Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Jeudi 31 juillet 2008 | Mise en ligne à 20h27 | Commenter Commentaires (89)

    Le cinéma français a-t-il encore sa place au Québec?

    Il y a un film extraordinaire qui prend l’affiche au Québec demain. Il s’agit de La graine et le mulet, le nouveau film d’Abdellatif Kechiche (L’esquive), lauréat de quatre trophées César un peu plus tôt cette année (film, réalisation, scénario, et Hafsia Herzi, meilleur espoir féminin).

    J’y accorde quatre étoiles et demie, une cote que je n’ai accordée à aucun film depuis 2005 (Saraband et Brokeback Mountain). Cela dit, j’ai l’impression que la carrière de ce film chez nous sera très modeste. À part le noyau d’irréductibles cinéphiles, qui seront probablement encore au rendez-vous, ce film sera sans doute victime de la désaffection quasi-totale des spectateurs d’ici envers le cinéma français.

    graine-1.jpg

    Comment en sommes-nous arrivés là?

    Plusieurs facteurs expliquent le phénomène. J’en évoque quelques-uns dans la chronique que je signe dans La Presse demain.
    Il n’y a pourtant pas si longtemps, les films français parvenaient encore à créer parfois l’événement au Québec et, même, à attirer du monde. Certains films destinés au grand public (La vie en rose par exemple) y parviennent encore, mais les productions françaises desquelles émane une démarche un peu plus affirmée s’écrasent maintenant chez nous les unes après les autres. D’excellents films français récents, De battre mon cœur s’est arrêté, Lady Chatterley, Rois et reine, Les chansons d’amour, Ne le dis à personne et bien d’autres, ont été projetés ici devant des salles vides.

    De notre côté de l’Atlantique, le cinéma français est aussi absent de la blogosphère.

    Quelqu’un de bien impliqué dans le milieu me demandait cette semaine quelle était la solution pour rétablir les ponts entre les Québécois et le cinéma français. Je n’ai pas su quoi lui répondre. À vrai dire, j’ai même l’impression qu’il est maintenant trop tard. Le jour où le noyau d’irréductibles disparaîtra – il est constitué surtout de gens un peu plus mûrs – le cinéma français n’aura pratiquement plus de résonance ici en raison du non renouvellement du public. Pas étonnant que les distributeurs soient désormais si frileux…

    Ma vision est-elle trop pessimiste? Le cinéma français est-il encore viable au Québec?


    • Faudrait-il par conséquent se limiter au cinéma québécois??? Ce serait décidément une HORREUR. Les Français, à mon avis, ont toujours produit de bons films n’en déplaise aux ultra-nationalistes québécois de plus en plus limités à leur propre territoire avec leur festivals interminables de Juste pour rire et leurs farces grossières et insipides.

    • Le cinéma Français, au Québec, est en perte de vitesse à cause d’un grand facteur: La distribution en celle. Les Cinémaplexes, Famous Players, Guzzo et autres grandes surfaces à projecteurs n’osent pas projeter les grandes, belles ou poétiques productions venant des autres pays. Que quelques salle de Montréal et parfois Québec le font mais, en région, c’est impossible de pouvoir visionner un film international. Au lieu de ça on projette des navets tel que “Meet The Spartans”, “Les chimpanzés de l’espace” ou encore “Step Brothers”. Je suis résident d’une “région”. Je n’ai donc pas accès au productions “de d’autres pays”. Je n’ai pas non plus le pouvoir de me déplacer à Montréal pour allé voir les films qui m’intéressent.

      Résultat: Je suis contraint à attendre les sortis sur DVD, ce qui m’empêche d’apprécier une projection sur écran géant… Je n’irai pas non plus cracher sur les productions américaines, certaines sont d’excellentes qualités. En revanche, elle produit beaucoup de navet, pour ne pas dire merde. Et ce n’est pas tout le cinéma français qui se trouve à être bon. dois-je rappeler un certain Gaulois qui a envahis les écrans il y a quelques semaines…

      Ma réponse est donc. Vive la qualité des films. Peu-importe la nationalité. Qu’il soit Américain, Français, Québécois, Coréen etc.

    • C’est un peu l’histoire de “l’oeuf ou la poule”. Y-a-t-il peu de fréquentation de ces films d’auteurs à cause de leur distribution très restreinte en salles ou si le nombre de salles les projetant est trés réduit car l’on présume qu’elles ne seront pas remplies….et donc ne feront par leur frais? Ex.: la semaine dernière, j’ai l’impossibilité d’aller voir “Deux jours à tuer” qui passait dans un cinéma à ST-Eustache; je fus à la fois ravie et surprise d’y voir un tel film ( ce n’est pas le style privilégié par la maison). Cette semaine, je veux y assister, il aura été retiré de l’affiche…après une semaine…) Depuis, il n’est diffusé qu’à deux endroits à Montréal avec très peu de marge de manoeuvre quant aux heures disponibles…Dommage!

    • Il faudrait un système de projection ambulant, avec des équipes qui iraient dans les villages du Quebec, alerteraient les habitants et projecteraient des films sur la place de l’église, le soir à la lueur de chauve-souris.

    • Le cinéma français, à part les filns de Weber, est ennuyant. Bavard et ennuyant. Seuls les colonisés et les péqueux aiment ces films.

    • Emilemazola, n’est bien sûr pas un colonisé. D’un autre type.

    • En général j’aime bien le cinéma français. Mais je crois qu’il manque peut-etre de publicité. C’est certain que ce n’est pas le cinéma d’action américains, mais on y trouve quand même de bons films pour tous les goûts. Le problème est que le cinéma français demande de la réflexion, l’image n’est pas aussi gratuite ou violente.

      De plus faudrait ajouter la quantité énorme de reprise américaine de films français. Quand même le grand Arnold Schwartzeneger remplace Thierry l’Hermite… ( la totale?)

      Je ne suis pas trop cinéphile de répertoire, et encore moins de salle de projection mais en général j’aime bien les réalisations de Luc Besson (5th element -et oui c’est Francais, la messagère, banlieu 13 était aussi agréable. Que dire de Taxi ou les visiteurs? (sauf leur version américaines j’en conviens)
      les Astérix (pas vue le dernier j’avoue), Tanguy!

      En fait je crois que c’est encore notre passé de colonisé qui en contre réaction à celui qui nous a abandonné, boude par jalousie ou par sentiment d’inférioté…

    • Il faut toutefois admettre que La Graine et le Mulet n’a pas exactement le profile du blockbuster. Si Hollywood sortait un film indépendant sur la vie d’une famille d’immigrants avec des acteurs inconnus en vedette, je ne parierais pas sur ses chances non plus.

    • Les Québécois, peuple inculte par excellence, préfèrent de loin les maccabés et les explosions de forme hollywoodiennes, quan ce n’est pas les films d’animation simplistes, aux réflexions plus substantielles du cinéma français. Pourtant, le cinéma de l’Hexagone offre maintenant des genres qui peuvent rallier tous le publics.

