Sports, etc.

Archive, juillet 2015

Vendredi 31 juillet 2015 | Mise en ligne à 14h45 | Commenter Aucun commentaire

Ranger: le fun est à Trois-Rivières

En huit présences au Grand Prix de Trois-Rivières, Andrew Ranger compte quatre victoires et quatre deuxièmes places! (photo Flagworld.com)

En huit présences au Grand Prix de Trois-Rivières, Andrew Ranger compte quatre victoires et quatre deuxièmes places! (photo Flagworld.com)

Andrew Ranger est débarqué à Trois-Rivières avec de la pression sur les épaules. Normal quand on connaît son incroyable fiche au prestigieux Grand Prix de l’endroit : quatre victoires et quatre deuxièmes places en huit courses !

«Courir ici, c’est tellement l’fun !, a-t-il lancé alors qu’ils s’installaient avec femme et enfants à bord de son motorisé sur le site de l’événement. Écoute, la piste est belle, le parcours est fantastique, la ville vibre au rythme du Grand Prix, c’est formidable. La série canadienne de NASCAR prend sans cesse du galon et on aimerait que ce soit comme ça partout à travers le pays.»

Ranger se pointe dans la Cité de Laviolette galvanisé par sa victoire du week-end dernier à Saint-Eustache. Au classement, il est installé seul au troisième rang, 14 points derrière Scott Steckly et trois derrière Jason Hathaway. Il ne reste déjà plus que quatre épreuves au calendrier.

«Franchement, la fin de saison s’annonce passionnante, a repris le Granbyen. Steckly, c’est clair, est l’homme à battre. Il a une super voiture (bien qu’elle ait connu des difficultés à Saint-Eustache) et il sait éviter les pièges en piste. Il veut gagner… mais moi aussi. Ça va être intéressant.»

S’il n’a pas connu le début de saison espéré, Ranger aime l’idée que ses performances vont sans cesse en s’améliorant.

«Je préfère comment ça se passe cette année. Commencer en lion et finir en mouton, je n’ai jamais aimé ça. La fin de saison, l’année passée, a été vraiment frustrante avec tous les problèmes mécaniques qu’on a eus…»

Le champion en titre de la série, le Trifluvien Louis-Philippe Dumoulin, est toujours à la recherche d’un premier succès cette saison et chez lui, dans sa court, il sera à surveiller. Même chose pour Marc-Antoine Camirand, un autre fils de la Mauricie. La présence d’Alex Tagliani, qui fera également l’épreuve de rallycross au GP3R, promet quant à elle toujours un beau duel avec Ranger.

Week-end occupé

Le Grand Prix de Trois-Rivières est l’un des événements les plus importants de l’été en sport automobile au Canada. Et pour un pilote comme Ranger, c’est un énorme week-end.

«C’est à Trois-Rivières que je donne le plus d’entrevues, que je fais le plus de promotion, que je suis le plus sollicité, a-t-il expliqué. C’est à la fois trippant et exigeant. À un moment donné, il faut que je me retire pour entrer dans ma bulle de pilote. Parce que bon, je suis d’abord ici pour gagner…»

Sa recette, clairement, a fait ses preuves.

*   *   *

Suivez-moi sur Twitter: @Michel_Tasse

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






Mardi 28 juillet 2015 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Aucun commentaire

Challenger de Granby: la semaine des belles histoires

À 14 ans, Félix Auger-Aliassime a accompli ce que personne n’avait accompli avant lui. (photo La Voix de l'Est)

À 14 ans, Félix Auger-Aliassime a accompli ce que personne n’avait accompli avant lui. (photo La Voix de l'Est)

Une semaine avant le début du 20e Challenger Banque Nationale de tennis, j’écrivais que tout était en place afin qu’on assiste au meilleur tournoi de l’histoire à Granby. La qualité des joueurs, particulièrement chez les hommes, promettait de très beaux moments.

La perte du favori Benjamin Becker dès le premier tour aurait pu faire mal au tournoi. Mais voilà, il y a eu Félix. Et il y a eu Charlotte. Et il y a eu Philip.

