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Archive, mai 2015

Samedi 30 mai 2015 | Mise en ligne à 13h00 | Commenter Commentaires (7)

Baseball: à Montréal de se commettre… pour vrai

Denis Coderre aura beau faire les plus belles finesses au commissaire Manfred, on ne s’en sortira pas. Ça prend un nouveau stade! (photo La Presse)

Denis Coderre aura beau faire les plus belles finesses au commissaire Manfred, on ne s’en sortira pas. Ça prend un nouveau stade! (photo La Presse)

Denis Coderre, un véritable king en matière de relations publiques, est sorti du bureau du commissaire Rob Manfred plus encouragé que jamais au sujet d’un éventuel retour du baseball majeur à Montréal. Le simple fait que Mandred n’ait absolument pas fermé la porte à la possibilité que soit présentés des matchs du calendrier régulier dès la saison prochaine au Stade olympique est totalement inespérée aux yeux des amateurs de balle du Québec.

Comme dirait l’autre, la vibe est bonne. Les quatre matchs préparatoires disputés par les Blue Jays devant des gradins très bien garnis au Stade olympique ont fait écarquiller les yeux du monde du baseball, qui semble tout aussi impressionné par l’intérêt démontré en général par les Montréalais — et les Québécois — pour un retour des grandes ligues.

Les gens du baseball se souviennent que les Expos ont déjà fait courir les foules à Montréal. Étonnamment — et c’est tant mieux —, ils semblent davantage se souvenir des belles années que des moments de grosse misère (les assistances de 5000 personnes en plein mois de juillet au Stade olympique) qui ont marqué la fin des Z’Amours.

Montréal a un autre point qui milite en sa faveur. Et un gros point à part ça. Si jamais le baseball majeur doit relocaliser une de ses concessions (on parle toujours de Tampa Bay et de Oakland), Montréal est la seule ville qui peut accueillir une équipe en Amérique du Nord, à l’exception du Mexique, où Major League Baseball a un certain intérêt.

Mais le Mexique, c’est l’inconnu. Montréal, c’est beaucoup plus sûr aux yeux du milieu, très conservateur, du baseball majeur.

Aux États-Unis, le baseball majeur est partout, du nord au sud, d’est en ouest. Il n’y a plus de place pour personne. Si on doit trouver un nouvel endroit pour les Rays ou les A’s, Montréal est la meilleure place… et la seule.

Morale de cette histoire, le baseball majeur aime ce qui se passe à Montréal présentement et Montréal est ni plus ni moins la seule ville dans la course pour obtenir, que ce soit par un déménagement ou par une expansion, une concession.

La prochaine étape

Mais voilà, le baseball majeur a beau faire de l’oeil à Montréal, il faudrait que ceux qui sont intéressés à ramener la balle chez nous finissent par passer à la prochaine étape : celle de la promesse de la construction d’un stade.

Car le baseball majeur ne reviendra s’établir à Montréal sans ça. Oui, la future équipe pourrait jouer au Stade olympique pendant deux ou même trois ans le temps que le nouveau stade soit fini de construire, mais il faut qu’il y ait promesse de construction. On aura beau remplir le Stade olympique 10 fois pour les Blue Jays au printemps ou même pour des matchs réguliers, Denis Coderre aura beau faire les plus belles finesses au commissaire Manfred, on ne s’en sortira pas. Ça prend un nouveau stade et ce ne sont pas les dirigeants de MLB qui vont le construire pour nous!

Au cours de la dernière année, on a souvent parlé de gens avec les poches très profondes qui veulent ramener le baseball à Montréal. On a parlé de Stephen Bronfman, de Mitch Garber, du propriétaire de Dollarama et qui encore! L’heure est venue pour ces gens-là de se lever et de démontrer qu’ils sont sérieux.

L’heure est venue, pour eux, de sortir leurs millions $. Maintenant! Les gouvernements suivront s’ils constatent que la démarche est sérieuse.

Clairement, le baseball majeur n’a rien contre Montréal. Même qu’il lui ouvre la porte. Au hockey, Québec doit se battre avec des villes comme Las Vegas et Seattle pour revenir dans la Ligue nationale. Au baseball, Montréal ne semble avoir aucune véritable compétition.

Le baseball majeur a démontré qu’il est intéressé. À Montréal, maintenant, de se commettre… pour vrai.

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Vendredi 29 mai 2015 | Mise en ligne à 8h30 | Commenter Aucun commentaire

Michaël Parent n’aime pas avoir l’air fou

Michaël Parent en piste. (photo Joe Labrie)

Michaël Parent en piste. (photo Joe Labrie)

Michaël Parent l’avoue : son orgueil en a pris pour son rhume, vendredi dernier à l’Autodrome Granby, alors qu’il a été incapable de terminer les deux premières épreuves de la saison chez les modifiés.

«C’était pas l’fun !, a lancé le Granbyen  alors qu’il travaillait sur sa voiture en prévision du programme de ce soir. Honnêtement, le seul mot qui me vient tête pour résumer la soirée, c’est : désastre !»

Parent a expérimenté à peu près tous les problèmes imaginables : moteur, direction, crevaison, alouette ! S’il s’attendant à commencer la saison «tranquillement», il ne s’attendant tout de même pas à en arracher autant.

