Sur la route du Mississippi

BLOGUE
À la veille des élections américaines, la journaliste Isabelle Audet et le caméraman Frédéric Guiro parcourront la vallée du Mississippi du nord au sud, à la rencontre des Américains. Un projet interactif, ouvert au public.

Sur la route du Mississippi

Sur la route du Mississippi - Auteur
  • Isabelle Audet

  • Lire la suite »

    Partage

    Samedi 20 octobre 2012 | Mise en ligne à 13h30 | Commenter Commentaires (13)

    Nouvelle-Orléans: une nuit en boîte

    Katey Red

    Katey Red

    Isabelle Audet

    Nous avons posé hier soir nos bagages dans le dernier gîte de notre périple. Nous séjournerons ici, dans cette magnifique maison victorienne de la Nouvelle-Orléans, jusqu’à notre départ pour Montréal, lundi.

    Coup de coeur pour cette ville à la fois belle et chaotique, et qui sait (définitivement) faire la fête. Nous sommes arrivés par les bayous, en fin d’après-midi ce vendredi. Une route superbe, avec le soleil qui miroite dans l’eau.

    Nous avons presque immédiatement filé vers notre premier rendez-vous.  Et quel rendez-vous! Nous avons passé la soirée et une partie de la nuit avec l’inimitable Katey Red, star du sissy bounce, un style musical qui a retenu notre attention. En Nouvelle-Orléans, des artistes noirs, et transsexuels, ou encore gays, attirent des foules immenses en déboulonnant les critères machos du hip hop. L’objectif de leur musique: amener le public à se déhancher comme rarement on a vu un public se déhancher. Et ça fonctionne. Gays, hétéros, noirs et blancs fusionnent sur la piste de danse. Au diable les stéréotypes. Un terrain neutre dans un État, encore une fois, très conservateur. Un style qui fait aussi du chemin, et qui sort peu à peu de la Louisiane.

    Voilà le sujet que nous allons fouiller au cours des prochains jours!

    **

    Enfin, comme nous en sommes à la dernière étape, nous étions curieux de savoir combien nous avons avalés de kilomètres depuis le départ…

    Milles au compteur de notre Dodge au départ: 45 308.

    Milles au compteur maintenant: 48 075.

    Total: 2767 miles.

    C’est 4453 kilomètres, et il nous en reste encore quelques dizaines à ajouter d’ici lundi, avant de quitter pour l’aéroport. C’est un calcul sommaire, mais j’estime que nous avons passé environ 50 heures dans la voiture. Sans compter les nombreuses fois où nous nous sommes garés devant des chaînes de restauration rapide, ou des cafés pour utiliser la connexion internet. Autant d’heures à taquiner Fred avec des tubes des années 80 et 90. Mille et un plaisirs coupables sur la radio satellite, le son dans le tapis («I don’t wanna miss aaaaaaa thiiiing…»). Il vous dira qu’il a eu envie d’appeler à l’aide, mais j’ajouterai qu’on a eu un plaisir réel à faire cette route. Et à découvrir des États qui défraient peu la manchette.

    Il nous reste deux jours à faire en Louisiane. Ensuite, retour à Montréal. Notre samedi sera entièrement consacré à notre reportage, mais nous espérons pourvoir honorer une de vos suggestions de restaurants ce dimanche soir.

    Je retourne à nos montages, et je vous laisse sur cette chanson de Joplin que j’écoute en boucle depuis deux jours.


    • Je vous suggère l’excellent restaurant Cochon sur Tchoupitoulas.

    • Me & Bobby McGee ….bibi fumait beaucoup de pot à l’époque. Sans parler de l’acide et du hash. On s’amusait beacoup à l’époque. C’était avant l’arrivée de Reagan et de la religion. Icite de la garde montante et de la rectitude politique
      Cöté musique, les années 70 demeureront la meilleure décennie du siècle. Et de loin. Dieu qu’on est loin de Marie-Mai et de Liza Leblanc!

