
Il était 8h45, dimanche matin, quand William, mon plus vieux, son nouveau iPod à la main, m’a lancé: «Papa, le lock-out est fini!!!»
Le ton de la journée et de la semaine à venir était donné: on allait parler de hockey!
Mais chemin faisant vers le bureau, je me demandais de quoi j’allais vous jaser. C’est que, depuis dimanche matin, absolument tout a été dit sur la fin du lock-out. Il y a eu un million de savantes analyses sur qui a gagné et qui a perdu, sur les impacts financiers et autres du conflit, sur l’avenir de Gary Bettman et quoi encore. Oui, tout a été dit. Et redit. Et re-redit!
Toujours en me rendant au bureau, j’écoutais Marie-France Bazzo et Mario Dumont analyser à la radio de Cogeco la fin du lock-out. Comme quoi tout le monde, absolument tout le monde, en parle. Et c’était presque comique d’entendre Bazzo, avec son vocabulaire très limité en matière de hockey, comparer la Ligue nationale à une shop pour dire à quel point ça avait été du n’importe quoi, ce conflit. Moins pertinente qu’à l’habitude, la madame.
Qui a gagné? Très honnêtement, je m’en fous. Comme je me suis toujours foutu pas mal des enjeux du conflit. On dit que les joueurs sont les grands perdants. À ce que je sache, ils ne feront pas moins d’argent. Et à 2,5 millions $ comme salaire moyen, ils calculent pas mal moins fort que vous et moi à la fin du mois!
Et que Renaud Lavoie, de RDS, nous lâche avec sa «classe moyenne» et ses «pauvres» du hockey!
Est-ce que les amateurs vont bouder? Pas à Montréal et au Canada, où la passion des fans pour le hockey est dévorante. On n’a qu’à voir à quel point tout le monde est fébrile depuis l’annonce de la fin du conflit pour bien comprendre.
Et aux États-Unis, dans les marchés où le hockey vivote déjà? Le lock-out n’aura certainement pas aidé, mais il n’aura probablement pas nuit plus qu’il ne le faut. Anyway, la saison de hockey dans plusieurs états américains ne débute qu’en février après la fin de celle de football.
On aura droit à un calendrier de 48 ou 50 matches. Parce que ce sera intense, parce que la course aux séries va commencer rapidement, on finira probablement par se demander si on a vraiment besoin d’un interminable calendrier de 82 matches.
La déclaration du jour appartient à Marc Durand, journaliste aux sports à Radio-Canada, qui a écrit ceci sur Twitter: «Le hockey recommence, c’est comme écrire: le sport amateur revient en février 2014 à Sotchi. Une ligue, c’est pas un sport».
Bien dit, M. Durand. Car ceux qui ont pris la peine d’aller voir des matches de l’équipe junior de leur coin savent que le hockey ne se limite pas à la Ligue nationale. Il y a ceux qui aiment le hockey et il y a ceux qui aiment la Ligue nationale.
Tout de même, le hockey de la Ligue nationale ne devrait pas se limiter à des histoires de centaines millions $ et de milliards $. Hâte qu’on parle du superbe but de Crosby, du mauvais but accordé par Price (!), de la grosse game de la veille et de celle qui s’en vient. Le hockey, d’abord et avant tout, c’est ça.
Oui, parlons hockey asteur!
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