deux.

    • Dans mon cas, la première projection débutant ma semaine de vacances dédiée au festival fut POE – LAST DAYS OF THE RAVEN.

      Un début surréaliste où la salle 16 du Quartier Latin a éprouvé de grosses difficultés techniques avec le projecteur.

      Pour la petite histoire, un musicien se trouvant dans la salle a tenté de nous divertir en ajoutant une touche sonore aux images saccadées lors de l’ajustement du projecteur. Cela a détendu l’atmosphère… C’est triste pour le réalisateur canadien qui était sur place dont le temps de contact avec le public a été coupé et précipité pour la durée du générique seulement… dimanche, il sera là pour se reprendre.

      Le jeu de Brent Fidler (aussi réalisateur) était saisissant par moment. Ce film s’adresse aux amants de Poe, aux mordus qui désirent se faire raconter le contexte de sa vie, dans une ambiance ”Poe”.

      Poe – Last Days of the Raven (Brent Fidler): Dimanche 24 août 12h20; Lundi 25 août 21h30. Anglais seulement.

    • Excellent début de festival.

      Pour le moment je suis trop fatigué d’aller chercher les noms des réalisateurs, alors je ne nomme que les titres:

      Mon premier coup de coeur: Absurdistan, une fable comique à propos d’un problème qui l’est moins: la pénurie d’eau dans un petit village de l’Azerbaidjan. Le genre masculin en prend toute une claque dans cette envolée loufoque et poétique qui évoque jusqu’à Chagall par moment. Rafraichissant!!

      Les Citronniers: Plus qu’un film “à message”, ce film rempli d’émotion est aussi le portrait d’une femme cisjordanienne resplendissante de dignité.
      C’est un autre film où les femmes font plus de sens que les hommes, et vous sortirez de là assoiffé pour une bonne limonade fait maison, tout en souhaitant que ce film ait des répercussions là où il est souhaité qu’il en soit. Nécessaire !

      Worlds Apart: Film plus classique et standard que les deux précédents, mais essentiel si vous voulez savoir comment les choses du domaine familial fonctionnent dans une famille de témoins de Jéhovas plutôt endurcie par le dogme religieu. Donc si le film semble banal au départ, la situation ne l’est pas, et pour être honnête je suis sorti de ce film un peu abasourdi. Essayez-le !

      Caspesyan

      Absurdistan (Veit Helmer): Samedi 23 août 17h; Mardi 26 août 19h30. Langue non indiquée dans le programme!
      Les Citronniers (Eran Riklis): Dimanche 24 août 10h au Quartier latin. Sous-titres français.
      Worlds Apart (Niels Arden Oplev): Dimanche 24 août: 10h20; Lundi 25 août 21h20; Mardi 26 août 21h30 au Quartier latin. Sous-titres anglais.

    • Ceux qui ont aimé “Cité de Dieu” de Fernando Meirelles devraient apprécier “Jerusalema”, autant pour le fond que pour la forme. Ici les faubourgs de Johannesburgh remplacent ceux de Rio: même avenir bloqué pour les jeunes, même parcours criminel et ultraviolent. À la longue le pow-pow peut lasser, mais il faut reconnaître que c’est foutument bien fait. Les sous-titres (anglais) sont bien utilisés quand l’accent sud-africain est trop prononcé.

      Jerusalema (Ralph Ziman): Dimanche 24 août 17h; Mardi 26 août 10h; Samedi 30 août 21h40 au Quartier latin. Sous-titres anglais seulement.

    • Puisque La Presse refuse de couvrir les films hors compétition, parlons-en. Et en tout premier lieu du film d’Eliseo Subiela «No Mires para abajo». Un film à voir absolument, un film tout en poésie, un film remarquable où l’on peut revoir la magie du Subiela de «le Côté obscur du coeur». À ne pas manquer. Par contre je ne peux en dire autant du film argentin «Naranjo en flor» où j’ai peiné à travers une histoire en laquelle je ne croyais pas, une mise en scène boiteuse, une image très granuleuse avec ses couleurs mal rendues et le jeu de certains comédiens plus que discutable. Le film n’était pas à la hauteur d’un festival.

      Tête blanche

      No mires para abajo (Eliseo Subiela): Dimanche 24 août 19h20; Mardi 26 août 12h30; Marcredi 27 août 19h20 au Quartier latin. Sous-titres anglais seulement.
      Naranjo en Flor (Antonio Gonzalez-Vigil): Samedi 23 août 19h20; Dimanche 24 août 18h20 au Quartier latin. Sous-titres anglais seulement.

    • Vicky Cristina Barcelona

      Woody Allen retrouve sa plus belle forme avec ce film délicieux, tourné à Barcelone. Misant à fond sur le caractère sensuel de la ville, le célèbre cinéaste propose une histoire au romantisme exacerbé dans laquelle sont impliquées deux touristes américaines (incarnées par Scarlett Johansson et Rebecca Hall) en visite dans la capitale catalane pour la saison estivale. Les deux jeunes femmes seront ainsi prises dans un tourbillon sentimental le jour où elles font la rencontre de Juan Antonio, un bel artiste qui, d’entrée de jeu, les drague sans aucun détour.
      Présentée plus tôt cette année au Festival de Cannes, cette comédie dramatique constitue, à n’en pas douter, l’un des meilleurs films de l’auteur d’Annie Hall au cours des quinze dernière années. Tous les acteurs y sont formidables, mais Penélope Cruz et Javier Bardem volent à coup sûr le show. Étrangement, le FFM propose le film en version anglaise seulement, même s’il fut déjà présenté avec sous-titres français à Cannes il y a trois mois…

      Vicky Critina Barcelona (Woody Allen): Samedi 23 août 19h au Cinéma Impérial. Anglais seulement.

    • Okuribito

      Pas facile de parler de la mort. Encore moins d’en faire une comédie dramatique à partir de rituels funéraires propres à la culture japonaise. Le cinéaste Yojiro Takita (When The Last Sword is Drawn a été présenté au FFM il ya cinq ans) gagne presque son pari avec Okuribito (Departures), seul film de la compétition présenté aujourd’hui.
      Se méprenant sur la nature d’un emploi annoncé dans la section des petites annonces d’un journal, un violoncelliste au chômage (Masahiro Motoki, très bien) se présente dans une entreprise spécialisée en «voyages». Or, la maison n’a strictement rien d’une agence. Il s’agit plutôt d’une société funéraire à laquelle on fait appel pour préparer les défunts à leur «grand voyage». Comme le jeune homme a été embauché par le directeur sur une base purement instinctive, la première partie du film est consacrée à l’apprentissage d’une profession pour le moins particulière, avec les ratés qui, forcément, donnent lieu à des situations inattendues.
      Takita parvient alors à maîtriser parfaitement le dosage entre les éléments cocasses et l’aspect très noble de l’histoire qu’il raconte. Tous les rituels – le lavage des corps, la préparation, l’habillement – sont en effet caractérisés par une infinie délicatesse du geste, et prodigués en présence des proches.
      Aussi, le cinéaste, qui porte ici à l’écran le tout premier scénario de Kundo Koyama, s’attarde-t-il à l’histoire personnelle de celui qui est parachuté dans un milieu dont il ne connaît rien. Et qui, inévitablement, est confronté à une réflexion sur l’essence même de la vie.
      Si les thèmes fascinent et émeuvent, il est toutefois dommage que Takita n’ait pas affiché la même rigueur dans la seconde partie du film. Le récit, en effet, n’évite pas les redites. Surtout, des effets dramatiques trop appuyés viennent un peu gâter la sauce. L’histoire étant déjà assez bouleversante en elle-même, un peu plus de sobriété dans le traitement aurait mieux convenu. Cela dit, le dénouement du récit est poignant. L’ensemble laisse d’ailleurs une impression de très grande beauté. De sérénité aussi.
      Okuribito aurait gagné à être resserré un peu, mais il vaut certainement le détour.

      Il est aussi à noter que cette comédie dramatique nippone est précédée d’un court métrage américain très marrant, The Line. En neuf minutes, le réalisateur Richard Sabatté révèle au grand jour ce qui, aux yeux des hommes, apparaît comme l’un des plus grands mystères de la vie. En revanche, les spectatrices y verront là le reflet d’une réalité qu’elles ne connaissent que trop bien dès qu’elles se rendent dans un endroit public…

      Okuribito (Yojiro Takita): Samedi 23 août 19h au Théâtre Maisonneuve de la PdA; Dimanche 24 août 14h au Cinéma Impérial. Il n’y a pas eu de sous-titres français électroniques lors de la première projection.

    • Un collègue anonyme – appelons-le l’éhonté – porte à mon attention la présence au FFM de Shultes, un film russe réalisé par le Géorgien Bakur Bakuradze.

      «C’est d’un nihilisme extrême et suspect pendant un bon 30min, on se dit que c’est un peu «déprimant pour être déprimant» mais ensuite, ça trouve sa logique, avec 4 magnifiques scènes merveilleusement placées. C’est juste et à la bonne distance. Et le film a peut-être un intérêt supplémentaire parce que russe…

      Mais faut pas filer comédie!», prévient-il.

      Shultes (Bakur Bakuradeze): Dimanche 24 août 21h30; Mardi 26 août 17h; Jeudi 29 août 12h20 au Quartier latin. Sous-titres anglais seulement.

    • AU SUJET DE LA CRITIQUE DE FAUBOURG 36… MONSIEUR GERMAMINUS
      Mr Germacus, qui se régale de regarder des films, gratuitement, en les téléchargeant
      incognito sur le net…détruisant ainsi les capitaux qui permettent de realliser de belles choses.. ose
      venir.. et toujours incognito s il vous plait… cracher son venin, sur le film Faubourg 36
      fait pour les bons citoyens. qui eux paient leurs places !

      Enfin… un film que l on va voir avec ses enfants, ses grands parents…
      et ou toute la famille pourra apprecier une histoire sans vulgarité … sans brutalité …
      Un film pour tous…
      Sauf.. pour Mr Germacus, qui prefere sans doute…et toujours incognito… rentrer dans les salles
      sombres se régaler des obsénités de certains films interdits…. aux gens civilisés

    • Jill & Tony Curtis Story

      Tony Curtis et sa femme Jill sont de passage à Montréal pour accompagner la présentation de Jill & Tony Curtis Story, un documentaire consacré au couple. À vrai dire, même si l’acteur, ancienne gloire de Holywood, est présent pour exprimer l’amour qu’il porte à son compagne de vie, il reste que ce document (présenté en vidéo) est surtout centré sur cette dernière. Scandalisée par les traitements que subissent les chevaux malades, Jill a en effet fondé un sanctuaire où se réfugient toutes ces pauvres bêtes destinées à l’abattoir. Classique mais percutant.

      Une conférence de presse, ouverte au public, a lieu aujourd’hui (dimanche 24 août) à 14h à l’Agora du Complexe Desjadins.

      Jill & Tony Curtis Story (Ian Ayres): Dimanche 24 août 17h; Lundi 25 août 15h. Anglais seulement.

    • Bonjour Monsieur Lussier,

      À la question, le FFM m’intéresse-t-il, je dis: assurément! Ma blonde, qui m’y a initié il y a sept ans, et moi verrons cette année 50 films bien comptés. Ce ne sont pas tous des chefs-d’oeuvre, on s’en doute bien, et nous faisons plusieurs erreurs en raison de la pauvreté des synopsis. Mais ces 10 jours en valent la peine.

      Que les grands noms et les blockbusters n’y soient pas m’importe peu. Je pourrai les voir à mon aise plus tard cette année. Ce que je trouve dommage, c’est l’acharnement de certains chroniqueurs, comme Marc Cassivi de votre journal, à descendre le FFM, un peu à l’image de tous ceux qui ont descendu le Stade Olympique dans l’est de Montréal, accessible à tous. Vous trouverez peut-être la comparaison boiteuse. Moi, je trouve qu’il y a des similitudes.

      Le FFM et son fondateur méritent certes plusieurs critiques. Les sous-titre français, trop rares, le choix douteux de certains films. Mais, il demeure un festival accessible qui nous permet de voir un cinéma qui nous échapperait sans lui.

      Aussi, je dis: longue vie au FFM et une vie après Serge Losique!

      Louis-Serge Houle

    • Très sympathique M. Curtis, bien hate de lire le compte rendu de cette conférence et de son vernissage.

    • J’ai assisté à la conférence de presse que Tony Curtis a donné à l’agora du complexe Desjardins ce dimanche. Curtis est arrivé sur une chaise roulante et coiffé d’un chapeau de cow-boy. Il a été accueilli par une petite foule assez âgée mais chaleureuse.

      De nombreuses questions lui ont été adressées au sujet du ranch qu’il a ouvert avec sa femme et de leur combat contre certaines méthodes inhumaines utilisées pour abattre les chevaux. Il a aussi beaucoup été question de sa carrière. Ainsi, Curtis a pu aborder sa longue amitié avec Marylin Monroe et en a profité pour affirmer qu’elle n’a pas été assassinée. Curtis a aussi évoqué la générosité de Kirk Douglas sur le tournage de ‘Spartacus’, le talent de Burt Lancaster dans ‘Sweet Smell of Success’. Il a réitéré sa joie d’avoir participé à une grande comédie comme ‘Some like it hot’ car il a toujours admiré les acteurs de comédies, Cary Grant par exemple. Il a également décrit le beau défi qu’avait été ‘The Boston Strangler’, ou il jouait un visage à deux faces. Il a même mentionné un film qu’il avait tourné à Montréal dans les années 60 … et qui ne semble pas avoir marqué sa carrière.

      Il a parlé avec franchise de son recours aux fines herbes quand sa carrière s’est mis à battre de l’aile et a émis sa théorie sur le métier d’acteur. Pour lui, tout part du texte. Un acteur devient les mots qu’il prononce.

      Comme il fallait s’y attendre, il a fait preuve de beaucoup d’humour. Au fur et à mesure que le temps passait, de nombreux curieux se joignaient aux auditeurs. Curtis a terminé par un petit discours dans lequel il disait à quel point il était heureux de partager ce moment avec ceux qui étaient là, les fans, les curieux, ou les simples passants.

      La voix était parfois un peu faible, mais le cœur y était.

    • Bonjour Monsieur Lussier,
      Je viens de voir Okuribito, et contrairement à vous je trouve que ce film est parfait tel qu’il est
      Je l’ai adoré, et je crois bien que je suis tombée amoureuse de l’acteur principal.
      Quand je mourrai je veux que ce soit lui qui me mette en bière.
      Je n’aurai été traitée avec autant de respect de toute ma vie …ou presque.
      Le film aurait pu être un peu resserré??? oui mais très très peu.

      J’ai vu Varg, Le loup, un film suédois très intéressant, mais il ne sera plus à l’affiche.

    • @ corbac
      Je ne sais pas si Germanicus a le droit de faire ce qu’il a fait, il devra vivre avec sa conscience, mais il m’inquiète quand il traite de merde le film Les choristes.
      Quant à Faubourg 36, je ne l’ai pas vu.
      Mais est-ce aussi merdique qu’il le dit?
      Je le trouve un peu sévère, et je pèse mes mots.

    • Versants féminins.

      Des destins de femmes, vécus dans des sociétés qui ne pourraient être plus différentes l’une de l’autre, étaient à l’honneur dans les deux longs métrages présentés en compétition hier. Le plus intéressant des deux, L’invention de la saucisse au curry, est un film allemand qui met en exergue le parcours d’une femme amoureuse au moment où Hitler est sur le point de capituler.
      Mettant en vedette Barbara Sukowa, l’une des égéries de Fassbinder, ce drame relate la rencontre inattendue de Lena, une femme mûre, avec Hermann, un jeune soldat en permission (Alexander Khuon). Les sirènes les envoyant à l’abri, ils sympathisent. Elle l’invite à la maison une fois le danger écarté; ils boivent, ils discutent. Elle l’invite à passer la nuit. Puis, la passion amoureuse aidant, Lena suggère à Hermann de rester avec elle pour de bon.
      Le jeune soldat devient ainsi déserteur et se retrouve coincé dans l’appartement de cette inconnue dont il est tombé amoureux. La réalisatrice Ulla Wagner, dont les deux précédents films, sauf erreur, sont inédits au Québec, parvient à retranscrire magnifiquement les bouleversements intérieurs qui s’opèrent tant chez elle que chez lui. Dans ce contexte pour le moins particulier, cette liaison sentimentale emprunte ainsi les allures d’un sanctuaire que le chaos extérieur ne pourrait atteindre.
      La situation se complique le jour où la déconfiture allemande ne fait plus de doute. Lena sachant très bien que plus rien ne pouvant dès lors retenir son beau soldat, n’est-il pas tentant pour elle de ne faire entendre les échos du monde extérieur que partiellement?
      Wagner, qui porte ici à l’écran un roman d’Uwe Timm, apostrophe avec beaucoup de délicatesse plusieurs thèmes au passage, dont celui – rarement traité de façon aussi sensible au cinéma – d’une liaison entre une femme mûre et un homme plus jeune.
      Aussi le film bénéficie-t-il de la composition de Barbara Sukowa, remarquable dans le rôle de Lena. Bien appuyée par Khuon, dont c’est le premier rôle au cinéma (son allure évoque celle de James MacAvoy), Sukowa figurera probablement parmi les candidates les plus sérieuses pour le prix d’interprétation. La présence de cette actrice d’exception à Montréal fut par ailleurs beaucoup trop discrètement annoncée par le FFM. Sukowa repart demain, sans que les médias n’aient pratiquement eu le temps de réagir. Enrageant vous dites? On ne vous le fait pas dire.