      Je sais, on ne m’aimera pas mais, achetez un Québécois à sa culture réelle et revendez-le à celle qu’il croit posséder, et vous ferez un large profit.

      PS. Je suis Québécois

    • Le cinéma français ne ‘marche’ pas beaucoup non plus hors du grand bassin européen. Au Canada anglais, en Australie, etc., c’est du zéro virgule zéro et aux USA c’est à peine mieux.

      Si on regarde bien les stats, on se rendra compte que c’est probablement au Québec que le cinéma français fait un de ses meilleurs ratios hors de l’Europe, même si dans l’absolu c’est du 3 ou 4 % de salles.

      Le fait que le Québec parle ‘français’ cause une illusion de rapprochement, mais dans les faits, le Québec, comme le reste de la planète, préfère le cinéma au ‘théâtre filmé’, qui reste le propre du cinéma français. Ça peut être excellent comme genre, mais c’est un autre genre, qui ne plaît pas aux Nord-américains, règle générale. Or, nous sommes des Nord-américains.

      Les Taxi, Astérix et Cléopâtre, et autres productions ‘à l’américaine’ (pensons à tous les Luc Besson) des Français marchent très bien ici. Je suis allé voir les ch’tis l’autre soir et la salle était pleine. C’est déjà mieux qu’à Sudbury ou qu’à Rapid City…

    • Ce n’est pas tant que ça soit un film français mais le film en lui-même qui ne m’allume pas. Je suis tout pour des films un peu plus réfléchis et charmants, mais il faut avouer que “La Graine et le Mulet”, beh… Juste en partant, le titre… Sans parler que oui, les films français de ce type ont une tendance à être un peu… ennuyants. Si, en plus, la publicité et la distribution sont peu importantes, je ne vois pas pourquoi je dépenserai 20-25$ pour voir un film que personnellement je risque de ne pas aimer!

      Cela dit, lorsqu’un blockbuster américain ne m’allume pas, je ne vais pas le voir non plus. Si, à l’inverse, un film qui me semble intéressant et original (j’aime bien les films qui sortent un peu du moule) n’est présenté qu’à un endroit à un prix exorbitant (AMC Forum 22 *tousse tousse*), alors je me déplacerai et j’irai le voir.

    • À la télé française, plus d’une fois, j’ai vu des gags sur la platitude des films français, mes amis parisiens me disent aussi que l’opinion générale, c’est qu’il n’y a que peu de bons films français qui en valent la peine, pourtant ce sont des cinéphiles un peu intello

    • le cinéma Américain a polué le monde,tel est le cinéma Francais.

    • @emilemazola
      On voit bien que vous n’avez pas effectué une recherche appprofondie de votre sujet. Il y a tellement de chefs-d’oeuvres insoupçonnés dans le cinéma francais. Cependant, si vous avez un deficit d’attention et qu’apres 10 secondes vous ne pouvez plus suivre un dialogue je comprends que vous insultiez ceux qui ont les facultés nécéssaires.

      L’appartement de Gilles Mimouni
      Les Acteurs, Les Cotelettes, de Bertrand Blier
      Harry un ami qui vous veut du bien et Lemming de Dominik Moll
      Blueberry, 99F, Dobbermann de Jan Kounen
      Gregoire Moulin Contre L’Humanité
      La Haine

      Les films de Veber (avec un V) : plutôt ordinaires.

      Je crois que “La graine et le mulet” paiera a cause de sa longueur.

    • @viccodin

      tout à fait d’accord, et j’ajouterais à ta liste (récente) Ne le dis à personne, Mon meilleur ami, Prête-moi ta main, Jean-Philippe, Les soeurs fâchées et Molière, tous excellents.

      En fait, le seul point négatif que je dois souligner est l’omniprésence de l’anglais dans les films de nos cousins, en particulier cette détestable manie d’émailer leurs films de chansons anglaises. Sinon, le cinéma français, après une sérieuse traversée du désert dans les années 90, s’est nettement revitalisé et à beaucoup à offrir.

      @guy-antoine

      je comprends ta frustratrion, car même à Montréal, la diffusion est de plus en plus limitée. Heureusement que le CInéma Beaubien résiste encore et toujours à l’envahisseur.

      @emilemazola

      quel commentaire méprisant et méprisable, qui démontre toute ton ”ouverture” d’esprit. Continues à aller voir les Cruising Bar et autres sous-produits, tellements meilleurs.

    • @ vicoddin

      Vous nommez les pires films de Blier!! Drôle de goût bref… Bruno Dumont? Personne le nomme? J’imagine qu’on oubliait peut-être de parler de Bresson dans les années 50… Les gens ignore souvent le cinéma français par manque de référence. Comme les gens qui parle du grand cinéma italien en le nom de La vita est bella. Au cinéma français c’est le dîner de con etc. Même Godard fait encore des choses intéressante je trouve (l’éloge de l’amour et notre musique). Sinon, c’est sûr que les Renoir, Carné, Clément, Clouzot etc. sont morts et ne seront plus vraiment remplacé. Pareil dans plusieurs autres pays remarqué. Je suis pour dire que le cinéma mondial est en perte de vitesse tout court… Dit modestement (on a pas tout vu tout de même!) Mais encore desfois je regarde des films comtemporains qui me sortent un peu de mon pessimiste (Bela Tarr, Bernard Émond, Dumont etc.) Mais sérieux les amis, CALMOS! Cesser de vous battre comme des enfants! Y a de la chicane ici…

    • Je crois que le cinéma français est victime des Guzzo et Famous players de ce monde et la relève chez les jeunes n’est pas au rendez-vous. J’en suis personnellement rendu au téléchargement sur internet car il est devenu compliqué de voir au cinéma ou même en dvd certaines productions. On peut voir des sorties DVD de films qui datent de 2006 et même parfois plus. Je vous invite à voir Bienvenue chez les ch’tis qui nous ont bien fait rire. Allez au revoir Biloute

    • … les gens reviennent souvent avec les grandes chaînes de cinéma mais, sans aucune recherche je lance ça comme ça, le cinéma français n’était pas l’alternative du cinéphile moyen au cinéma américain que le cinéma québécois est maintenant devenu? Je lance ça comme ça.

    • @personafilms

      “Vous nommez les pires films de Blier!! Drôle de goût bref”

      Je sais que Les Acteurs ou Les Cotelettes de Blier n’ont pas été tres bien reçu par la critique mais néanmoins, ils demeurent une expérience marquante et des chefs-d’oeuvres de mise en scène dialoguée. Selon moi “Les Acteurs” est la définition meme d’une comédie post-moderne à la fois absurde et réaliste. Je ne vois pas non plus ce que vous n’avez pas aimé de “Les Cotelettes” ce film imaginatif contient les répliques les plus savoureuses jouées par des pointures légendaires. Les acteurs français sont comme le bon vin et Blier sait qu’il faut accompagner tout ça de côtelettes. ;) !! Si ce sont réellement les pires films de Blier, il faut absolument que je trouve sa filmographie illico.

