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  • Michel Tassé

    Michel Tassé s'intéresse au sport, à peu près à tous les sports, depuis qu'il est enfant. Autrement dit, ça fait longtemps!
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    Jeudi 25 mai 2017 | Mise en ligne à 18h00 | Commenter Commentaires (2)

    Frédérick Gaudreau: les bons gars ne finissent pas toujours derniers

    aime le baseball. Vous le savez. Les personnages qui composent l’immensément riche histoire de ce sport sont une des raisons qui me font tant triper sur la balle.
    Un jour, le légendaire Leo Durocher, qui a dirigé les Dodgers de Brooklyn, les Giants de New York, les Cubs de Chicago et les Astros de Houston, a fait une déclaration qui colle encore à sa mémoire, même plus de 25 ans après sa mort : « Nice guys finish last ». Traduction libre : les bons gars finissent toujours derniers.
    C’est peut-être vrai parfois, mais certainement pas tout le temps. Et on en a un sapré bel exemple dans le coin : Frédérick Gaudreau.
    Fred, comme tout le monde l’appelle, EST un bon gars. Un très bon gars à part ça. Je n’ai jamais entendu personne dire un mot contre lui. Et le bon gars est à quatre victoires de soulever la coupe Stanley. Rien de moins.
    On connaît tous l’histoire du Bromontois : il n’a jamais été repêché par une équipe de la Ligue nationale, mais il a réussi à aboutir dans l’organisation des Predators de Nashville et, à sa troisième saison chez les professionnels, il a disputé neuf matchs du calendrier régulier. Mieux encore, il vient de jouer deux rencontres face aux Ducks d’Anaheim, en finale de l’association de l’Ouest.
    Gaudreau a travaillé très fort pour se retrouver là où il est. Il a du talent, mais ce n’est pas un « naturel ». Il ne m’en voudra pas d’écrire ça. C’est le travail et une attitude exemplaire qui lui ont permis de gravir les échelons jusqu’à la grande ligue.
    Et c’est un bon gars, ce qui fait en sorte que les gens sont encore plus heureux de ce qui lui arrive.
    J’ai deux exemples de la bonne personne qu’il est. Non, il n’a pas sauvé personne d’une noyade, c’est beaucoup plus simple, mais ça va tout de même vous donner une idée.
    Lundi après-midi, mon collègue Jonathan Gagnon m’appelle à la maison : « Mike, Fred Gaudreau a joué en fin de semaine avec les Predators. Ce serait une bonne idée de lui jaser, non ? »
    « Bon flash, que j’ai répondu à celui que j’appelle tout le temps Jœ, mais tu vas avoir de la misère à lui parler. C’est un jour de match, c’est difficile de parler aux gars un jour de match, et il est déjà 13 h. Il doit faire son dodo d’après-midi… »
    Mais Jœ l’a appelé quand même. Il a laissé un message, sans trop espérer de retour d’appel. Mais une demi-heure plus tard, Gaudreau rappelait !
    Pour Gaudreau, c’était juste normal de rappeler. Les gens de sa région voulaient avoir de ses nouvelles, ils voulaient savoir comment il vivait cette nouvelle expérience avec les Predators, et il voulait que ceux qui l’ont vu grandir, les premiers à l’avoir encouragé, en aient. Qu’importe si ça le dérangeait un brin dans sa routine d’avant-match.
    Et ça a fini par faire un excellent texte dans La Voix de l’Est de mardi.
    Puis, début avril, au retour d’un arrêt de travail de cinq ou six semaines à cause de la maladie, j’ai écrit à Fred pour prendre de ses nouvelles, voir comment ça se passait à Milwaukee, avec son équipe de la Ligue américaine. Mais avant de me parler de hockey, il m’a demandé comment MOI j’allais, lui qui avait entendu dire que j’avais été hors circuit pendant un temps.
    Il s’est informé et m’a posé plein de questions. « Fais attention à toi là ! », a-t-il écrit avant, finalement, de répondre à MA question.
    Frédérick Gaudreau, c’est ça. Un bon gars, une bonne personne, du bon monde.
    Non, Leo Durocher, les bons gars ne finissent pas toujours derniers…
    Frédérick Gaudreau est à quatre victoires de soulever la Coupe Stanley. (photo Associated Press)

    Frédérick Gaudreau est à quatre victoires de soulever la Coupe Stanley. (photo Associated Press)

    J’aime le baseball. Vous le savez. Les personnages qui composent l’immensément riche histoire de ce sport sont une des raisons qui me font tant triper sur la balle.

    Un jour, le légendaire Leo Durocher, qui a dirigé les Dodgers de Brooklyn, les Giants de New York, les Cubs de Chicago et les Astros de Houston, a fait une déclaration qui colle encore à sa mémoire, même plus de 25 ans après sa mort : « Nice guys finish last ». Traduction libre : les bons gars finissent toujours derniers.

    C’est peut-être vrai parfois, mais certainement pas tout le temps. Et on en a un sapré bel exemple dans le coin : Frédérick Gaudreau.

    Fred, comme tout le monde l’appelle, EST un bon gars. Un très bon gars à part ça. Je n’ai jamais entendu personne dire un mot contre lui. Et le bon gars est à quatre victoires de soulever la coupe Stanley. Rien de moins.

