Sports, etc.

Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 17 mai 2016 | Mise en ligne à 10h15 | Commenter Aucun commentaire

Le départ des Prédateurs fait encore mal

À peine un an après leur conquête de la coupe Memorial, les Prédateurs faisaient leurs boîtes et déménageaient au Cap-Breton. (archives La Voix de l'Est)

À peine un an après leur conquête de la coupe Memorial, les Prédateurs faisaient leurs boîtes et déménageaient au Cap-Breton. (archives La Voix de l'Est)

Avez-vous regardé le documentaire produit par les gens de RDS portant sur le triomphe des Prédateurs en 1996? Si oui, vous avez assurément été pris par l’émotion comme je l’ai été.

La conquête de la coupe Memorial par les Preds a sans aucun doute été le plus grand moment de l’histoire sportive de Granby. Le 19 mai 1996, Granby a fait la manchette de tout le pays, from coast to coast, parce que son équipe junior était devenue la première en 25 ans à ramener la précieux trophée au Québec. Les joueurs de Michel Therrien ont ensuite été invités partout, ils ont été honorés par le premier ministre, par le Canadien, par les Expos et le buzz a duré jusqu’au début de la saison suivante.

En fin de semaine, on m’a beaucoup parlé des Prédateurs à la suite de la série de textes que j’ai signée dans notre édition de samedi. Ça a rappelé de beaux souvenirs aux gens. Encore aujourd’hui, les Granbyens sont fiers des exploits de leur équipe.

Et 20 ans plus tard, je me pose la question plus que jamais : si les Prédateurs n’avaient pas gagné en 1996, est-ce que les Olympiques de Hull, l’Océanic de Rimouski, les Remparts de Québec et les Cataractes de Shawinigan auraient triomphé à leur tour par la suite? Car les Preds ont tracé le chemin, ils ont ouvert la voie et ils ont fait tomber une grosse barrière en réussissant ce qu’aucune équipe québécoise n’avait réussi en 25 ans.

Mais voilà, les Prédateurs ne sont plus là. C’est la triste réalité. Ils sont installés à Sydney, au Cap-Breton, depuis 1997. Car un an après leur triomphe, ils quittaient Granby.

Honnêtement, je suis incapable de ma rappeler de la conquête des Prédateurs sans me souvenir aussi qu’ils ont sacré le camp un an après. J’en suis tout simplement incapable.

Les Inouk ont fini par prendre la place laissée vacante par les Prédateurs à Granby. Mais de nombreux amateurs n’ont jamais remis les pieds à l’aréna depuis le départ des Preds parce que les Inouk, même si c’est bon, ce n’est pas du junior majeur. Et avouons-le, l’intérêt suscité par le hockey junior AAA n’a jamais atteint le même niveau que celui suscité à l’époque par celui de la LHJMQ en ville. Ce qui est tout à fait normal quand on y pense.

Oui, les Prédateurs sont partis et les Granbyens en ont fait leur deuil. Mais à l’exception des Preds, avez-vous déjà vu une équipe déménagée à peine un an après avoir remporté la coupe Stanley ou la coupe Memorial? Non. Car après avoir signé ce genre de triomphe, un club surfe généralement sur son succès pendant une couple d’années.

Les frères Morrissette étaient des génies pour bâtir une équipe de hockey. Mais ils l’étaient moins quand venait le temps de vendre leur produit aux amateurs. Le marketing, ce n’était pas leur force. En fait, c’était un mot qu’ils ne connaissaient pas. Pour eux, le seul marketing efficace, c’était celui de la victoire. Même il y a 20 ans, ce n’était déjà plus vrai.

La saison suivant la conquête de la coupe Memorial, les foules n’étaient pas énormes à l’aréna. Et les Morrissette, qui avaient fait ce qu’ils avaient à faire en gagnant leur coupe, ont vendu l’équipe. Pas plus compliqué que ça.