      Et derniere note en terminant, lorsque je réponds avec verve et un peu de froideur à un commentaire que j’ai jugé inapproprié, ce n’est pas de la chicane, c’est un argument musclé. Il faut être assez mature pour ne pas prendre tout ca personnellement et n’y voir qu’un exercice de rhétorique.

      “Bruno Dumont? Personne le nomme?”

      On nomme ce qu’on connait, nos films coups de coeur. Si vous voulez ajouter des titres a notre liste realisateurs francais ne vous genez pas puisque nous sommes du meme avis. Cependant je n’ai pas à tous les nommer par souci de balancer des gros noms.

    • Lisez les titre et vous aurez votre reponse. En tant que detesteur des films francais, je peux vous dire que c’est pas avec un titre qui donne une premiere impression de roman a l’eau de rose est loin d’etre accrocheur.
      De battre mon cœur s’est arrêté, Lady Chatterley, Rois et reine, Les chansons d’amour, Ne le dis à personne… ca sonne plus comme des romans Harlequin que comme un film qui sera agreable a regarder, autre que pour avoir la chance de me faire coller par ma blonde.

      Il faut vivre avec son temps, et les films francais ou manque ce tournant. Les gens veulent du fast food. Societe de consommation. On veut pas de belle histoire et de petite scene a l’eau de rose. Il suffit de lire les critiques sur le Star Wars 2 pour s’en rendre compte. Son plus gros defaut? Son histoire d’amour trop omni-presente.

      J’approuve tout de meme l’opinion sur les “meet the spartan” et such. Le fast food n’est pas toujours bon. Mais presenter une histoire d’amour qui dure des annees a une generation qui s’attrape un partenaire comme on attrape un rhume??? Pensez-y et vous verrez pourquoi cela ne prends plus.

    • Suite à la lecture de ce blogue et de tous les commentaires, je crois que ce soir je vais regarder La Femme du Boulanger de Marcel Pagnol avec ma Pomponnette préférée !!!

    • Émilemazola souffre-t-il de crétinisme ?

    • Le cinéma populaire francais n’est plus ce qu’il était…personne a remplacer Belmondo, Delon, DeFunès, Richard..de bons films d’aventures comme L’homme de Rio ou Cartouche par exemple..on en voit plus..Pierre Richard,dans le cadre de l’émission de Marc labrèche…le grand blond, avait affirmer que ‘ont avaient détruit l’industrie du cinéma en France, mais bon…je sais pas pourquoi ce soir-la y’ont du aller a une pause commerciale..on as jamais su le reste, mais les films d’Henri Verneuil ou Phillippe De Broca, ils s’en fait plus..dommage

    • @wyztix

      Ne le dis à personne, un roman Harlequin?

      Quand on ne sait pas de quoi on parle, vaut mieux éviter d’écrire des conneries, sans vouloir t’offenser. Pour ta gouverne, saches qu’il s’agit d’un superbe thriller policier, complexe et intelligent, magnifiquement interprété par André Dussolier (qui vaut à lui seul au moins 10 Will Ferrel), Guillauime Canet, François Berléand et Marie-Josée Croze, pour ne nommer que ceux-là. En terme d’intrigue, je n’ai pas vu d’équivalent états-uniens depuis belle lurette.

      Quand on déteste par principe plutôt que par conviction, on se prive souvent de belles choses….

      Et en passant, la plus récente trilogie des Star Wars est un ratage phénoménal, que même les effets spéciaux ne sont pas parvenus à élever au-delà de la médiocrité.

    • Un autre motif n’a pas été invoqué et il concerne le fait que certains cinéphiles (dont je suis) hésitent d’aller voir les films français du type “pièce de théatre” (j’emprunte ici l’expression d’un précédent intervenant) sur grand écran. Je réserve cette expérience (et cette dépense…) pour les films à grand déploiement et les films d’action. Par contre, je suis un grand consommateur de film français en DVD. Je viens de visionner “la Doublure” et ce film a contribué à cimenter ma conviction à l’effet que nos cousins arrivent à nous faire rire comme jamais les amerloques ne le pourront. Vive la France et vive son cinéma…et… euh…c’est pour quand le prochain “James Bond” ?

    • Nous sommes tellement américanisés que regarder un film français c’est comme visionner un film étranger.

    • J’aime bien le cinéma français, ils restent même, pour moi, la référence en comédie. Même “Bienvenue chez les Chti’s” m’a plu, malgré le fait que j’ai deviné toutes les blagues à l’avance. Au moins, j’ai eu le plaisir de voir un film dans lequel il n’y avait pas de fusil, de poursuites et de meurtres.

      Ceci dit, Hollywood ne fait plus de nouveaux films depuis un certain temps. C’est toujours le même film qui est refait, sous des emballages différents. Star Wars ? Mouhahah : c’est pas un film, c’est un “joy ride”, c’est comme un tour de manège dans un luna park. Le dernier Batman ? Un autre personage psychotique qui tue plein de gens (le joker), des explosions, bang, bang… d’un ennuie total. No country for old Man ? Déjà-vu, des centaines de fois, avec un autre psychotique meurtrier. Je crois que, récemment, seul Juno se démarque vraiment : on dirait même un film canadien, du genre Ma vie sans Moi.

      Perso, et pour retourner aux Français, j’aime mieux l’esthétique de films comme “la reine Margot” : organique, avec de vrais corps qui respirent. Pas un freak maquillé pis son ennemi coincé das une armure et qui parle de la gorge (ridicule), pour faire son ‘hot! !

    • Lorsqu’on regarde les programmes de variétés français sur TV5 dans le courant des interventions des participants on s’aperçoit qu’Il y a un nombre incroyable de films qui ont été mis sur le marché en France au fil des ans et qu’on n’a jamais entendus parler. Conclure sans les avoir visionnés que tous les films français ne sont pas buvables c’est un peu fort.
      Je crois que la distribution américaine des films écrase les films non-américains. Les distributeurs français n’osent pas présenter des films ordinaires mais semblent vouloir pousser des films plus intellectuels, plus spéciaux condamnés à des maigres audiences..
      Alors que les américains poussent leurs films ordinaires et ça marche.
      Combien de fois ai-je vu à la télé des excellents films français sortis il y a peine un an ou deux ? Pourquoi ces films ne sont-ils pas sortis en salle ? Il n’y a pas réseau de cinémas donnant préférence au cinéma de langue française pouvant les présenter partout à travers le Québec et Canada, cela n’existe pas.
      Heureusement qu’il y a la télé.

    • @andreaj

      D’accord avec vous à 100%. En ce qui me concerne, j’agis dans l’illégalité car pour visionner ces films, il faut que je les téléchargent. Je n’ai pas le choix d’agir ainsi car ce n’est pas dans les cinémas et dans les vidéocons que l’on retrouve ces films.

    • Un bon film est un bon film, qu’il vienne de n’importe où.
      La graine et le mulet, le titre et l’affiche me donnent la déprime, il est fort possible que je n’aille pas le voir, à moins de m’ennuyer terriblement. Ce qui ne m’arrive pas souvent.

      Ce qui ne veut pas dire que je n’aime pas le cinéma français.
      Harry un ami qui vous veut du bien, quel bon film.

