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Archive du 11 janvier 2013

Vendredi 11 janvier 2013 | Mise en ligne à 14h30 | Commenter Commentaires (6)

Baseball: une génération sacrifiée

(photo La Presse)

Barry Bonds a été boudé par l'Association des chroniqueurs de baseball d'Amérique. Avec raison, certes. Mais ça reste triste quand même. (photo La Presse)

J’imagine que les membres de l’Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique ont pris la bonne décision, cette semaine, en fermant la porte de Cooperstown aux Barry Bonds, Roger Clemens et Sammy Sosa, tous identifiés comme des tricheurs.

J’imagine que c’était la bonne et la seule décision qu’ils pouvaient prendre.

N’empêche, il y a quelque chose de triste là-dedans.

En 1998, j’ai suivi avec passion la chasse de Mark McGwire et de Sammy Sosa au record de 61 circuits en une saison établie par Roger Maris. À chaque fois que les Cards et les Cubs passaient par Montréal, je me rendais au Stade olympique. C’était automatique.

Puis, je n’ai jamais regardé autant de matches des Giants qu’en 2007 alors que Barry Bonds est devenu le roi absolu des coups de circuit, surpassant la marque de 755 établie par Hank Aaron.

Enfin, je ratais rarement la chance de voir Roger Clemens en action à la télé. Avec ses balles rapides de fou et son attitude de pitbull sur la butte, il était spectaculaire, il me fascinait.

Je ne dis pas que ces gars-là méritent malgré tout leur place au panthéon, loin de là. En fait — et pour être très honnête —, je n’ai pas d’opinion tranchée sur le sujet. Mais je trouve tout de même dommage, pour le baseball d’abord et avant tout, qu’une génération d’athlètes soit ainsi sacrifiée.

On aura beau dire, on aura beau les traiter de tous les noms, les Bonds, Clemens, Sosa, McGwire et Cie ont été bons pour le baseball. Si vous aimez ce sport autant que moi, ces gars-là vous ont fait tripper aussi. Il ne peut en être autrement.

J’étais à New York, en septembre 1998, quand McGwire a battu la marque de Maris. Les États-Unis vivaient au rythme de chacun des élans de Big Mac. C’était quelque chose… et c’était bon pour le baseball.

Et en passant, on se doutait tous que McGwire, avec ses bras plus gros que ceux de Popeye, ne prenait pas juste des vitamines Flinstones en se levant le matin!

Encore une fois, les voteurs n’avaient probablement pas d’autre choix que de bouder Bonds, Clemens et Sosa cette semaine. Mais il reste qu’il y a quelque chose de triste en pensant que les meilleurs joueurs de baseball d’une génération — et leurs exploits — soit sacrifiée.

Le plus grand frappeurs de coups sûrs de l’histoire du baseball, Pete Rose, n’est pas à Cooperstown. Lui, c’est parce qu’il a parié sur des matches de balle. Et voilà que ça regarde mal pour Bonds, le plus grand frappeur de circuits. Avec raison, probablement. Mais ça reste triste pareil.

Maudit, maudit dopage! Et pauvre baseball!

*   *   *

Suivez-moi sur Twitter: @Michel_Tasse

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