      Film lent et dépouillé
      On ne précise pas dans quelle partie de la Chine vivent les Femmes de Nima mais le réalisateur Zhuo Gehe étant né d’une famille mongole, on devine que cette histoire fut enrichie par les coutumes locales de sa région. Nima’s Women vaut d’ailleurs essentiellement pour son caractère anthropologique. Une vielle dame vit isolée dans une campagne désertique et s’apprête à célébrer un anniversaire de naissance marquant. Pour ne pas la décevoir, ses deux filles comptent annoncer enfin de bonnes nouvelles à la matriarche, chef d’une famille où, historiquement, les hommes ont l’habitude de prendre leurs jambes à leur cou. Elles s’organisent ainsi pour présenter à leur mère leur nouveau fiancé respectif.
      Très attentif à tous les détails, Zhuo Gehe offre ici un film au rythme lent, très dépouillé, dont l’intérêt réside surtout dans la contemplation de visages sur lesquels on peut lire l’histoire d’une vie.

      Surréalisme
      Sélectionné en compétition, Bamiyan est un court métrage français, réalisé par une équipe entièrement française dirigée par Patrick Pleutin, et tourné en langue afghane et chinoise. Il fut présenté à Montréal – deuxième ville francophone du monde – avec des sous-titres anglais uniquement. Cela dit, le générique étant quand même inscrit dans la langue chère à Pierre de Coubertin, tout autant qu’à Serge Losique. N’est-ce pas extraordinaire?

      Die Entdeckung Der Currywurst (L’invention de la saucisse au curry) d’Ulla Wagner.Lundi 25 août à 14h au Cinéma Impérial.

      Nima’s Women de Zhuo Gehe. Dimanche 24 août 21h30 au Théâtre Maisonneuve de la PdA. Lundi 25 août à 16h30 au Cinéma Impérial.

    • Cherry Blossoms – Hanami de Doris Dörrie, un véritable coup de coeur. Un film d’une grande sensibilité. Malheureusement, la seule session au programme avait lieu dimanche après-midi. Espérons qu’un distributeur en fera l’acquisition.

      Aussi bien aimé :

      - Absurdistan : très drôle et ne se prend pas du tout au sérieux
      - Don’t Look Down de Eliseo Subiela : très poétique
      - Passe-passe de Tonie Marshall : Nathalie Baye est toujours excellente

      Absurdistan: Mardi 26 août 19h30 au Quartier latin.
      No mires para abajo (Don’t Look Down): Mardi 26 août 12h30; Marcredi 27 août 19h20 au Quartier latin. Sous-titres anglais.
      Passe-passe (Tonie Marshall):Lundi 25 août 21h30 au Quartier latin.

      Métropole Films a par ailleurs acquis les droits de Cherry Blossoms. Il prendra l’affiche en salle en 2009. (MAL)

    • à Pierre Précieuse : comment voulez vous qu un petit bonhomme qui aille telecharger des films sur le net, puisse avoir un avis favorable sur un film comme les Chroristes.. ? c est une question de mentalité…un germanicus qui aide ainsi les organisations mafieuses à détruire les capitaux du cinéma, ne peut pas représenter un avis serieux. la seule qualité de ce bonhomme est qu il se présente des les premieres lignes.. en nous expliquant… qui il est….

    • @corbac
      Remarquez qu’il a droit à son opinion malgré son “méfait”.
      Mais Les choristes une merde, disons que je trouve ça un tantinet excessif. ;-)
      Bonne journée à vous corbac et bon cinéma le cas échéant. :-)

    • P.S. «Ce qu’il faut pour vivre» sortira sûrement en salle après le FFM, j’attends.

    • Merci Chandelier..je savais pas que le Monsieur se déplacait en chaise roulante, je sais qu’il tourne encore..a la télé notamment..enfin ca reste une des dernières légendes de ce qu’Hollywood fut a une certaine époque.

    • à Pïerre Précieuse : Bonne journée à vous au Canada… moi je suis à Aix en Provence…France.

    • Bonjour M. Lussier
      Félicitations pour votre bon travail! Vos critiques sont toujours éclairées et respectueuses.
      Sur un autre sujet, savez vous quand Isabelle Huppert sera présente à son hommage?

    • @alainr34

      Nous attendons toujours des précisions sur la venue d’Isabelle Huppert mais nous devrions en principe être fixés au cours des prochains jours… Merci pour vos bons mots!

    • Nothing Really Matters.

      Voici une capsule qu’a rédigée ma collègue Anabelle Nicoud.

      Rectitude politique dans le souci de représenter -même superficiellement- les minorités ethniques et apparitions de figures locales (Gordon Downie, le chanteur des Tragically Hip) font de Nothing Really Matters un film typiquement canadien. Est-ce suffisant pour faire un bon film? Oh que non.
      Jean-Marc Piché raconte ici l¹histoire de Leo (Yannick Bisson), un jeune homme qui n¹a pas mis le nez hors de son appartement depuis trois ans. Au bord du suicide, Leo fait au spectateur la confidence du drame qui l¹a poussé à se retrancher entre ses quatre murs. L¹idée derrière le scénario aurait sans doute pu donner un roman intéressant. Ici, on se retrouve face à un film qui donne dans tous les écueils du genre : recours au flash-back et à la musique mélancolique de Patrick Watson pour susciter une émotion que le comédien principal est incapable de transmettre, reconstitution foireuse de ce qui devait être la scène charnière du film et invraisemblances en tout genre nuisent franchement à Nothing Really Matters.

      Nothing Really Matters (Jean-Marc Piché): Mardi 26 août 12h20 au Quartier latin. En anglais.

    • J’ai retrouvé le réalisateur israélien Eran Riklis (La Fiancée Syrienne) avec un autre excellent film : “Les citronniers” où domine la présence inoubliable de la comédienne Hiam Abbas. Une salle pleine ce dimanche matin pour découvrir la solitude d’une simple citoyenne laissée à elle-même pour défendre ses droits à travers les interférences répétées des machos de l’autorité palestinienne locale, comme si la puissance de ses voisins israéliens ne suffisait pas. A nouveau, Riklis nous montre comment la stupidité de l’homme reste le principal obstacle à la paix et la coexistence au Moyen-Orient. Un coup de cœur devant ce portrait d’une femme fière, tenace, attachante. Le Quartier Latin eut vendu plein de citronnade à la sortie du film ! C’est un film à ne pas manquer à sa sortie commerciale.

      Par ailleurs, il faut remercier le FFM d’avoir sélectionné le film de Benoît Pilon « Ce qu’il faut pour vivre » réalisé à partir d’un scénario de Bernard Emond. Pilon choisit un rythme lent mais approprié pour raconter avec beaucoup de soin le périple d’un chasseur inuit dans un sanatorium de la ville de Québec en 1952, un homme atteint de tuberculose, arraché à son pays, sa famille et sa culture, qui se retrouve au milieu de blancs qui ne comprennent rien à sa langue. Un film très attachant qui nous permet de découvrir des pans importants de la culture inuit, mais surtout le fossé qui la sépare de la nôtre. Il est probable qu’un fossé important existe toujours. (p.s. : Nous avons été à même d’apprécier en supplément la finesse du distributeur du film, la maintenant très torontoise Seville Pictures, incapable de présenter au FFM de Montréal un film québécois sans sous-titres français pour les séquences où notre patient inuit parle dans sa langue… Le film étant en compétition, les fonds gouvernementaux nous ont toutefois permis une traduction française au cinéma Impérial.)

      Tête Blanche

    • Très belle entrée québécoise dans la compétition.

      Le cinéma québécois est entré dans la mêlée avec Ce qu’il faut pour vivre, le premier film de fiction de Benoît Pilon, cinéaste avantageusement reconnu grâce à ses documentaires. Il est d’ailleurs assez remarquable de constater à quel point ce nouveau long métrage s’inscrit dans la parfaite continuité d’une oeuvre axée sur l’évocation de la condition humaine. Partageant d’évidence une communauté d’esprit avec Bernard Émond, qui signe d’ailleurs le scénario, Pilon se distingue par cette attention méticuleuse à traquer les moindres parcelles de vérité d’une situation, tout en évitant les pièges du manichéisme.
      Loin de la vision folklorique – ou même parfois idéalisée – de la société québécoise que charrient parfois les univers fictionnels, Ce qu’il faut pour vivre n’a strictement rien de l’effluve nostalgique, ni de la charge revendicatrice. Il s’agit plutôt d’une histoire de déracinement, livrée sur le mode du conte réaliste, où chaque personnage enrichit le récit de par son humanité, avec ce que celle-ci comporte de nuances et de contradictions.
      Natar Ungalaaq, d’emblée candidat au prix d’interprétation, se glisse dans cet univers avec aisance, évoquant d’un simple geste ou d’un regard tout son héritage culturel. Et la douleur de l’exil.
      Le personnage qu’il incarne, Tivii, fait partie de ces nombreux Inuit qui, dans les années 50, ont été atteints par une épidémie de tuberculose. Les bateaux-cliniques de l’époque, qui ne pouvaient effectuer leur tournée médicale des communautés du Grand Nord que pendant le court été arctique, ramenaient ainsi vers les ville du sud les cas les plus lourds. Cette mise en place, relatée sobrement, est d’autant plus poignante qu’elle prend ici un caractère tragique. Comme plusieurs de ses compatriotes, Tivii a dû faire ses adieux à sa famille sur le champ dès le diagnostic annoncé, départ du bateau oblige.
      Forcément, le séjour dans un sanatorium de Québec prend pour lui les allures d’un exil. Pilon fait d’ailleurs joliment écho à ce déracinement en misant sur l’évocation, aidé en cela par les superbes images de Michel La Veaux, son fidèle complice depuis quinze ans. Tout en restant fidèle à l’esprit de l’époque duplessiste, le cinéaste se garde bien aussi de tomber dans le sectarisme ou le règlement de comptes. Bien entendu, les incompréhensions, issues de l’ignorance, sont évoquées, mais le récit emprunte surtout ici un caractère solidaire. Et humaniste.
      Aussi, l’arrivée de Kaki, un jeune garçon également atteint par la maladie (Paul-André Brasseur), relancera le récit, dans la mesure où Tivii trouve à travers cet enfant, d’origine inuit et québécoise, un moyen de faire honneur à sa propre culture, et d’assurer une filiation.
      Prolongeant ainsi une démarche qui s’était jusqu’ici principalement exprimée à travers le film documentaire, Benoît Pilon vise à l’essentiel en soignant aussi ses personnages périphériques. Eveline Gélinas campe avec délicatesse le rôle de l’infirmière qui, tenue «personnellement responsable» de la guérison de son patient, provoque la rencontre entre Tivii et Kaki. Et assure ainsi le lien entre le «nous» et le «eux». Belles présences des autres acteurs aussi, dont Luc Proulx, Louise Marleau, Antoine Bertrand et Vincent-Guillaume Otis.
      Cela dit, le film repose sur les épaules de Natar Ungalaaq. L’acteur inuit, révélé par Atanarjuat, affiche une vraie profondeur, tout autant qu’un charisme fou.
      Compte tenu de toutes les qualités que réunit ce très beau film, on voit mal comment Ce qu’il faut pour vivre pourrait être écarté du palmarès, même si nous n’avons vu jusqu’à maintenant que six des vingt films inscrits dans la compétition.

      Lundi 25 août à 19h au Théâtre Maisonneuve de la PdA; Mardi 26 août à 14h au Cinéma Impérial. En salle dès vendredi.

    • @corbac
      Vous êtes en vacances à Aix en Provence ou bien vous vivez là?
      Dans les deux cas, il vous est donc impossible de voir notre festival. Mais bon, si vous vivez en France vous n’êtes pas en reste côté festival de films. ;-)

      Au plaisir Corbac

    • à Pierre Préciseuse : je vis en France….tous mes enfants sont aussi dans le cinéma…acteurs , reallisations, montage… je viens de voir un excellent petit film reallisé avec peu de moyens… 13 M2….qui vous tient en haleine depuis la première seconde jusqu à la dernière :=)

    • Ah bon, vous êtes dans le domaine du cinéma, maintenant je comprends mieux votre colère.
      Le cinéma étant votre gagne-pain et celui de votre famille, vous avez tout à fait raison de réagir comme vous l’avez fait, cela doit être très frustrant.
      Malheureusement, la nature humaine étant ce qu’elle est, il y aura toujours des gens qui ne respectent rien, c’est regrettable mais inévitable.
      Alors, sur une note plus joyeuse, je vous quitte, je m’en vais au cinéma!!

      Bonne journée Corbac.

    • Les gens du milieu du cinéma voient une grande quantité de films sans payer. Pour avoir travaillé dans le milieu, j’en ai déjà moi-même profité.
      Taisez-vous, Corbac. Je préfère encore que la culture soit volée qu’elle ne soit accédée que par une maigre portion de la population qui ont les moyens de se rendre dans les grandes villes et le temps de participer comme client à un festival de cinéma. Maintenant, veuillez m’excuser, mais je suis sur ce forum pour partager des opinions sur des films (que je paie 5 dollars chaque, donc ma “mentalité” se retrouve à moitié réduite car en fait la valeur de ces billets est adjugée à 10 dollars).

      Depuis les 2 derniers jours je n’ai hélas que 3 suggestions:

      Special Escort: film tellement hilarant que la fin m’a coupé à cours. On aurait voulu que le film dure une heure de plus afin qu’il raconte plus d’anecdotes sur la vie de ces 5 compères de tout âge et forme qui tentent de partir une entreprise d’escorte pour femmes. Vraiment, le sujet est digne d’un sitcom. Il s’agit avant tout d’un film qui mise sur la performance de ses acteurs, tous adorables. Hélas vous ne vous émoustillerez pas beaucoup (malgré la beauté du policier qui deviendra rapidement la coqueluche de ce festival) car rien ne se passe comme prévu pour nos gailurons qui tour à tour seront pris dans leur piège. Ajoutez à cela quelques moments purs de slaptstick, et vous vous retrouvé devant un film qui a des chances de succès dans les réseaux standards. Éclatant!

      Nima’s Women: Contrairement à Mr. Lussier, j’ai préféré ce film à Okuribito (que je ne commenterai pas car je n’ai rien à ajouter à l’article ci-haut). C’est sur que la musique est agaçante de kitsch, et la finale pesante de sentimentalité, mais j’ai été très ému par la représentation toute simple de cet adage qui dis que dans la vie il faut savoir se faire plaisir avant tout.
      On sors de ce film avec l’impression d’avoir emporté avec nous une connaissance sur la vie rurale en Mongolie. Le fait qu’une des protagoniste vienne de la ville étrangement nous met dans un état tout à l’aise, presque comme si nous y étions nous-même. Je n’ai pas reçu le sentiment d’observer un état exotique mais plutôt celui merveilleux d’avoir été invité parmis ces gens. C’est lent, certes, mais dans cette lenteur il y a un peu de la beauté des vieux westerns américains. L’étrange participation des éoliennes m’a autant fasciné. Absorbant!

      The Baby Formula: ce film tourné en faux-documentaire (on y croit à peine tellement les images sont léchées) m’a parfois agacé par sa forme
      (les acteurs souvent dirigé vers nous), mais le sujet emporte notre intéret lorsqu’il concerne l’hypothétique premier couple lesbien à concevoir des enfants par l’accouplement scientifique de leurs cellules. Comme le propos parle d’un fait qui sera probablement réel d’ici 20 ans, autant pour les hommes que pour les femmes, ce film mérite votre attention ne serait-ce que pour les riches discussions qu’il pourra..euh…féconder. Les deux actrices principales respirent la générosité de leur talents, et réussiront surement à provoquer quelques rires à travers la litanie de leur auto-critique. Les personnages secondaires sont hélas parfois caricaturaux, mais le film semble avoir tenté par tous les moyens de libéré le sérieu de son propos à travers la comédie. À vous de juger!

      Film Moyen:

      My Mother’s Tears: Ce film est avant tout un superbe portrait de la vie de loft à Berlin à travers les années 1970 et 1980. Vous ne verrez pas grand chose à part des images de ce loft, mais il y a une pertinence à cela, puisque ce film traite en partie d’isolation, et ces images sont en fait si réussie que vous n’y verrez que du feu. Le problème c’est que le film s’attarde trop longuement à faire le portrait d’une communauté, vue à travers les yeux d’un jeune gamin attachant qui possède, o surprise, certains pouvoirs qu’il cachera trop souvent, et les drames prennent trop de temps (en fait, de longues années) à s’établir. Malgré tout, la dernière demi-heure du film parvient à nous convaincre que le film méritait d’être vu. Je le suggère avant tout aux spectateurs intéressé par la réalité de l’immigration, car c’est un adroit portrait sur le sujet. Adéquat! (je rigole de ma façon de terminer ces paragraphes par une épithète, façon journal de Voir).

      Films à éviter:

      Misconceptions est une “dramédie” se voulant d’ouvrir les esprits sur le sujet encore taboo de la conception d’enfants par homosexuels, et le réalisateur a tenté de tirer dans le mille en provoquant la rencontre entre deux hommes gays et une fervente catholique du sud des états-unis. Hélas, à part le jeu réussi de la comédienne principale, le film ne s’élève guerre au dessus de la qualité d’un maigre feuilleton télévisuel, et les défauts sonores (défauts de synchro) y sont embarassant. Certains personnages sont encore une fois trop caricaturaux (le choréographe effeminé s’emmitouflant de satin, le redneck catho). Le film pourrait compter sur une survie dans les circuits de festival de cinéma gay (il est clair qu’il tente de joindre une audience plus large tant le sujet de l’homosexualité est présenté en superflu), mais je pense qu’en voulant être trop gentil, le réalisateur n’a fait qu’effleurer son propos. La finale réserve quand même une bonne scène et une surprise. Échaudé!