    • Il faudrait peut etre dire que les films francais ne font pas beaucoup mieux en France! A part les T’chis, pas de grands succes depuis des lunes.. et pour cause. Evidemment, les snobinards quebecois n’ en sont pas heureux!

    • Le cinéma français traîne une réputation de films intellos et, disons clairement, de films chiants réservés à une pseudo élite. Voilà pourquoi il peine tant à “recruter” de nouveaux amateurs.
      Pourtant on est loin de la réalité, le cinéma français est un des trois plus importants en terme de production derrière les cinémas américain et indien, avec plus de 200 films produits chaque année.
      Dans le lot il y a des “films d’auteurs” mais pas seulement, de la comédie aux films de genre, et même du fantastique et de la science-fiction, de l’intime et du grand spectacle, du film “sérieux” voire plombant au film idiot sans prétention mais qui détend… dommage que la distribution à l’étranger ne suive pas.

    • @ montcler

      Précisons les choses, sur les cinq premiers mois de 2008 les films français représentent en part de marché 59 % des entrées contre 33,6 % pour les films américains. Je vous l’accorde c’est “l’effet ch’tis”.

      Mais, en 2007, la part des films français s’élevait à près de 43,7 % contre 45 % pour les films américains et 11,3 % pour les autres films (source CNC).

      Je crois que bien des pays se contenteraient d’une part de marché équivalente pour des films locaux !
      Et je peux vous citer sans problème des films français à succès pour chacune des dernières années…

    • On parle beaucoup de comédies francaises. Est-ce que l’on se souvient du grand Paul Préboist ?? (!!!!!!)

    • Cela doit dépendre du type de production moi j’ai toujours aimé le cinéma français mais je ne suis qu’un petit consommateur et je vais donc regarder plus à la télé sur Radio-Canada ou Télé-Québec, par exemple.

      Lorsqu’on parle d’un tant soit peu de film plus d’auteurs ou de qualité pas axés sur l’action ou la comédie c’est un plus petit marché c’est comme cela et même pour les films québécois. Je me rappelle par contre la popularité de Pierre Richard à l’époque et lui sortait sur bien des écrans…

      Mais pour des films plus français dans un genre ? Ceux que je suis allé voir dans les huit dernières années ? Les Destinées Sentimentales au Musée des Beaux-Arts pour une première et Emmanuelle Béart était présente… En 2000 cela… Puis Joyeux Noël en 2006… au Cinéma Beaubien…

      À une autre époque pour ceux qui voulaient voir un film français il y avait pas le Cinéma Parisien sur Sainte-Catherine ? C’est fermé ? Bien oui …

      Alors le Cinéma Beaubien, le Cinéma du Parc ? Ex-Centris ?

      Sinon on peut voir aussi du cinéma français mais qui date à la Cinémathèque québécoise…

    • Je viens d’aller voir pour Montréal il est à l’affiche à Starcité Montréal, AMC Forum 22 et Ex-Centris…

      Bien moi l’endroit où je pense qu’il a le plus de chance c’est à Ex-Centris… Mais on verra…

      On le met à l’affiche aussi à Laval ? Bien là… Bonne chance !

      Méga-Plex Pont Viau cela…

      À Boucherville ? Peut-être…

      Mais sera-t-il à l’affiche au Cinéma Beaubien aussi ?

      http://www.cinemabeaubien.com/

      Le Cinéma Beaubien avec Cruising Bar 2 et en plus Astérix aux Jeux Olympiques… Bien là ils exagèrent sur la comédie et ne sont pas dans le créneau auquel on s’attendrait d’eux…

    • S’il est vrai que la distribution des films français est déficiente au Québec et qu’une partie importante des Québécois n’ont d’yeux que pour les voisins du Sud, je crois que le doublage est également en partie responsable du déclin du cinéma français chez nous.

      Le doublage des films holywoodiens est depuis longtemps la règle au Québec et notre gouvernement va même jusqu’à l’encourager en proposant des crédits d’impôts. Or, le doublage, en plus de dénaturer les films de langue étrangère, rend ces films encore plus accessibles. Ces films, malgré les différences culturelles, deviennent en quelque sorte des films bien de chez nous avec une bande sonore aux accents d’ici! Contrairement à la plupart des grandes villes francophones du monde, aucun écran montréalais ne présente les blockbusters américains en version sous-titrée. Et dire que certains pays, comme le Mexique, dans un souci de protéger leur cinéma local et de langue espagnole, interdisent même la projection de films doublés dans les cinémas (exception faite de films pour enfants).

      Par ailleurs, il faut malheureusement constater que le fossé entre la France et le Québec ne se limite pas au cinéma. Nos radios commerciales boudent désormais toute musique populaire francophone qui ne soit pas québécoise et la télévision étrangère dans notre langue se limite à Euronews et RFO (que nous n’aurions même pas si St-Pierre et Miquelon ne se trouvait pas à quelques km des côtes de Terre-Neuve!)

    • @ Vicodin

      La scène du ”petit pot d’eau chaude” est absolument délicieuse! Hahaha j’y pense et j’en ri encore! :-)

    • Ça coûte trop cher sortir un film en salle : dans le cas des américains, presque autant que de le produire, et c’est pour ça que l’on finit avec de la saucisse à grand déploiement, ce qui n’est pas nécessairement mauvais (Batman, Ironman, etc…). Comme chez les américains, les Français et les autres, produisent beaucoup de films pourris, insipides, à petits et moyens budgets, inutiles, inexportables et c’est bien ainsi. À l’occasion, sans doute dans les même proportions, Américains, Français et les autres produisent de bons, intéressants et quelquefois fabuleux films et qui vont trouver leur public dans les club vidéos ou gratos sur l’internet. Quand c’est bon, ça finit inévitablement par se savoir, et c’est votre job, les gens payés pour voir des films, de les dénicher, d’en parler (comme vous l’avez fait en début de chronique), et à nous de les trouver et/ou de les demander (demande = distribution).

    • Pour le cinéma un peu plus d’auteur mais qui pourrait avoir une certaine popularité cela reste un produit de niche que ce soit du cinéma français, québécois ou même américain.

      Il y a toujours des exceptions…

      Il faudrait des chiffres aussi et dans les clubs vidéos, les films français occupent aussi qu’un petit espace dans les clubs du genre populaires à la Supeclub Vidéotron… Il y a deux ans j’avais pris un film français mais un Truffault ressorti ” Vivement Dimanche !”…

      En tous les cas, à part les comédies ou de rares exceptions cela reste un marché de niches. Comme dans la musique aussi.

      Ou comparez avec des bières importées ou de micro-brasseries. On fait bien plus de promotion pour les bières commerciales mais vous voyez pas la différence de qualité ?

      Et les cinémas sont exploités par qui ? Comment font-ils leur argent ?

