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  • Michel Tassé

    Michel Tassé s'intéresse au sport, à peu près à tous les sports, depuis qu'il est enfant. Autrement dit, ça fait longtemps!
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    Vendredi 21 juillet 2017 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (2)

    Le Challenger de Granby à la croisée des chemins?

    À sa 22e édition, le Challenger Banque Nationale de tennis de Granby en est-il arrivé à la croisée des chemins ?
    Il semble que oui.
    Attention, ce commentaire n’a pas pour but d’inquiéter les amateurs de tennis de chez nous. Car le Challenger est un événement en santé, lui qui attise les passions le temps d’une semaine en été dans la région et qui est l’un des plus beaux tournois de sa catégorie présentés dans le monde.
    « Alors, quoi ? », me demandez-vous.
    En page 2 de ce cahier, le président et directeur général Alain Faucher ne cache pas ses ambitions : il veut que son tournoi offre les meilleures bourses parmi tous les challengers sur la planète !
    Rien de moins !
    C’est le nouveau défi que vient de se lancer Me Faucher, qui en a relevé plus d’un – et pas des moindres – depuis qu’il est à la tête de l’événement.
    Les meilleures bourses au monde (et donc le maximum de points de classement) feraient normalement en sorte que le tournoi attirerait de meilleurs joueurs encore. Faucher rêve du jour où les membres du top 75, et peut-être même du top 50, se bousculeront à Granby.
    Mais voilà, deux écoles de pensée vont s’affronter dans le débat qui devra avoir lieu avant que l’on mette plus de sous encore dans le tournoi.
    La première est celle qui affirme que le Challenger est et doit rester un outil de développement pour les joueurs canadiens. Depuis longtemps, Eugène Lapierre clame qu’un tableau trop relevé désavantagera nos joueurs, qui passent par Granby pour acquérir de l’expérience et à qui on doit donner une chance de gagner.
    La deuxième est celle qui dit que le tennis canadien est rendu à un autre niveau, qu’on peut maintenant se permettre de proposer à nos meilleurs joueurs des défis plus importants. L’époque où la majorité des joueurs canadiens débarquaient à Granby pour faire de la figuration est loin derrière.
    Cette année, par exemple, Denis Shapovalov et Bianca Andreescu s’amènent à Granby sans complexe. S’il était là, ce serait la même chose pour Félix Auger-Aliassime. Lorsque le Challenger débute, maintenant, on sait que des Canadiens peuvent très légitimement aspirer au titre.
    J’ajouterai que, pendant longtemps, Granby a été un des seuls tournois de type challenger au pays. Dans ce contexte, il était normal qu’on fasse en sorte d’encadrer les joueurs canadiens le mieux possible et qu’on ne fasse pas exprès pour leur offrir des adversaires trop coriaces. Aujourd’hui, les challengers sont nombreux et ce n’est plus Granby ou rien du tout.
    Personnellement, je suis en faveur qu’on tente encore d’augmenter les bourses et qu’on tente d’offrir la meilleure qualité de jeu possible aux amateurs de tennis d’ici. Après 22 ans – et 22 ans de succès, il faut le préciser -, Granby a mérité son statut particulier à travers le pays. Qu’on donne au tournoi le statut de « challenger or » et qu’on le laisse s’épanouir totalement.
    Et j’insiste : Granby a mérité son statut particulier.
    Denis Shapovalov débarque à Granby sans complexe. (photo La Voix de l'Est)

    Denis Shapovalov débarque à Granby sans complexe. (photo La Voix de l'Est)

    À sa 22e édition, le Challenger Banque Nationale de tennis de Granby en est-il arrivé à la croisée des chemins ?

    Il semble que oui.

    Attention, ce commentaire n’a pas pour but d’inquiéter les amateurs de tennis de chez nous. Car le Challenger est un événement en santé, lui qui attise les passions le temps d’une semaine en été dans la région et qui est l’un des plus beaux tournois de sa catégorie présentés dans le monde.

    Alors, quoi ?, me demandez-vous.

    Le président et directeur général Alain Faucher ne cache pas ses ambitions : il veut que son tournoi offre les meilleures bourses parmi tous les challengers sur la planète !

    Rien de moins !

    C’est le nouveau défi que vient de se lancer Me Faucher, qui en a relevé plus d’un – et pas des moindres – depuis qu’il est à la tête de l’événement.

    Les meilleures bourses au monde (et donc le maximum de points de classement) feraient normalement en sorte que le tournoi attirerait de meilleurs joueurs encore. Faucher rêve du jour où les membres du top 75, et peut-être même du top 50, se bousculeront à Granby.

    Mais voilà, deux écoles de pensée vont s’affronter dans le débat qui devra avoir lieu avant que l’on mette plus de sous encore dans le tournoi.

    La première est celle qui affirme que le Challenger est et doit rester un outil de développement pour les joueurs canadiens. Depuis longtemps, Eugène Lapierre clame qu’un tableau trop relevé désavantagera nos joueurs, qui passent par Granby pour acquérir de l’expérience et à qui on doit donner une chance de gagner.

    La deuxième est celle qui dit que le tennis canadien est rendu à un autre niveau, qu’on peut maintenant se permettre de proposer à nos meilleurs joueurs des défis plus importants. L’époque où la majorité des joueurs canadiens débarquaient à Granby pour faire de la figuration est loin derrière.

    Cette année, par exemple, Denis Shapovalov et Bianca Andreescu s’amènent à Granby sans complexe. S’il était là, ce serait la même chose pour Félix Auger-Aliassime. Lorsque le Challenger débute, maintenant, on sait que des Canadiens peuvent très légitimement aspirer au titre.

    J’ajouterai que, pendant longtemps, Granby a été un des seuls tournois de type challenger au pays. Dans ce contexte, il était normal qu’on fasse en sorte d’encadrer les joueurs canadiens le mieux possible et qu’on ne fasse pas exprès pour leur offrir des adversaires trop coriaces. Aujourd’hui, les challengers sont nombreux et ce n’est plus Granby ou rien du tout.

    Personnellement, je suis en faveur qu’on tente encore d’augmenter les bourses et qu’on tente d’offrir la meilleure qualité de jeu possible aux amateurs de tennis d’ici. Après 22 ans – et 22 ans de succès, il faut le préciser -, Granby a mérité son statut particulier à travers le pays. Qu’on donne au tournoi le statut de « challenger or » et qu’on le laisse s’épanouir totalement.

    Et j’insiste : Granby a mérité son statut particulier.

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    • Le tennis québécois, par surcroit, le tennis canadiens a depuis quelques années atteint un statut international sans précédant et le Challenge de Granby y a joué un rôle majeur au fil des ans. La bonification des bourses accordées aux joueurs aurait sans aucun doute un effet incitatif immédiat et permettrait aux spectateurs d’apprécier les meilleurs éléments internationaux tout en offrant aux athlètes nationaux de se colletailler aux meilleurs, tout en stimulant la relève. Bonne chance dans vos démarches.

    • Selon mon opinion ,le Challenger de Granby est devenu avec le temps un leader challenger et oui il a fait ses preuves, il y ad’autres challenger qui se sont créés au fil du temps et chapeau à toute ses initiatives, cela veut dire qu’il y a de la place pour nos jeunes et que le challenger de Grangy mérite maintenant d’être un challenger avec des bourses de $250,000.

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