      Shadow: Vous ne verrez pratiquement rien d’istanbul, et quelques rues de Venise (dans une courte scène semblant vouloir émuler le Mort À Venise de Visconti) dans ce navet qui raconte l’histoire de deux hommes épris d’une femme dont les ex-conjoints sont tous décédé. C’est autant dommage que la prémisse, un conte Turque (le film l’est autant), mériterait vraiment qu’un cinéaste de talent s’y attarde, mais ici, toute la mise en scène est contrainte dans des micros-espaces écrasants (un coin d’appartement, une table dans un coin de bateau, un lit), quand l’image ne s’attarde pas à montrer sans cesse le visage des protagonistes à travers lesquels tout passe par la parole plutôt que par les actions. En d’autres termes, beaucoup de bla bla et des gens qui racontent des trucs qu’on ne verra jamais. Sommes-nous au théâtre? Coinçage !

      A bientot,

      Caspesyan

      Special Escort (Antonio DiVerdis): Mercredi 27 août 14h30 au Quartier laton (sous-titres anglais).
      Nim’as Women (Zhuo Gehe): plus de réprésentations.
      The Baby Formula (Alison Reid): Vendredi 29 août 19h20; Samedi 30 août 12h au Quartier latin. (Anglais seulement).
      My Mother’s Tears (Alejandro Cardenas Amelio): plus de représentations.
      Misconceptions (Ron Satlof): plus de représentations.
      Shadow (Mehmet Güreli): plus de représentations.

    • Il est clair que je ne maitrise pas bien la langue française (elle est si compliquée que je me suis rangé depuis longtemps chez les anglais),
      donc veuillez excusez moi.

      Au moins j’aurai corrigé une phrase:

      On aurait voulu que le film dure une heure de plus afin qu’il raconte davantage d’anecdotes sur la vie de ces 5 compères de tous âges et formes qui tentent d’entreprende une compagnie d’escorte pour femmes.

    • @ Marc-André Lussier

      La question est hors propos par rapport au FFM, mais avez-vous vu le dernier opus des frères Coen “Burn After Reading”? Si oui, qu’en pensez-vous?

    • @ 1genesis

      Le nouveau film des frères Coen ouvre demain soir le Festival de Venise. Je le verrai la semaine prochaine au Festival de Toronto. Très hâte de voir ça!

    • Coup de gueule : Vicky Cristina Barcelona

      Jamais une comédie (légère) m’a-t-elle autant déconcerté. Il faut vraiment vivre dans un monde aseptisé de drague pour s’être régalé et éprise des scènes et des dialogues. Oh ! Il drague et ose sans détour. Oh ! il lui touche la main, tout en sachant qu’elle est mariée ! Oh ! elle a essayé avec une autre femme ! Franchement banal.
      Si certains croient que c’est vu sur un autre angle, eh bien ils se trompent, c’est tout simplement trop cliché, facile et déjà vu. Bref, selon moi, W.Allen a déjà fait mieux. Seuls points positifs: l’entrée en scène de Penelope Cruz, brillante, et rehaussant le niveau des acteurs, mais vainement, le faux ton du scénario condamne son personnage, et puis, la musique-thème (original”) du film , excellent choix et entraînante.

    • Deux recensions de ma collègue Anabelle Nicoud:

      Roman Polanski, Wanted and Desired

      Sacré personnage que Roman Polanski. Sacré, au sens figuré, parce que sa vie est faite à la fois de drames intenses (parents exécutés pendant la guerre, exil politique, assassinat tragique de sa première femme enceinte, Sharon
      Tate) et d’histoires croustillantes, sinon graveleuses (ses relations sexuelles avec des mineures). Sacré au sens littéral, aussi, parce que le réalisateur, exilé en France, est devenu académicien (des Beaux-arts) et reste l’un des cinéastes les plus connus au monde. La réalisatrice Marina Zenovitch analyse, non sans finesse, l’un des épisodes les plus ambivalents de la vie publique de Polanski : son procès, en 1977, pour avoir eu des relations sexuelles avec une jeune fille de 13 ans. La postérité retient volontiers la fuite du réalisateur vers des cieux plus cléments, la France.
      La réalisatrice démontre, à force d’archives et d’entretiens avec les personnes clés de ce procès, comment Polanski, poussé par la machine médiatique, s’est retrouvé au coeur d’un jugement exemplaire. Un documentaire rondement mené.

      Katyn
      Le chef de file du cinéma polonais Andrzej Wajda revient avec Katyn sur l’un des plus tragiques épisodes de l’histoire polonaise, le massacre, à Katyn, de 15 000 officiers de l’armée par les Russes, en 1940. Une fois la guerre terminée, le pays passe sous le contrôle de l’URSS qui attribue alors ce crime aux Nazis. Le réalisateur de L’homme de feraurait pu donner de ce drame historique un aperçu personnel puisque son propre père a lui-même disparu à Katyn. Wajda décrit plutôt la tragédie dans son ensemble et, surtout, les mensonges qui ont suivi, à travers l’histoire de plusieurs femmes qui ont perdu un frère, un mari ou un père à Katyn. Le film, de facture très classique, mais très efficace, promène le spectateur entre les points de vue et les époques.

      Roman Polanski: Wanted and Desired (Marina Zenovich). Mercredi 27 août 10h20; Dimanche 31 août 21h30 au Quartier latin. Anglais seulement. En salle le 5 septembre.

      Katyn (Andrzej Wajda): Mercredi 27 août 19h20; Jeudi 28 août 14h40; Vendredi 29 août à 14h40. Sous-titres en anglais.

    • Creux de vague…

      Après un premier tiers d’assez belle tenue, marqué notamment par la présentation du très beau film de Benoît Pilon Ce qu’il faut pour vivre, la compétition a connu aujourd’hui son premier vrai creux de vague.
      En tout premier lieu, il convient de signaler que la poignée de spectateurs ayant assisté ce matin à la présentation de Selda (Le prisonnier) a eu droit à une projection indigne d’un festival de cinéma qui se respecte.

      Le drame carcéral philippin, coréalisé par Paolo Villaluna et Ellen Ramos, deux inconnus, a été projeté en vidéo (support Betacam numérique nous a-t-on précisé plus tard), laissant ainsi défiler des images fades et sans aucune texture. Et atrocement laides.

      Le constat est d’autant plus ironique qu’une citation reprise dans le catalogue, tirée d’un blogue philippin, vante les mérites d’une direction photo «simplement belle et intelligente»… Ah bon?

      Nous aurions peut-être pu passer outre (et encore, cela n’est pas sûr) si l’oeuvre proposée avait transcendé sa mauvaise qualité technique, mais non. Selda accumule les poncifs en tous genres à travers un récit bancal et prévisible, dont l’ambition est de faire vivre au spectateur l’horreur de la vie en prison.

      Condamné pour avoir accidentellement causé la mort d’un jeune garçon, un jeune homme sensible commence à purger sa peine avec la peur au ventre. Les mises en garde du directeur à l’arrivée n’ont rien de rassurant non plus. Partageant sa geôle avec plusieurs autres détenus, Rommel (Michael de Mesa) doit apprendre très vite les codes régissant le monde carcéral afin de survivre dans ces conditions difficiles. Plutôt beau mec, le jeune homme fera évidemment l’objet de bien des convoitises. Promiscuité sexuelle et violences en tous genres sont au rendez-vous. Le «maire» de sa cellule – on désigne ainsi les détenus qui ont un ascendant sur leur groupe – tentera de protéger Rommel contre le harcèlement dont il est victime de la part de certains autres prisonniers.

      On cherche en vain un prétexte, une ligne directrice. Le récit est plaqué. Les coréalisateurs tentent de donner un peu de profondeur à l’ensemble en évoquant les relents d’une vie antérieure mais abandonnent plusieurs pistes en cours de route. Le dénouement frôle par ailleurs le ridicule. Une vraie perte de temps.

      Atmosphère, atmosphère…
      Malgré la meilleure volonté du monde, force est de constater que le FFM manque singulièrement d’atmosphère encore cette année. Le Quartier latin est un peu plus animé (l’hommage à Tony Curtis a été rendu samedi dans une salle à moitié vide, cela dit), mais les films de la compétition sont projetés devant des salles clairsemées, principalement fréquentées par des spectateurs fidèles, les mêmes qu’on retrouve d’une année à l’autre. Cette dévotion de ces amoureux du FFM est bien entendu honorable. Mais le grave problème de renouvellement du public, auquel ce festival fait face depuis quelques années, ne semble pas en voie d’être résolu.

      Selda (Le prisonnier) de Paolo Villaluna et Ellen Ramos. Mardi 26 août 19h et Mercredi 27 août à 14h au Cinéma Impérial.

    • Parlant d’atmosphère, en effet, même avec la meilleure volonté du monde, je cherche… il n’y en a pas.

      C’est pire que jamais, les salles sont très clairsemées.
      Si rien de sérieux n’est fait, ce festival va mourir de sa belle mort d’ici quelques années.

      J’y vais depuis longtemps et quand je pense aux salles d’il y a dix ou quinze ans, je n’en reviens tout simplement pas.

      Aujourdh’ui au cinéma Quartier-Latin, à la salle numéro 9, personne n’était là pour déchirer nos billets quand nous sommes entrés à 12h23, pour un film qui commençait à 12h30.
      Nous avons tout simplement pris la décision d’entrer, autrement je crois que nous serions encore là en train de poireauter.
      C’est une situation plutôt déprimante.
      Mais je continue d’y aller, j’aime le cinéma.

    • Je suis un peu déçu des films en compétition (note je n’ai pas encore vu le film de Benoît pilon). Je recommande toutefois fortement le très beau film russe The Vanished Empire (le 30 août à 21:30 et le 31 à 12:20). Le resumé du film ne semble pas invitant mais ne vous y fiez pas ! Vous trouverez un film très bien fait avec des acteurs formidables – probablement la prochaine générations d’acteurs russe, formidable Alexander Lyabin). L’action du film se passe en 1973 en URSS auprès de jeunes ados (17-18 ans), fils et filles de la classe intéllectuelle de l’époque pré-Gorbatchev. On y voit le déclin du communiste et aussi le passage de l’adolescence au monde adulte chez ces jeunes. ET argument massue pour voir le film, il est sous-titrée en FRANÇAIS. Cela m’a bien fait rire de voir quelques anglos devoir quitter la salle en maugréant car ils ne pouvaient comprendre ni le russe ni le français !

      J’ai aussi apprécié dans ce film la présence (ou l’absence) judicieuse de musique,. J’en ai marre de voir utiliser, chez certains cinéastes, une musique pour appuyer sur des moments dramatiques, cela en est même rendu obscène !. Dans ce film ci, vous y entendrez de la musique lorsque les protagonistes du film écoutent ou dansent sur de la musique. Dans les moments de grande intensité dramatique, aucune musique. On entend les bruits normaux (le vent dans les buissons, le bruit des pas etc..). On nous fait vivre intensément le drame vécu.

    • @ Marc-André Lussier

      Je sais que mon commentaire va être très hors propos.. Je m’en excuse.

      Le film Fraggle Rock: The Movie est pour 2009. Ma question est la suivante: Est-ce qu’il existe un dvd des émissions version français Québec… Je cherche et cherche toujours sans réponse.

    • Vu ce soir : Mes stars et moi de Laetitia Colombani. Deneuve et Béart, qui incarnent deux grandes stars du cinéma, s’y crêpent le chignon pour notre plus grand plaisir. Une très charmante comédie traitant du star system.

      Mes stars et moi (Laetitia Colombani): 28 août 19h20 au Quartier latin. En français (avec s.t.a.)

    • Je dois dire M. Lussier que si le festival manque d’atmosphère, c’est possiblement dû à l’absence d’une couverture médiatique adéquate. Je ne mets pas en doute votre papier quotidien, mais peu de journalistes sont présents dans les salles (et offrent donc un minimum de commentaires dans les pages des quotidiens) si l’on compare le FFM à la couverture des festivals Juste pour rire, aux Francofolies ou au Festival de Jazz… Si le public est « plus âgé » au FFM, se pourrait-il qu’il soit composé de gens qui ont appris par le passé à se débrouiller seuls ?! Par exemple les réalisateurs de films accompagnent souvent leur film mais ils sont rarement interviewés si leurs films ne sont pas en compétition. Et que dire de la couverture télé, proprement désespérante ; il faut se rappeler l’époque où René Homier-Roy et Chantal Joly donnaient une émission quotidienne sur le festival d’alors… Moins de promo, moins d’éclat, moins de jeunes spectateurs. Tout ce que je peux déduire c’est que les médias du Québec ne couvrent généreusement que ce qui fait vendre de la copie. Si Brad Pitt était à Montréal pour présenter un film, on assisterait à un délire de journalistes pour ne pas rater l’occasion d’une entrevue ou d’une photo. Que le film soit moche ou pas, peu importe, n’est-ce pas. Pourvu que ça vende de la copie… Je me trompe ?

      Revenons aux films.

      J’attendais avec plaisir le dernier film des frères Larrieu : « Le voyage aux Pyrénées ». J’aime bien leur humour et leur approche de la sexualité en images, mais j’avoue que cette comédie manquait totalement de maîtrise, même à quatre mains ! De bons comédiens, une contrée et des images superbes, mais une intrigue désolante ! Avec des dérapages dans des intrigues secondaires à faire bailler… Entre autres une longue randonnée avec un homme-ours qui n’en finissait pas ! Puis une rencontre avec trois frères amateurs de chanson et de baignades à poil, pas drôles, mais alors pas drôles du tout, etc… J’irai tout de même voir le prochain Larrieu en espérant qu’ils fument un joint ou deux en moins à cette occasion.

      J’ai assisté également au film Égyptien de Adel Adeeb : « Baby doll night ». La description donnée par le programme du festival laissait espérer une comédie amusante, mais je me suis retrouvé devant un salmigondis surprenant. Oui, un couple se retrouvait dans une situation « comique » après une séparation d’une année (le mari travaillant aux USA), mais le film plongeait ensuite dans des intrigues diverses où l’on nous racontait les drames du Moyen-Orient depuis les années 1940, où l’on coupait pour nous décrire la colère des Palestiniens et des peuples arabes en général contre Bush et l’armée des USA, pour revenir au couple du début, passer à un terroriste cherchant à se venger des tortures subies dans une prison en Irak, revenir toujours au couple, avant de revenir au terroriste puis à des américains à la recherche d’investissements fructueux en Egypte, pour revenir vous savez où… Quelle soupe ! Quelle salade ! J’admets avoir découvert un volet de cinéma étranger que je ne connaissais pas ! Pourtant, une question revenait dans le film, intéressante, dans la bouche d’un américain parlant des Egyptiens : « Pourquoi nous détestent-ils à ce point ? » demandait-il. Le réalisateur, présent à l’Impérial au début du film mentionnait que « la » question que cet homme aurait dû poser, plus justement, est « Pourquoi éprouvent-t-ils tant de colère contre nous ».

      Tête Blanche

      Le voyage aux Pyrénées (Arnaud et Jean-Marie Larrieu): plus de représentations. En salle le 3 octobre.
      The Baby Doll Night (Adel Adeeb): plus de représentations.

    • Moi j’aime ça, des salles vides! Je crois que quelqu’un ici a bien encerclé le problème récemment en soulignant que des statistiques démontrent que 30 pour cent de la population est en accord avec les coupures du gouvernement de Harper sur la culture (47 millions au total depuis qu’il dirige ce pays). Où alors s’agit t’il d’une récession? Les gens ont-ils perdu les moyens et le temps de s’octroyer des loisirs? Aujourd’hui on m’a annoncé que le film supplémentaire (ajouté) de la programmation (Home) n’était pas accessible pour moi car je suis un membre du public et cette représentation était pour les gens de la Presse. J’en ai ri dans ma barbe. En fait je n’ai pas de barbe. Je crois que tout l’monde m’a vu.

      Vues D’aujourd’hui:

      Les bons:

      Nevando Voy (Under The Snow): 2ième coup de coeur du FFM (après Absurdistan), ce film provenant de nulle part (et recommandé par Rachel Heller de 24 Images) observe l’éclosion et l’évolution d’une confrèrie improbable entre 4 employés (2 hommes et 2 femmes) très différents qui travaillent ensemble dans une usine à chaine. Je trouve étonnant qu’on ait réussi à faire un film si émouvant avec un matériel si banal et dans des lieux si gris d’ennui. Et il ne s’agit pas ici seulement du jeu des acteurs. La forme a aussi sont mot à dire (une grille qui se referme pèse
      mille mots), et la musique ajoute un peu de sa chaleur sur ces murs si froids. Ce film est un bijou qui risque de disparaitre étant donné qu’il s’agit d’un film à petit budget. Demandez au FFM une supplémentaire, Attendrissant!

