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Archive du 10 août 2012

Vendredi 10 août 2012 | Mise en ligne à 10h00 | Commenter Commentaires (2)

Andrew Ranger sait ce qu’il vaut

«Je m’en vais à Montréal en voulant faire le mieux possible, en sachant que je peux finir dans le top 5, mais je ne me mets plus de pression épouvantable en me disant que c’est la chance de ma vie...», explique Andrew Ranger. (photo La Voix de l'Est)

«Je m’en vais à Montréal en voulant faire le mieux possible, en sachant que je peux finir dans le top 5, mais je ne me mets plus de pression épouvantable en me disant que c’est la chance de ma vie...», explique Andrew Ranger. (photo La Voix de l'Est)

À chaque fois qu’il s’apprête à piloter en série Nationwide de NASCAR à Montréal, on lui pose la question. Mais cette fois, la réponse d’Andrew Ranger est différente.

«Est-ce que c’est l’occasion idéale de me faire voir et de démontrer ce que je peux faire? Non. J’ai fini troisième en 2009 et, trois ans plus tard, je n’ai toujours pas de volant régulier. Je m’en vais au Napa 200 en voulant faire le mieux possible, en sachant que je peux finir dans le top 5, mais je ne me mets plus de pression épouvantable en me disant que c’est la chance de ma vie…»

Les années passent et Andrew Ranger, à 25 ans, commence à savoir ce qu’il vaut. Et il sait que ce n’est pas faute de talent qu’il ne court pas régulièrement à l’intérieur d’une série de pointe de NASCAR.

«Partout, ici comme aux États-Unis, on me dit la même chose: ‘Andrew, comment se fait-il que tu ne cours pas plus souvent en Nationwide? Avec le talent que tu as, c’est pas normal’. Ce n’est peut-être pas normal, mais c’est la réalité. Ça prend de l’argent pour faire des courses et l’argent ne pousse pas dans les arbres présentement dans le sport automobile. La réalité, c’est ça.»

En coulisses, certains chuchotent que Ranger aurait avantage à s’établir aux États-Unis, question d’être «dans la face» des gens de NASCAR.

«Ça changerait quoi? Honnêtement, ça changerait quoi? Tout le monde me connaît, tout le monde sait ce que je peux faire et tout le monde a mon numéro de téléphone. Et puis, une autre affaire: qui est-ce qui va payer pour que je m’établisse là-bas?»

Cette année, Ranger devait prendre part à plusieurs épreuves de la série Nationwide avec GC Motorsports, l’ancien Go Canada Racing. Finalement, il n’y a que Montréal d’assurée. Une question d’argent, encore et toujours.

«Mais écoute, je ne suis pas malheureux en série Canadian Tire, loin de là. La série prend sans cesse de l’expansion, c’est de mieux en mieux organisé. Et je ne me pose pas de questions, je sais que je vais être là à chaque course.»

Sur le circuit Gilles-Villeneuve, il va courir à nouveau deux fois: en Nationwide et en série Canadian Tire. Fort de sa victoire au Grand Prix de Trois-Rivières, il est deuxième au classement de la série canadienne.

«Deux courses la même journée, c’est du stock. Physiquement et mentalement, c’est du stock. Mais bon, je ne me plaindrai pas de trop piloter, c’est ce que je veux faire dans la vie.»

Parti, Alan Labrosse

Au fil de l’entrevue avec Andrew Ranger, on a appris que le jeune homme de Roxton Pond n’est plus représenté par Alan Labrosse, qui était à ses côtés depuis des années. C’est maintenant Steve Meehan, propriétaire de l’écurie GC Motorsports, qui s’occupe de sa carrière.

«Alan a fait beaucoup pour moi, mais il était de plus en plus occupé avec ses autres affaires et j’étais peut-être dû pour un changement. Ça va très bien avec M. Meehan.»

Non, Andrew Ranger n’a pas l’air malheureux. Il a de belles courses devant lui et ça semble lui suffire pour le moment. En attendant, bien sûr, qu’on lui donne véritablement la chance qu’il mérite.

*   *   *

Suivez-moi sur Twitter: @Michel_Tasse

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