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Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 11 août 2015 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Commentaires (3)

Ranger: maudit argent!

(photo Le Nouvelliste)

Andrew Ranger est rien de moins qu’un pilote d’exception. (photo Le Nouvelliste)

Encore une fois, Andrew Ranger a démontré qu’il est capable d’avoir du succès avec n’importe quel bolide et dans n’importe quelle catégorie. Vraiment, la performance qu’il a livrée en rallycross au Grand Prix de Trois-Rivières est impressionnante.

J’ai parlé à Andrew jeudi matin avant qu’il ne quitte pour son deuxième week-end d’action en Mauricie. Il était content, mais il n’avait aucune idée dans quoi il s’embarquait. Il ne savait pas grand-chose au sujet de la voiture qu’il allait conduire ou des règlements de la série RX Lites de rallycross. Bref, il ne s’attendait pas à des miracles.

Mais voilà, Ranger, c’est Ranger. Non, ce n’est pas la première fois qu’il nous fait le coup. Rappelons-nous seulement sa première participation en carrière à la série Camping World Truck de NASCAR, en septembre dernier, alors qu’il avait ramené une étonnante et brillante cinquième place.

On en parle souvent entre journalistes de tout le Canada lors des différents événements de sport automobile que l’on couvre. Ranger a un talent fou, il est rien de moins qu’un pilote d’exception. Donnez-lui une voiture qui a le moindrement de l’allure et il va l’amener à bon port, c’est garanti. Et il vient une nouvelle fois de le prouver.

J’aime le sport automobile, vous le savez. Mais je le déteste autant que je l’aime. Pourquoi ? Parce que l’argent, le maudit argent, y prend trop de place. Parce qu’un pilote comme Andrew Ranger, malgré tout le talent qu’il possède, n’a pas encore eu une véritable chance en série XFinity ou en Coupe Sprint de NASCAR simplement parce qu’il n’est pas capable d’avancer les centaines de milliers de dollars que ça prend pour faire une saison complète.

Ranger a déjà des discussions sérieuses avec des écuries de pointe de NASCAR aux États-Unis. Reconnaissant le talent du pilote, les écuries en question étaient prêtes à faire leur bout de chemin ($$$), mais encore fallait-il que le Granbyen fasse le sien. Et il n’a malheureusement jamais été capable de le faire.

Ranger est heureux en série canadienne de NASCAR, une série qui prend sans cesse du gallon et qui est de plus en plus compétitive. Mais tout le monde au pays sait qu’il devrait courir dans une des séries de pointe de NASCAR, de l’autre côté de la frontière. Sa place, c’est là qu’elle se trouve.

Mais voilà, on est en sport automobile et ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Au hockey, les meilleurs joueurs jouent dans la Ligue nationale. Au football, les meilleurs jouent dans la NFL. Mais aux courses, tu montes aussi haut que ton budget te le permet.

Certes, Ranger n’est pas le premier à être victime de cette situation. Mais en raison de son talent, on dirait que ça fait plus mal encore, que c’est encore plus triste.

À Toronto, aujourd’hui, Ranger rencontre les patrons de Mopar, son commanditaire, celui qui lui permet de bien gagner sa vie et qui le traite bien. Son contrat se terminera à la fin de la présente saison. Il croise ses doigts afin que son entente soit renouvelée.

Ranger est actuellement deuxième au classement de la série. Chaque course est importante et peut décider de son avenir. Voilà pourquoi il semblait si déçu lorsqu’il a échappé la victoire lors du dernier tour la semaine passée à Trois-Rivières.

L’argent se fait rare en course automobile par les temps qui courent et Ranger tient à garder ce qu’il a. À 28 ans, il a une famille à faire vivre, il a des obligations. On est loin de l’époque où il vivait chez ses parents et où faire de la course n’était qu’un jeu. C’est aujourd’hui son métier, sa job à temps plein. Contrairement à plusieurs, il n’est pas mécanicien la semaine et pilote la fin de semaine.

Les gens de Mopar sont chanceux de compter sur un pilote comme lui. On présume qu’ils le savent et qu’ils permettront à Ranger de continuer à exprimer son immense talent.