      Shultes: Ces dernières années, le FFM n’a pas été l’endroit où le cinéphile averti puis trouver facilement des films avec une véritable rigueur formelle. Shultes est de ceux là, un film “à clef” qui ne révèlera rien
      au spectateur impatient jusqu’à la toute fin, et encore. Minimalistes et froides, les images vous montrent comme autant de tableaux des événements parfois anodins de la vie d’un homme paumé qui s’adonne au vol pickpocket afin de combattre l’ennui. Bientôt, cet homme rencontrera un enfant partageant ses talents, et ses services seront engagés par une équipe de contrebande d’autos. À travers ces activités, c’est un portrait de la vrai Russie contemporaine qui est ainsi dessiné, froide, aride, et implacable. Cinglant!

      Un moyen:

      Out Of The Blue: Je pensais m’ennuyer après les 20 premières minutes, mais des retournements de situation m’ont fait sourire dans cette comédie tendre qui suit les péripéties de deux compères désabusés (pas encore tout à fait des clochards, mais presque) qui tentent d’attirer l’attention d’une grande vedette des médias en Israel (dont l’un d’eux est tombé au éperdument amoureux). Vous apprendrez dans ce film la différence que peut faire un beau t-shirt, mais le film demeure à mon avis trop standard comme “buddy movie” pour réellement se démarquer sur le marché, même si il tiendra en haleine assez efficacément ceux qui auront osé tenté l’expérience. À voir si vous vous êtes levé du mauvais pied. Film-Sourire!

      Nevando Voy (Candela Figueira): plus de représentations.
      Shultes (Bakur Bakuradze): 29 août 12h20 au Quartier latin (sous-titres anglais).
      Out of the Blue (Igal Bursztyn): 1 septembre 12h30 au Quartier latin (sous-titres anglais).

    • J’ai oublié de mentionner que Out Of The Blue est présenté en format vidéo. Ça ne semble pas être du HD. Peut-être un transfer Bétacam du film original, qui aurait manqué son voyage? C’est agaçant pendant 20 minutes mais on oublie aprés.

      Caspesyan

    • Comme du free jazz…

      Le deuxième film québécois de la compétition, intitulé En plein coeur, fait partie des ces oeuvres personnelles, nées dans l’urgence de dire et de faire. Avec les fulgurances et les écueils qu’une telle démarche, forcément, entraîne. Foncièrement sincère, ce premier long métrage de Stéphane Géhami se distingue par cette volonté de traquer la vérité pour mieux faire écho aux tempêtes intérieures que traversent les protagonistes.
      Lors de la conférence de presse tenue hier à l’Agora du Complexe Desjardins, l’auteur-cinéaste, qui a coécrit son scénario avec Héloïse Masse, expliquait que le thème de l’obsession amoureuse, omniprésent au départ dans le récit, avait bifurqué vers autre chose au fil de l’écriture. Et c’est justement dans cette déviation de trajectoire que réside principalement l’intérêt de ce film.
      Benoît (Rivard), un jeune trentenaire «voleur de chars», continuellement en mode séduction, est un amoureux compulsif. Il remet sans cesse sa situation en jeu, quitte à perdre l’amour de celle qu’il aime, Anne-Marie (Bénédicte Décary), pour essayer d’en conquérir une autre, Sylvie (Julie Deslauriers), pour ensuite mieux tenter d’oublier l’une dans les bras de l’autre. Et vice-versa.
      Géhami orchestre cette valse du coeur et des corps en allant jusqu’au bout de cette ambivalence chronique, imposant même pour ce faire un rythme parfois plus déglingué. Il s’attarde aussi à décrire le lien qui se noue subrepticement entre Benoît et Jimi (Keven Noël, repéré à la suite d’un casting sauvage), un ado âgé de 14 ans, jeune complice dans ces vols de voiture organisés en réseau.
      «C’est ce qui m’a surpris au moment de l’écriture, disait hier Géhami. Jimi n’était qu’un personnage secondaire au départ mais plus j’écrivais, plus il devenait présent. Le thème de l’obsession amoureuse a progressivement fait place à l’exploration d’un lien père-fils. Benoît trouve l’amour à un endroit où il n’aurait jamais pensé chercher.»
      Tout n’est pas d’égale valeur dans cet essai mais il reste quand même un élan, de même qu’une façon d’exprimer la quête amoureuse – l’amour au sens large – qui suscite l’intérêt. À cet égard, Pierre Rivard, vu notamment chez Falardeau (Octobre, 15 février 1839), offre ici une très belle composition, le genre de performance brute qui entraîne à sa suite l’âme d’un film. Quant au style, Géhami évoquait hier un montage instinctif, auquel lui et son monteur (Claude Palardy) sont d’ailleurs revenus après avoir tenté quelques autres versions plus «mesurées».
      «Quand je voyais Claude faire le montage, j’avais l’impression de voir un trompettiste «blower» un solo en free jazz!, a lancé le réalisateur. J’ai fait exactement le film que j’avais envie de faire, en totale liberté.»
      Rappelons qu’En plein coeur fut autofinancé. Les institutions de financement du cinéma se faisant trop attendre, l’auteur cinéaste a décidé de vendre son condo et d’investir la somme dans son film. Géhami est par ailleurs ravi de faire partie de la compétition du FFM. «Je n’aurais probablement pas pu obtenir une telle attention médiatique autrement. C’est la plus belle vitrine que je peux avoir à Montréal. C’est le Top!»
      Pas de vagues
      Les deux autres films présentés en compétition hier n’ont pas fait beaucoup de vagues. Proshai Gulsary (Farewell Gulsary) offre de bien beaux plans des steppes kazakhes, mais cette évocation de «l’effritement matériel et psychologique amené par la collectivisation stalinienne de l’agriculture» se révèle bancale. Tiré de «l’un des plus grands succès populaires de la littérature soviétique», ce film sombre parfois même involontairement dans quelques excès. Une scène en flash back, conçue pour illustrer l’amitié qui liait jadis le protagoniste avec un membre influent du parti, nous a même fait penser un moment au OSS 117 de Dujardin…
      L’autre entrée venait du Mexique. Mais ne cherchez pas dans El Viaje de Teo l’originalité ou le souffle qui caractérise les films de la nouvelle vague mexicaine. Le réalisateur Walter Doehner propose ici une histoire d’enfance brisée, en appuyant sur des effets dramatiques classiques. Le dernier acte, particulièrement, emprunte le style d’un téléroman. Cela dit, ce film a le mérite d’aborder une question sensible: l’immigration illégale à l’aide de passeurs véreux.

      En plein coeur de Stéphane Géhami.
      28 août à 14h au Cinéma Impérial. En salle le 5 septembre.

      Proshai Gulsary (Farewell Gulsary) d’Ardak Amirkulov.
      28 aût à 19h au; 30 août 14h au Cinéma Impérial.

      El Viaje de Teo de Walter Doehner.
      28 août à 19h au Théâtre Maisonneuve; 1 septembre 11h30 au Cinéma Impérial.

    • Je crois que la populace s’est réchauffée à l’idée du FFM car certaines salles étaient bondées ce soir.

      Vu D’aujourd’hui:

      Les bons:

      Tengri – Blue Heavens: Je suis tenté de nommer ce film mon 3ième coup de coeur du festival. Du moins, c’est le film que je conseille à ceux qui utilisent le FFM pour voyager: c’est le film avec les plus beaux paysages que j’ai vu au festival jusqu’à maintenant. Le scénario m’a donné parfois l’impression d’inclure 3 films en un: la vie et les drames concubins dans un village rustique du Kirghiszystan, un mini-road movie durant lequel un amour va s’exposer, et la dernière partie du film qui est la plus fantastique, la fuite du nouveau couple à travers les plaines et les montagnes. Sorte de “Weastern” des temps contemporains où le mot internet est brandi durant une cavale en chevaux, le film nous rallie peu à peu aux protagonistes, dont les profils sont à mon avis mal établi dans les premières lignes du film. Finalement, c’est peut-être aussi la musique, préponderante pendant le film, qui finira par vous convaincre: elle est magnifique d’authenticité. Pittoresque !

      Le Septième Juré: Il y a eu quelques films ces dernières années sur la culpabilité française face à l’Algérie, et sournoisement je crois que l’on peut inclure Le Septième Juré parmis ceux-ci. Drame psychologique d’une maitrise incontestable, le film renverse le sempiternel “drame de loi” (dont une partie de l’action se passe en cours juridique) en s’attardant sur les efforts d’un membre de juré pour déculpabiliser un suspect jugé pour un crime dont ce même juré le sait innocent, puisqu’il a commis ce crime lui-même. En fait, ce film est apparemment un remake d’un vieux film du même nom de 1962 (réalisé par Georges Lautner), et comme l’action se déroule à la même époque que dans le premier, on accepte avec embarassement le portrait des lacunes judiciaires de l’époque. La formule est classique, imitation parfaite d’un bon vieux thriller psychologique, mais le suspense tient en haleine (comme on s’y attend), et le jeu de l’acteur principal (Jean-Pierre Daroussin) transpire l’intelligence. Je suis sorti de la salle un peu étourdi par le dénouement. Cynique!

      Le Moyen:

      Katyn: Habituellment, le name-dropping du type “T’as vu le dernier Wajda?” se déroule pendant un autre festival de cinéma montréalais (ou alors dans une pub affreuse vue pendant le FFM), mais les journalistes nous ont bien assommé cette année avec la présence d’ ANDRZEJ WAJDA (soulignons-le) pour que nous aillons tenté l’expérience de son nouveau film. Bien qu’il y ait beaucoup de louanges à livrer à un cinéaste qui a voulu témoigné d’une page sombre de l’histoire de l’occupation Russe en Pologne durant la seconde guerre, j’ai eu du mal à éprouver de la compassion pour chacune de ces femmes victimes de la disparition ou de la mort de leur maris, et dont le film constitue en grande partie un portrait. Je crois que le problème se retrouve dans le scénario, qui bifurque sans cesse de direction chaque fois que l’on commence à s’attaché à un personnage. Je comprends que le but est de dépeindre l’ampleur du drame, social à souhait, mais au détour ce sont les personnages même de cette histoire lugubre qui s’y retrouve massacré, ou disparaisse sans que l’on sache vraiment où ils sont allés (sauf lorsque ce sont des hommes, vous remarquerez). Je me demande si le cinéaste ne serait pas arrivé au même message en ne montrant que la scène finale, celle du véritable massacre de Katyn, celle que finalement, vous, spectateurs souhaitiez tous voir (mais oui, je vous connais, spectateur). Reste que la photographie est digne d’un maître (vous aurez vraiment l’impression de faire face à un “grand” film), et la musique de Penderecki, ma foi, absolument envoütante (!). Sombre !

      Le mauvais:

      The One Who Switches Off The Light: Je suis allé voir ceci car j’étais en retard pour Mermaid (que vous devriez risquer sans attendre une critique). Si vous êtes de ceux qui déplore que les films Russe des dernières années sont trop lents, trop statiques, trop intellectuels, trop “films d’auteur”, bien je vous conseille ce film, qui est un véritable épisode de la télésérie américaine CSI, mais tourné en russe. Vous y serez torturé par un montage epileptique similaire, où tout va vite, et chaque scène même la plus anodine est filmée comme un intense climax, dans ce thriller où un détective tente de retrouver un meurtrier en série qui s’amuse à découper des petits enfants en morceaux (après les avoir étranglés, rassurez-vous). Ce même détective ne tardera pas à trouver une piste l’emmenant dans un village éloigné où tout deviendra trop compliqué, trop vite. Le dénouement hélas ne satisfait pas tous ces aléas pourtant parfois prometteur. Vraiment, le défaut du film c’est qu’ encore une fois des producteurs ont donné le OK à un scénario qui n’était vraiment pas au point, sans oublier que décidément, le monteur boit beaucoup trop de café ou de boissons gazeuze la nuit. Pourtant, la théorie d’un filon de films de genre russe me plait énormément. Dommage !

      J’ai manqué mon dernier film car Katyn s’est terminé trop tard, à cause d’une trop longue présentation. Sachez sonnez l’orchestre de la soirée des Oscars, que diantre !

      Caspesyan

      Tengri – Blue Heavens (Marie Jaoui de Poncheville): plus de représentations.
      Le Septième juré (Edouard Niermans): 29 août 12h20 au Quartier latin. En français (s.t.a.)
      Katyn (Andrzej Wajda): 29 août 14h40 au Quartier latin (sous-titres anglais).
      The One Who Switches Off the Light (Andrei Libenson): 31 août 21h30; 1 septembre 12h30 au Quartier latin (sous-titres anglais).

    • Deux films vus mercredi :

      - La saison des orphelins de David Tardé : la prémisse était intéressante, mais le film se révèle décevant en raison des longueurs et d’une finale qui laisse les spectateurs perplexes. Un gros bof.

      - Maradona by Kusturica de Emir Kusturica : un très bon documentaire dans lequel la présence de Kusturica se fait peut-être un peu trop sentir, mais comme j’aime beaucoup le réalisateur, ça m’a plu. La salle était en extase et le public beaucoup plus jeune que les autres représentations auxquelles j’ai assisté.

      La saison des orphelins (David Tardé): 28 août 19h20 au Quartier latin. En français (avec s.t.a.)
      Maradona by Kusturica (Emir Kusturica): 28 août 21h30; 29 août 17h10 au Quartier latin (sous-titres anglais).

    • Vive le FFM quand il permet aux trop rares films italiens de rejoindre Montréal. Sanguepazzo (sang fou), le film de Marco Tulio Giordana nous décrit une période trouble de l’Italie (1936-1945) à travers une semi biographie de protagonistes du milieu du cinéma de cette époque. Il nous est donné de voir le destin de deux vedettes « opportunistes » et d’un cinéaste résistant, filmé dans une fresque imposante (sans retenue : le film dure 2h28) avec talent mais également avec excès, sans toutefois réinventer la forme. Le comédien Luca Zingaretti avec son physique très « Berlusconi » vole la vedette en jouant à la perfection, d’abord le suffisant, le fort-en gueule, l’insouciant, le frondeur, le drogué, etc. Le comédien interprète le rôle d’Osvaldo Valenti, un acteur italien ayant vraiment tourné en Italie dans les années trente et quarante, et l’amant de la comédienne Luisa Ferida, jouée par Monica Bellucci. Tous deux s’étant tenus beaucoup trop près du régime faciste.

      Un autre film fort apprécié : Masangeles de la réalisatrice uruguayenne Beatriz Flores Silva. À nouveau, une fresque familiale avec comme toile de fond l’histoire de l’Uruguay pour la période 1965-1973, illustrant la pauvreté des citoyens vivant sous des gouvernements parfaitement incapables de résoudre les crises économiques et sociales du pays, la montée anarchique du mouvement des Tupamaros cherchant à amener la révolution au pays, puis la montée irrépressible de l’armée vers le pouvoir au moyen d’un coup d’état. Il est à souhaiter qu’un journaliste quelque part trouve une demi-heure pour faire une entrevue avec Madame Flores Silva qui accompagne son film à Montréal. Une femme qui a beaucoup à dire, si l’on en juge par son film ! Dommage que le Quartier Latin ne nous ait permis que de voir 80% du film en lui coupant la partie supérieure de l’image… pour nous permettre de lire les sous-titres anglais. On n’a pourtant pas réinventé la pellicule 35mm en 2008 …

      Tête Blanche

      Sanguepazzo (Marco Tullio Giordana): 29 août 21h30 au Quartier latin (sous-titres anglais).
      Masangeles (Béatriz Flores Silva): 28 août 16h30 asu Quartier latin (sous-titres français d’après la catalogue).

    • Jai vu Kahyn, belle réalisation mais je suis resté un peu froid devant ce drame pourtant épouvantable qui s’est réellement passél (a été bien documenté). Pourquoi ? Je ne sais trop ! On ne s’attache pas aux personnages principaux parce que l’on n’a pas la chance de les connaître. De plus, je ne suis pas polonais, ni russe et on ne m’explique pas pourquoi tel ou tel officier a pu échapper aux massacres ou encore nous expliquer comment ont été préparé les listes de ceux qui devaient disparaître ? Enfin, je n’ai pas du tout aimé l’exercise de propangande préparé par le consulat polonais. On y présente cet épisode comme un autre génocide (on le compare au génocide arménien). Il faudrait faire attention aus mots utilisés, un massacre ordonné par un fou touchant spécifiquement des officiers plonais n’égale pas un génocide ( définition = destruction méthodique d’un groupe ethnique). Cette opération menée par le Consulat de Plologne m’a vraiment indisposé. Je n’aime pas la propagande qu’elle soit polonaise, russe ou canadienne ! Le film démontre bien jusqu’à quelle folie cela peut mener !

      Au risque de me répéter je conseille le très beau fim russe (sous-titrée en français) The Vanised Empire.

      Katyn (Andrzej Wajda): 29 août 14h40 au Quartier latin (sous-titres anglais).
      The Vanished Empire (Karen Shakhnazarov): 30 août 21h30; 31 août 12h20 au Quartier latin (sous-titres français).

    • À tous les lecteurs de ce blogue,

      Je m’excuse des quelques erreurs typographiques commises lors de mon précédent commentaire. J’ai appuyé trop tot sur la référence “soumettre” et ai donc oublié de me relire. Je m’en excuse. J’ai un peu honte !

      note: il y-a-’il quelqu’un qui pourrait m’expliquer comment agrandir la fenêtre ‘commentaire” afin de mieux voir les lettres typographiées.

      Merci.

    • Alors, coups de coeur: NO MIRES PARA ABAJO (HC) de Eliseo Subiela Argentine.
      FOR MY FATHER (HC) (SOF SHAVUA BE-TEL AVIV) Israel

      Coup de gueule DU BRUIT DANS LA TÊTE Vincent Pluss Suisse
      Franchement pas compris où il voulait en venir, pas très intéressant.