Et ça a été, finalement, une semaine remplie de belles et de bonnes histoires. Une semaine, honnêtement, où l’auteur de ces lignes n’a jamais eu à se creuser la tête deux secondes pour trouver quelque chose d’intéressant à vous raconter.

Bien sûr, c’est le nom de Félix Auger-Aliassime qui reviendra en tête de tout le monde quand on reparlera du 20e Challenger. Quelle semaine il nous a donnés, quelles émotions incroyables il nous a fait vivre ! Il n’a pas gagné le tournoi, mais c’est clairement à lui que revient la médaille d’or de Granby 2015.

À 14 ans, Auger-Aliassime a accompli ce que personne n’avait accompli avant lui. Et ses performances se sont avérées un cadeau du Ciel pour le Challenger, qui n’avait jamais accueilli autant de journalistes (venus d’aussi loin que de Toronto) et qui n’a jamais bénéficié d’autant de couverture. C’est pas compliqué, même les Américains et les Européens ont parlé de Granby grâce au «p’tit» Félix.

Hier, l’ATP a publié son nouveau classement. Et Auger-Aliassime a gagné 488 places (!), lui qui est maintenant classé 749e au monde. Il est ainsi devenu le plus jeune joueur de l’histoire (encore!) à percer le top 800.

On le reverra, Félix. Une fois et puis une autre, normalement. Il va grandir devant nous comme Milos Raonic et Vasek Pospisil l’ont fait avant lui.

Une autre qu’on va voir grandir, c’est Charlotte Robillard-Millette. Si elle a aussi atteint les quarts de finale, elle s’est retrouvée un brin dans l’ombre d’Auger-Aliassime. Mais des juniors de 16 ans qui ont accédé à la ronde des huit à Granby, on n’en a pas vu souvent au fil des ans.

On va se souvenir longtemps de sa victoire aux dépens de la Française Amandine Hesse au deuxième tour. Quel retour elle a effectué après avoir perdu la première manche 6-0 ! Du caractère, elle en a à revendre, la Blainvilloise. Oui, elle nous rappelle un brin Eugenie par son attitude sur le terrain. On parle de caractère, mais on devrait davantage parler de chien dans son cas.

Il y a les vedettes montantes, les étoiles de demain, mais il y a aussi ceux qui s’accrochent, qui refusent d’abandonner leur rêve. Philip Bester fait partie de la deuxième catégorie.

Bester avait fait les demi-finales en 2012 et en 2013 mais, en bout de ligne, on l’a vu plus souvent peiner qu’avoir du succès à Granby. En ce sens, il faisait bon le voir atteindre la finale d’un Challenger pour la première fois de sa carrière en fin de semaine.

Bester, jadis un des meilleurs juniors au monde, a souvent été blessé et son attitude, avouera-t-il lui-même, n’a pas toujours été à la hauteur. Mais à 26 ans, sa carrière semble enfin vouloir véritablement prendre son envol. Ses succès chez nous ont fait en sorte qu’il est passé du 305e rang mondial au 225e. On est sincèrement heureux pour lui.

Félix, Charlotte, Philip. Tous des athlètes de chez nous. On a beau aimer les Américains, les Britanniques et les Japonais qui passent à Granby, c’est encore les Québécois et les Canadiens qui remplissent les estrades et qui font les plus belles histoires du Challenger. Et l’avenir nous annonce d’autres de ces belles histoires.

Vient-on d’assister au meilleur Challenger de l’histoire ? C’est toujours difficile à dire. Dimanche, Eugene Lapierre m’a rappelé l’édition de 2011 alors que Stéphanie Dubois avait triomphé lors de la première visite des dames chez nous et que les Français Arnaud Clément et Nicolas Mahut, deux millionnaires du tennis, s’étaient affrontés en quarts de finale. Vrai que ça avait été un Challenger très spécial.

Mais un tournoi avec autant de belles et de bonnes histoires que celui de 2015, on n’avait jamais vu ça avant. Jamais.