      Vous en connaissez beaucoup des hommes d’affaires vraiment cinéphiles dans cette industrie ? Le propriétaire du Cinéma du Parc ? Oui, sûrment. Qui d’autre ? Serge Losique aussi malgré toutes les critiques qu’on peut lui faire…

    • Bien sûr qu’il y a place pour les films français au Québec et que le film français a son public. En ce qui me concerne, le problème en est un de distribution. Il n’y a pas assez de salles qui présentent des films français . Un exemple : je me suis fait refuser l’entrée au Cinéma Beaubien 2 fois pour “Délices Paloma”. J’ai dû me résigner à y aller un lundi à 13:00 … Pour “la graine et le mulet” , le film est à l’affiche dans 3 salles à Montréal, La momie ? Dans 38 salles en français et 17 en anglais!
      J’ai une très grande envie de voir ce film de Kechiche, mais partir de la banlieue et risquer de me voir refuser à l’entrée…..Je vais attendre le DVD !

    • Dans la majorité des cas, les films français qui sont présentés ici sont des films qui racontent une histoire bien ficelée, souvent ça exige de l’attention, et même que souvent ça provoque de la réflexion. Ce ne sont pas des films à effets spéciaux comme beaucoup de films américains, c’est-à-dire que si effets spéciaux il y a, ils sont là pour SERVIR le film, et non pas pour en justifier l’existence comme souvent dans le cinéma américain. Or, tous les emilemazola de cette terre vont au cinéma pour se faire défoncer les tympans par les effets spéciaux et leur demander de réfléchir, c’est leur demander l’impossible. Et il y a beaucoup, beaucoup d’emilemazola au Québec, quoiqu’en pense. Voilà pourquoi, en grande partie, le cinéma français est moins populaire que le cinéma américain au Québec. Désolant mais vrai.

    • Je partage l’avis d’Estelle6 à 100% et je trouve la question ridicule, ne vous en déplaise. En effet, s’il n’y a pas de place pour le cinéma français, y en a encore moins pour les films anglais, américains ou du Royaume Uni. À une question qui ne se pose même pas … on colle une réponse du même genre …

    • Premièrement, faudrait un peu délaisser cette triste manie commerciale purement américaine d’ouvrir partout d’affreux mégacomplexes de cinéma avec machines à boules, arcades gigantesques, murs complets de nananes et pop-corn à 36 000 saveurs à 6$ le plus petit sac, et revenir à un peu de simplicité et de sobriété? Quelque chose qui nous ressemblerait plus, peut-être? Ensuite, faudrait avoir le courage de diminuer drastiquement le nombre de films américains “blockbuster” présentés en sol québécois, d’offrir non seulement davantage de cinéma français mais aussi de cinéma d’auteur de partout sur la planète. Enfin, de faire confiance aux Québécois cinéphiles pour réagir positivement à ce changement et continuer à fréquenter les salles de cinéma autant qu’avant sinon encore plus souvent…et de propager la bonne nouvelle.
      Teacher

    • . Il y en a qui bloquent juste à cause d’un titre. On a beau leur dire que c’est un film génial… Nan!

      . “La graine (de couscous) et le (poisson) mulet, c’est un film d’Arabes ça mossieur! Eille, c’est-tu rendu qu’on va eurgarder des films de terroristes?

      . Souvent, les films français demandent une réflexion de la part du spectateur; ils font appel à des références (politiques, sociales, philosophiques) que les incultes ne comprennent pas.

      . Il n’y a pas de relève au Québec pour les films français. Les jeunes ne trippent pas “France” alors que les baby-boomers ont grandi de façon concomitante avec la vie en France. Nous avons tous des amis qui ont participé à un échange France-Québec.

      - -

      Les 3 premiers points rejoignent à leur manière ce que dit austerlitz un peu plus haut et je partage son opinion:

      «Je sais, on ne m’aimera pas mais, achetez un Québécois à sa culture réelle et revendez-le à celle qu’il croit posséder, et vous ferez un large profit.»

      Je suis Québécoise, petite-fille de bûcherons et de draveurs. Plus pure laine que ça, tu meurs!

    • Mais entre les films d’auteur dits “sérieux” et les navets genre La tour infernale Montparnasse..il doit bien y avoir d’autres productions francaises du genre Borsalino ou Cyrano de Bergerac pour attirer le grand public au cinéma pour des films francais ??

      En passant Miou Miou devient quoi ?? me semble que depuis La lectrice, on la voit plus.

    • Honnetement..La graine et le mulet .on dirait le titre d’une comédie de Claude Fournier loll

    • @ teddybear
      Deux exemples vite-vite : Amélie Poulain, Le bonheur est dans le pré…
      @marie.de.montreal
      Merci pour la franche rigolade que vos propos ont provoqué ici. J’abonde entièrement. (Mon ancêtre à moi était menuisier, il construisait donc des maisons avec le bois scié par votre ancêtre bûcheron…:-)

    • @estelle6 et marie.de.montreal – Un plaisir – et un réconfort – de vous lire, et vous avez toutes deux tellement raison!

      N’empêche qu’il faudrait un réseau viable de cinémas capables d’offrir aussi bien les films français qu’américains ou autres qui ne sont pas créés dans le but d’être des machines à piastres. Combien des films présentés au Festival de Sundance prennent l’affiche à Montréal ou ailleurs au Québec?

      Et un p’tit coup de chapeau en passant à Marc-André Lussier, parce que déjà, d’oser en parler dans un média à grande diffusion, ça demande un certain culot! ;)

      Aux quelques salles mentionnées dans les commentaires précédents, j’ajouterai le Cinéma du Parc, à Montréal, qui offre une programmation souvent fort intéressante.

    • @ estelle6 Oh oui. Amélie Poulain et Le bonheur est dans le pré, L’Amant, L’Esquive… tous des petits bijoux. Avez-vous vu “Un air de famille” de Cédric Klapisch? Des années plus tard, on est transportés juste en y repensant. Quel scénario!
      .
      Précisions: Si je me souviens bien, votre ancêtre menuisier, c’est celui qui est arrivé à Ville-Marie sur le Saint-Nicolas (1653) . Il était du même voyage que mon ancêtre chaudronnier, Marguerite Bourgeoys, 152 autres hommes de métier et… 15 filles à marier. Vous et moi, nous devrions réclamer nos terres dans le Vieux Montréal ;-) En tout cas, cette traversée de nos ancêtres pourrait donner beaucoup de matériel à faire un bon film.

      Mon grand-père maternel avait son camp de bûcherons dans les Laurentides et ses fils, mes oncles, étaient bûcherons et draveurs. C’était dans les années 30 et 40.

    • @ teddybear

      Miou-Miou n’a pourtant pas chômé depuis La lectrice, film de 1988, avec plusieurs films à succès : La totale, Germinal, Un indien dans la ville, Le huitième jour, Mariages !, La science des rêves…

      Depuis 2000, elle a tourné dans 14 films et tourné pour la télévision. Deux autres films sont en préparation. Elle alterne merveilleusement bien dans ses derniers films la comédie (Une affaire de famille avec Dussollier un de mes acteurs préférés) et le drame (avec Les murs porteurs).

    • Et mon grand-père construisait des maisons sur le Plateau rue Garnier, après avoir quitté sa Gaspésie natale.
      Il y retournait régulièrement cependant, et la dernière fois il y mourut.

