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Archive, janvier 2017

Jeudi 26 janvier 2017 | Mise en ligne à 19h00 | Commenter Aucun commentaire

La LNAH pourrait-elle revenir à Granby?

LNAH-logo

Comme dirait l’autre, on jase là. Ou comme disaient mes défunts parents, on parle pour parler.

Question: amateurs de sports de Granby, êtes-vous heureux avec l’offre actuelle en matière de hockey dit majeur en ville?

Les Inouk et la Ligue junior AAA sont là depuis la saison 2005-2006. Auparavant, la Ligue semi-pro, devenue ensuite la Ligue senior majeur (et avant qu’elle ne devienne la Ligue nord-américaine), avait occupé le plancher de 1997-1998 à 2003-2004. Et encore avant, il y a eu la LHJMQ de 1981-1982 à 1996-1997. Notre historique va s’arrêter là.

Granby a toujours accueilli du hockey majeur. Parce qu’il y a une population importante ici,  parce qu’il y a un aréna en mesure de recevoir un nombre intéressant d’amateurs et, fait non négligeable, parce qu’il y a un journal pour parler du gros club à tous les jours. Très honnêtement, je ne crois pas que Granby soit une grande ville de hockey. Mais c’est clairement une tradition de hockey.

À leur 12e saison, les Inouk peinent à attirer des foules décentes au centre sportif Léonard-Grondin. On est loin de leur première campagne, alors qu’ils avaient drainer une moyenne de 1360 personnes, et loin aussi d’il y a quelques années seulement, quand ils attiraient régulièrement des foules supérieures à 800 personnes.

Les Inouk font de beaux et de gros efforts depuis quelques semaines afin de faire parler d’eux sur les réseaux sociaux. Ils ont engagé des gens pour diffuser la bonne nouvelle, pour s’assurer qu’on entende parler un peu plus de cette équipe qui gagne (sauf contre Longueuil!) et qui aspire aux grands honneurs. Faudra voir au cours des prochains mois si leurs efforts seront récompensés. Ce qu’on leur souhaite, d’ailleurs. Mais pour l’heure, on ne sent pas de semblant de buzz en ville.

Je reçois des courriels et les amateurs viennent me voir pour discuter à l’aréna, à l’épicerie et sur la rue. Les plus sévères me disent qu’ils sont tannés de l’administration actuelle tandis que d’autres affirment que la LHJAAAQ ne les branchent tout simplement plus. «C’est du bon hockey, mais on ne connaît pas les joueurs, y’a pas de gros noms, rien…»

On me parle aussi souvent de la Ligue nord-américaine. Vrai que le circuit a évolué dans le bon sens et qu’il a réussi à éliminer, du moins en grande partie, les foires, les gestes disgracieux, les bagarres «gratuites», ce genre de trucs qui faisaient tellement mal à sa crédibilité. Et la ligue compte en ses rangs des anciens de la Ligue nationale, de la Ligue américaine, des anciennes stars de la LHJMQ, etc. Bref, le produit a de la gueule.

Les dirigeants de la LNAH n’ont jamais oublié Granby, qu’ils ont toujours considéré comme un très beau marché. Présentement, l’avenir des concessions de Laval et de Trois-Rivières est loin d’être garanti.

Financièrement parlant, on dit qu’une équipe de la LNAH fait maintenant ses frais avec une moyenne de 1200 spectateurs. Est-ce possible de mettre une moyenne de 1200 amateurs au centre sportif Léonard-Grondin?

Et quelle serait la réaction des autorités municipales si des gens d’ici (d’ici, j’insiste) cognaient à leur porte afin de vérifier leur intérêt face à la LNAH?

Comme je le disais, on jase là…

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Mercredi 25 janvier 2017 | Mise en ligne à 7h00 | Commenter Commentaires (2)

La seule habitude de Raonic: gagner!

Tout finira par arriver à point pour Milos Raonic. (photo Associated Press)

Tout finira par arriver à point pour Milos Raonic. (photo Associated Press)

À l’heure où vous lisez ces lignes, vous savez sûrement si Milos Raonic a atteint les demi-finales des Internationaux d’Australie, lui qui avait rendez-vous avec Rafael Nadal en beau milieu de la nuit, heure du Québec. J’ai prédit une victoire de l’Ontarien. Vous savez donc avant moi si je me suis trompé ou non.

Je regardais Raonic, un enfant du Challenger de Granby, l’autre jour. Je le regardais servir des plombs de plus de 230 kilomètres-heure, je le regardais avec son attitude imperturbable sur le terrain. Et j’étais impressionné.

Je ne sais pas quand Raonic va remporter un tournoi du Grand chelem, mais je sais qu’il va le faire. Il est classé troisième au monde et il n’y a plus un joueur sur la planète qu’il n’est pas capable de battre, même s’il est toujours à la recherche de son premier gain en carrière contre Novak Djokovic. Dans son cas, tout finira par arriver à point.

