Marc-André Lussier

Marc-André Lussier - Auteur
  • Le blogue de Marc-André Lussier

    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
  • Lire la suite »

    Partage

    Mercredi 30 avril 2008 | Mise en ligne à 15h55 | Commenter Commentaires (6)

    Quand en dit-on trop?

    L’une des premières choses qu’apprend un journaliste qui couvre le domaine du cinéma est de ne pas trop révéler les éléments que contiennent les intrigues des films dont il parle. Même en prenant d’infinies précautions, certains lecteurs nous reprochent – et pas toujours de façon très  élégante – d’en dévoiler toujours trop.

    En écrivant les reportages sur Maman est chez le coiffeur la semaine dernière (la fiche du film est ici), j’ai emprunté je ne sais plus combien de détours pour en dire le moins possible sur un détail très précis du récit, révélé très tôt dans le film il est vrai, mais quand même assez fort pour faire son effet auprès du spectateur. D’autant plus que cet aspect jette un éclairage particulier sur la crise familiale qui en découle.

    Or, voilà que j’entends la réalisatrice Léa Pool et la scénariste Isabelle Hébert parler ouvertement de cet important détail au cours d’une entrevue accordée à Christiane Charette aujourd’hui. J’avoue avoir été un peu surpris.

    À partir de quand dévoile-t-on trop d’une histoire?

    Vous trouverez ici un lien qui vous mènera à cette entrevue.


    • Moi ça ne me surprend pas du tout ! Déjà que les bandes-annonces révèlent BEAUCOUP TROP de détails, au point d’avoir l’impression qu’on vient de voir ledit film résumé en 1 minute ! C’est assez pour m’enlever le goût d’y aller !

      (Si je prends un exemple assez vieux pour que ce que je révèle ne dérange plus personne : à l’époque de la sortie du film RANSOM avec Mel Gibson, la bande-annonce révélait LE détail-clé du film qui le rendait assez original, c’est-à-dire que le protagoniste REFUSAIT de payer la rançon exigée pour son fils et la transformait même en une récompense pour quiconque retrouverait les kidnappeurs !! Expliquez-moi pourquoi je serais ensuite allé payer $10.00 pour me faire raconter une histoire dont on m’avait déjà vendu le punch ?? (Même chose pour les bandes-annonces de comédies qui nous montrent les meilleurs gags en l’espace d’une minute !! Ridicule !)

    • Au moins le titre des films essaie encore de ne pas tout révéler. Vous imaginez un peu si le titre de “The Others” avait été “They Are the Dead Ones”? Ou si le titre de “Ocean’s Eleven” avait été “The Staged Robbery That Actually Succeeds”?

    • Moi j’évite maintenant d’écouter tout ce qui est plus long qu’un teaser de 15-20 secondes.

    • Quand on commence à se poser la question…. :0)

    • J’ai aussi entendu Isabelle Hébert parler (trop) du film chez Christiane Charette. Quel dommage. Je crois que c’est son inexpérience des entrevues qui lui a fait commettre cet impair.

      Ceci étant dit, le film “Maman est chez le coiffeur” semble très intéressant de plusieurs points de vue. L’histoire elle-même, la musique, les costumes, les acteurs dont Arcand le magnifique (je vais tout voir de lui), Bonnier et la petite “Aurore” quelques années plus tard…

      Maman est chez le coiffeur? Voyons voir de quel bois il se chauffe, le coiffeur.

    • Ben… moi je suis allé voir ce film en me basant sur la même entrevue (Mme Charette) et j’avais en tête qu’être assis dans la sale ça allait à peu près comme être assis dans un hamac au chalet. Mais ça marche pas de même, ç’a l’air.

      A-Le chalet de Léa Pool. Les enfants sont en vacances, non? Ils sont les seuls à l’être, on dirait. Les parents sont pris dans un tas d’emmerdes insupportables. Tant le mec que la “maman” sont tiraillés par les mauvaises fréquentations des enfants : M. Mouche, le vieux pêcheur, l’autre folle qui habite dans le taudis, etc.

      Les vacances au chalet sont pas une sinécure. On est “isolés” du monde de force, ici, c’est pire qu’un monastère, c’est suffocant comme la jungle. Et puis, au milieu du film, on se surprend à se voir regarder un film à voir un mec faire la vaisselle avec des enfants dans le chalet.

      B-Parfums d’Autriche
      Il y a un peu de tout dans ce film et on ne sait pas dans quel pays on est, des fois. Est-ce que les enfants de tous les pays passent tous les mêmes vacances? Pêchent-ils tous et nourrissent-ils tous des grenouilles?

      C-Le coiffeur: pas vu de coiffeur.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • publicité

  • Calendrier

    juillet 2014
    L Ma Me J V S D
    « juin    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives

  • publicité