      @entropie21
      Vous êtes tout à fait pardonné.
      Ma hantise, cliquer sur soumettre par accident avant d’avoir relu mon texte.
      Je tape trop vite, je fais des fautes d’inattention etc.
      Je me sentirais très mal, je vous comprends.

      No Mires Para Abajo (Eliseo Subiela): Plus de représentations.
      For My Father (Dror Zahavi): Plus de représentations.
      Du bruit dans la tête (Vincent PLuss): 29 août 17h; 30 août 12h30 au Quartier latin. En français (s.t.a.)

    • Pas de nouveau miracle…

      L’un des trois films inscrits hier en compétition officielle manquait à l’appel. Enfin, pas tout à fait. Retenues en transit quelque part entre l’Argentine et le Québec, les bobines de Lluvia n’ont pu arriver à temps pour la représentation de la matinée. En revanche, l’honneur devrait quand même être sauf car la représentation de gala devrait avoir lieu comme prévu ce soir à 21h30. Ô cinéma, que de sueurs froides en ton nom! Nous reviendrons ainsi plus tard sur l’entrée argentine.
      En attendant, parlons un peu de Nowhere Man, un film autour duquel circulait une certaine rumeur, probablement à cause, tout simplement, de la provenance de cette production. Ce long métrage, réalisé par Patrice Toye, est belge-flamand. Or, tous les festivaliers se rappellent la commotion provoquée l’an dernier par un autre petit film flamand sorti de nulle part: Ben X de Nic Balthazar, colauréat du Grand Prix des Amériques. Ben X avait reçu un accueil comme le FFM n’en avait pas connu depuis longtemps pour un film inscrit en compétition. Dans leur for intérieur, certains festivaliers espéraient cette année une répétition du même miracle.
      Nowhere Man est un film non dénué de qualités, mais le miracle n’a pas eu lieu. La réalisatrice nous plonge au coeur de la crise existentielle que traverse un homme à l’aube de ses 40 ans. Tomas a, selon l’adage, «tout pour lui». Pourtant déjà un peu fragile, il craque complètement le jour où une conversation avec un collègue lui fait entrevoir un avenir pour le moins déprimant. Sur tous les plans. Aussi décide-t-il de «disparaître de sa vie» en faisant croire à sa mort, histoire de tout recommencer en s’inventant une autre vie. Toye s’attarde ainsi à décrire la dérive existentielle de l’anti héros en le suivant pas à pas dans sa quête. Jusqu’au jour où le retour dans le «vrai» monde devient inévitable. Avec les bouleversements que tout cela entraîne.
      La belle idée de départ s’essouffle. D’autant plus que Toye s’évertue à remplir toutes les zones d’ombres du personnage avec des dialogues inutilement explicatifs. Un peu plus d’évocation aurait mieux servi le récit.
      D’une facture tout à fait différente, Chaturanga (Four Chapters) est adapté d’un livre de l’auteur indien Rabindranath Tagore. Le film, réalisé par Suman Mukhopadhyay, prend les allures d’une fresque spirituelle à travers la quête d’un jeune homme déchiré dans ses croyances. Traversé de chants incantatoires, le récit distille de très belles envolées, quoique l’ensemble se révèle par moments un peu trop académique.
      —————————————————————————————–
      (N)iemand (Nowhere Man) de Patrice Toye
      Aujourd’hui à 14h au Cinéma Impérial.

      Chaturanga (Four Chapters) de Suman Mukhopadhyay.
      Lundi 1 septembre à 21h30 au Cinéma Impérial.

    • Every night loneliness, Iran
      ======================
      Pour voyager physiquement en Iran ainsi que dans le coeur d’une femme ”introspective” à la recherche d’un réconfort vis-à-vis la fatalité. La musique est soigneusement choisie pour entrer dans l’ambiance du propos.

      HAR SHAB, TANHEE, 2008 / Couleur / 100 min, Réal. Rasoul Sadrameli, Iran. Sous-titres anglais.

      Horaire :
      27 août 2008 • 10:20 • CINÉMA QUARTIER LATIN 15 • L15.27.1 •
      28 août 2008 • 21:40 • CINÉMA QUARTIER LATIN 15 • L15.28.6 •
      31 août 2008 • 10:00 • CINÉMA QUARTIER LATIN 15 • L15.31.1 •
      31 août 2008 • 19:20 • CINÉMA QUARTIER LATIN 15 • L15.31.5 •

    • “Where you’re going…To the city….Where you’re going..To the city…Istanbul”
      (The Breeders)

      La Turquie se venge sur moi pour avoir traité de navet un de ses films récemment (voir plus haut). Aujourd’hui j’ai visionné 2 bijoux de films turcs dont j’avais entendu de bonne rumeurs.

      Vu D’aujourd’hui:

      Les bons:

      Nokta: Admettons que “Tengri – Blue Heavens” cité plus haut était mon 3ième coup de coeur du festival, et bien voici mon 4ième. Mais vous êtes averti: c’est un petit film court, minimaliste et contenant des scènes de violence (presque le film débutant d’un futur Tarantino turc). Ce qui est incroyable c’est d’abord la mise-en-scène, qui ne contient aucune coupure grâce à une technique qui utilise des faux-travellings sur le ciel et le sol pour séparer les différentes scènes d’un scénario très bien magné (quoique se terminant un peu trop abruptment). Ensuite, la photographie, éblouissante. Tout se passe dans un désert de sel en Turquie où une histoire de falsification calligraphique tourne mal. Je ne vous en dis pas plus car c’est vraiment un film qu’il faut découvrir par soi-même. Je crois que ce film à des chances d’être découvert et présenté dans les salles “parallèles” standards, si on lui pardonne d’être un film à petit budget par un réalisateur qui en mériterais un plus grand.
      Frappant !

      Autumn (Sonbahar): J’ai déjà employé le mot “pittoresque” pour le film Tengri, mais je crois que, sans rien enlever à la beauté du Kyrghizystan, le mot serait plus juste pour cet autre film-voyage se situant principalement dans les hautes montagnes quelque part en Turquie. Çà ressemble à une version humble et bien moins ésotérique du film “Mère Et Fils” d’Alexandre Sokourov (un de mes films préférés de tous les temps, tout de même) auquel on aurait en fait ajouté un scénario et des personnages secondaires. Bref, c’est avant tout la nature qu’il faut suivre et écouter dans ce lent film qui dépeint le retour
      d’un jeune prisonnier gravement malade chez sa mère dans les hautes montagnes. Il y rencontrera une femme qui le bousculera dans sa solitude. Il y a plusieurs subtilités et images symboles que le spectateur abile devra capter, et la scène finale m’a apparu beaucoup plus évidente qu’à certains. C’est pourtant si simple: suivez le courant de la nature, et vous allez sortir de là ému et convaincu que le FFM présente encore de véritables bijoux pour cinéphile. Sensible !

      En passant, un autre film Turc, gagnant du prix de la critique au dernier festival de cinéma d’Istanbul, est présenté en catégorie PRE (Premier Film). Je fais confiance en la FIPRESCI: il s’agit de Tatil Kitabi. Quelqu’un l’a vu? J’irai probablement faire mon tour.

      Le moyen:

      Loss: Le véritable intérêt de ce film (gagnant du prix de Direction à Shangai, tout de même), c’est la façon dont il présente son récit comme un puzzle, ceci sans avertir le spectateur, qui doit démêler lui-même toute l’histoire à la fin du film. Pour cela uniquement, le film vaut le détour. Pour l’histoire elle-même (un truc à propos d’une femme qui aimerait reprendre son fils qu’elle avait mis à l’orphelinat quelques années auparavent) et le jeu des acteurs, on peut repasser. Le scénario n’est pas assez fiselé et inclu trop de personnages secondaires qui nuise fortement au concept du départ (le film-puzzle, qui requiert un scénario infaillible). Les acteurs sont ma foi trop pris dans les tiques de leurs röles. Le montage est typique de l’école Dogma: caméra documentaire à la main et montage saccadé. On aime ou on aime pas, mais moi j’étais trop assis à l’avant (vive la popularité soudaine du FFM), et j’avoue avoir connu la nausée pendant la projection. Finalement, la musique est vraiment efficace et méritait son prix au festival de Chine. Déroutant !

      J’étais trop occupé et j’ai manqué mon 4ième film de la journée, snif snif.

      Caspesyan

      Nokta (Dervis Zaim): 29 août 14h40; 30 août 17h10; 1 septembre 17h au Quartier latin. Sous-titres français.
      Automne / Sonbahar (Özcan Alper): 29 août 14h40; 31 août 12h20 au Quartier latin. Sous-titres français.
      Loss (Maris Martinsons): 29 août 13h40; 30 août 19h; 31 août 21h30 au Quartier latin. Sous-titres anglais.

    • Special escort, Allemagne
      =====================
      A tous les ingrédients pour plaire à un grand public. Propos ”légers” sur la perte de pouvoir économique des hommes (Mythe ou réalité?) et leur créativité déployée pour s’en sortir. Les personnages sont attachants et la salle était tout sourire…

      SPECIAL ESCORT (STELLUNGSWECHSEL), 2007 / Couleur / 97 min, Réal. Maggie Peren, Allemagne. Sous-titres anglais.

      Horaire :
      23 août 2008 • 12:20 • CINÉMA QUARTIER LATIN 17 • L17.23.2 •
      24 août 2008 • 19:20 • CINÉMA QUARTIER LATIN 17 • L17.24.5 •
      25 août 2008 • 21:30 • CINÉMA QUARTIER LATIN 17 • L17.25.6 •
      27 août 2008 • 14:30 • CINÉMA QUARTIER LATIN 17 • L17.27.3 •

    • J’ai oublié de mentionner que le film Autumn (Sonbahar) était mon 5ième coup de coeur. Très important car c’est un des meilleurs.

      Aussi, bien évidemment on remarquera que j’oublie souvent de mettre les pluriels aux noms, verbes (nt) et adverbes. Je suis un gros nul et vous êts tous meilleurs que moi. Ça va commr ça? :-)

      Caspesyan

    • Another planet, Hongrie-Finlande-Belgique
      ==================================
      La force de ce documentaire sur le travail des enfants est la diversité; la dure réalité dépeinte dans quatre pays bien différents est amenée aux yeux du spectateur. Cet ”étalement” permet de démontrer un certain universalisme dans la perte de naïveté des enfants, la dureté de leurs milieux respectifs, malgré leurs particularité locales.

      La discussion avec le réalisateur est instructive sur les difficultés rencontrés dans les différents pays pour tourner sur ce propos pour le moins sensible. À cet égard, on doit savoir que des images tournées en Russie n’ont pas pu être utilisées. Ainsi, ce que le film suggère et ne montre pas, son contexte, indique aussi l’urgence de dénoncer.

      Toutefois, un bémol tient justement à cet ”étalement”. On n’a pas le temps de s’attacher à un milieu et à un petit groupe en particulier comme dans d’autres documentaire du même style. Je dis cela pour en avoir vu d’autres (le plus poignant l’an dernier au RIDM sur les ”bébés Monuc”, issus des viols ”présumés” de casques bleus au Congo) – mais j’imagine que je suis un peu biaisée.

      Donc, à voir pour l’universalisme du traitement du thème des enfants au travail.

      ANOTHER PLANET, 2008 / Couleur / 96 min, Réal. Ferenc Moldaványi, Hongrie – Finlande – Belgique.

      (Terminé)
      Horaire :
      24 août 2008 • 21:00 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.24.3 •
      25 août 2008 • 14:40 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.25.1 •
      26 août 2008 • 17:10 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.26.4 •
      27 août 2008 • 12:20 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.27.2 •

    • No mires para abajo, Argentine-France-Espagne
      =======================================
      Histoire d’un ”coaching” sexuel par une femme expérimentée (28 ans) qui souhaite faire d’un jeune homme (19 ans) le meilleur amant de Buenos Aires. Le point de vue féminin à faire ”durer” le plaisir physique… mais dans ce cas-ci sans toutefois y joindre un attachement sentimental qui dure. Pas une romance, ni un film pornographique – je dirais plutôt:
      ”Une leçon sexuelle avec une tendresse sans grand amour, avec des pointes d’humour et un peu de poésie”.

      Un peu de pouvoir pour elle, un apprentissage pour lui. Pas de choc, ni de bouleversement ou de déchirement; quelques leçons.

      Que dire de plus sinon que le synopsis a attiré une salle comble – ce qui était prévisible.

      NO MIRES PARA ABAJO, 2008 / Couleur / 90 min, Réal. Eliseo Subiela, Argentine – France.

      (Terminé)
      Horaire :
      22 août 2008 • 16:30 • CINÉMA IMPÉRIAL • CI.22.4 •
      24 août 2008 • 19:20 • CINÉMA QUARTIER LATIN 9 • L9.24.5 •
      26 août 2008 • 12:30 • CINÉMA QUARTIER LATIN 9 • L9.26.2 •
      27 août 2008 • 19:20 • CINÉMA QUARTIER LATIN 12 • L12.27.5 •

    • All inclusive, Chili-Mexique
      =====================
      Histoire d’une famille dysfonctionnelle qui se retrouve en vacances dans un ”tout inclus”; plus moyen d’éviter la confrontation. La dissonnance entre l’environnement (les plages paradisiaques) et les émotions tendues met évidemment en relief les malaises de leurs relations.

      Très accessible, léger et assez bon jeu des acteurs. Touche tout le monde qui a vécu des tensions familliales (!). Pas trop lourd, ni melo non plus.

      Pourquoi ne pas le voir en famille en fin de semaine avec des non-initiés du festival?

      ALL INCLUSIVE, 2008 / Couleur / 91 min, Réal. Rodrigo Ortúzar Lynch, Chili – Mexique. Sous-titres anglais.

      Horaire :
      28 août 2008 • 19:00 • CINÉMA QUARTIER LATIN 10 • L10.28.5 •
      29 août 2008 • 14:40 • CINÉMA QUARTIER LATIN 10 • L10.29.3 •
      30 août 2008 • 19:20 • CINÉMA QUARTIER LATIN 10 • L10.30.5 •
      31 août 2008 • 14:40 • CINÉMA QUARTIER LATIN 10 • L10.31.3 •

    • Je suis choqué!

      Non mais, vous avez vu la couvrture du FFM par les 4 weeklies momtréalais?

      Voir: un petit article sur la partie documentaire, couvrant 5 films.

      Ici: 3 auteurs ensemble ont réussi à voir 5 films durant le festival (!)

      Mirror: Unique article (mais en profundeur) sue le docu Be Like Pthers. Pour le reste il y a une mini-chronique où quelques previews sont fait, sans critique.

      Hour: Ça va un peu mieux du coté de Hour, un article avec plusieurs suggestions.

      J’imagine que ces gens recoivent la passe (carte-presse) gratuite pour voir tous les films. Ridicule!

      Caspesyan

    • wo-hoh les fautes de typo. J’étais enragé ! “Be Like Others’” est le film couvert par le Mirror, sur la transexualité en Iran.

      Caspesyan

    • APPEL À TOUS!

      J’ai l’impression qu’il y a maintenant deux festivals parallèles au FFM: un, plus allumé, qui se tient au Quartier latin, et un autre, plus sinistre, à l’impérial et à la PdA. Et que ces deux mondes se croisent rarement. Est-ce que je fais fausse route?

      Faites part de vos impressions et dites-moi comment vous avez vécu votre festival cette année. Je m’inspirerai de vos commentaires pour tracer un bilan.

    • Aujourd’hui, je prends congé du FFM pour me reposer et ainsi être fin prêt pour la fin de semaine. Je ne sais pas quel bilan nous fera M .Losique de “son” festival mais je suis persuadé qu’il trouvera bien un moyen de voir dans “son” évènement une autre grande réussite et de mentionner, en plus, une augmentation de l’achalandage. Je ne crois pas plus en ses dires qu”à ceux d’un politicien ! Il y a très peu de gens de jour aux projections de l’Impérial et encore moins certains soirs au TM.

      Je m’explique mal le choix de cette période de l’année (fin août) pour programmer le festival . Oui, je sais il y a Venise (dommage pour M.A.L. d’avoir à couvrir le FFM en place et lieu) et Toronto. Fin août signife pour les professeurs et les étudiants, la rentrée scolaire, donc pas ou peu de temps à consacrer au cinéma. J”ai 3 enfants dont deux à l’université. Ils aiment bien le ciné mais ne peuvent pas se permettre de manquer des cours importants. Remarquez, pour cette année, et c’est triste à dire, ils ne manquent pas grand chose.

      Je suis très agréablement surpris par tous les commentaires des blogeurs. La qualité des interventions est relevé et même si je ne suis pas toujours d’accord sur certaines appréciations émises, je repecte les arguments utilisés. On s’aperçoit que l’on a affaire à des cinéphiles avertis.

      Enfin dernière intervention, dirigé vers M.-A. L., est-ce vous avez une certaine pression morale ou peut-ëtre même de la compassion lorsque vous côtez les films en compétition ? Je remarque, quant à moi, une différence dans vos appréciations de films en compétitionn à ce festival et ceux que vous faîtes en saison régulière (lire hors du FFM). Ainsi les *** et 1/2 données à “Deux jours à tuer” valent t’elles les mêmes étoiles pour “L’invention de la saucisse au curry” ? Je sais, il y a beaucoup d’éléments subjectifs lorsque l’on procède à une critique mais lorsque l’on crtitque les films du FFM, cela doit être encore plus difficile de trouver un barême “d’étoiles” réflétant l’appréciation du film. En tout cas je vous félicite pour votre travail ,en plus cela doit être très difficile d’avoir à regarder jusqu’à la fin des navets comme “Le prisonnier”. Moi au moins, je peux partir après les premières minutes je n’ai pas à souffrir tant que cela !

