Sports, etc.

Sports, etc. - Auteur
  • Michel Tassé

    Michel Tassé s'intéresse au sport, à peu près à tous les sports, depuis qu'il est enfant. Autrement dit, ça fait longtemps!
  • Lire la suite »

    Partage

    Dimanche 9 juin 2013 | Mise en ligne à 7h00 | Commenter Aucun commentaire

    Niemeyer et Larose: un honneur mérité

    Avec très peu d'encadrement, Frédéric Niemeyer a réussi à se hisser au 134e rang mondial. (photo La Voix de l'Est)

    À une époque où les joueurs canadiens étaient laissés à eux-mêmes, Frédéric Niemeyer a réussi à se hisser jusqu'au 134e rang mondial. (photo La Voix de l'Est)

    On a appris cette semaine que le Temple de la renommée de la Coupe Rogers allait ouvrir ses portes à Frédéric Niemeyer, Simon Larose, Sébastien LeBlanc et Stéphane Bonneau. Ces derniers seront intronisés le 5 août lors de la soirée inaugurale du tournoi qui mettra en vedette les hommes cette année au Stade Uniprix du parc Jarry.

    L’honneur n’a rien à voir avec les performances de ces derniers aux Internationaux du Canada, mais bien avec leur contribution au tennis canadien.

    Les amateurs de tennis de Granby connaissent très bien Niemeyer et Larose. Ces deux athlètes, je le répète, ont mis le Challenger sur la carte. Je le répète et peut-être que je vais l’apprendre aux plus jeunes puisque le tournoi granbyen, mine de rien, célébrera ses 18 ans cette année. Oui, j’avais plus de cheveux quand j’ai commencé à couvrir l’événement…

    Niemeyer était là dès 1995 (il avait fait les qualifications), alors qu’on a vu Larose débarquer à Granby une première fois en 1997. Vous vous souvenez de son premier match — contre le Mexicain Alejandro Hernandez — ? Ce soir-là, les amateurs de tennis de la région étaient carrément tombés en amour avec le jeune Trifluvien.

    Larose n’avait pas gagné ce match. En fait, il n’a vraiment pas gagné souvent à Granby. Mais son charisme a fait des ravages en ville. Auprès des filles, bien sûr, mais aussi auprès des amateurs en général, qui l’adoraient.

    Niemeyer, lui, a réussi plusieurs belles performances. Il a atteint les demi-finales quatre fois et les quarts de finale une autre fois. Il est d’ailleurs devenu le tout premier Canadien à accéder en carré d’as à Granby. C’était en 2001. Ce fut un des beaux moments de l’histoire du tournoi. Je revois encore Laurent Valiquette, l’ex-directeur du comité organisateur, pleurer de joie.

    Oui, Niemeyer et Larose ont mis le Challenger sur la carte. Pendant des années, ce sont eux que les gens venaient voir. Les gens appréciaient certes la qualité de jeu offerte par les Américains, les joueurs d’Amérique du Sud et d’Europe, mais c’est pour Fred et Simon qu’ils se déplaçaient. Ils triomphaient avec eux… et ils peinaient avec eux.

    À une époque où les joueurs canadiens étaient laissés à eux-mêmes, Niemeyer, qui a atteint le 134e rang mondial, et Larose (189e) ont fait augmenter l’intérêt pour leur sport au pays. J’aurais vraiment aimé voir Fred et Simon bénéficier d’un encadrement comme ceux qui les ont suivis (les Raonic, Pospisil, Bouchard et cie). J’aurais aimé voir jusqu’où ils se seraient rendus en s’entraînant au centre national, en ayant des coaches et des spécialistes pour assurer leur progression, bref, en ayant des moyens.

    Mais le passé est le passé et Niemeyer et Larose ont fait avec ce qu’ils avaient. Et ils ont fait beaucoup. L’honneur qui leur sera rendu au mois d’août est amplement mérité.

    ///

    On me pose la question à tous les jours depuis environ un mois: est-ce qu’Eugenie Bouchard viendra défendre son titre à Granby le mois prochain?

    Bouchard est actuellement classée 77e monde, ce qui lui permet maintenant de jouer dans tous les tournois qu’elle veut. La semaine du Challenger, elle pourrait jouer en Allemagne ou en Suède, sur terre battue, dans des événements offrant 235 000 $ en bourse. Granby offre 25 000 $ aux filles…

    Personne, à Tennis Canada, ne s’attend à ce qu’elle revienne à Granby. Mais si on essaie d’être positif, on peut se dire que ce serait sa seule occasion de jouer chez elle, au Québec, et qu’avec les caméras de TVA Sports sur place, elle profiterait tout de même d’une visibilité intéressante.

    Ça, c’est en essayant d’être positif.  Mais en gardant la tête froide, on sait que ses chances de retour chez nous sont très minces…

    ///

    Le président et directeur général du Challenger Banque Nationale, Alain Faucher, a convoqué les médias à une conférence de presse mardi matin. On dévoilera alors l’identité du président d’honneur de la 18e édition.

    Depuis la fin du dernier tournoi, en juillet dernier, les dirigeants du Challenger ont été très, très, très tranquilles. Probablement actifs en coulisses, mais très tranquilles publiquement. Vrai qu’on ne vend pas beaucoup de billets pour le tennis quand il neige, mais quand même.

    Si les contrats du Challenger avec la Ville de Granby, avec Tennis Canada et avec ses principaux commanditaires n’étaient pas tous coulés dans le béton pour quelques années à venir, on pourrait même se poser des questions.

    Chose certaine, personne à Granby ne pourra accuser les gens du tennis d’être fatiguant!

    *   *   *

    Suivez-moi sur Twitter: @Michel_Tasse

    Tags: ,


    À vous de lancer la discussion!

    Soyez la première personne à commenter cet article.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    novembre 2014
    D L Ma Me J V S
    « oct    
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    30  
  • Archives

  • publicité