Certes, ils vont diront encore aujourd’hui que personne à Granby ne s’est manifesté pour acheter les Prédateurs et les garder ici. C’est vrai. Mais s’ils avaient été Granbyens au lieu de Lavallois, s’ils avaient habité la région au lieu de faire la navette Laval-Granby à tous les jours, n’auraient-ils pas été plus patients avant de vendre l’équipe à des gens des Maritimes?

Les Morrissette aimaient leur équipe, c’est clair. Mais ils n’étaient pas attachés à Granby, tout simplement parce que ce n’était pas chez eux. Et c’est pourquoi ils ont vendu le club sans avoir trop de cas de conscience.

Les Morrissette ont donné à Granby une coupe Memorial et on leur en sera toujours reconnaissant. Mais ce sont aussi eux qui ont fait perdre à Granby son équipe de la LHJMQ. Et pour ça, on leur en voudra toujours.

*   *   *

Suivez-nous sur Twitter: @MTasse_LVDE et LVDE_Sports

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






Mardi 10 mai 2016 | Mise en ligne à 10h45 | Commenter Aucun commentaire

Chicago: le grand rêve d’une grande ville

(photo Marie-Noëlle Lajoie)

Passer un après-midi au Wrigley Field, c’est littéralement la fin du monde pour un amateur de baseball. (photo Marie-Noëlle Lajoie)

J’arrive de Chicago. Une belle grosse semaine à découvrir une ville absolument magnifique, qui a tellement à offrir à ses visiteurs.

Chicago est une grande ville de sports : deux équipes de ligues majeures du baseball, une autre de la NFL, un club de la LNH, un autre de la Ligue américaine, une formation de la NBA et une dernière de la MLS. Vraiment, il y en a pour tous les goûts.

Mais vous le savez, j’aime le baseball. Et je me suis gâté en assistant à un match des Cubs et à un des White Sox. Bien sûr, les deux équipes ont gagné… parce qu’elles gagnent tout le temps cette saison.

Avant les matchs de lundi, les Cubs avaient une fiche de 24 victoires et six défaites (pour une moyenne de ,800!) et les Sox n’avaient pas à être gênés avec leur dossier de 22 gains et 10 revers. Les deux clubs jouent du gros, gros baseball et dominent leur circuit respectif.

Les Cubs et les White Sox jouent tellement bien que les amateurs de balle de la Ville des vents se sont mis à rêver à une Série mondiale opposant les deux formations. Vrai que nous ne sommes qu’en mai et qu’il reste beaucoup de baseball à jouer, mais le scénario est loin d’être irréaliste. Les Cubs, fiers représentants du North Side, ont un alignement de rêve avec les Arrieta, Hammel, Bryant, Rizzo et cie alors que les Sox, dans l’ouvrier South Side, sont très solides avec les Sale, Quintana, Abreu et autre Lawrie.

Les Cubs trônent sur Chicago. Au centre-ville, deux passants sur trois portent casquette ou tee-shirt de l’équipe, qui n’a même pas besoin de faire de publicité pour remplir le Wrigley Field. À l’opposé, les White Sox font tout ce qu’ils peuvent pour attirer l’attention… et remplir à moitié leur US Cellular Field, un stade de l’ère moderne que je prendrais demain matin pour le futur club de Montréal.

Mais passer un après-midi au Wrigley Field, c’est littéralement la fin du monde pour un amateur de baseball. Quel endroit magique! L’ambiance, les partisans, l’histoire, le gazon, les vignes sur la clôture… Magique, que je vous dis!

Les Cubs ont vaincu les Nationals 8-6 et les 40 000 spectateurs réunis à Wrigley ont mis de longues minutes avant de quitter le stade. Car il fallait chanter, il fallait célébrer comme il se doit la victoire des Cubbies. Même s’il s’agissait d’une simple victoire du mois de mai et qu’il reste encore 130 matchs à disputer en saison régulière!

Le but premier de ce voyage était justement d’assister à un match au Wrigley Field. Merci à ma belle Marie, qui a mérité le droit de nous amener où elle veut à partir de maintenant!