    • Dans mes bras, ma cousine ;-)

    • Votre cousine?… Estelle6 ou bedon moi?

    • Merci Kenoe…sais-tu si elle passe encore du temps au Lac Memphrémagog ?? il parait qu’elle venait souvent prendre du bon temps au Québec chez sa bonne amie Louise Forestier ;)

    • Je ne crois pas que le cinema francais aie encore sa place au Quebec.Avec le peu de nouveautes qu il produit, et le nombre de salles en operation chez nous, les faillites seraient nombreuses. Cependant, des irreductibles francophones du genre a GILLES PROULX continuent a crier contre la presence de films americains sur nos ecrans. Qu il se contente de revisionner son extraordinaire film LE PETIT LIEUTENANT.

    • @armandb

      réflexe de colonisé? Je ne crierai jamais contre la présence de films américains sur nos écrans. Mais le cinéma francais DOIT avoir sa place au quebec. J’adore le cinema Brittanique, Asiatique et Australien mais les francais sont nos cousins et la France est un des seuls endroits ou on peut encore expandre le box-office d’un film quebecois et vice versa.

    • Le cinéma français est un cinéma riche les sujets qui y sont abordés sont souvent oublier des autres production tant américaines que québécoise;il seraqit dommage de se priver de ce cinéma que je qualifie d’intelligent .

    • @ sapine

      Oups. estelle6. J’ai fait erreur.

    • Je ne pense pas que ce soit une question de cinéma français ou non…
      la question est plutôt le cinéma hollywoodien “simpliste-bons vs méchants + effets spéciaux” fera -t-il disparaître… le cinéma italien, le cinéma français…etc… tous les autres cinémas…

      le cinéma hollywoodien c’est une manière de traiter un sujet (de le caricaturer), c’est pourquoi il y a tant de “remake” les États-Uniens n’achètent pas un film étranger qui a connu du succès. Ils en achètent les droits afin d’en faire un traitement simpliste

      je profite des “festivals” pour aller voir des films d’Amérique latine et d’Afrique, et d’ailleurs… il y a de très bons films français… plusieurs ont été mentionnés (”Fauteuils d’orchestre” a été oublié…)

      le cinéma est en crise et la distribution par internet apportera des changements profonds…

      Les enfants des baby boomers québécois ont été nourris par “walt disneY-Orlando” aujourd’hui c’est leur référence mentale et culturelle… ils pensent que la culture c’est étatsunien et hollywoodien… c’est à dire simpliste et réducteur dans la majorité des cas

    • De grâce! Il y a encore de la place pour le cinéma français au Québec! Sinon, il ne nous restera que les films québécois et ça, ce n’est pas toujours un gage de qualité. Qu’on me comprenne : certains films québécois valent le déplacement, mais pas tous. Et certains films français valent le déplacement, mais pas tous. Mais de là à conclure à l’échec commercial et fermer le robinet, il y a une marge. Les films dits «grand public», comme Les Choristes, représentent quand même un cinéma de qualité. Est-ce que cela se compare à Cruising Bar 2? J’espère que non. Donnez-moi le choix, et je cours revoir Les Choristes…

    • @antoinepierpont
      «Les enfants des baby boomers québécois ont été nourris par “walt disneY-Orlando” aujourd’hui c’est leur référence mentale et culturelle… ils pensent que la culture c’est étatsunien et hollywoodien… c’est à dire simpliste et réducteur dans la majorité des cas»
      Permettez-moi de diverger, cher monsieur. J’en suis une, babyboomer, et comme la majorité de mes amis babyboomers, nos enfants ont été nourris par nos soins à la même culture que leurs parents, c’est-à-dire la culture française et européenne autant qu’américaine, et non pas seulement à la culture hollywoodienne. Enfin, je parle évidemment des babyboomers qui en ont une, de culture…
      D’autre part, j’aimerais signaler que le gouvernement du Québec, par le biais de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), subventionne les entreprises qui font la distribution de films étrangers au Québec, dont les films français. Je ne me souviens plus, cependant, de l’importance de l’enveloppe budgétaire affectée à cette «mission», mais M. Lussier a sûrement les contacts pour dégoter cette information en deux appels téléphoniques maximum…

    • @marie.de.montreal
      «Précisions: Si je me souviens bien, votre ancêtre menuisier, c’est celui qui est arrivé à Ville-Marie sur le Saint-Nicolas (1653) .»
      Si le Saint-Nicolas est arrivé le 20 octobre 1653, c’est exact, en plein dans le mille, bravo !

    • Je sors du cinéma nous sommes allé voir Bienveneu chez les ch’tis, et quel bons moments nous avons passé.

      En sortant je me suis dis qu’on allait trop voir de films américain et qu’on manquait vraiment quelque chose, on devrait voir plus souvent des films français.

      Comme c’était amusant, sympatique, drôle, bien fait et bon enfant. À voir absolument.

      Ce film me fait dire qu’aujourd’hui : oui, nous avons eu une très belle journée.

    • J’étais au Beaubien cet après-midi pour le même film. Un film tout à fait charmant, en effet, sans grandes surprises cependant, mais bien ficelé, et surtout très bien joué par les acteurs. Mais de là à comprendre que près de la moitié de la France se soit massée aux guichets…

    • Le cinéma français (ou européen), c’est pas seulement des films d’auteur ! Dans les années 60-70, lorsqu’on parlait de cinéma européen, on parlait de westerns spaghetti, de polars français et italiens, des films avec Belmondo, Delon et De Funes. Ces films etait très populaire ici, autant que les films américain. Mais il semble que depuis la fin des années quatre-vingt, pour l’élite culturelle d’ici, le cinéma européen se resume a des films d’auteurs avec comme résultat que des tas de gens sont convaincus que tous les films Europeens sont des films plattes. C’est dommage car la plupart des films français qui ont du succès en France (et internationalement) ne sont pas des films d’auteurs.

    • @zippoqc66 : Vous êtes trop drôle avec votre allusion sortie de nulle part à l’excellent comédien Paul Preboist !! :-))

      Il était tordant dans le rôle du reporter sensationnaliste du film SUR UN ARBRE PERCHÉ (décrivant avec pathos les événements dramatiques)

      «Et ils tournent, et ils tournent, et ils tournent …» :-)))))

    • J’étais au cours des années 1970 et 1980 une inconditionnelle du cinéma français. Plus maintenant. Je perds une grande partie des paroles : débit trop rapide et articulation défaillante (oh, suis-je contente d’écrire cela – la revanche est douce…) Louise – Gatineau

    • Plusieurs facteurs explique le déclin du cinéma français.
      - Les chaînes généralistes qui ne passe à peu prêt que des films américains, des séries américaines et aucune emission culturelle digne de ce noms, ce qui conditionne la palette du Québécois moyen.
      - La frilosité des géants du cinéma, ils ne distribuent que s’ils sont certain de faire beaucoup de $.
      - La tendance très nombriliste omniprésente au Québec exemple: Doublage VQ au lieu de VF, même pour Lucky Luke, qui était déjà en français!
      - Le zonage de DVD. Même si tu veux un film et que tu le commande sur un site français, impossible de le lire donc, repertoire quelque peu limité.