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Vendredi 7 août 2015 | Mise en ligne à 7h00 | Commenter Aucun commentaire

Anthony Marcotte: l’annonceur et sa passion

Anthony Marcotte lors du dernier gala de l’Autodrome Granby. «Il n’y a rien qui se rapproche de la sensation que me procure les courses. Absolument rien. Les courses, c’est ma drogue à moi», dit-il. (photo Joe Labrie)

Anthony Marcotte lors du dernier gala de l’Autodrome Granby. «Il n’y a rien qui se rapproche de la sensation que me procure les courses. Absolument rien. Les courses, c’est ma drogue à moi», dit-il. (photo Joe Labrie)

Lorsque vous arrivez dans le stationnement de l’Autodrome Granby, vous entendez bien souvent sa voix avant même d’entendre les vrombissements des moteurs. Car la voix d’Anthony Marcotte, le meilleur annonceur de courses au Québec, a cette qualité : elle porte.

À chaque vendredi soir de mai à septembre depuis 2009, Marcotte s’amène avec son amour dévorant pour le stock-car sur terre battue. Et son amour, il sait la transmettre aux amateurs. Souvent, une course ordinaire devient extraordinaire tellement le communicateur de 24 ans y met de la passion.

C’est pas compliqué, Anthony Marcotte fait partie intégrante du spectacle à l’Autodrome. Au même titre que les pilotes et les voitures.

«J’aime tellement ça !, avouait-il alors qu’il était justement en train de préparer le programme de ce soir. Honnêtement, il n’y a rien qui se rapproche de la sensation que me procure les courses. Absolument rien. Les courses, c’est ma drogue à moi. J’en ai besoin pour être heureux.»

Mais voilà, Marcotte est un pur et dur. Il aime les courses, mais il aime d’abord et avant tout les courses sur terre battue.

«La terre battue, c’est la vraie affaire. L’asphalte, très peu pour moi, si ce n’est un léger intérêt pour le NASCAR. La terre battue, c’est le summum du spectacle. Les gars n’ont pas de miroir dans les voitures ni personne pour leur dire que tel bolide est juste derrière eux. Les courses sur la terre, c’est unique !»

Marcotte connaît par cœur tous les pilotes et toutes les histoires autour de ceux-ci. Et il porte le même intérêt aux inscrits en sport compact qu’à ceux en modifié. Ce qui fait en sorte qu’il a le respect de tous et chacun.

«Quand j’arrive aux courses, je suis prêt. J’ai tout lu ce qu’il y avait à lire, j’ai fait des appels, ma recherche est complète. Ceux qui ont payé pour assister au spectacle méritent que celui qui leur parle soit au fait de tout ce qui se passe. Ça fait partie de mon travail.»

Marcotte n’a pas le titre, mais il est un promoteur des courses sur terre battue à sa façon. Du moins, il en est un ambassadeur.

«Notre sport est encore méconnu et il mériterait tellement une meilleure visibilité. Je fais ma part, mais j’aimerais pouvoir en faire plus.»

Marcotte et Dave Paryzo ont tout de même fondé le Mémorial de la terre battue, qui rend hommage aux héros de leur sport. Leur initiative a comblé un énorme manque.

«Nos meilleurs pilotes le méritent et notre sport le mérite», tranche-t-il.

À Victoriaville

Dans la vie de tous les jours, Anthony Marcotte gagne sa vie en tant que réalisateur-monteur et recherchiste à TVA Sports. Par le passé, il a décrit les matches du Phoenix de Sherbrooke et des Tigres de Victoriaville à la radio. Et c’est justement à Victoriaville, en suivant Martin Roy junior, un ex-champion à l’Autodrome, qu’il a développé sa passion pour le stock-car sur terre battue.

«Mon père faisait partie de l’équipe de Martin, se souvient-il. On le suivait à Drummondville, à Granby, partout où il allait. Et on était toujours dans son garage à Victo. Tout a commencé avec lui. Encore aujourd’hui, ce sont des souvenirs précieux.»

Dans ses rêves les plus fous, Marcotte se voit aux courses à tous les jours. S’il pouvait vivre de sa passion, il serait le plus heureux des hommes.

«Très, très peu de gens vivent des courses au Québec. Mais bon, je suis encore jeune, je ne sais pas où la vie va m’amener. Je suis ouvert à tout, à tous les projets…»

Quand on arrive au début août, on commence déjà à voir poindre la fin de la saison de courses. Et Marcotte n’aime pas ça.

«On est en août, mais il me semble que ça vient juste de commencer. Une saison, c’est trop court. Et l’hiver est trop long. Alors il faut en profiter au maximum le temps que ça dure !»