    On connaît tous l’histoire du Bromontois : il n’a jamais été repêché par une équipe de la Ligue nationale, mais il a réussi à aboutir dans l’organisation des Predators de Nashville et, à sa troisième saison chez les professionnels, il a disputé neuf matchs du calendrier régulier. Mieux encore, il vient de jouer deux rencontres face aux Ducks d’Anaheim, en finale de l’association de l’Ouest.

    Gaudreau a travaillé très fort pour se retrouver là où il est. Il a du talent, mais ce n’est pas un « naturel ». Il ne m’en voudra pas d’écrire ça. C’est le travail et une attitude exemplaire qui lui ont permis de gravir les échelons jusqu’à la grande ligue.

    Et c’est un bon gars, ce qui fait en sorte que les gens sont encore plus heureux de ce qui lui arrive.

    J’ai deux exemples de la bonne personne qu’il est. Non, il n’a pas sauvé personne d’une noyade, c’est beaucoup plus simple, mais ça va tout de même vous donner une idée.

    Lundi après-midi, mon collègue Jonathan Gagnon m’appelle à la maison : « Mike, Fred Gaudreau a joué en fin de semaine avec les Predators. Ce serait une bonne idée de lui jaser, non ? »

    « Bon flash, que j’ai répondu à celui que j’appelle tout le temps Jœ, mais tu vas avoir de la misère à lui parler. C’est un jour de match, c’est difficile de parler aux gars un jour de match, et il est déjà 13 h. Il doit faire son dodo d’après-midi… »

    Mais Jœ l’a appelé quand même. Il a laissé un message, sans trop espérer de retour d’appel. Mais une demi-heure plus tard, Gaudreau rappelait !

    Pour Gaudreau, c’était juste normal de rappeler. Les gens de sa région voulaient avoir de ses nouvelles, ils voulaient savoir comment il vivait cette nouvelle expérience avec les Predators, et il voulait que ceux qui l’ont vu grandir, les premiers à l’avoir encouragé, en aient. Qu’importe si ça le dérangeait un brin dans sa routine d’avant-match.

    Et ça a fini par faire un excellent texte dans La Voix de l’Est de mardi.

    Puis, début avril, au retour d’un arrêt de travail de cinq ou six semaines à cause de la maladie, j’ai écrit à Fred pour prendre de ses nouvelles, voir comment ça se passait à Milwaukee, avec son équipe de la Ligue américaine. Mais avant de me parler de hockey, il m’a demandé comment MOI j’allais, lui qui avait entendu dire que j’avais été hors circuit pendant un temps.

    Il s’est informé et m’a posé plein de questions. « Fais attention à toi là ! », a-t-il écrit avant, finalement, de répondre à MA question.

    Frédérick Gaudreau, c’est ça. Un bon gars, une bonne personne, du bon monde.

    Non, Leo Durocher, les bons gars ne finissent pas toujours derniers…

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    • Oui et je suis heureux pour vous mais les citations célèbres sont faites dans un contexte donné et il ne faut pas croire qu’elles s’appliquent à tout. Pour le sport c’est un milieu ultra-compétitif mais dans la vie il faut aussi coopérer et dans une équipe de hockey également.

      Oui il peut être vraiment généreux mais cela peut lui rapporter également sans que cela soit calculer. Il y a garder le focus comme être trop dedans, il faut un peu de détente la journée d’un match comme pour un étudiant la journée de son examen sinon tu risques d’échouer ou de miens bien faire en te surchargeant de stress.

      Pour le contexte où cela s’applique ? C’est de prendre des pénalités pendant un match de hockey, faire des erreurs parfois. Même s’engueuler parfois. Cela ne veut pas dire que c’est vraiment une mauvaise personne qui fait cela.

      Pour les bonnes personnes ? Larry Robinson est presque toujours un gentleman et Gary Carter alors, il l’a été. Ce ne sont pas des hommes parfaits pour autant.

      Il y a un contexte a toute citation et au bon emploi même si ce peut être dans un tout autre contexte.

      ”Cessez d’être gentil, soyez vrai !” Est-ce que cela s’applique plus ? Pas dans tous les cas si votre véritable nature est d’être gentil, vous êtes vrai.

      Être bon mais pas bonasse aussi.

      Pour Durocher, il parlait de joueurs précis.

      http://mentalfloss.com/article/62774/where-does-phrase-nice-guys-finish-last-come

      Guy Lafleur notre héros très gentil mais relisez ses répliques face aux Bruins de Boston ou quand il critiquait aussi certains coachs ou l’organisation mais avant qu’il perde sa fraction de seconde.

      Et on parle d’un contexte d’équipe. All nice guys. Tu ne peux pas gagner et mêmes les grands gentlemen ne le sont pas en tout temps et heureusement.

      C’est d’être craintif, timoré, de vivre pour faire plaisir aux autres sans tenir compte de ses propres besoins qu’il ne faut pas. C’est la mauvaise affirmation de soi. Celle agressive ce n’est pas mieux bien que parfois à l’occasion se fâcher peut rapporter. Dans le sport tu peux être dans une situation de survie. Ce sont les battants, les gagneurs qui sont mis de l’avant versus les chokers trop gentils. Cela devient des stéréotypes et des clichés du sport. Il faut donc bien choisir le contexte et non en faire un motto.

    • Très belle histoire celle de Fredericton GAUDREAU, preuve qu’il ne faut jamais lâcher ses rêves et de travailler plus fort pour y arriver. Tout simplement heureux pour lui.

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