      Les films, c’est comme la musique: Plus tu fais passer une chanson souvent à la radio, plus les gens vont aimer, même si c’est de la pourriture.

      Si le cinéma français, et eventuellement québécois, veut se faire la part belle, il faudra avoir beaucoup plus d’exposition, en salle, au club vidéo, à la télé et aussi, sur internet.

    • @tijocamaro

      Ils ont traduits Lucky Luke en québécois? Wow j’allais défendre les doubleurs en disant que réclamer le droit de doubler ici, les films américains distribués ici était légitime mais j’avoue que doubler un film francais en québécois est assez injustifié. Si on ne connaît pas les expressions, on est mieux de les apprendre plutôt que de se les traduire ad vitam.

      Vrai également concernant le zonage, je ne suis jamais parvenu à trouver une copie DVD de DELICATESSEN en amerique(r1). Et ce n’est pas par manque de recherche.

    • @ vicoddin

      En principe, le DVD de DELICATESSEN devrait être mis en marché au Québec dès le 26 août. Il est édité par Maple Pictures. Source: Dvdenfrancais.com

    • Aaah!! Quelle bonne nouvelle! J’en avais presque fait mon deuil ! Comme le dit Woody Allen à la fin de son “Hollywood Ending” “Thank God the French exist :)” ! À ce propos, je sais que ce n’est pas un film français mais je suis egalement très excité par le Babylon A.D de Kassovitz qui s’en vient. On parle souvent de “la grosse machine américaine” mais on oublie qu’Hollywood est constitué de gens qui proviennent du monde entier.

    • @1genesis
      Long, mais je ne suis pas adepte des relectures de commentaire. Toutefois, votre commentaire demontre que j’aurais du prendre moins de points pour acquis et elaborer plus longuement.

      “Ne le dis à personne, un roman Harlequin?”

      Jamais, si vous prenez le temps de lire adequatement, je ne dis que les films SONT est un roman harlequin? Je dis que les titres SONNENT comme des roman harlequin. A aucun endroit je ne specifie avoir vu les films mentionnes, je parlais uniquement de l’impact du titre des films et de l’impression qu’ils laissent. Si une confusion a ete cree, je m’en excuse. Toutefois, ne vous en deplaise, l’impression du titre est la premiere, et probablement la seule, attention que recoivent les films, toute nationalites confondues, au Quebec.

      Et avant de dire que je ne sais pas de quoi je parle, vous devriez lire plus attentivement et commencer a comprendre que le cinema n’est plus une question de 3e art et de jeu de grand acteur, mais bien une question de marketing et de consommation. Et a ce niveau, votre comparaison de “meme les effets speciaux” sur les nouveaux Star Wars montrent que VOUS ne savez pas de quoi vous parlez etant donne que c’est EXACTEMENT ce que recherche la societe moderne dans le cinema.

      Pour que le cinema francais perce au Quebec, il faut arreter de penser art et penser marketing dans une societe hautement consommatrice. La pluspart diront, avec raison, que ce serait la mort du cinema francais: a chacun son style. Toutefois, il est facile de faire une grande amelioration au niveau de la perception uniquement en travaillant sur les titres des films:

      Ne le dis a personne:
      “The pediatrician Alexandre Beck misses his beloved wife Margot Beck, who was brutally murdered eight years ago when he was the prime suspect.”

      Changez le nom pour “Suspect principal” et vous aurez une amelioration au niveau de la perception des gens, et donc de l’engouement pour aller le voir. Prenez le dernier Indiana Jones et apellez le “La jungle sud-americaine” et vous verrez son audience diminuer grandement.

      Si vous croyez encore que seul le contenu de l’art permettent a un film de tirer son epingle du jeux, c’est que vous ne connaissez pas assez bien la societe dans laquelle vous vivez vous-meme. Si ce qui vous importe le plus dans un film est le beau jeux d’acteur style francais, alors bravo, et j’espere sincerement que vous adorez, moi personellement j’ai deteste a chaque essai. Mais ne vous en deplaise, le cinema est un art, et tout comme l’architecture, la peinture, la sculpture et la musique, ce ne sont pas les artistes eux memes qui definissent l’art, ce sont ceux qui le consomment. A ce jeux, Hollywood, ses explosions et ses histoires creuses represente ce que la societe moderne concidere comme de l’art visuel: une histoire moyenne, des effets speciaux partout et de histoires d’amours du style “Hey nice shoes, my home or your home?”. Presenter un film qui laisse une IMPRESSION premiere de film a l’eau de rose n’est pas du tout vendeur.

      Et a ce niveau, c’est la perception de “l’art” entre le Quebec et la France qui cree que ce type de film se meurt, et continuera a mourir, au Quebec. Tant et aussi longtemps que les francais ne travailleront pas leur marketing, jamais la perception de l’art ne changera du style Hollywood au style Paris.

    • C’est comme pour les bandes-annonces des films, les “previews” des films francais ou québécois sont d’un ennui comparer aux Américains, ca donne pas le gout vraiment d’aller voir leurs films, mais bon..y parait que ca coute cher produire une bande-annonce

    • Si la Cruella a fait tout un tabac, c’est tout simplement parce qu’elle était super sans plus. J’ai bien hâte au Nouvel Harry Potter. Pas vous?

    • @ wiztix

      Je partage dans l’ensemble votre point de vue à un détail près l’exemple que vous donnez, le titre du film Ne le dis à personne.
      Le titre est en l’occurence très bien choisi. En effet il s’agit de l’adaptation du livre d’Harlan Coben du même nom (No tell one). L’auteur a du succès en France, premier marché du film, il aurait donc été idiot de se priver de ceux qui apprécient l’auteur et ont aimé le livre en en changeant le titre.
      Je reste persuadé par contre que le marketing est une des pierres angulaires du succès d’un film, la promotion par les acteurs, par les bandes annonces, un sujet porteur… Et dans ce domaine la supériorité est clairement hollywoodienne, les budgets de promotion des films y sont largement hors de portée du cinéma français sauf exception.
      Le bouche-à-oreille qui échappe à cette logique peut aider aussi au succès pour peu que l’on laisse du temps au film de se faire une place.

    • Sur la question des doublages, je ne vois pas le problème. Les films québécois quand ils arrivent sont souvent repris en version française, histoire de mieux coller au public qui pourrait être dérouter par l’accent ou les expressions, quoi qu’on en dise il y a bien des différences linguistiques entre les deux rives.

    • Si les films français ne jouissent pas d’une très grande distribution en salles ordinaires, il y a quand les nombreux festivals de films au Québec et à Montréal qui en présentent un nombre important. Il y a même un festival montréalais qui se consacre uniquement aux films français: Cinemania.

      J’ai commencé à aller à Cinemania lorsque c’était encore au Musée des Beaux-Arts. Le fait qu’ils sont maintenant rendus à l’Impérial qui est tout de même une plus grande salle prouve qu’il demeure à ce jour un intérêt marqué pour le film français au Québec.