    • @entropie21

      Vous avez tout compris. La cote octroyée pour un film dans le cadre d’un festival n’indique que l’évaluation par rapport aux autres films de la compétition. Si jamais l’un de ces films devait prendre l’affiche plus tard en salle, je me réserverais alors le droit de modifier cette cote pour l’ajuster dans un contexte plus large.

    • perou
      vendredi 29 Août 2008

      oui, le FFM est important comme fenêtre ouverte sur le monde. C’est avec plaisir que l’on voit la fin Août arriver…Je privilégie les films hors compétition sachant que ceux là ne seront sans doute pas distribués.

      Voici les films (encore à l’horaire) que j’ai aimé plus particulièrement.

      -Le septième juré (Reg)
      “remake” d’un film de 1962 avec Blier. Un scénario revu et corrigé à la saveur du jour. Avec Jean-Pierre Darroussin dans le rôle de Blier.
      L10 29 Août 12H20 (français)

      -Mermaid (Rusalka) (Reg)
      pour la créativité à la Russe et la mère (Maria Sakova) de la sirène qui vole pratiquement la vedette
      L13 30 Août 21H30
      L13 1sept. 10H00

      -Athanasia (Reg)

      pour TOUT: la filmographie, direction artistique, choix des interprètes, jeu des comédiens et “l’Humanitude” du film…un bon et beau film.
      L11 29 Août 19H00
      L12 30 Août 10H10

      et il y a ceux qui sont déjà passé comme: No mires para abajo de Subiela pour les inconditionnels

    • Le film LOSS. Je ne vais pas élaborer. Caspesyan en a fait un résumé.
      Je dois dire que cette caméra à l’épaule me rend folle, me donne le tournis, et m’a rendu le film franchement antipathique.
      Le jeu des acteurs, on repassera.
      Vraiment pas bon à mon humble avis.

      Quant à votre question Monsieur Lussier, je suis allée seulement deux fois à l’Impérial, il est vrai que ce n’était pas délirant de ce côté, il y a déjà eu une meilleure ambiance les dernières années. Personnel blasé, salles claisemées etc.
      Le Quartier-Latin est un peu plus vivant mais si je compare aux festivals précédents, Au Parisien, celui-ci n’est pas le plus reluisant. M’enfin…

    • Bonjour Monsieur Lussier,

      Pour répondre à votre question; non, vous ne faites pas fausse route. Pour avoir assisté à des projections au Quartier Latin et à la Place des Arts, parfois dans le même journée, je vous confirme c’est au Quartier Latin que l’on retrouve l’esprit du festival d’antan. Et c’est facile à comprendre : à l’époque ou le festival se tenait au (regretté) Parisien, il était relativement simple de sauter du Parisien à l’Impérial à la Pda. Maintenant, les films en compétition, ceux dont la réputation du festival dépend, sont présentés à la salle Maisonneuve, mais le plus gros des films se retrouvent au Quartier Latin. Résultat : le centre de gravité s’est déplacé vers l’est.

      Aussi, je pense que si les organisateurs cessaient de louer la salle Maisonneuve et présentaient la compétition au QL, ils y gagneraient au change.

    • On a tous vécu ce genre de situation : on invite pour un party, ce que l’on croit lêtre les bonnes personnes pour faire la fête, l’alcool coule à flots, la musique est bonne et plaît à tout le monde mais… ça ne lève pas. On s’ennuie et on a hâte de partir ou que le dernier invité s’en aille. Eh bien le FFM de cette année (et celui de l’an passé) me donne cette impression. Normalement, à l’arrivée de la dernière fin de semaine du festival, j’angoissais, je voyais arriver la fin de mes belles journées de vacances à découvrir des films différents et surtout intéressants. Aujourd’hu, vendredi 29 août, je me dis plutôt que l’on en finisse !

      Comme plusieurs l’ont écrit, cela semble plus vivant du côté du côté du Quartier Latin Mais je vous fait remarquer que l’on y présente très peu de films en compétition. Est-ce un hasard ? En fait, je crois que le Festival devrait abandonner le volet compéttion. Pour un ralisateur ou producteur étranger, iIl n’y a aucun attrait particulier à venir présenter, en première mondiale, leur oeuvre. Toronto offre beaucoup plus de visibilité et pour la compétition, il y a Cannes. À l’époque, M. Losique pouvait toujours compter sur quelques bons amis réalisateurs et pouvait aller chercher des films de plus grande valeur. Toutefois, les amis de Losique se font vieux, ne réalisent plus ou ont tout simplement trouvé d’autres amis plus intéressants !!!!

      @pierreprecieuse. J’ai aussi beaucoup de difficultés avec les films tournés “caméra à l’épaule”. Je sais que cette façon de procéder donne des résultats plus intimistes et se veut plus près de la réalité, mais moi bon, ça me donne la nausée. C’est quand même bizarre, lorsque je décide de tourner la tête pour regarder de tous les côtés, ça va ! mais si c’est quelqu’un d’autre qui décide ce que je dois regarder alors là ça ne marche pas du tout. Ma femme se moque de moi et me dit que c’est parce que je suis trop têtu !

    • Des nouvelles de Dieu…

      Les festivaliers qui suivent la compétition mondiale commencent à déprimer. Bien que la sélection fut d’assez belle tenue au cours des premiers jours, les productions allant du simple «correct» au «complètement inutile» se succèdent maintenant à la queue leu-leu. La plupart de ces films tomberont d’ailleurs très vite dans l’oubli.
      Et ça ne s’est pas arrangé aujourd’hui avec la présentation de Your Name Here, seule entrée américaine dans cette compétition. D’autant plus qu’encore une fois, la projection vidéo fut de bien piètre qualité hier matin, le cinéma Impérial n’étant semble-t-il pas doté de l’appareillage adéquat. L’équipe technique fait bien son possible – salutations aux projectionnistes, dont le boulot est colossal – mais à l’impossible, nul n’est tenu. Pourquoi diable sélectionner ces oeuvres-là en compétition?
      Il n’est toutefois pas dit que le premier long métrage de Matthew Wilder, qui a beaucoup travaillé au théâtre, aurait été mieux accueilli, même avec une copie 35mm projetée de façon impeccable. Mettant en vedette Bill Pullman, cette «biographie» déjantée relate les délires d’un auteur de romans de science-fiction, prisonnier du monde qu’il invente. À défaut d’être originale, l’idée de départ aurait quand même pu prêter flanc à un essai sur la création. Wilder, préfère tout mêler dans un univers un peu trash. Son film se transforme en une sorte de fourre-tout qui, très rapidement, sombre dans le n’importe quoi. Avec, à la clé, ces inévitables révélations spirituelles dont on peut deviner la nature des années-lumière à l’avance. Allô? Dieu?
      Atmosphère troublante
      Les bobines de Lluvia (Rain) sont finalement arrivées d’Argentine avec quelques heures de retard. La première projection a dû être annulée mais les autres ont lieu comme prévu. Deux projections supplémentaire ont d’ailleurs été inscrites au programme. La réalisatrice Paula Hernandez pique la curiosité en entraînant d’entrée de jeu le spectateur dans un contexte très particulier. C’est le soir. Des pluies torrentielles s’abattent en continu sur Buenos Aires depuis trois jours. Une femme est coincée dans un embouteillage qui semble s’étirer sur une durée indéfinie. Les nerfs sont à vif. On ne sait pas ce qui se passe, ni quelle est la cause de cette congestion monstre. Des coups de tonnerre se font entendre (on dirait parfois des coups de feu); des gens sortent et rentrent dans les voitures; une violence sourde semble poindre à l’horizon. Puis, un homme force son entrée dans la voiture de la femme lorsque cette dernière ouvre sa porte à l’improviste.
      On saura très vite que cette atmosphère troublante n’a finalement rien à voir avec les thèmes que compte aborder la réalisatrice. Plutôt que de miser sur le caractère intrigant de sa mise en place, Hernandez, qui, après Herencia et Familias Lugones, signe ici son troisième long métrage, préfère explorer une histoire beaucoup plus convenue. La rencontre fortuite d’un homme et d’une femme qui, tous deux, en sont à un point charnière de leur existence, n’est pas traitée de façon assez originale pour véritablement laisser sa marque dans les esprits. Le style et les belles images (ce film est techniquement au poil) ne parviennent malheureusement pas non plus à masquer l’absence de charisme des personnages. Dommage.

      Your Name Here de Matthew Wilder.
      30 août à 19h au Cinéma Impérial.

      Lluvia (Rain) de Paula Hernandez.
      30 août à 19h20 au Quartier latin; 31 août à 21h30 au Cinéma Impérial; 1 septembre 12h20 au Quartier latin.

    • Pour ceux qui se sont ennuyés à l’impérial, sachez que la salle était fort bien garnie, et que les spectateurs ont suivi ce soir avec une attention joyeuse le documentaire “el pollo, el pez y el cangrejo real” du réalisateur espagnol José Luis Lopez-Linares qui décrit la participation d’un chef espagnol à la compétition pour le “Bocuse d’or” en 2007. Pour tous les amateurs de bonne chère ! Un moment fort agréable !

      Par aileurs, seuls une quarantaine de festivaliers s’étaient déplacés au quartier Latin pour voir le film japonais “Dreaming awake”. Je l’avoue, j’y étais pour une raison : le metteur en scène signait une première réalisation, et il est âgé de 90 ans ! Être en compétition pour une première oeuvre à cet âge, faut le faire ! Et je ne regrette rien, le film était digne d’être présenté. Comme quoi, il y a toujours de l’espoir !

      Tête Blanche

    • Cher Marc-André, j’ai déjà commenté à la suite de votre premier article sur le FFM que je trouvais dommage qu’on oblige la critique à suivre les films de compétition parce que çà fait quelques années déjà que cette compétition laisse à désirer au point où je me questionne sur sa nécessité. Pour le reste, le festival est nettement en forme cette année, et il y a eu un véritable phénomène de “réveil collectif” depuis le milieu de cette semaine (peut-être grâce aux rares critiques qui en ont parlé?), avec plusieurs salles combles les soirs (la salle 9 du Quartier Latin est particulièrement favorisée). Il reste encore des salles vides le jour, on est loin de l’éclat d’il y a 12 ans et plus. L’autre question que je me pose cette année, c’est que je me demande si finalement le FFM n’est pas devenu un festival de “Nouveau Cinéma”, avec tous ses films obcurs et réalisateurs qui arrivent de nulle part, alors que le FNC présente habituellement un bon pourcentage de noms connus (le fameux ‘”name-dropping” qu’essuie la notion de cinéma d’auteur). Il y a un renversement des faits épatant dans cette dualité bien montréalaise.

      Vu D’Aujourd’hui:

      Drôle de journée, pour dire vrai. Je reste perplexe par rapport à ce que je pense des 4 films que j’ai vu. J’en ai aimé 3 sans pouvoir les nommer des coups de coeur. Voyons voir.

      Les Bons:

      The Song Of Sparrows: Mais oui, comment manquer le nouveau film de Majid Majidi, grand cinéaste des films poétiques à messages transmis par l’enfance iranienne, et surtout, favoris des montréalais, ayant gagné plusieurs dans cette ville. Ce film dépeint la fable anti-capitaliste la plus mignonne que vous n’aurez jamais vu. Pourtant, le protagoniste principal n’est pas un enfant: c’est surement pourquoi il deviendra l’antagoniste des rêves de cette enfance encore si présente, et qui dans ce film s’organise à l’établissement d’ une pisciculture de poissons rouges. L’Autre, l’homme, pour sa part cherchera des moyens d’emmener l’oeuf doré à la maison après avoir perdu son job comme éleveur d’autruches (qui décidément remplacent le rôle des poules ici-bas). De la poursuite des grands oiseaux jusqu’aux péripéties d’un nouveau travail s’effectuant sur motocyclette, le film bat son plein poul, avec une mise-en-scène mouvementée et la photographie toujours aussi impeccable chez Majidi (le cadrage et les couleurs sont le travail d’un dessinateur). Les oiseaux deviennent ici le symbole favori de Majidi pour évoquer le mystère, presqu’une présence divine. Le film va cependant s’essoufler un peu lorsque notre protagoniste sera accidenté, et à partir de là, les enfants qu’il aura souvent puni vous emmèneront vers la dernière leçon du film. Les images sont un peu moins fortes que dans les poêmes visuels précédent de Majidi, mais les fans de l’auteur ne seront pas déçus. Beautiful!

      World Is Big And Salvation Lurks Around The Corner: Vous aimez ces films en forme de montagnes russes, qui alternent sans cesse entre le présent et le passé? Et bien serrez votre ceinture car ici les courbes apparaissent aux moments les plus imprévus (ce qui m’a agacé, je l’avoue). Malgré tout, cette histoire d’un grand-père qui aide son jeune fils à retrouver la mémoire de son passé (et en même temps la mémoire de l’histoire de la Bulgarie, puisque ce film est avant tout le prétexte pour l’évoquée) suite à un accident l’ayant rendu amnésique, finira surement par rejoindre vos cordes sensible durant la deuxième moitié du film, qui se présente comme un improbable “road movie” en tandem (ces vélos à plusieurs places) à travers …euh…la Roumanie? L’Italie? (J’en ai perdu des bouts quant à l’itinéraire) Bref, à travers les pays qui ramèneront le jeune Bulgare de l’Allemagne vers son pays natal, que sa famille a du évacuer suite aux événements qui vous seront racontés en détails par les flashbacks. Certaines scènes vous sembleront inutiles ou frôler la sensiblerie, mais la facture classique du film s’offre comme accessible à un grand auditoire. Je retiens particulièrement le plus bel hommage au jeu de Backgammon que je n’ai jamais vu au cinéma. Vous y serez ou pas? Lancez les dés !

      Sanguepazzo (Wild blood): Attention ! Coup de coeur no 6 ! Pourtant, tous les spectateurs acquiesceront qu’il y a beaucoup trop de longueurs dans cette fresque politique racontant les événements réels de deux acteurs italiens dont les vies seront autant affectées par les événements de la seconde guerre mondiales que par leur propres désirs (réciproques à tordre). Ce film, c’est le plus ambitieux que j’ai vu au festival jusqu’à maintenant, et tout comme avec Katyn, il incorpore des éléments d’archives du cinéma documentaire (toutefois avec plus de doigté). La forme en “montagne russe”, alternant entre le présent et le passé, perdrait facilement le spectateur si des dates n’étaient pas clairement indiquées. Ceci dit, au contraire de Katyn, les événements politiques, même si dépeint avec ampleur, ne font ici qu’épouser la dysfonctionalité exacerbée des deux membres d’un couple maudit par leurs obsessions. La facture du film (mise-en-scène, montage) penche plutôt vers la tradition, mais la direction artistique est vraiment remarquable. Les dialogues sont cinglants de perspicacité. Mais ce qui est géant dans ce film, et probablement pourquoi il a reçu une ovation de 10 minutes à Cannes, c’est qu’il expose un pan caché de l’histoire du cinéma italien. C’est aussi une grande métaphore sur le cinéma et ses liens avec l’histoire avec un grand H. Bravo!

      Le moyen:

      All Inclusive: Tout se passe chacun pour soi dans ce mélodrame familial suivant les aventures des différents membres d’une famille chilienne en vacance dans un resort méxicain. Le film est léger, provoque des sourires ici et là, amène des drames secrets par-ci par-là, et l’ambiance en général chaleureuse, parsemé de musiques à saveurs estivales. Hélas, un typhon s’annonce, qui viendra, sinon détruire la famille enfin réunie, du moins détruire le film par une scène trop larmoyante et enflée de bons sentiments. Malgré tout, la salle a fortement applaudi ce film, probablement à cause qu’il est très accessible. La forme n’amène rien de nouveau sous le soleil, on pourrait presque dire que ce film a été fait pour la télévision, mais il y a quand même matière à tenir la distraction du spectateur pour un moment. Familial ! (comme dirait l’autre)

      Caspesyan

    • In Search of Kennedy, USA
      =======================
      Dans ce documentaire, on tente de nuancer le personnage mythique pour ensuite faire comprendre que bien que Mythe ou Réalité, l’important est l’inspiration que Kennedy a su insuffler tant par son mandat que par son reflet idéalisée. Il serait l’espoir et l’idéal maintenant perdu de l’Amérique, celui dont les états-uniens (et le Reste Du Monde) auraient tant besoin actuellement…

      Documentaire inégal ; je ne suis pas experte en la matière, mais il y a parfois un peu trop de mélange d’effets visuels style Powerpoint (pour donner une touche ‘’marketing’’ humoristique), d’archives et d’images actuelles.

      Un visionnement le lendemain de la convention démocrate lui donne un caractère particulier. Bon timing.

      Un générique qui défile avec ‘’I’m your man’’ de Leonard Cohen, ponctue si bien le point de vue du documentariste!

      28 août 2008 • 17:20:00 • CINÉMA ONF • ONF.28.4 • Ang.
      29 août 2008 • 12:30:00 • CINÉMA ONF • ONF.29.2 • Ang.
      30 août 2008 • 15:20:00 • CINÉMA ONF • ONF.30.3 • Ang.