Milos semble gagner des fans à toutes les semaines, à chaque fois qu’il ajoute un succès à son palmarès. À 26 ans, il continue à progresser sans cesse, au fur et à mesure qu’il se rapproche un peu plus du sommet. Il gagne des fans en raison de la qualité de son jeu et du sérieux qu’il met dans sa carrière.

Son sérieux lui permet de gagner des matchs et des admirateurs, mais pas nécessairement des abonnés sur Instagram et sur Twitter. Bien sûr, vous me voyez venir…

La semaine passée, ma femme me disait: «Raonic, il est bon. Mais il est un peu plate. Pas de photos provocantes sur les réseaux sociaux, pas de scandales, rien. Juste des victoires!»

Voilà! Plate… mais efficace. Comme la majorité des athlètes qui ont du succès le sont. Êtes-vous abonnez au compte Instagram de Sidney Crosby pour savoir quelle sera la prochaine starlette au décolleté plongeant avec laquelle il posera, vous-autres?

Selon le site de l’ATP, Raonic a mérité près de 15 millions $ en bourses depuis le début de sa carrière. Au tennis, quand tu gagnes, tu fais de l’argent. Et quand tu gagnes, tu attires aussi les commanditaires. Les 15 millions $ remportés par Raonic ne font même pas état de ses revenus de commandites.

Eugenie Bouchard a connu un gros début de carrière et, à cause de ses succès et de sa beauté, elle est rapidement devenue la darling de la planète tennis et des commanditaires. Mais en voulant entretenir ses liens avec son fan club et avec ceux qui lui signaient de gros chèques, en passant beaucoup de temps à faire de beaux selfies pour Instagram et pour Twitter, elle a fini par s’éloigner de l’essentiel, de son devoir premier: performer sur le court et gagner. Et à mesure que les semaines et les mois passent, à mesure que LA performance attendue ne vient pas, ils sont toujours un peu plus nombreux à penser qu’elle ne redeviendra jamais la joueuse qu’elle a été il y a à peine quelques années.

Milos Raonic n’est pas le plus divertissant sur Instagram ou sur Twitter. Ce n’est pas le plus assidu sur les réseaux sociaux. Il n’a qu’une seule véritable habitude: celle de gagner. Et quand on est un athlète professionnel, ça reste la plus importante.

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Mardi 17 janvier 2017 | Mise en ligne à 19h00 | Commenter Commentaires (5)

Arts martiaux mixtes et préjugés

Un ami m’avait dit : « Sur place, c’est encore plus rough qu’à la télé. Sais pas si tu vas aimer ça… »
Notre métier nous amène constamment à vivre de nouvelles expériences et à nous sortir de notre zone de confort. Ma dernière en lice : la couverture live d’un gala d’arts martiaux mixtes. Ça se passait vendredi dernier, à La Tohu de Montréal, alors que je couvrais le quatrième combat professionnel du Granbyen Adam Dyczka.
Je suis un amateur de boxe. Et comme bien des gens, j’avais (ou j’ai ?) certains préjugés face aux arts martiaux mixtes, un sport dur s’il en est un. Mais on ne peut ignorer un sport qui intéresse autant de monde. De nombreux Granbyens s’étaient d’ailleurs déplacés jusqu’à Montréal l’autre soir.
Oui, ça brasse dans l’octogone. Ça se bat à coups de poing, à coups de pied et même à coups de genou. C’est brutal, c’est violent, n’empêche que la réglementation a grandement évolué au fil des ans et qu’on est loin de l’époque où à peu près tout était permis. Aussi, l’arbitre n’est pas un touriste. Il intervient rapidement lorsqu’un combattant est mal en point.
Il y a plus de sang qu’à la boxe. Mais en bout de ligne, les arts martiaux mixtes sont-ils vraiment plus dangereux ? Et les blessures graves sont-elles plus nombreuses ? Les intervenants qui naviguent entre les deux sports affirment que non. Et des études sérieuses tendent à démontrer que la boxe laisse ses athlètes plus amochés, ne serait-ce qu’en raison des nombreux coups à la tête qu’un boxeur reçoit pendant un combat.
Mais les images laissées par les arts martiaux mixtes sont fortes, impressionnantes : la cage, les gants très légers, le gars qui mange des coups de poing alors qu’il est par terre, le visage tuméfié de certains combattants après seulement 15 secondes de bataille. Et soyons honnête, c’est ce qui en attire plusieurs.
Mais voilà, est-ce vraiment si dangereux ? Ce l’est plus que le bowling, c’est clair. Mais est-ce que ce l’est plus que le hockey, où les commotions cérébrales sont légion ? Il y a un débat ici.
Chose certaine, j’ai énormément de respect pour ces athlètes qui montent dans l’octogone ou sur un ring et qui défendent leur peau. Ça prend du courage. Et un brin de folie, c’est vrai.
Dyczka : de belles qualités
Mais voilà, je retournerai voir des galas d’arts martiaux mixtes dans la grande ville. Parce que Granby compte des professionnels dans cette discipline et parce que si on se fie à tous les experts, Adam Dyczka a ce qu’il faut pour aller loin. Jusqu’à la gigantesque UFC, selon Stéphane Patry, promoteur de TKO MMA et analyste crédible.
Dyczka est un poids lourd, ce qui fascine les gens, il frappe dur et il a du charisme. Bref, il a de belles qualités. Et si les gens de son entourage disent vrai, il est sérieux. Il le semble, en tout cas.
En entrevue, la semaine passée, Dyczka a été brutalement honnête : « Si ça ne marche pas pour moi en arts martiaux mixtes, c’est le travail d’usine qui m’attend. Et je n’ai pas le goût d’aller travailler dans une shop ».
Difficile de trouver meilleure motivation.