    • Je suis tout à fait d’accord avec 7emeart !
      D’origine française, j’ai longtemps souffert de ne pas retrouver le plaisir de cinéphile que j’avais dans mon pays. J’ai renoué avec mon amour du 7ème art français grâce à Cinémania et j’y ai même rencontré d’autres amoureux de films francophones (d’origine québécoise cette fois-ci) avec qui je garde le contact et je sors régulièrement pour aller au cinéma.

      Je pense que le cinéma francophone au sens large souffre d’une absence de promotion dramatique dans notre pays et que c’est plus par ignorance de ce qui est distribué que par manque d’intérêt que le cinéma français est boudé.
      Allez faire un tour du côté de Cinémania et arrêtons un peu de faire des distinctions immatures entre cultures pour vanter plus souvent le talent du cinéma francophone au sens large.

    • Que le cinéma francais ne soit pas polulaire au Québec ne m’étonne pas; ce n’est pas donné à tous d’apprécier un scénario exempt de bavardages inutiles comme dans les films américains. C’est ce que j’aime des films francais, on y parle pas toujours beaucoup mais ce qu’on y dit (ou qu’on ne dit pas) est pertinent. Ceci dit, je suis heureuse de lire des commentaires d’autres fans du cinéma francais au Québec. Je vis en région éloignée. Inutile de vous dire qu’il n’y a pas beaucoup de films francais au dépanneur du coin (7 kilomètres de chez moi). À quand un club video de film francais sur Internet!!!

    • Je suis d’accord avec votre diagnostic et cela peut s’expliquer.Je suis allé
      voir “la graine et le mulet“ dimanche dernier et savez vous que beaucoup de gens sont sortis avant la fin.Je crois comprendre que ce film
      était d’une telle densité au plan du scénario et des personnages que beaucoup de Québécois ne suivent pas.Peut-être la différence de culture
      et de langage.Personnellement,la diction des jeunes acteurs français me
      force à abandonner.merci! J-Claude Lafontaine

    • Il y des dizaines de films français qui n’ont jamis pris l’affiche au Québec et on a trop souvent l’impression, à part quelques perles, que ce sont les navets du cinéma français qui arrivent ici. je peux en parler je vais en France au moins deux fois par an et j’ahabite ici depuis 8 ans.
      Par ailleurs une chaîne télé comme Télé-Québec, que j’appelle plus volontier Télé-Quétaine véhicule allègrement les poncifs : en ce moment elles nous repasse en grande pompe Le petit monde de Don Camillo !! (le navet des navets ) On se moque de nous !!! ( soit disant télé publique (je dis ça parce que la différence avec TVA ou l’ex TQS est de plus en plus faible) alors qu’une chaine publique devrait avoir l’obligation dans son mandat de programmer des films autres que des séries idiotes ( Jack Bauer ) ou la énième rediffusion des memes navets d’années en années (le plus souvent doublés et américains, qu’on peut d’ailleurs trouver facilement au club vidéotron du coin) alors qu’elle devrait promouvoir la culture,il y a tous les films de l’ONF à programmer pour faire connaitre les grands cinéastes Québecois et canadiens au spectateurs les plus jeunes !!!! la nouveauté, faire découvrir des films, des docus, des téléfilms, qu’il soient Belges Allemand ou Italiens, etc mais au lieu de ça elle nous balance Belle et Bum et Ramdam !!! du pur Quétaine, alors qu’il existe des milliers (des millions ??) de films de fictions ou documentaires en français et pas forcémment francais d’ailleurs qui ouvriraient l’esprit des Québecois

      Ce la dit heureusement que certains cinéma font un effort : je pense au cinéma du Parc, à l’ex-centris ou à la formidable cinémathèque Québecoise.

      L,effort devrait maintenet être fait par les chaines PUBLIQUES : RC et TQ
      Car Radio-Trallala est tombé bien bas et Télé-Quétaine est en train de la suivre elles devraient participer à l’effort de guerre de la distribution en salle en préachetant les droits de fiffusion sur leurs canaux par la suite !

    • D’accord avec ericarmandson pour ce qui est du répertoire cinéma que l’on nous présente à TéléQuébec, et les autres chaines aussi. Déjà j’écoutais davantage TeleQuebec, maintenant la programmation ne m’intéresse plus, très peu des autres chaines non plus. Et je ne suis pas sure que leur cote d’écoute ait augmenté malgré les changements à leur programmation. La télé en générale est devenue inintéressante et ennuyeuse. Une petite surprise au tableau, le cinéma de soirée sur la chaine TFO, on y présente souvent de meilleurs films que sur les chaines québécoises. On ne peut pas plaire à tout le monde, c’est vrai, mais c’est évident ques nos chaines télé ont de gros efforts à faire pour augmenter la qualité de leur programmation.

    • Heureusement que grâce à madame Teitelbaum, nous pouvons assister
      au Festival Cinémania. Depuis sa création,j’ai assisté à des films fran¢ais
      inoubliables. Merci aussi à l’EX Centris, au cinéma Beaubien et au cinéma
      du Parc. Pour moi, le cinéma fran¢ais demeure l’un des meilleurs au
      monde.

    • >

      Vous faites erreurs cher monsieur. Ce ne sont pas les spectateurs qui délaisse le cinéma français, ce sont les distributeurs. Les Guzzo et les Famous Players à la con.

      Que faudrait-il pour que le cinéma français retrouve sa popularité?

      1- Que nos croniqueurs continuent à nous faires connaitres les productions

      2- Que ces productions soient adéquatement distribué dans les salles du Québec et que nous n’ayons pas à nous déplacer à l’Exentris de Montréal ou au Cinéma Pine de Ste-Adèle qui sont à l’autre bout du monde.

    • Avis à tous

      Ma politique est de laisser les gens s’exprimer en toute liberté sur ce blogue. Cela dit, je ne peux tolérer les propos diffamatoires. En conséquence, je me réserve le droit de supprimer les passages litigieux de certains commentaires quand cela est nécessaire.

    • @fruitloops

      Je crois que vous avez assez bien résumé la question.

    • J’aimerais ajouter que le cinéma français est souvent glorifié aveuglément par une certaine pseudo-élite intellectuelle, convaincue que chaque bavardage du cinéma français est un trésor de pertinence. Qu’il faut souffrir dans certains cas de ses titres affreux et esthétiques vieillotes.

      Je crois que ce phénomène nuit au cinéma français.

      Oui, on peut aimer Batman, trouver que Lady Chatterley est d’un ennui total et être en même temps capable de réflexion. J’ose affirmer que c’est mon cas.

      Ça ne m’empêche pas d’aimer le cinéma français, les films lents et contemplatifs (autres que Lady Chatterley), tout comme les blockbusters américains.

    • Si j’arrivais au moins à comprendre ce qu’ils disent. Pourquoi les prises de son sont-elles si mauvaises dans les films français? Et puis moi des dialogues filmés, ça m’ennuie, je n’aime d’ailleurs pas Ingmar Bergman pour cette raison.

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