    • Marc-André,

      Pour répondre à votre question, nous sommes dans le dernier droit du festival et je n’ai pas encore mis les pieds dans le coin de l’Impérial… sauf pour le cinéma à la belle étoile…

      Je ne sais pas s’il faut mettre la faute sur la sélection ou sur le nombre de salles…

    • À l’Aventure, France
      =================
      En effet, le titre dit tout. Au début du film, c’est le personnage principal qui part à l’aventure… mais tout au long du récit, on sent que c’est plutôt le réalisateur qui explore le ‘’off road’’ que lui offre les situations. Particulier et pas inintéressant par moment; quelquefois, il va trop loin (à mon goût) hors des sentiers battus, mais je crois qu’il fait exprès pour pousser la note pour tester les limites du personnage (et les nôtres, spectateurs).

      Parfois, les dialogues auraient pu être épargnés et remplacés par un silence ou un regard évocateur.

      Pour ceux qui aiment explorer et se laisser porter…

      30 août 2008 • 21:40:00 • CINÉMA QUARTIER LATIN 17 • L17.30.6 • Français s.t.a.
      31 août 2008 • 10:10:00 • CINÉMA QUARTIER LATIN 17 • L17.31.1 • Français s.t.a.

    • The baby formula, Canada
      ======================
      Je suis d’accord avec Caspesyan. Moi aussi, la forme de faux-documentaire m’a agacé, même si bien sûr, elle sert bien le propos.

      Il faut souligner que le jeu de la majorité des acteurs est particulièrement frappant; on y croit. Quels talents!

      30 août 2008 • 12:00:00 • CINÉMA QUARTIER LATIN 16 • L16.30.2 • Ang.

    • La section phare manque de tonus…

      18 des 20 films inscrits dans la compétition mondiale ont maintenant été présentés. À moins que Todos Estamos Invitados (Manuel Gutiérrez Aragon) ou Nobody to Watch Over Me ( Riyoichi Kimizuka) ne viennent dimanche relever de façon spectaculaire le niveau de cette sélection, le jury aura fort à faire pour meubler toutes les cases du palmarès officiel.
      Pourtant, ceux qui suivent la compétition au fil des ans ne pouvaient faire autrement que de souligner l’effort tangible qu’ont mis les programmateurs au cours des récentes années pour relever d’un cran la qualité générale de la section phare du FFM. Or, nous avons parfois eu l’impression cette fois que les sélectionneurs avaient repris leur vieux travers en retenant des productions indignes d’un festival de cinéma. Des projections en vidéo de très mauvais films comme Selda ou Your Name Here dépassent l’entendement. D’autres, bien que projetés dans de bonnes conditions, sont d’un amateurisme à pleurer, ou sombrent carrément dans le psychotronisme. On se rappellera longtemps de cette scène onirique qui, dans Whispering Embers, est campée dans un temple ancien. Tellement grotesque qu’on aurait dit une parodie de RBO. En fait, le cru 2008 était tellement rabaissé au niveau du n’importe quoi au cours des derniers jours que la question de la pertinence de maintenir sur respirateur une compétition exsangue a refait surface, ramenant ainsi les bonnes vieilles rengaines: Qui sélectionne? Et comment? Et pourquoi?
      Un peu de vigueur
      Après des jours de disette, la compétition a quand même repris un peu de vigueur hier, cela dit. Après le risible film d’Ali Nassar Whispering Embers, dont le ratage nous sidère d’autant plus que les créateurs palestiniens devraient en principe avoir autre chose à raconter qu’une intrigue de téléroman de pacotille, les valeureux festivaliers ont eu droit à Turneja (La tournée), la nouvelle offrande de Goran Markovic. Le cinéaste serbe, lauréat du Grand Prix des Amérique en 2003 grâce à son film Le cordon, plonge dans les heures sombres du conflit en Bosnie-Herzégovine en suivant la tournée d’une troupe de théâtre. Tous ces interprètes venus de Belgrade seront trimballés d’un front à un autre, appelés à se produire autant devant des civils qui profitent du seul endroit public chauffé que devant des soldats. Ode au métier d’acteur, La tournée se distingue par ses situations tragicomiques, de même que par la qualité d’interprétation de l’ensemble des comédiens. Surtout, ce nouveau film de Markovic fait honneur à la folie de l’artiste, tout autant qu’à l’âme slave. Et aux débordements qu’elle entraîne…
      Bienvenido a Farewell-Gutmann, de l’Espagnol Xavi Puebla, est beaucoup plus cérébral mais emprunte aussi les allures d’une fable implacable. Campé dans le monde du travail, le récit relate la guerre de pouvoir qui s’engage dans une grande compagnie pharmaceutique le jour où le directeur du service des ressources humaines meurt. Baignant dans une lumière glacée, ce film révèle l’aspect cruel et pervers du monde corporatif à travers un jeu qui, on le devine, ne fera pas beaucoup de gagnants. Les acteurs, notamment Ana Fernandez, Lluis Soler et Adolfo Fernandez, offrent de très solides performances. Avant la projection, le réalisateur a dédié son film à son producteur, mort accidentellement sur le plateau après qu’une partie du décor se soit effondré sur lui…
      Hakol Methim Bayam (Tout commence à la mer) est par ailleurs moins abouti, mais la proposition de départ suscite quand même l’intérêt. Écrit et réalisé par le cinéaste israélien Eitan Green, ce film s’attarde au destin d’une famille en fragmentant son histoire en trois récits et autant d’époques. Entreprise ambitieuse qui ne donne malheureusement pas l’effet escompté. L’histoire est en effet mal arrimée; et les personnages, plus ou moins bien dessinés, sont interprétés de façon inégale.

      Turneja (La tournée) de Goran Markovic.
      31 août à 14h au Cinéma Impérial.

      Bienvenido a Farewell-Gutmann de Xavi Puebla.
      1 septembre à 19h au Cinéma Impérial.

      Hakol Methil Bayam (Tout commence à la mer) d’Eitan Green

      Whispering Embers d’Ali Nassar.
      31 août à 19h au Cinéma Impérial.

    • Le film Sagan m’intéresse mais j’attendrai sa sortie en salles… Merci pour les dates de sorties des films à venir. J’irai voir Il y a longtemps que je t’aime et Paris. Bonne fin de festival !
      http://xianen.blogspot.com/

    • Je n’ai vu nulle part de commentaires sur le magnifique film autrichien “Pour un instant de liberté”. C’est un film dur mais absolument extraordinaire. Si c’est que vous ne l’avez pas vu, il reste une représentation cet aprês-midi vous devriez y courir.

    • Petite journée tranquille pour moi, mais je me prépare à un marathon pour les 2 derniers jours.

      Vu D’Aujourd’hui:

      Les Bons:

      Jerusalema: C’est un film de gangster sud-africain qui n’est pas à la hauteur du fameux Ciudad De Deus (de Fernando Meirelles et Katia Lund) qu’il semble parfois émulé, mais qui apporte aussi sa dose d’originalité. Tout chamboule trop vite vers le crime lorsque deux frères tentent de se faire de l’argent pour entrer à l’université. Bientôt, ils deviendront des magnats du crime, et le film énumère les vols, fuites et fusillades qui les amèneront là. L’image est granuleuse et le scénario, ma foi, un peu trop dense (ça bouge pas mal), mais la facture est ambitieuse, et la mise-en-scène juste assez efficace pour le genre (c’est violent, évidemment). Il reste le contexte politique d’Afrique Du Sud qui sert de trame de fond et ajoute un niveau d’intérêt. Ça fait changement des sempiternels films à fusil américains, ça c’est sur. Bang Bang !

      Une Chanson Dans La Tête (Melodrama Habibi): C’est un film sympathique, léger et accessible qui devrait satisfaire le spectateur moyen. Il raconte les mésaventures entourant la venue au Liban d’un ancien chanteur français méconnu, mais adoré par la femme d’un riche producteur de café. Plusieurs moments comiques font sourire la salle, dont l’interprétation de quelques chansons, mais j’avoue que le scénario prend des détours inutiles et fait trop de va-et-viens entre ces personnages, dont certains disparaissent pendant trop longtemps. La mise-en-scène et le montage sont des plus traditionnels, mais vous y verrez un peu des toits et des rues de Beirut. Il reste la scène finale qui est poétique et soulève soudainement le sérieu du propos. Aller le voir entre deux films déprimant. Comme çi, comme çi, comme çi, comme çà!

      Le Moyen:

      Du Bruit Dans La Tête: Film sur le dérapage et la solitude de quelques individus dysfonctionnels que s’attirent la protagoniste principale, femme de la trentaine attristée par la perte de son boyfriend et de son job. Ça commence plutôt bien avec des scènes ou une voix intérieure viens s’immiscer dans les tentatives de communiquer de la protagoniste. Celle-ci invitera un jeune délinquant à habiter chez elle, et les effets de voix intérieur seront vite remplacé par des effets de “geste intérieurs” (ces fameux moments où se confond la réalité et l’imagination des acteurs), et c’est à partir de là qu’à mon avis le film commence à dérouter, en ajoutant des éléments qui ne trouveront pas de résolution (on ne saura pas grand chose des sautes d’humeur d’un médecin à domicile), et en tournant autour du pot avec d’autres (cette relation à n’en plus finir avec cet ex-copain qui la rejette et la reprend sans que l’on comprenne rien de ses intentions). On sors de ce film un peu bafoué, tout comme l’est le jeune délinquant dont le visage intense marquera une des scènes finales. Je conseille tout de même le film aux jeunes femmes qui pensent pouvoir se reconnaitre dans le rôle principal. Public cible!

      Vous n’aurez pas le temps de lire mes prochains reviews avant la fin du festival, alors je vous conseille ces films dont j’ai entendu de bonnes rumeurs: Mermaids (russe), Dear Zachary (américain, docu sur un crime), Be Calm And Count To Seven (iranien), Son Of A Lion (se passe au pakistan), Parking (coréen), The Fourth Man (film de genre serbe),
      One Shot (film en un shot du Danemark), Tatil Kitabi (Turque), Be Like Others (docu sur la transexualité en Iran, que je devrai sacrifié), et avec un peu d’incertitude, il semble que El Camino (Costa-Rica) n’est pas si mal, et The Investigator (Hongrie) semble étrange.

      Plusieurs de ces films ont gagné des prix, quoique dans des festivals secondaires.

      Jerusalema joue en supplémentaire Lundi à 17 heures. Mais c’est pour amateur de films de gangsters.

      Bonne fin de festival!

      Caspesyan

      (PS: je n’ai pratiquement vu aucun film en compétition mais suis tenté par Turneja)

    • Très belle atmosphère hier au Quartier Latin.
      J’y retourne dare dare en espérant que ça ne lâchera pas. :-)

    • à voir:
      Les démons de St-Petersbourg ( H.C.)
      un beau film de Giuliano Montaldo à qui l’on doit la merveilleuse télé série de 1982 sur Marco Polo…entre autre. Sur fond de révolution Russe une tranche de vie de Dostoïevski. A vous donner envie de lire sa biographie à défaut de s’attaquer à ses livres! A méditer…

      L10. 31 Août 21H40

      S.V.P. Quelqu’un a vu “Dunya & Desie” (Reg) ???

      Merci & bonne fin de Festival!

    • Des nouvelles de Brian!!!

      Voici un communiqué du FFM que nous avons reçu ce matin:

      AVIS AUX MÉDIAS

      Montréal le 31 août

      «À cause d’une intervention chirurgicale dentaire, Brian de Palma a le regret d’informer le Festival des Films du Monde de Montréal qu’il lui sera impossible d’être présent.

      Il anticipait cette expérience avec grand plaisir et il est vraiment navré de décevoir ses fans et ses supporters. Merci de votre compréhension.»

      Sans commentaires…

    • L’expression mentir comme un arracheur de dent me vient en tête.

    • Je constate que la recherche sur le web pour ce festival est aussi pénible que consulter le programme.

      C’est quoi l’idée de faire un horaire jour par jour en ondre alphabétique !

    • Vu aujourd’hui: The song of Sparrows, un seul commentaire, j’ai adoré.

    • Des séances supplémentaires

      Lundi 1 septembre:

      9h: Home (Ursula Meier) au Cinéma Impérial. 97 min. Français, s.t.a.

      10h: Katyn (Andrzej Wajda) au Quartier latin 9. 118 min. s.t.a.

      12h20: Lluvia – Rain (Paula Hernandez) au Quartier latin 9. 110 min. s.t.a.

      14h40: South of the Moon (Antonio DiVerdis) au Quartier latin 9. 102 min. Ang. s.t.f.

      17h: Okuribito – Departures (Yojiro Takita) au Quartier latin 9. 131 min. s.t.s. & s.t.f.
      (à vérifier car je doute qu’il y ait des sous-titres électroniques au Quartier latin!)

      19h20: Long Tune (Hasichaolu) au Quartier latin 9. 117 min. s.t.a.

      21h40: 9 to 5 – Days in Porn (Jens Hoffmann) au Quartier latin 9. 110 min. Ang.

    • Fin de parcours…

      À moins que les membres du jury n’aient décelé des choses qui m’auraient échappé, les deux derniers films présentés dans le cadre de la compétition mondiale ne devraient pas avoir beaucoup d’impact dans la composition du palmarès. Todos Estamos Invitados, de l’Espagnol Manuel Gutiérrez Aragon, utilise le contexte du terrorisme basque pour élaborer un suspense alambiqué, nappé d’un épais sirop de sentimentalisme.
      Nobody to Watch Over Me, du Japonais Riuyoichi Kimizuka explore en revanche des thèmes plus intéressants mais n’évite pas les écueils non plus. Le film relate le parcours d’une jeune fille ostracisée par la société parce que son frère a commis un crime. Enflure médiatique, justice du peuple, et le rôle qu’occupe désormais l’internet dans ce genre d’affaire, figurent au coeur du récit. Malheureusement, le film commence un drame policier tourné caméra à l’épaule, un style qui relève ici plus de la crise d’épilepsie que d’une vraie démarche de mise en scène. Comme le film précédent, Nobody to Watch Over Me souffrent aussi d’excès de sentimentalisme, particulièrement dans le dernier acte. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à la fin?

      La sélection ayant maintenant été montrée dans son intégralité, les pronostics n’ont guère changé depuis hier. Pour ceux qui n’auraient pas lu La Presse, voici le petit article que j’ai écrit à ce propos :

      L’heure des pronostics

      On ne peut évidemment jamais présumer les choix d’un jury. On peut toutefois affirmer sans trop se compromettre que le jury du FFM, présidé cette année par le cinéaste américain Mark Rydell, ne dispose pas vraiment pas d’un choix énorme pour composer son palmarès. Peu de films se sont en effet démarqués du lot. Et aucun ne s’est distingué d’une manière qui en ferait le candidat favori pour le Grand Prix des Amériques.
      Outre Turneja et Bienvenido a Farewell-Gutmann, présentés hier, on ne trouve que quelques autres productions dignes de mention: Faubourg 36 du Français Christophe Barratier, L’invention de la saucisse au curry de l’Allemande Ulla Wagner, et Ce qu’il faut pour vivre du Québécois Benoît Pilon. Viennent ensuite ces oeuvres qui affichent d’indéniables qualités, sans toutefois être totalement abouties. Si le jury décide d’aller puiser dans cette réserve, des films comme Okuribito (Départs) du Japonais Yojiro Takita, Nowhere Man de la Belge Patrice Toye, ou Lluvia (Pluie) de l’Argentine Paula Hernandez pourraient ainsi être inscrits au tableau d’honneur.
      Du côté des prix d’interprétation, quelques solides candidatures: Barbara Sukowa (L’invention de la saucisse au curry), Ana Fernandez (Bienvenido a Farewell-Gutmann) et Jelena Dokic (Turneja) chez les femmes; Natar Ungalaaq (Ce qu’il faut pour vivre), Pierre Rivard (En plein coeur) ou Lluis Soler (Bienvenido a Farewell-Gutmann) chez les hommes.
      Pour ce qui est de la récompense suprême, attribuons-la, pourquoi pas, à Ce qu’il faut pour vivre, le très beau film de Benoît Pilon.

    • Merci M. Lussier pour votre chronique du festival!
      Après avoir visionné 15 films comme chaque année, je constate que ce fut une meilleure “cuvée” que les deux précédentes…C’est selon! Ne suivant pas particulièrement la compétition je ne puis dire si la qualité se détériore ou non…Cependant le festival gagnerait sans doute à réduire en quantité pour augmenter en qualité.
      Pour ce qui est de l’ambiance: le quartier Latin est évidemment plus animé avec plus de salles et la bonne idée d’avoir fermé la rue à la circulation!
      L’Impérial demeure quand même la tête de proue du Festival et le Maisonneuve plus glamour pour “le tapis rouge” que le quartier Latin …(si un Festival doit avoir une compétition pour exister ?)…à moins que cela ne devienne un Festival de premières oeuvres ou autre chose….la plus grande fêlure me semble davantage au niveau du Festival étudiant qui fait bande à part boudé par les festivaliers. C’est pourtant la relève!
      Pour finir le manque de publicité et de couverture nuit grandement au FFM et leur site internet est une désolation qui devrait offrir un maximum d’information et de bande annonces tout en étant à jour…ce qui n’est malheureusement pas le cas! pas très vendeur…surtout auprès de la jeune clientèle branchée!
      Merci encore pour votre blogue et à l’an prochain ? au plaisir de vous lire à nouveau.

