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Archive, juillet 2013

Mardi 23 juillet 2013 | Mise en ligne à 20h05 | Commenter Aucun commentaire

Dancevic a sauvé la semaine

En santé, Frank Dancevic peut faire ce qu'il veut sur un terrain de tennis. (photo La Voix de l'Est)

En santé, Frank Dancevic peut faire ce qu'il veut sur un terrain de tennis. (photo La Voix de l'Est)

Du temps trop chaud, de la pluie sur la fin de la semaine, une présence trop courte de Nicolas Mahut et un manque, on le répète, de gros vendeurs. Non, le Challenger Banque Nationale de tennis n’avait pas grand-chose pour lui cette année. Mais voilà, Frank Dancevic est venu sauver la semaine en offrant une performance absolument exceptionnelle.

On ne pouvait qu’avoir le sourire aux lèvres, dimanche après-midi, en quittant les Tennis Saint-Luc. On ne pouvait qu’être heureux pour Dancevic, qu’on a vu grandir à Granby, et on ne pouvait qu’être rassasiés, en tant qu’amateurs de tennis, après avoir assisté à une aussi belle finale entre l’athlète de Niagara Falls et le Slovaque Lukas Lacko.

De retour à la maison, dimanche, je relisais mes vieux textes afin de me rafraîchir la mémoire. Et j’en suis maintenant convaincu: on a bel et bien été témoins de la meilleure finale de l’histoire du tournoi en fin de semaine. Oui, quel spectacle!

Ceux qui n’auront assisté qu’à ce match vous diront — et c’est normal — que ce fut un excellent Challenger. Ceux qui ont été là toute la semaine et qui ont vu les 17 autres éditions avant (comme moi) vous diront que, n’eût été Dancevic, on aurait probablement parlé d’un tournoi assez ordinaire.

Le travail des organisateurs de l’événement n’est absolument pas mis en cause ici ce matin. Ces gens-là n’ont aucun contrôle sur Dame nature, pas plus qu’ils n’en ont sur les inscriptions ou sur ce qui se passe sur le terrain. Si on a suffoqué au point où de nombreux fidèles n’ont pas osé se présenter aux Tennis Saint-Luc avant la fin de la semaine, ce n’est pas de leur faute; si Nicolas Mahut n’a pas réussi à franchir le deuxième tour parce qu’il était à moitié mort, ce n’est pas de leur faute non plus. Et ce n’est pas plus de leur faute si les Bouchard, Dubois, Abanda et Pospisil et cie ne sont pas venus ou si Olivier Rochus, qu’on attendait avec impatience, s’est désisté à la dernière minute.

Mais tous ces éléments ont fait que, avant que Dancevic ne prenne les choses en main, la semaine nous avait un brin laissés sur notre appétit. Bien sûr, il y avait eu cette victoire très émotive de Filip Peliwo sur Peter Polansky. Mais pour le reste…

Le tableau féminin a été particulièrement… inintéressant. Vraiment, il fallait se forcer pour suivre les filles. Autant nous avions été gâtés l’an dernier, autant c’était le désert cette année. Et la finale chez les dames a été à mille lieues de celle chez les hommes en fait de qualité.

Mais Dancevic est arrivé et a sauvé la mise. Grâce à lui, on n’oubliera peut-être que ce 18e Challenger n’a pas été un grand cru lorsqu’on l’analyse dans son ensemble. Ce que les amateurs de tennis d’ici étaient contents pour lui, dimanche, lorsqu’il a soulevé le petit trophée remis au champion pour la troisième fois en 10 ans. Un très beau moment.

Dancevic a un talent fou et on espère qu’il réussira à reprendre sa place au soleil. En santé, ce gars-là peut faire ce qu’il veut sur un terrain. On l’a vu encore en fin de semaine.

Il peut tellement faire ce qu’il veut qu’il est même parvenu à sauver la semaine du tennis à Granby. Franchement, on lui en doit une.

Merci, Frank.

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Samedi 13 juillet 2013 | Mise en ligne à 10h00 | Commenter Aucun commentaire

À surveiller: Nicolas Mahut

Nicolas Mahut joue du gros tennis par les temps qui courent. (photo ATP)

Nicolas Mahut joue du gros tennis par les temps qui courent. (photo ATP)

Nicolas Mahut ne débarquera pas à Granby aujourd’hui. Peut-être pas demain non plus. En fait, il pourrait fort bien arriver chez nous en début de semaine seulement.

Mahut disputera aujourd’hui la demi-finale du tournoi sur gazon de Newport. Il a rendez-vous avec Michael Russell, qu’on a vu une fois et puis une autre ici et qui a même déjà gagné le Challenger. Le Français n’a pas encore perdu une seule manche au Rhode Island cette semaine et il ne faudrait pas se surprendre s’il quittait les États-Unis, demain, à titre de champion.

En finale, s’il vient à bout de Russell, il affrontera l’ex-numéro un mondial Lleyton Hewitt ou John Isner, celui avec lequel il a disputé le match le plus long de l’histoire du tennis, à Wimbledon, en 2010. Le match qui a fait sa renommée.

Deuxième favori à Granby, Mahut est actuellement 127e au monde après avoir été 40e il y a quelques années.