Et c’est ce qu’il fait. Avec intensité et passion.

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Samedi 1 août 2015 | Mise en ligne à 21h00 | Commenter Aucun commentaire

L’International Bromont… ou le (gros) show à Roger

(photo La Voix de l'Est)

« J'aime les chevaux, j'adore les chevaux. Mais je ne fais pas ça pour moi. Je fais ça pour le sport. Par amour, par passion», affirme Roger Deslauriers, le coeur et l'âme de l'International Bromont. (photo La Voix de l'Est)

«Ma première journée d’école, c’est sur un poney que j’y suis allé. Ça te donne une idée…»

Pour certains, c’est le hockey. Pour d’autres, c’est la course automobile. Roger Deslauriers, lui, c’est les chevaux. Et il est tombé dedans quand il était très jeune.

L’International Bromont en est à sa 40e édition. «Le show à Roger», comme plusieurs l’appellent, grandit encore après toutes ces années. En regardant le site de l’événement, plutôt cette semaine, Deslauriers avait presque l’air nostalgique.

«On part de loin, a-t-il dit. La première fois, on avait 150 chevaux et on remettait nos petits profits à la base de plein air Davignon. L’idée, c’était simplement de faire quelque chose après les Olympiques (les compétitions équestres avaient été présentées à Bromont, rappelons-le), de continuer à exploiter la place. Et on a poursuivi, on n’a pas lâché. Certaines années, on a eu jusqu’à 700 chevaux. Et on est encore là après 40 ans…»

Deslauriers est fier, mais il ne prend pas le crédit pour le succès de l’événement, dont il est le coeur et l’âme. Et même si, pour tout le monde, il est «Monsieur chevaux» dans la région.

«J’aime les chevaux, j’adore les chevaux. Mais je ne fais pas ça pour moi. Je fais ça pour le sport. Par amour, par passion. Quand je ne suis pas ici, quand je suis en vacances, je vais à d’autres compétitions équestres pour voir comment ils font ça. La dernière fois, c’était en Floride. C’est un peu fou, je le sais. Mais j’aime ça.»

Le père de Mario Deslauriers aura 69 ans en octobre. Ne lui parlez pas de retraite, parce qu’il n’a pas l’impression de travailler. Même si c’est plus d’ouvrage que jamais.

«Je n’ai jamais travaillé autant. C’est normal, dans le fond, parce qu’on prépare les Jeux équestres mondiaux (en 2018). Malgré tout ce qui a été écrit, les gens n’ont pas idée à quel point ça va être gros. Et parce que ça va être gros, parce qu’on veut que ce soit parfait, on travaille fort. Mais c’est correct, on aime ça.»

Tantôt, la préparation des Jeux équestres va lui demander encore plus de temps. À tel point que l’International Bromont reviendra sur un format de deux semaines l’an prochain.

«L’International, c’est un gros show en soi. Mais il y a plus gros encore qui s’en vient. Je te le dis, mon vieux, on veut que ce soit parfait.»

L’International est un gros show, en effet. Cette année, c’est près de 700 000 $ qui seront remis en bourses. Dimanche après-midi, le Grand Prix Québec Original sera doté d’une bourse de 100 000 $. C’est beaucoup d’argent.

Sixième génération

Pas de doute, Roger Deslauriers est tombé dedans quand il était très jeune. Mais on s’entend qu’il a été encouragé. Et il a encouragé son fils Mario ensuite.

«C’est pas compliqué, les enfants de Mario sont la sixième génération des Deslauriers qui font de l’équitation, souligne-t-il, assez fier merci. La semaine prochaine, vous allez voir Lucy, sa fille, qui est déjà excellente à 16 ans. La relève, c’est elle. Elle est impressionnante et je ne dis pas ça parce que c’est ma petite-fille…»

La première semaine de l’International Bromont a été consacrée en partie à la relève, celle du Québec en particulier. Mais si Roger Deslauriers croit en l’importance d’encourager la relève, c’est un peu par égoïsme, avoue-t-il, qu’il le fait.

«Je suis en santé, la passion est encore là, mais je vieillis. Un jour, ça va prendre un autre fou comme moi pour continuer. Et il faut préparer ça. Car je veux que le sport équestre soit là, ici chez nous, bien après Roger Deslauriers. C’est important pour moi.»

Et ses propos étaient sentis.

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