Adam Dyczka vient d'être déclaré vainqueur à la suite de son combat avec Jarred Henderson. Si on se fie à tous les experts, il a ce qu'il faut pour aller loin. (photo Janick Marois)

Adam Dyczka vient d'être déclaré vainqueur à la suite de son combat avec Jarred Henderson. Si on se fie à tous les experts, il a ce qu'il faut pour aller loin. (photo Janick Marois)

Adam Dyczka vient d'être déclaré vainqueur à la suite de son combat avec Jarred Henderson. Si on se fie à tous les experts, il a ce qu'il faut pour aller loin. (photo Janick Marois)

Adam Dyczka vient d'être déclaré vainqueur à la suite de son combat avec Jarred Henderson. Si on se fie à tous les experts, il a ce qu'il faut pour aller loin. (photo Janick Marois)

Un ami m’avait dit : « Sur place, c’est encore plus rough qu’à la télé. Sais pas si tu vas aimer ça… »

Notre métier nous amène constamment à vivre de nouvelles expériences et à nous sortir de notre zone de confort. Ma dernière en lice : la couverture live d’un gala d’arts martiaux mixtes. Ça se passait vendredi dernier, à La Tohu de Montréal, alors que je couvrais le quatrième combat professionnel du Granbyen Adam Dyczka.

Je suis un amateur de boxe. Et comme bien des gens, j’avais (ou j’ai ?) certains préjugés face aux arts martiaux mixtes, un sport dur s’il en est un. Mais on ne peut ignorer un sport qui intéresse autant de monde. De nombreux Granbyens s’étaient d’ailleurs déplacés jusqu’à Montréal l’autre soir.

Oui, ça brasse dans l’octogone. Ça se bat à coups de poing, à coups de pied et même à coups de genou. C’est brutal, c’est violent. N’empêche que la réglementation a grandement évolué au fil des ans et qu’on est loin de l’époque où à peu près tout était permis. Aussi, l’arbitre n’est pas un touriste. Il intervient rapidement lorsqu’un combattant est mal en point.

Il y a plus de sang qu’à la boxe. Mais en bout de ligne, les arts martiaux mixtes sont-ils vraiment plus dangereux ? Et les blessures graves sont-elles plus nombreuses ? Les intervenants qui naviguent entre les deux sports affirment que non. Et des études sérieuses tendent à démontrer que la boxe laisse ses athlètes plus amochés, ne serait-ce qu’en raison des nombreux coups à la tête qu’un boxeur reçoit pendant un combat.

Mais les images laissées par les arts martiaux mixtes sont fortes, impressionnantes : la cage, les gants très légers, le gars qui mange des coups de poing alors qu’il est par terre, le visage tuméfié de certains combattants après seulement 15 secondes de bataille. Et soyons honnête, c’est ce qui en attire plusieurs.

Mais voilà, est-ce vraiment si dangereux ? Ce l’est plus que le bowling, c’est clair. Mais est-ce que ce l’est plus que le hockey, où les commotions cérébrales sont légion ? Il y a un débat ici.

Chose certaine, j’ai énormément de respect pour ces athlètes qui montent dans l’octogone ou sur un ring et qui défendent leur peau. Ça prend du courage. Et un brin de folie, c’est vrai.

Dyczka : de belles qualités

Mais voilà, je retournerai voir des galas d’arts martiaux mixtes dans la grande ville. Parce que Granby compte des professionnels dans cette discipline et parce que si on se fie à tous les experts, Adam Dyczka a ce qu’il faut pour aller loin. Jusqu’à la gigantesque UFC, selon Stéphane Patry, promoteur de TKO MMA et analyste crédible.

Dyczka est un poids lourd, ce qui fascine les gens, il frappe dur et il a du charisme. Bref, il a de belles qualités. Et si les gens de son entourage disent vrai, il est sérieux. Il le semble, en tout cas.

En entrevue, la semaine passée, Dyczka a été brutalement honnête : « Si ça ne marche pas pour moi en arts martiaux mixtes, c’est le travail d’usine qui m’attend. Et je n’ai pas le goût d’aller travailler dans une shop ».

Difficile de trouver meilleure motivation.

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