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Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 28 juillet 2015 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Aucun commentaire

Challenger de Granby: la semaine des belles histoires

À 14 ans, Félix Auger-Aliassime a accompli ce que personne n’avait accompli avant lui. (photo La Voix de l'Est)

À 14 ans, Félix Auger-Aliassime a accompli ce que personne n’avait accompli avant lui. (photo La Voix de l'Est)

Une semaine avant le début du 20e Challenger Banque Nationale de tennis, j’écrivais que tout était en place afin qu’on assiste au meilleur tournoi de l’histoire à Granby. La qualité des joueurs, particulièrement chez les hommes, promettait de très beaux moments.

La perte du favori Benjamin Becker dès le premier tour aurait pu faire mal au tournoi. Mais voilà, il y a eu Félix. Et il y a eu Charlotte. Et il y a eu Philip.

Et ça a été, finalement, une semaine remplie de belles et de bonnes histoires. Une semaine, honnêtement, où l’auteur de ces lignes n’a jamais eu à se creuser la tête deux secondes pour trouver quelque chose d’intéressant à vous raconter.

Bien sûr, c’est le nom de Félix Auger-Aliassime qui reviendra en tête de tout le monde quand on reparlera du 20e Challenger. Quelle semaine il nous a donnés, quelles émotions incroyables il nous a fait vivre ! Il n’a pas gagné le tournoi, mais c’est clairement à lui que revient la médaille d’or de Granby 2015.

À 14 ans, Auger-Aliassime a accompli ce que personne n’avait accompli avant lui. Et ses performances se sont avérées un cadeau du Ciel pour le Challenger, qui n’avait jamais accueilli autant de journalistes (venus d’aussi loin que de Toronto) et qui n’a jamais bénéficié d’autant de couverture. C’est pas compliqué, même les Américains et les Européens ont parlé de Granby grâce au «p’tit» Félix.

Hier, l’ATP a publié son nouveau classement. Et Auger-Aliassime a gagné 488 places (!), lui qui est maintenant classé 749e au monde. Il est ainsi devenu le plus jeune joueur de l’histoire (encore!) à percer le top 800.

On le reverra, Félix. Une fois et puis une autre, normalement. Il va grandir devant nous comme Milos Raonic et Vasek Pospisil l’ont fait avant lui.

Une autre qu’on va voir grandir, c’est Charlotte Robillard-Millette. Si elle a aussi atteint les quarts de finale, elle s’est retrouvée un brin dans l’ombre d’Auger-Aliassime. Mais des juniors de 16 ans qui ont accédé à la ronde des huit à Granby, on n’en a pas vu souvent au fil des ans.

On va se souvenir longtemps de sa victoire aux dépens de la Française Amandine Hesse au deuxième tour. Quel retour elle a effectué après avoir perdu la première manche 6-0 ! Du caractère, elle en a à revendre, la Blainvilloise. Oui, elle nous rappelle un brin Eugenie par son attitude sur le terrain. On parle de caractère, mais on devrait davantage parler de chien dans son cas.

Il y a les vedettes montantes, les étoiles de demain, mais il y a aussi ceux qui s’accrochent, qui refusent d’abandonner leur rêve. Philip Bester fait partie de la deuxième catégorie.

Bester avait fait les demi-finales en 2012 et en 2013 mais, en bout de ligne, on l’a vu plus souvent peiner qu’avoir du succès à Granby. En ce sens, il faisait bon le voir atteindre la finale d’un Challenger pour la première fois de sa carrière en fin de semaine.

Bester, jadis un des meilleurs juniors au monde, a souvent été blessé et son attitude, avouera-t-il lui-même, n’a pas toujours été à la hauteur. Mais à 26 ans, sa carrière semble enfin vouloir véritablement prendre son envol. Ses succès chez nous ont fait en sorte qu’il est passé du 305e rang mondial au 225e. On est sincèrement heureux pour lui.

Félix, Charlotte, Philip. Tous des athlètes de chez nous. On a beau aimer les Américains, les Britanniques et les Japonais qui passent à Granby, c’est encore les Québécois et les Canadiens qui remplissent les estrades et qui font les plus belles histoires du Challenger. Et l’avenir nous annonce d’autres de ces belles histoires.

Vient-on d’assister au meilleur Challenger de l’histoire ? C’est toujours difficile à dire. Dimanche, Eugene Lapierre m’a rappelé l’édition de 2011 alors que Stéphanie Dubois avait triomphé lors de la première visite des dames chez nous et que les Français Arnaud Clément et Nicolas Mahut, deux millionnaires du tennis, s’étaient affrontés en quarts de finale. Vrai que ça avait été un Challenger très spécial.

Mais un tournoi avec autant de belles et de bonnes histoires que celui de 2015, on n’avait jamais vu ça avant. Jamais.

Le Challenger célébrait ses 20 ans et on s’attendait à un beau tournoi. Mais voilà, on a plutôt assisté à un tournoi qui a été béni des dieux du tennis.

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Vendredi 24 juillet 2015 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Un commentaire

En mémoire de Bob Gatien

Bob Gatien, alors qu'il était promoteur de l'Autodrome Granby. (photo La Voix de l'Est)

Bob Gatien, alors qu'il était promoteur de l'Autodrome Granby. (photo La Voix de l'Est)

Le Mémorial de la terre battue intronisera son deuxième membre ce soir à l’Autodrome Granby. Et vu l’ampleur du personnage, la soirée risque d’être forte en émotions.

L’intronisé, c’est Robert «Bob» Gatien, trois fois champion au Rebel Speedway (1969, 1970 et 1972), neuf fois champion à l’Autodrome Drummond de même que co-propriétaire et promoteur de l’Autodrome Granby de 1985 jusqu’à sa mort, le 8 mars 2010.