    • Je dois partir dans pas long pour Mermaids à 10 am. et n’ai pas eu le temps de faire ma critique pour hier. J’y reviendrai. Le seul film que je conseille pour hier c’est The Investigator. Be Calm And Count To Seven
      est très moyen, Turneja ne m’a pas emballé (mais accesible), et Il Demoni non plus.

      J’ajoute les détails pour les films plus haut dont la légende manque:

      THE SONG OF SPARROWS (AVAZE GONJESHK-HA) 2008 / Couleur / 96 min, Réal. Majid Majidi, Iran.

      WORLD IS BIG AND SALVATION LURKS AROUND THE CORNER (SVETAT E GOLYAM I SPASENIE DEBNE OTVSYAKADE) 2008 / Couleur / 105 min, Réal. Stephan Komandarev, Bulgarie.

      SANGUEPAZZO (WILD BLOOD), 2008 / Couleur / 148 min, Réal. Marco Tullio Giordana, Italie.

      ALL INCLUSIVE, 2008 / Couleur / 91 min, Réal. Rodrigo Ortúzar Lynch, Chili.

      JERUSALEMA, 2008 / Couleur / 120 min, Réal. Ralph Ziman, Afrique du Sud.

      UNE CHANSON DANS LA TÊTE, 2008 / Couleur / 98 min, Réal. Hany Tamba, France – Liban.

      DU BRUIT DANS LA TÊTE, 2008 / Couleur / 90 min, Réal. Vincent Pluss, Suisse.

      Caspesyan

    • Festival des Films du Monde – Où s’en va le FFM?

      Voici le titre d’un article tout aussi navrant du Devoir! Ma réponse à cette question: mais chez le diable … là où vous semblez, messieurs les décideurs des réseaux d’information, vouloir faire disparaître le FFM …
      Vraiment cet article m’as mise en colère!
      C’est lundi, le Festival s’achève et je déplore la mauvaise foi des média qui s’acharne à un sabotage orchestré. C’est quand même aberrant! Car tout ce qu’on peut lire ou entendre dans «la couverture de l’événement» se résume plus ou moins à un tas de critiques négatives, de références à une «Époque glorieuse» du temps du Parisien et à deux ou trois critiques de film choisi parmi les plus mauvais de la cuvée 2008. Non mais!
      Je vais vous donner un tuyau moi, afin que de retrouver l’atmosphère fébrile des «Jours bénis» d’il y a 15 ans. Faites votre boulot avec enthousiasme et passion. Donnez-nous une couverture du FFM digne de ce nom. J’ai en mémoire ce à quoi ressemblait «la couverture médiatique» à l’époque. Par exemple, j’ai souvenance d’une émission télé consacrée au FFM, retransmise quotidiennement d’un podium face au Parisien au coin de la petite rue City Councillors. Ça c’était de la couverture les amis! Je connaît aussi la quantité d’articles de journaux consacrées aux critiques des films de toutes catégories présentés lors de ces «merveilleuses années» … ils couvraient quatre ou cinq panneaux (des deux cotés) au salon de la presse du FFM … cette année, deux sont suffisant et encore, d’un seul coté.

      P.S. Merci M. Lussier pour votre généreuse contribution, vous avez fait un bon boulot dans la mesure de votre mandat et avec ce blog.

    • Pourtant Brian De Palma aime bien Montréal, pour ne pas dire adore Montréal selon ce qu’ont en dit…doit surement avoir une bonne raison de pas etre la..

    • Bon pour moi c’est fini le FFM, après 15 ans de fréquentations plus ou moins assidues, je démisionne (en fait, comme disent nos Anglos .’ I give up”) ! En fait, je ne suis pas seul dans mon entourage immédiat à promettre de ne plus s’y faire prendre mais bon, je ne peux vraiment pas parler en leur nom. Je prétends que le volet compétition est presqu’un désastre. J’ai l’impression d’avoir perdu de l’argent (restaurants, les stationnements, mes déplacements etc) et surtout du temps précieux que j’aurais pu prendre pour lire ou me promener.

      Je n’ai retenu que quelques films qui probablement se retrouveront à l’Ex-Centris ( Les citronniers, Vanished Empire,The Song of Sparrows, La Rabia). À présent, je garderai mes sous pour l’autre festival et pour Cinémania. Peut-être, si l’on procède à quelques changement, je me permettrez quelques fims au prochain FFM mais aucun en compéttion !

    • J’ai lu cette semaine quelques commentaires de festivaliers qui dénoncent la soi-disant « mauvaise foi » des journalistes qui voudraient la « mort » du FFM. Je me permets cette réaction en tant que cinéphile. Les journalistes sont loin d’être les seuls à constater l’évidente débandade d’un festival qui est devenu une véritable parodie de lui-même, et qui semble même vouloir s’administrer un incompréhensible et grotesque hara-kiri. À moins d’être un irréductible défenseur de Serge Losique, je peine à croire que vous puissiez trouver votre compte au sein d’un événement aussi exsangue, et que vous vous acharniez à nier l’indéniable. Ce festival a perdu toute forme de crédibilité

      Je suis allé voir 7 films au FFM cette année. Chaque fois, c’est le même constat : il n’y a PAS d’atmosphère, c’est d’une grisaille mortifère pétrifiante. Ceci autant à l’Impérial et à la PdA qu’au Quartier latin. Partout, un climat anonyme et comateux. Certes, il y a un peu plus de monde au QL, mais on se croirait presque à une cérémonie funéraire. Quel désespoir de tenir un festival de cinéma dans ce lieu détestable, conçu comme un vulgaire centre d’achat. Aucune âme en ces murs. Plus aucune âme dans ce festival non plus. C’est bien triste à dire mais ça saute aux yeux.

      Il faut être aveugle pour ne pas constater que le FFM est essentiellement fréquenté par un public cinéphile âgé. Vieillissant. Cela n’aurait absolument rien de mal si ces gens n’étaient pas les seuls présents. Mais quand la très grande majorité de la foule a plus de 50 ou 60 ans, il y a une tendance lourde, et surtout, un problème. Et ne venez surtout pas me dire que c’est parce qu’il n’y a pas de relève cinéphile. C’est faux. Les jeunes et les « pas encore vieux mais plus vraiment jeunes » fréquentent d’autres festivals. Un point c’est tout. Et croyez-moi, ils vont voir des dizaines et des dizaines de films de tous les horizons.

      Pourquoi cette désertion? Parce que la qualité, le plaisir festif et la passion cinéphile se trouvent ailleurs. À Fantasia et au Festival du nouveau cinéma d’abord, devant lesquels le FFM n’est plus qu’un brontosaure poussiéreux et dénué de la moindre vision. Dans moult autres petits festivals spécialisés ensuite, tels Cinémania ou Festivalissimo, par exemple, qui ont pris la relève. Dans ces lieux – en particulier les deux premiers – le cinéma vit et les cinéphiles reçoivent le traitement royal : une programmation en or, les films que l’on attend – ben oui, on veut voir les films les plus discutés du moment, c’est une surprise?? – un intérêt pour ce qui sort des sentiers battus, des équipes dynamiques qui savent se RENOUVELER et qui témoignent d’une capacité réelle à créer un événement rassembleur, en respectant leur public. Ne venez surtout pas me dire que vous vivez ça au FFM, qui roule sur le pilote automatique depuis des lustres en chiâlant bêtement contre le TIFF, dans un accès de jalousie et d’envie qui sont proprement ridicules.

      Je suis déjà allé voir une quarantaine de films par année au FFM. C’était encore le cas à la fin des années 90, mais l’intérêt avait déjà sérieusement fléchi. À chaque année, je passais un temps fou à concocter un horaire qui, au bout du compte, n’avait rien, rien, rien d’extraordinaire. Combien de platitudes et de films moyens à se farcir. Mais lorsque j’ai découvert Fantasia et le Festival du nouveau cinéma, j’ai rapidement abandonné ce navire en perdition. Pourquoi? Parce que dès le premier coup d’œil, j’ai jubilé devant les choix éclairés de ces festivals. Parce qu’ils m’ont fait avancer, en tant que cinéphile. Parce qu’ils sont animés par de vrais passionnés du septième art. Parce que je ne sais plus où donner la tête tellement il y a d’œuvres intéressantes à voir. Parce qu’on y fait de grandes découvertes et qu’on y vit une véritable expérience. Bref, parce que ce sont de vrais festivals. Quel contraste avec le FFM, qui n’en finit plus d’agoniser.

      Parcourez les sites web et vous aurez déjà une bonne idée. Celui du FFM est complètement drabe et fort mal conçu. Les descriptions sont souvent banales, voire incompréhensibles, et elles ne donnent aucune envie de voir les films. La présentation ne s’est pas améliorée d’un seul iota en dix ans. Franchement! Comment pensez-vous que les gens vont choisir leurs films et vont vouloir fréquenter le festival? Et que dire ensuite de l’affiche – celle de cette année bat tous les records de médiocrité, c’en est hilarant. Je ne pensais pas qu’on pouvait descendre aussi bas. Mais ce ne sont que des détails extérieurs. Comparez les programmations. Elles parlent en elles-mêmes.

      Le FFM est moribond. Certes, si on est diablement patient, on peut encore y faire quelques trouvailles. Le contraire serait consternant. En fouillant comme des forcenés pendant des heures et des heures sur le web, ou en se lançant à l’aventure, avec un haut risque de se cogner le nez sur un bide ronflant, on va dénicher deux ou trois films à voir, qu’on peut agrémenter de quelques valeurs plus ou moins sûres, pour la plupart trouvées dans la sélection de plus en plus rachitique des films hors concours. Mais soyons sérieux, la sélection est navrante. La compétition? Une blague. Le reste? Un fouillis. Tout nous est balancé sans le moindre repère. On n’y décèle aucune vision, aucune connaissance des tendances actuelles du septième art, et aucune envie de nous guider. La seule chose qu’on peut accorder au FFM, c’est de nous fournir une vitrine des cinémas mondiaux. C’est bien, mais ça n’en fait pas un bon festival. Et surtout, on se fout complètement de notre gueule. Tout cinéphile qui a fréquenté d’autres festivals ne pourra qu’abonder dans le même sens.

      Accuser les médias de descendre le FFM, c’est jouer à l’autruche et emprunter la langue de bois de Serge Losique. Si le FFM veut survivre, qu’il se réveille et qu’il se renouvelle. Qu’il aille chercher du sang neuf. Qu’il ose se redéfinir. Et qu’il arrive en 2008. Ça, ce sont les cinéphiles eux-mêmes qui le demandent.

      Désolé que ce message soit aussi long. Mais je voulais fournir un point de vue que partagent plusieurs cinéphiles montréalais de ma génération. Le FFM vient encore de recevoir plus de subventions, ce qui est un scandale dans le contexte des coupures sauvages actuelles et de sa paralysie généralisée. Il ne mérite pas cet appui supplémentaire. D’autres festivals beaucoup plus pertinents et importants pour notre vie culturelle auraient eu besoin de cet argent, et en auraient fait un bien meilleur usage. Là, c’est du gaspillage éhonté.

      Vivement les autres événements cinématographiques de l’automne.

    • Absences de coup de cœur :

      Parking, film taïwanais de Mong-Hong Chung, qui, sans être mauvais, ne m’a pas soulevé. Surtout avec sa finale petite fleur bleue…
      Paisito d’Ana Diaz de l’Uruguay, un deuxième film à traiter des conséquences du coup d’état de 1973. Un film qui parle de la nécessité de choisir le côté en lequel on croit dans un affrontement, et non de tenter de rester et d’agoniser sur la ligne médiane qui sépare des visions contradictoires. Une bonne leçon.
      Sagan où Madame Diane Kurys cherche à illustrer l’ensemble de la vie de Françoise Sagan en moins de deux heures. Je dois admettre que je me suis trouvé incapable de subir les frasques de Françoise Sagan et de sa petite famille de copains… Malgré un jeu impeccable de Sylvie Testud.
      Miracle of Berlin de Rolland Suso Richter qui tente de traiter des forces divisées en Allemagne de l’Est, juste avant et au moment de la chute du mur de Berlin, une entreprise fort audacieuse, mais non crédible (dans la même famille rapprochée, un haut gradé de la Stasi, une libraire qui s’éveille aux idées de Gorbachev, un grand-père qui représente l’ancienne Allemagne nazie, un fils qui semble épris de liberté mais qui se découvre parfaitement chez lui dans une armée « du peuple », une jeune amante qui pense à la famille), en créant une mayonnaise qui ne prend pas (on sent que les comédiens ne croient pas en leur personnage non plus !) Seuls les évènements suivent inexorablement leur cours ; les relations entre les membres de la famille ne servent qu’à illustrer l’histoire.

      Ainsi le festival se termine pour nous en teinte un peu grisâtre… Pourtant, si je trace un portrait de nos coups de cœur, (ma femme et moi avons vu quinze films tous les deux), je note :

      No mires para abajo d’Eliseo Subiela
      Les Citronniers d’Eran Riklis
      Ce qu’il faut pour vivre de Benoît Pilon
      Pollo, el Pez y el Cangrejo Real de Jose Luis Lopez-Linares

      Ma conjointe ajoute de son côté, en plus des quatre films mentionnés, les films suivants que je n’ai pas vus et qu’elle a adorés :
      Katyn d’Andrzej Wajda
      Okuribito de Takita Yojiro

      Derniers commentaires sur le FFM ? En résumé je dirais que ce n’est plus un festival mais une longue suite de films, une liste dans laquelle on peut trouver des films de qualité variable, certains excellents – les six films mentionnés en sont un exemple – beaucoup de films nationaux qui parlent d’abord d’une réalité régionale avant de réinventer le cinéma, mais cela est utile et nécessaire. Un évènement qui témoigne par ailleurs du mépris presque total des distributeurs à reconnaître le fait français du Québec. Un évènement qui se paye les services d’une boite appartenant à des intérêts étrangers (au nom très franco de Quartier Latin) qui est incapable de projeter des films correctement (avec un cadrage complet). Un évènement sans âme, sans direction, sans unité, un festival mené par des sélectionneurs de pellicule, qui les choisissent une à une.

      Pourtant, j’y retournerai probablement l’an prochain, car je trouverai sûrement dans sa nouvelle liste certains films que je tiendrai à voir, qu’il me sera impossible de voir autrement !! Mais je ne m’attendrai à rien d’autre du FFM. Et nous irons bientôt au FNC, par amour du cinéma !

      Tête Blanche

    • Tsukamoto a très bien résumé ma pensée au sujet du FFM

      À la suggestion d’un des participants de ce blogue, je suis allé voir Les démons de St-Petersbourg et on a eu droit à un grand moment du FFM.

      Primo c’était un DVD qu’on jouait ce qui est un tantinet décevant, deuzio lorsque la projection débuta aucun son ne sortait, après quelques minutes et que les spectateurs démontraient leur impatience on a finalement stoppé la projection.

      Quatre essais plus tard toujours pas de son, finalement on a eu droit à du son extrèmement bas , cette prestation fut interrompue et un type est venu nous informer en anglais au micro qu’on devait changer d’appareil, des spectateurs ont insisté pour qu’il donne l’info en français et il a seulement à ce moment recommencé son petit discours dans la langue de Molière.

      Quelques minutes plus tard la projection pouvait finalement avoir lieu.

      Ce qui rend particulièrement pathétique cet incident est que le délai entre ce film et le précédent était de plus de 30 minutes, me semble qu’on aurait pu faire des tests entre les projections pour s’assurer du bon fonctionnement de l’appareil.

      Ah oui lors de la projection du film Every night, loneliness au Quartier Latin le cadrage du film était assez ordinaire.

    • Bon je suis entièrement d’accord avec Tsukamoto. Commentaire long il est vrai, mais ô combien pertinent. Donc pas inutilement long ;-)

      Le FFM doit se refaire une santé!!! et une beauté par la même occasion.

      J’ai remarqué que cette année, à ma connaissance, il n’y avait pas de film «fétiche», celui dont tout le monde parle et qu’il faut absolument aller voir.

      Mes coups de coeur:
      Okuribito de Takita Yojiro
      No mires para abajo de Elisea Subiela

    • Bonjour Monsieur Lussier,

      Dans votre article ‘La Grande fracture’, vous y allez d’une excellente idée en proposant que les festivals du Québec ne devraient présenter les films anglo-canadiens que s’ils sont sous-titrés. C’est une suggestion à la fois réaliste et efficace. Par ailleurs, ravaler la façade du site du festival ne serait effectivement pas du luxe non plus.

      À part ça, le jury a complètement ignoré ‘Selda’ dans son palmarès. Vous devez être scandalisé …

    • Voilà, le festival est vraiment terminé!
      J’ai commis mon “coup de gueule”, place à une critique constructive.
      Au niveau de la programmation, M. Losique y gagnerait sans aucun doute à réduire en quantité pour augmenter en qualité.
      Toujours au niveau programmation, l’équipe du FFM se doit de la rendre publique au moins deux semaines avant le festival. Ça c’est un problème vieux comme le festival, en fait!
      Quant au site internet enfin, le rendre réellement performant, surtout quant on sait que la jeune clientèle (potentielle) ne carbure qu’aux nouvelles technologies.
      Évidemment je dois admettre que le FFM ne pourra durer sans se renouveler!

      Je termine en relevant les films que j’ai bien apprécié cette année:
      Les citronniers
      Okuribito
      Ce qu’il faut pour vivire
      No mires para abajo
      Varg (Le loup)
      L’invention de la saucisse au curry
      Pas de grand coup de coeur comme l’an dernier avec Ben X.

      À l’an prochain, j’espère …

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