

L’équipe du film Le passé (Asghar Farhadi)
(Photo : AFP)
Beau temps pour aller aux vues comme dirait l’autre. Je sais que ne ferai pleurer personne, mais le plus grand sujet de conversation à Cannes ces jours-ci reste le mauvais temps. Il pleut tout le temps. Et pas qu’un peu. Remarquez, je préfère de loin fréquenter les salles obscures quand il ne fait pas beau. Mais là, on arrive à tous nos rendez-vous trempés jusqu’aux os.
Au quatrième jour du 66e Festival de Cannes, nous sommes toujours en attente d’un premier coup de coeur. Dans la compétition, Le passé, magnifique film d’Asghar Farhadi, a une longueur d’avance sur tous les autres. Cela dit, Une séparation était tellement grandiose qu’il était difficile pour Farhadi d’atteindre le même niveau. Le passé est peut-être un cran en dessous du film qui l’a précédé, mais affiche néanmoins d’exceptionnelles qualités. Qui le placent d’emblée au-dessus de la mêlée.
Sinon, perplexe à propos du Ozon, surpris par Jia Zhangke (qui change complètement de registre avec A Touch of Sin), et déçu (très) par Hirokazu Kore-eda.
Au programme de la compétition ce week-end : Inside Llewyn Davis (Ethan et Joel Coen), Borgman (Alex van Warmerdam), Shield of Straw (Takashi Miike), et Un château en Italie (Valeria Bruni Tedeschi).
Un coup de coeur imminent ?
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