«Bob serait très, très fier, explique Carmen Duhamel, qui a été la conjointe de Gatien au cours des 32 dernières années de sa vie. C’est pas compliqué, il a donné sa vie au stock-car. Il mérite cet honneur.»

Mme Duhamel sera accompagnée des trois filles et du fils de Bob (Gaétan, lui-même un ex-coureur) ainsi que de sa fille à elle, ce soir. Les petits-enfants du défunt, d’autres membres de la parenté et une tonne d’amis et de gens du monde des courses ont également été invités.

«Il a commencé à courir à l’âge de 17 ans et la course n’est jamais sortie de sa vie par la suite. Il adorait courir, mais il s’est investi autant comme promoteur. Les gens voyaient qu’il adorait son sport.»

Mme Duhamel se rappelle d’un pilote minutieux.

«Il prenait un soin jaloux de ses voitures. Et même s’il faisait confiance aux gens autour de lui, il n’était pas question que personne ne touche à son moteur. Ça, c’était comme la prunelle de ses yeux !»

Elle se souvient aussi d’un pilote qui aimait gagner, mais qui n’était pas rancunier.

«Il voulait gagner, il voulait tout le temps gagner. Il a eu des batailles incroyables avec Jacques Lalancette en piste. Mais quand la soirée de courses était finie, elle était finie, et il passait à autre chose. En tant que conjointe, c’est une qualité que j’appréciais.»

Un promoteur actif

Bob Gatien était propriétaire d’un bar à Richelieu en 1985 lorsque René Pelletier et les frères Saint-Sauveur lui ont proposé de se joindre à eux et d’acheter le Rebel Speedway, devenu ensuite l’Autodrome Granby.

«René et les Saint-Sauveur avaient été clairs : si Bob n’embarquait pas, ils n’achetaient pas la piste, a repris Carmen Duhamel. Bob y a pensé et quand il a dit oui, il s’est investi à fond. Deux ans plus tard, on achetait la maison de M. Guillemette (l’ex-propriétaire de la piste) sur le terrain de l’Autodrome !»

Gatien s’est avéré un promoteur très actif.

«Il avait de bonnes idées et il réglait les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentaient. Il a vraiment aimé ses années de promoteur. Et je pense que les gens ont apprécié ce qu’il a fait.»

Mme Duhamel travaillait avec son amoureux. Elle faisait la comptabilité, elle vendait les billets de saison, elle s’occupait de la publicité, elle faisait plein de trucs. Les deux faisaient une belle équipe.

«Ça a été de belles années. Je continue à faire de petites choses pour les nouveaux propriétaires. Ça me permet de rester proche de la course… et du souvenir de Bob», termine-t-elle.

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Vendredi 17 juillet 2015 | Mise en ligne à 23h30 | Commenter Aucun commentaire

Challenger de tennis de Granby: oui, que de chemin parcouru!

Alain Faucher et Eugène Lapierre voient à ce que le Challenger continue à progresser.  (photo La Voix de l'Est)

Alain Faucher et Eugène Lapierre voient à ce que le Challenger continue à progresser. (photo La Voix de l'Est)

Lors de la conférence de presse pendant laquelle on a dévoilé l’identité de ceux et celles qui participeront au 20e Challenger Banque Nationale de tennis de Granby, Eugène Lapierre est revenu sur le chemin parcouru depuis 1995: «À l’époque, nous avions un petit tournoi. Aujourd’hui, nous avons un beau gros tournoi», a-t-il dit.

Lapierre a raison. Ceci dit sans rien enlever à ce qui se faisait dans le temps.

Je me souviens encore de cette première édition organisée en catastrophe à la suite du désistement des gens de Montebello, qui présentaient le tournoi depuis quelques années. Nous étions à des années-lumière, carrément, d’où l’événement est rendu aujourd’hui.

Pour tout dire, je ne me rappelle pas s’il y avait des loges. Mais il n’y avait qu’une seule roulotte sur le site. Et elle accueillait tout le monde: les organisateurs du tournoi, les responsables de l’ATP, les joueurs venus cueillir leur chèque à la fin de leur semaine, les journalistes, tout le monde. Et mon Dieu qu’on se pilait sur les pieds!

Laurent Valiquette et Eugène Lapierre avaient toujours de la broue dans le toupet, parce qu’ils faisaient à peu près tout en compagnie de quelques bénévoles qui sont encore là aujourd’hui.

Mais le potentiel de l’événement y était. Il y avait du monde dans les gradins et le public était très intéressé. Granby démontrait qu’elle était encore une bonne ville de tennis, elle qui avait déjà accueilli des tournois d’importance au cours des décennies précédentes.

L’événement avait du potentiel, mais il avait besoin d’être véritablement structuré. Et c’est ce que Laurent Valiquette, alors jeune retraité, s’est appliqué à faire… avec énormément de succès. Le temps de le dire, le Challenger est devenu l’événement sportif par excellence de Granby.

Après une dizaine d’années à la tête du tournoi, Valiquette a passé le flambeau. Après avoir hésité, Alain Faucher l’a repris et a continué à faire progresser le Challenger.

À 20 ans, le Challenger est présenté en direct à la télévision nationale, il offre maintenant une bourse de 150 000 $ US et son site est en train de se refaire une beauté. Et il a vu défiler les Milos Raonic, Eugenie Bouchard, Vasek Pospisil et Cie.

Le Challenger vieillit bien, franchement bien. Et avec tous les investissements qui viennent d’être faits au site, on a l’impression qu’il est là pour encore longtemps. Granby, la formidable ville de tennis, a gagné ses galons et le mérite entièrement.

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