Le Challenger célébrait ses 20 ans et on s’attendait à un beau tournoi. Mais voilà, on a plutôt assisté à un tournoi qui a été béni des dieux du tennis.

*   *   *

Suivez-moi sur Twitter: @Michel_Tasse

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






Vendredi 24 juillet 2015 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Un commentaire

En mémoire de Bob Gatien

Bob Gatien, alors qu'il était promoteur de l'Autodrome Granby. (photo La Voix de l'Est)

Bob Gatien, alors qu'il était promoteur de l'Autodrome Granby. (photo La Voix de l'Est)

Le Mémorial de la terre battue intronisera son deuxième membre ce soir à l’Autodrome Granby. Et vu l’ampleur du personnage, la soirée risque d’être forte en émotions.

L’intronisé, c’est Robert «Bob» Gatien, trois fois champion au Rebel Speedway (1969, 1970 et 1972), neuf fois champion à l’Autodrome Drummond de même que co-propriétaire et promoteur de l’Autodrome Granby de 1985 jusqu’à sa mort, le 8 mars 2010.

«Bob serait très, très fier, explique Carmen Duhamel, qui a été la conjointe de Gatien au cours des 32 dernières années de sa vie. C’est pas compliqué, il a donné sa vie au stock-car. Il mérite cet honneur.»

Mme Duhamel sera accompagnée des trois filles et du fils de Bob (Gaétan, lui-même un ex-coureur) ainsi que de sa fille à elle, ce soir. Les petits-enfants du défunt, d’autres membres de la parenté et une tonne d’amis et de gens du monde des courses ont également été invités.

«Il a commencé à courir à l’âge de 17 ans et la course n’est jamais sortie de sa vie par la suite. Il adorait courir, mais il s’est investi autant comme promoteur. Les gens voyaient qu’il adorait son sport.»

Mme Duhamel se rappelle d’un pilote minutieux.

«Il prenait un soin jaloux de ses voitures. Et même s’il faisait confiance aux gens autour de lui, il n’était pas question que personne ne touche à son moteur. Ça, c’était comme la prunelle de ses yeux !»

Elle se souvient aussi d’un pilote qui aimait gagner, mais qui n’était pas rancunier.

«Il voulait gagner, il voulait tout le temps gagner. Il a eu des batailles incroyables avec Jacques Lalancette en piste. Mais quand la soirée de courses était finie, elle était finie, et il passait à autre chose. En tant que conjointe, c’est une qualité que j’appréciais.»

Un promoteur actif

Bob Gatien était propriétaire d’un bar à Richelieu en 1985 lorsque René Pelletier et les frères Saint-Sauveur lui ont proposé de se joindre à eux et d’acheter le Rebel Speedway, devenu ensuite l’Autodrome Granby.

«René et les Saint-Sauveur avaient été clairs : si Bob n’embarquait pas, ils n’achetaient pas la piste, a repris Carmen Duhamel. Bob y a pensé et quand il a dit oui, il s’est investi à fond. Deux ans plus tard, on achetait la maison de M. Guillemette (l’ex-propriétaire de la piste) sur le terrain de l’Autodrome !»

Gatien s’est avéré un promoteur très actif.

«Il avait de bonnes idées et il réglait les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentaient. Il a vraiment aimé ses années de promoteur. Et je pense que les gens ont apprécié ce qu’il a fait.»

Mme Duhamel travaillait avec son amoureux. Elle faisait la comptabilité, elle vendait les billets de saison, elle s’occupait de la publicité, elle faisait plein de trucs. Les deux faisaient une belle équipe.

«Ça a été de belles années. Je continue à faire de petites choses pour les nouveaux propriétaires. Ça me permet de rester proche de la course… et du souvenir de Bob», termine-t-elle.

*   *   *

Suivez-moi sur Twitter: @Michel_Tasse

Un commentaire  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juillet 2015
    D L Ma Me J V S
    « juin   août »
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
  • Archives