Mahut joue du gros tennis par les temps qui courent. Sa performance à Newport survient un mois après son triomphe aux Pays-Bas, un autre tournoi doté d’une bourse de près de quelque 500 000 $. Après s’être qualifié, il avait battu cinq joueurs du top 100, dont le Suisse Stanislas Wawrinka, 10e.

Mahut a amassé plus de 200 000 $ en bourses depuis le début de l’année. Le tennis lui a permis d’accumuler plus de 3,3 millions $ depuis le début de sa carrière.

«Il faudra l’avoir à l’oeil chez nous, a lancé Eugène Lapierre. Il joue présentement très bien, il ne commet que peu d’erreurs, il est hot, comme on dit. Il pourrait voler le show.»

En 2011, Mahut avait atteint les quarts de finale du Challenger. Il s’était incliné devant Arnaud Clément, qui avait déjà été classé 10e au monde. Ce match, en raison du nom des adversaires, étaient digne d’un affrontement des grands tournois.

Le Challenger, parce que les gros noms ne se bousculent pas aux portes cette année, a besoin d’une bonne performance d’une star comme Mahut. Soyons honnête, il est un des seuls joueurs capables de remplir les gradins du court central par sa seule présence sur le terrain. Le public — et les médias — l’auront à l’oeil dès son premier match.

En plus, Mahut parle français, il est beau bonhomme et il est sympatique. Il a tout ce qu’il faut, finalement, pour plaire aux gens de Granby.

Olivier Rochus avait aussi ce qu’il fallait pour remplir la place. Mais on l’a perdu.

Je ne suis pas inquiet de la qualité de jeu de ce 18e Challenger, particulièrement chez les hommes. Car comme d’habitude, les joueurs de qualité sont nombreux. Mais un tournoi de tennis a besoin de magie pour être une réussite. Et cette magie vient souvent des gros noms, des athlète du genre de Nicolas Mahut.

En espérant qu’il ne laisse pas toutes ses énergies à Newport.

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Vendredi 12 juillet 2013 | Mise en ligne à 9h00 | Commenter Aucun commentaire

Yvan Rivard se débrouille avec ce qu’il a

(photo La Voix de l'Est)

«La passion est là et c’est ce que me tient», explique Yvan Rivard. (photo La Voix de l'Est)

Yvan Rivard a vécu une grosse déception, vendredi dernier, alors qu’il a perdu la tête à l’avant-dernier passage de la deuxième finale de 20 tours de la course à ordre inversé présentée en classe sportsman à l’Autodrome Granby.

«Je vais m’en remettre!, a blagué le Granbyen hier alors qu’il préparait sa voiture en vue de ce soir. Mais c’est certain que ça a été un moment frustrant. J’ai fait une crevaison avec cinq tours à faire, je me suis accroché, mais c’était clair que je ne pourrais pas résister trop longtemps.»

De façon générale, et même s’il compte une victoire cette saison, Rivard n’est pas satisfait de son début de campagne.

«Je suis huitième au classement et ce n’est pas là où je veux être. J’ai fini quatrième l’an passé. Ce que je veux, c’est finir dans le top 5.»

Rivard a connu quelques malchances (des bris mécaniques) depuis le début de la saison. Ça ne roule pas à son goût.

«Je n’ai pas une grosse équipe avec moi. Pas de grosse équipe et pas de gros budget. Je me débrouille avec ce que j’ai. J’aimerais courir à Drummondville, mais je n’ai plus l’argent pour ça. Et quand un pépin mécanique survient, ça devient parfois compliqué.»

Ce menuisier en construction dans la vie de tous les jours demeure tout de même un pilote redoutable à l’Autodrome. À chaque fois qu’il monte dans sa voiture, on sait qu’il a des chances gagner.

«La passion est là et c’est ce qui me tient. J’aimerais courir en modifié, mais je ne rêve pas en couleurs. Dans notre sport, l’argent fait foi de tout.»

Malheureusement, d’ailleurs.

Ce soir, Rivard sera en piste en même temps que les réguliers de l’Autodrome et plusieurs pilotes ontariens tandis que la série Sportsman Seaway s’arrêtera à Granby. Elle sera à Drummondville demain. Steve Bernier, Mathieu Desjardins et Martin Pelletier sont des réguliers de la série.

«Ça, ce sont des soirées intéressantes!, a lancé Rivard avec enthousiasme. C’est toujours l’fun de se comparer avec des pilotes venus de l’extérieur.»

EN VITESSE — Les sportsman et les modifiés se paieront des finales de 50 tours, ce soir. Les pilotes de la série Lightning Sprint Québec débarqueront en ville pour une finale de 25 tours. Les prostock (25 tours) compléteront le programme… Le Granbyen Michaël Parent a remporté les grands honneurs de la Speedweek de la série Empire Super Sprints la semaine dernière. Parent n’a jamais fini à l’extérieur du top 10 lors des cinq épreuves présentées dans l’État de New York. Il domine aussi le classement saisonnier de la série… Steve Bernard est de retour d’Europe et sera derrière le volant de sa voiture, ce soir. Son absence de vendredi dernier l’a toutefois fait reculer au sixième rang du classement chez les modifiés.

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