*   *   *

Suivez-nous sur Twitter: @MTasse_LVDE et LVDE_Sports

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






Mardi 19 avril 2016 | Mise en ligne à 8h00 | Commenter Aucun commentaire

La plus belle édition des Inouk?

(photo La Voix de l'Est)

Rarement une équipe a-t-elle mérité autant de respect en vertu de la résilience dont elle a fait preuve et en vertu du chemin qu'elle a parcouru alors que tout semblait jouer contre elle. (photo La Voix de l'Est)

Il y a deux ans, les Inouk ont remporté la Coupe Napa, symbole de suprématie dans la Ligue de hockey junior du Québec. Non, impossible de demander plus à une équipe. Mais voilà, la question se pose tout de même: l’édition 2015-2016 des Inouk est-elle la plus belle de l’histoire des 11 saisons de l’équipe?

Ils n’ont rien gagné, les Inouk de 2015-2016. Ni la Coupe Napa, ni le championnat de la saison régulière, ni même le championnat de leur section. Mais rarement une équipe a-t-elle mérité autant de respect en vertu de la résilience dont elle a fait preuve et en vertu du chemin qu’elle a parcouru alors que tout semblait jouer contre elle.

Parce que les Inouk étaient jeunes et qu’ils avaient peu d’expérience, j’avais prédit une saison difficile à l’équipe. Et tout au long de la saison, à chacune des fois que la formation étonnait, un dirigeant de l’équipe ou un joueur se faisait un malin plaisir de me rappeler ma prédiction. Ça devenait tannant à la longue, mais c’était de bonne guerre.

En remportant 32 victoires en 55 matchs du calendrier régulier, les Inouk ont fait énormément plus que ce à quoi tout le monde s’attendait. En se moquant des Mustangs de Vaudreuil-Dorion à leur premier tour des séries, ils ont encore surpris. Et en venant à bout des puissants Montagnards de Sainte-Agathe en demi-finale, ils ont carrément renversé le petite monde de la LHJQ.

Contrairement à ce que David Lapierre et ses joueurs ont raconté, je suis convaincu qu’il ne restait plus d’essence dans le réservoir des Inouk. S’ils ont laissé beaucoup d’énergie et d’émotion dans la série face aux Montagnards, ils en ont laissé tout au long de la saison à constamment repousser leurs limites, à constamment démontrer que les observateurs avaient tort dans leurs analyses.

Se battre, toujours se battre pour se prouver, ça use.

Ceci dit, les Inouk se sont inclinés face à une superbe machine de hockey, comme le soulignait le capitaine Jérémy Brown. Et Pierre Petroni a beau être détesté à Granby, il faut avouer qu’il ne rate jamais son coup quand il a les mains pleines. Le Collège Français était la meilleure des deux équipes en finale.

La plus grande victoire de Lapierre

Il est toujours difficile de dire jusqu’à quel point un entraîneur a son mot à dire dans les succès ou les insuccès de son équipe. Mais une chose est claire: David Lapierre a accompli du travail exceptionnel, cette saison, derrière le banc des Inouk.

Lapierre aura été un enseignant hors pair pour ses jeunes joueurs. Mais sa plus grande victoire aura été d’amener ses patineurs à croire en eux, à croire qu’ils pourraient élever les Inouk au rang d’une des meilleures équipes de la LHJQ. Le défi était de taille.

Lapierre aura assurément la chance d’exercer son métier à un niveau supérieur. Reste simplement à savoir quand.

En attendant, il a raison d’être fier de ce que ses joueurs et lui ont réalisé cette saison.

Non, les Inouk de 2015-2016 n’étaient pas aussi puissants que les champions de la Coupe Napa d’il y a deux ans. Mais ce qu’ils ont accompli, contre toute attente, fait en sorte qu’ils doivent être considérés comme une des grande éditions de l’histoire de l’équipe.

Assurément pas la meilleure. Mais peut-être, peut-être bien même, la plus belle.

*   *   *

Suivez-nous sur Twitter: @MTasse_LVDE et LVDE_Sports

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    mai 2016
    D L Ma Me J V S
    « avr    
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives