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Archive de la catégorie ‘Général’

Samedi 23 juillet 2016 | Mise en ligne à 8h00 | Commenter Commentaires (2)

Bromont demeurera toujours une ville équestre

Bromont ne présentera pas les Jeux équestres mondiaux, mais l'International est encore là et il devrait être encore là pendant longtemps. (archives La Voix de l'Est)

Bromont ne présentera pas les Jeux équestres mondiaux, mais l'International est encore là et il devrait être encore là pendant longtemps. (archives La Voix de l'Est)

Sans surprise, on a appris vendredi matin que Bromont ne présentera pas les Jeux équestres mondiaux en 2018. Le projet vivait sur du temps emprunté depuis un bon moment déjà.

On a senti que les Jeux étaient véritablement en danger à la fin du mois d’avril lorsque le très crédible Luc Fournier, qui avait été à la tête de plusieurs événements sportifs d’envergure auparavant, a quitté le navire. Puis, lorsque le gouvernement du Canada a décidé de ne pas soutenir les Jeux, on savait que c’était fini.

Mais par-dessus tout, par-dessus n’importe quoi, c’est le manque d’enthousiasme des Bromontois et des gens de la région en général devant le projet qui a tué les Jeux. D’un côté, il y avait ceux qui n’en voulaient carrément pas et, de l’autre, il y avait ceux que ça n’intéressaient pas. Et entre les deux groupes, une poignée de passionnés qui voyaient probablement trop grand.

Le plus grand problème des Jeux aura été de ne jamais avoir réussi à rallier les gens d’ici. Tout aurait été 100 fois plus simple (notamment la recherche de commandites) si la population avait embarqué. Mais elle ne l’a pas fait parce qu’on n’a pas réussi à lui vendre le projet.

Bien sûr, on va chercher des coupables. Certains vont même pointer du doigt La Voix de l’Est qui, au cours des derniers mois, a révélé plusieurs trucs qui ne fonctionnaient pas dans l’organisation de l’événement. Mais voilà, il faudrait plutôt remercier Jean-François Guillet d’avoir mis la vérité à l’avant-plan. On appelle ça de l’excellent journalisme.

L’heure est au bilan à Bromont. Clairement, il y a des leçons à retirer de cet échec. Car on ne peut se permettre ce genre de faux pas trop souvent.

Bromont et la région affichent un bel oeil au beurre noir aujourd’hui.

Comme Québec

La nouvelle de la mort des Jeux équestres mondiaux à Bromont survient alors que l’International bat son plein. Et elle survient alors qu’on fête la tenue des 40 ans des compétitions équestres des Jeux olympiques de Montréal chez nous, à Bromont. Quelle ironie!

C’est ironique mais, en même temps, ça nous rappelle une chose: que Bromont est et demeurera toujours une ville équestre. Et une grande ville équestre à part ça.

Il y a plus de 900 chevaux présentement à Bromont. Le site olympique a encore été amélioré. On a l’impression que l’International, même après toutes ces années, grandit sans cesse. Roger Deslauriers a beau ne pas faire l’unanimité, il tient son concours à bout de bras depuis des décennies et il a réussi à en faire rien de mois qu’un des plus importants événements du genre au pays.

Bromont ne présentera pas les Jeux équestres mondiaux, mais l’International est encore là et il devrait être encore là pendant longtemps. Au même titre que les autres concours de moindre importance qui y sont présentés.

Oui, la tradition va se poursuivre.

En 1995, Québec a perdu ses Nordiques. Ça a fait mal, mais le hockey n’est pas mort dans la Vieille Capitale pour autant. Les Remparts attirent régulièrement plus de 15 000 spectateurs et le hockey y est demeuré un sport très vigoureux même après le départ des Bleus.

Bromont a perdu les Jeux équestres mondiaux. Mais les chevaux vont continuer à gambader sur le site olympique.

Qu’on se le dise, Bromont est et demeurera toujours une ville équestre.

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Mardi 12 juillet 2016 | Mise en ligne à 10h00 | Commenter Aucun commentaire

Des soirées intenses à l’Autodrome Granby

Les voitures de Mathieu Desjardins (1M) et de Steve Bernard ont été très abîmées à la suite de l'accident de vendredi dernier. (photo Joe Labrie)

Les voitures de Mathieu Desjardins (1M) et de Steve Bernard ont été très abîmées à la suite de l'accident de vendredi dernier. (photo Joe Labrie)

Encore une fois, la soirée de vendredi a été intense à l’Autodrome Granby.

Ça ne fait pas des lunes que je couvre les activités de la piste de course de la rue Cowie, mais ça fait juste assez longtemps pour que je puisse être capable d’établir des comparaisons. Et la présente saison, clairement, est particulièrement intense.

À l’occasion du dernier programme, il y a eu d’abord cette bataille entre Steve Bernard et Steve Bernier en qualification. Ça a brassé et Bernier, qui a vu son moteur prendre feu plus tard dans la soirée, a été puni par le directeur de course Steve Salvas. Puis, lors de la finale, Bernard et Mathieu Desjardins ont été impliqués dans un accident qui a fortement abîmé leur voiture. Et il y a aussi eu un accident majeur en sportsman. Le genre de soirée, bref, dont on parle ensuite tout au long du week-end.

Il y a de la fébrilité et de la tension dans l’air cette saison à l’Autodrome. Ça se sent aussitôt qu’on débarque sur place et ça se voit ensuite rapidement en piste.

Évidemment, la compétition n’a jamais été aussi forte. En modifié seulement, bien malin qui peut prédire l’identité du vainqueur le vendredi. Kayle Robidoux, les frères Bernier, Bernard, David Hébert, Yan Bussière et Mario Clair peuvent tous légitimement aspirer à la victoire. Et ils veulent tous gagner.

La controverse autour des moteurs a peur effet de nourrir le feu de l’intensité et de la rivalité. Robidoux et Steve Bernier sont clairement devenus les hommes à battre. D’habitude un fin pilote, Hébert a été surpris plus d’une fois cette saison «à manger la piste» parce qu’il voulait avoir le dernier mot. Hébert, on le sait, est l’un de ceux qui en a le plus contre l’utilisation du moteur Dodge de Robidoux et de Bernier.

À la suite de sa victoire de vendredi, Robidoux a fait grincer des dents à plusieurs dans les puits lorsqu’il a déclaré que «le moteur Dodge a encore fait la job!». Un commentaire qu’ils ont été nombreux à prendre en note et qui pourrait lui être remis sur le nez prochainement.

Ceci dit, la controverse autour des moteurs fait en sorte qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre lorsqu’on arrive à l’Autodrome. Qu’est-ce qui va se passer ce soir?, se demande-t-on à chaque fois qu’on se pointe. Mais on sait que ce sera toujours intense, que le spectacle sera bon et qu’on ne s’ennuiera pas.

À travers tout ça, le promoteur Dominic Lussier roule avec les coups. Quand le directeur de course tape sur les doigts de Steve Bernier, il sait qu’il va en entendre parler, il sait qu’il va se faire dire que les dirigeants de l’Autodrome ne veulent pas voir un moteur Dodge gagner chez eux. À l’opposé, la controverse qui meuble tant les conversations cette année fait vendre des billets et Lussier, un homme brillant, en est conscient…

Il reste une dizaine de programmes au calendrier. Ça n’a pas fini de brasser, ça n’a pas fini d’être intense, ça n’a pas fini d’être bon.

Vraiment, on a droit à une saison de courses palpitante. Pas reposante, mais palpitante.

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Mercredi 6 juillet 2016 | Mise en ligne à 11h30 | Commenter Aucun commentaire

Andrew Ranger: qui prendra la chance?

Andrew Ranger se concentre sur ce qu'il fait de mieux: amener sa voiture à bon port. (photo Dany Flageole, Flagworld)

Andrew Ranger se concentre sur ce qu'il fait de mieux: amener sa voiture à bon port. (photo Dany Flageole, Flagworld)

À la suite de la performance d’Andrew Ranger sur le Circuit ICAR de Mirabel, dimanche, les observateurs réunis dans le paddock et dans la salle de presse avaient tous le même commentaire : «Quel talent!»

La série canadienne de NASCAR est devenue très compétitive et Ranger n’est plus «trop fort pour la ligue» comme il l’a déjà été. Mais sur circuit routier, en particulier, il démontre encore souvent qu’il est dans une classe à part.

En fin de semaine, on a appris qu’Alex Guénette va courir à nouveau en série XFinity prochainement. Le jeune a du talent, c’est clair, mais à chaque fois qu’on entend une nouvelle comme celle-là, on si dit toujours : et pourquoi pas Ranger?

À 29 ans, le pilote de Granby est un jeune vétéran. Il a la fougue des jeunes et l’expérience de ceux qui en ont vu d’autres. Il sera au sommet de son art très bientôt, s’il ne l’est pas déjà.

Mais pourquoi est-ce que l’écurie King Autosport (propriété de Martin Roy et Mario Gosselin) appelle Alex Guénette et non Andrew Ranger? Et pourquoi est-ce que Go Fas Racing (et BRP, son principal commanditaire) a fait appel à Jeffrey Earnhardt – qui doit encore faire ses preuves – et non à Ranger pour courir en Coupe Sprint?

Ranger est un excellent pilote. Mais contrairement à un Alex Tagliani, qui pourrait convaincre un esquimau qu’il a besoin d’un réfrigérateur, il n’est pas un bon vendeur, quoi qu’il maîtrise maintenant fort l’art des relations publiques. En fait, il n’est pas un bon vendeur parce qu’il préfère se concentrer sur ce qu’il fait de mieux : amener sa voiture à bon port.

Ranger n’est pas un homme d’affaires non plus. Ce n’est pas lui qui va cogner aux portes avec les poches pleines d’argent pour «s’acheter» un volant. Très souvent, au cours des dernières années, il m’a répété qu’il ne paiera pas pour courir.

Car il aurait pu le faire par le passé. Des opportunités se sont présentées à lui en série Nationwide (devenue Xfinity) et même en Coupe Sprint. Mais il fallait qu’il trouve des centaines de milliers de dollars à chaque fois…

Ranger a ce qu’il faut pour courir régulièrement en série Xfinity et, pour autant qu’il ait une bonne voiture, avoir du succès. N’a-t-il d’ailleurs pas déjà terminé sur le podium lors de la défunte épreuve de Montréal?

En série canadienne de NASCAR, il n’est toutefois pas à plaindre. Il gagne bien sa vie et, puisque les voyages ne sont jamais très longs, il peut être présent pour sa famille. Il est loin d’être malheureux, même s’il a en masse de talent pour courir à un niveau supérieur.

Andrew Ranger est un pilote de courses. Un excellent pilote de courses à part ça. Mais ce n’est pas un vendeur ni un homme d’affaires. Ça a ses avantages et ça a ses inconvénients.

Qui finira par prendre la chance, dans les grandes ligues, de donner un volant au meilleur pilote au Canada?

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