Marc-André Lussier

Jeudi 28 avril 2016 | Mise en ligne à 19h57 | Commenter Commentaires (6)

L’Excentris est mort. Et maintenant, quoi ?

Excentris - 1

Photo : Hugo-Sébastien Aubert (La Presse)

On s’y attendait mais c’est maintenant officiel. Excentris est mort de sa belle mort. Il tombera sur la loi de la protection de la faillite jeudi prochain et le complexe qui l’abrite sera vendu. Ce dénouement clôt tristement un feuilleton qui dure maintenant depuis plusieurs années. Et met un terme à une aventure amorcée en 1999, laquelle aura su rallier les cinéphiles montréalais, du moins au cours de ses premières années d’existence.

Vous pouvez lire tous les détails de l’histoire dans l’article qu’a signé mon collègue Hugo Pilon-Larose, de même que dans celui qu’a écrit Odile Tremblay, du Devoir.

Dur coup pour le cinéma d’auteur. Qui, de façon urgente, a besoin d’un endroit de diffusion approprié pour se faire valoir (et se faire apprécier des cinéphiles allergiques aux grands complexes multisalles). L’espoir – mince j’en conviens – réside quand même dans le fait que MK2, le groupe français d’exploitants de salles qui vient de se retirer du projet de relance d’Excentris, resterait quand même intéressé à faire des affaires chez nous. Il chercherait présentement un autre endroit à Montréal pour construire un nouveau complexe.

On se croise les doigts pour le centre-ville, là où le cinéma d’auteur est pratiquement interdit de cité. Oui le Cinéma du Parc, oui la Cinémathèque québécoise (et sa nouvelle politique de présenter certains films en programme régulier), oui le Quartier latin (pas toujours), oui le Cineplex Forum et ses quelques films internationaux sous-titrés en anglais. Mais il faut beaucoup plus que ça. Il faut un complexe qui, d’une certaine façon, reprendrait un peu le mandat qu’avait Le Parisien dans ses belles années. Il faut aussi un complexe au centre-ville capable de servir une clientèle francophone à l’ouest du boulevard Saint-Laurent. Cela dit, la question est maintenant de savoir si un projet comme celui-là serait encore viable à une époque où le monde de la distribution est en profonde mutation. L’exploitation en salles du cinéma d’auteur a-t-elle encore un avenir dans la métropole québécoise ?

En attendant de faire notre deuil d’Excentris, il est quand même permis de rêver un peu.

Relance d’Excentris : MK2 se retire, Cinéma Parallèle fait faillite (Hugo Pilon-Larose)

Le complexe Excentris tombe au combat (Odile Tremblay)

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Mardi 19 avril 2016 | Mise en ligne à 6h10 | Commenter Commentaires (2)

Kim Nguyen et Sophie Nélisse à la Quinzaine

Quinzaine - Affiche

Dernière section du Festival de Cannes à afficher ses couleurs, la Quinzaine des réalisateurs propose un programme alléchant, dans lequel on retrouve notamment les dernières offrandes de Marco Bellochio, Joachim Lafosse, Pablo Larrain, Laura Poitras, Alejandro Jodorowsky et Paul Schrader. On vient aussi de confirmer la sélection du nouveau film de Kim Nguyen, Two Lovers and A Bear.

Pour le cinéaste québécois, il s’agira d’une toute première présence sur la Croisette. Après Rebelle, dont la carrière a commencé à la Berlinale pour se poursuivre ensuite jusqu’aux Oscars, le réalisateur du Marais et de Truffe s’est consacré à un documentaire (Le nez), de même qu’au tournage de ce drame tourné en partie dans le Grand Nord, à Iqaluit. L’actrice canadienne Tatiana Maslany (Orphan Black) et l’acteur américain Dane DeHaan (Life) sont les têtes d’affiche de ce film de langue anglaise, produit par la société Max Films, que dirige Roger Frappier.

Par ailleurs, Sophie Nélisse aura aussi l’occasion de se rendre à Cannes. L’actrice québécoise est en effet la tête d’affiche de Mean Dreams, un thriller canadien qu’ont également retenu les sélectionneurs de la Quinzaine. Réalisé par Nathan Morlando (Edwyn Boyd), ce film met aussi en vedette Bill Paxton et Colm Feore.

Prestigieuse section parallèle du Festival de Cannes, la Quinzaine des réalisateurs a souvent offert une place de choix au cinéma québécois. Depuis dix ans, Philippe Falardeau (Congorama), Xavier Dolan (J’ai tué ma mère), Denis Côté (Carcasses), Denis Villeneuve (Polytechnique) et Stéphane Lafleur (Tu dors Nicole) ont eu l’honneur d’y être sélectionnés. En 1986, Denys Arcand a lancé à la Quinzaine Le déclin de l’empire américain et y remporta le prix de la critique internationale.

Toutes les annonces sont maintenant faites. Trois films québécois ont l’honneur d’être invités au bal : Juste la fin du monde de Xavier Dolan en compétition officielle ; Two Lovers and A Bear à la Quinzaine des réalisateurs; et le court métrage de François Jaros – Oh What A Wonderful Feeling – à la Semaine de la critique.

Longs métrages sélectionnés à la Quinzaine des réalisateurs :

Fai bei sogni de Marco Bellocchio (film d’ouverture)
Divines d’Ouda Benyamina
L’économie du couple de Joachim Lafosse
L’effet aquatique de Solveig Anspach
La pazza gioia de Paolo Virzì
Ma vie de courgette de Claude Barras
Mean Dreams de Nathan Morlando
Mercenaire de Sacha Wolff
Neruda de Pablo Larraín
Psycho Raman d’Anurag Kashyap
Risk de Laura Poitras
Tour de France de Rachid Djaidani
Two Lovers and a Bear de Kim Nguyen
Les vies de Thérese de Sébastien Lifshitz
Wolf and Sheeps de Shahrbanoo Sadat
Fiore de Claudio Giovannesi
Poesía sin fin d’Alejandro Jodorowsky
Dog Eat Dog de Paul Schrader (film de clôture)

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Semaine critique 16 - Affiche

Le visage de La Semaine de la critique : Jessica Chastain

Le nouveau court métrage de François Jaros, intitulé Oh What A Wonderful Feeling, a été sélectionné à la Semaine de la critique, la plus ancienne des deux sections parallèles du Festival de Cannes.

Produit par la société La boîte à Fanny, qui produit en outre les films de Chloé Robichaud, ce film met en vedette Karelle Tremblay, Frédérike Bédard, Ellen David, Catherine Hughes, Tania Kontoyanni, Patrice Beauchesne et Louis Negin.

François Jaros s’est démarqué au cours des deux dernières années en remportant coup sur coup le Jutra du meilleur court métrage en 2015, grâce à Toutes des connes, et le Prix du meilleur court métrage au Gala du cinéma québécois de 2016, grâce à Maurice.

On dit de Oh What A Wonderful Feeling qu’il «immerge le spectateur dans un univers singulier, inquiétant et allégorique».

Vous pouvez jeter un coup d’oeil sur l’ensemble de la sélection en cliquant sur ce lien :

Site officiel La Semaine de la critique.

Charles Tesson, le délégué général de la Semaine de la critique, explique ses choix :

Lien YouTube.

Compte Twitter : @MALussier

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