    • C’est noté! Si on a le temps, on y va! Le nom de la rue a d’ailleurs attiré mon attention plus tôt aujourd’hui…

    • la maison de Zenon Trudeau, un cousin lointain de notre Pierre-Elliot
      Les Trudeau ont marqué l’”histoire de la Louisiane.

      http://www.louisianadigitallibrary.org/cdm/singleitem/collection/FJC/id/342

    • Vous dites: “Et ça fonctionne. Gays, hétéros, noirs, blancs fusionnent sur la piste de danse. Au diable les stéréotypes…”. Je comprends bien pour les noirs et les blancs, mais comment faisiez-vous pour ainsi déterminer l’orientation sexuelle des danseurs? Je suis curieux…

    • @totof: En discutant avec eux, tout simplement.

    • @ nousnoune: Intéressant! D’ailleurs, en fouillant ce que vous apportez comme information, j’ai découvert que le cinquième maire de l’histoire de la Nouvelle-Orléans est un dénommé Charles Laveau Trudeau. On lui doit notamment le carré Lafayette.

    • Profitez-en pour aller écouter pour moi un orchestre de dixieland, genre de musique que j’aime bien. ;)

    • Charles était le frère de Zénon

      http://www.geni.com/people/Zenon-Trudeau/6000000002300518511

      Zénon est l’arrière-arrière-grand-père du célèbre caricaturiste Gary Trudeau. C’est votre collègue Laflaque qui va être content d’apprendre cela

    • @ nousnoune (commentaire «21 octobre 2012 08h26») :

      Le caricaturiste Gary Trudeau est aussi le petit-fils d’Edward Livingston Trudeau (1848-1915), médecin célèbre de l’état de New York, qui a consacré sa vie à combattre la tuberculose, et font le laboratoire (maintenant connu sous le nom de Trudeau Institute) est situé dans la charmante communauté de Saranac Lake, près de Lake Placid, dans les Adirondacks :

      http://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Livingston_Trudeau

      http://en.wikipedia.org/wiki/Trudeau_Institute

      J’ai lu récemment que Gary Trudeau va à Saranac Lake à chaque année afin de participer à un colloque ou festival sur les arts populaires.

      Edward Livingston Trudeau était quant à lui le fils de James de Berty Trudeau fils (1817-1887), lui aussi médecin, qui, comme bien des Louisianais, a servi dans l’armée confédérée (sudiste) lors de la Guerre civile des États-Unis, ou Guerre de Sécession (1861-1865).

      Dans son ouvrage «Mémorial de Canadiens français aux USA» (Septentrion, 2003), Robert Prévost a écrit ce qui suit à propos de James de Berty Trudeau fils :

      « Ami de l’ornithologiste et peintre Audubon, il lui fournit de précieuses indications, dessinant lui-même des oiseaux. »

      « Commandant général de la légion de La Nouvelle-Orléans en 1861, il fut l’auteur d’un ouvrage portant sur la défense de la ville. Brigadier général dans l’armée des Sudistes, il fut fait prisonnier en 1863. Après la guerre de Sécession, il exerça sa profession à La
      Nouvelle-Orléans jusqu’à son décès en 1887. »

      Voici un lien qui mène à une description du livre de Robert Prévost, sur le site de l’éditeur Septentrion :

      http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=352

      Salutations distinguées à nos deux grands voyageurs, ainsi qu’à ceux et à celles qui fréquentent ce blogue…

    • @cotenord_7: re-bienvenue parmi nous!

    • Prendre l’autobus sur la rue St-Charles à New Orleans. Tout en admirant le beau quartier, se rendre au parc pour flaner au le bord de l’étang et s’asseoir sur une immense branche d’un live oak qui rase le sol. Ne pas oublier la caméra car c’est un souvenir unique!

    • @HGinette: on a la chance de dormir dans un gîte de la rue Saint-Charles. Je partage vos impressions!

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

    Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    octobre 2012
    D L Ma Me J V S
    « sept    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • publicité