«Heureusement, ça a beaucoup mieux été à Drummondville le lendemain. Je ne suis pas retrouvé sur le podium, mais au moins, j’étais dans la game, j’étais dans la course. Je m’attendais à avoir besoin de quatre ou cinq épreuves avant d’être véritablement à l’aise. On verra…»

Parent a connu du succès en série Empire Super sprints. Les podiums, il connaît ça. Ce qu’il a vécu la semaine passée l’a carrément gêné.

«Pas finir une course, avoir l’air fou, je n’aime pas ça. Mais il y une adaptation qui doit se faire, c’est clair. Conduire un modifié et un sprint car, c’est totalement différent. Il y a la voiture, mais il y a aussi la course en tant que tel. Un sprint car, c’est plus dangereux, mais je trouve les gars plus comboys en modifié. Il y a une forme d’intimidation qui n’existe pas en sprint.»

Parent avait couru une fois en modifié la saison dernière. C’était en toute fin de campagne.

///

Mais attention, Michaël Parent ne regrette pas sa décision d’avoir fait le saut en modifié. Une décision survenue après l’accident majeur qu’il a subi avec son sprint car en août 2013, dans l’État de New York.

«C’est moins rapide, ça m’agace un peu, mais je sais que j’ai pris la bonne décision. Je vais m’adapter et ça va bien aller. Il faut juste que je me laisse un peu de temps.»

Les bolides de la série Empire Super Sprints débarquent d’ailleurs à l’Autodrome ce soir. Alain Bergeron, de Saint-Pie, effectuera alors son premier départ de la saison.

«Je devais faire la course à Granby et à Drummondville (demain), mais le moteur de ma voiture n’est pas au point, a repris Parent. L’idée, c’était de participer à cinq ou six épreuves cette année. Mais je ne commencerai pas en fin de semaine, c’est sûr.»

En vitesse

Chuck Hebring domine le classement de la série Empire Super Sprints, lui qui est suivi de Steve Poirier. Hebring a remporté les deux premières courses de la saison. Notons que la pluie a déjà forcé l’annulation de quatre programmes de la série (les quatre premiers) jusqu’ici… Alain Boisvert se promènera entre son modifié et son sprint car ce soir. L’éternel Boisvert a enlevé les honneurs de la première finale de la saison en modifié la semaine dernière… Andrew Ranger effectuera sa deuxième sortie de la saison à l’Autodrome… Les modifiés se paieront une finale de 50 tours, alors que les sportsman et les pro-stock seront en piste pour 30 tours.

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Dimanche 24 mai 2015 | Mise en ligne à 7h00 | Commenter Aucun commentaire

Mathieu Desjardins et la réalité des courses

Mathieu Desjardins a tout gagné, la saison dernière, en sportsman. (photo La Voix de l'Est)

Mathieu Desjardins a tout gagné, la saison dernière, en sportsman. (photo Joe Labrie)

Mathieu Desjardins était de retour à bord de sa voiture sportsman, vendredi soir à l’Autodrome Granby, après s’être juré, l’automne dernier, d’entreprendre 2015 au volant d’un modifié.

Quelques heures avant d’être victime d’un spectaculaire accident au neuvième tour de la finale de sa catégorie, Desjardins avait confié ses états d’âme à l’auteur de ces lignes.

«Je suis déçu, c’est certain, a expliqué celui qui a tout gagné, l’an dernier, en sportsman. J’étais prêt pour un nouveau défi, mais les commanditaires n’étaient pas là. C’est plate, mais c’est ça. C’est la réalité des courses…»

Desjardins, de Sorel-Tracy, a avoué qu’il a même failli tout lâché au cours de l’hiver.

«J’y ai pensé. Sérieusement à part ça. Mais j’aime courir. L’idée, cette année, sera d’essayer de brûler encore la catégorie afin de forcer les commanditaires à se manifester. C’est là que je vais trouver ma motivation…»

Mais on risque néanmoins de voir Desjardins à bord d’un modifié quelques fois cette saison. Les négociations vont bon train avec Jean-François Corriveau, lui-même pilote, qui a trois voitures.

«Ça regarde bien. Jean-François veut que je lui apporte mes connaissances techniques. Ça risque d’être un mariage de raison…»

L’argent se fait rare en course automobile, on le sait. Parlez-en à Andrew Ranger. Mathieu Desjardins est la dernière victime en lice.

«Puisque je cours un peu partout, ça me prend un bon budget. C’est pas compliqué, une saison complète en modifié va me coûter deux fois plus cher qu’en sportsman. Juste le moteur d’un modifié, c’est 30 000 $…»

Malgré la déception, Desjardins connaît un bon début de saison. Avant la soirée de vendredi, il comptait deux victoires en cinq départs : une au RPM Speedway de Saint-Marcel et l’autre à Cornwall. Il s’agissait de son premier triomphe à vie à Cornwall.

«Steve Bernier a dû être patient avant de faire le saut en modifié. Mais il était tellement dominant en sportsman que les commanditaires n’ont pas eu le choix de se manifester. C’est peut-être ce qui va m’arriver…»

C’est ce que le petit monde du stock-car sur terre battue lui souhaite…

En passant, Desjardins s’est tiré tout à fait indemne de son accident. Miraculeusement. Mais on ne peut en dire autant de la voiture 1M…

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