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Archive du 17 juillet 2012

Mardi 17 juillet 2012 | Mise en ligne à 18h25 | Commenter Aucun commentaire

Et si Pospisil avait perdu…

Vasek Pospisil a flanqué la frousse aux amateurs et aux organisateurs du Challenger Banque Nationale de tennis, lundi soir, lorsqu’il a bien failli échapper la victoire face à l’Australien Benjamin Mitchell.

La défaite de Pospisil, le favori, aurait bien sûr fait mal au tournoi. Mais elle n’aurait pas été catastrophique non plus.

Pendant des années, le Challenger a dépendu d’un ou deux joueurs. Longtemps, ça a été Frédéric Niemeyer et Simon Larose. Et ensuite Frank Dancevic. Quand un de ces gars-là étaient éliminés — et surtout quand c’était au premier ou au deuxième tour —, le tournoi perdait tout d’un coup énormément d’intérêt. Là, c’était véritablement catastrophique.

Mais si Pospisil avait perdu, le tournoi s’en serait remis. Car il y a maintenant d’autres joueurs et d’autres joueuses qui font courir les amateurs de tennis de Granby.

Chez les hommes, il y a Dancevic. Et aussi Filip Peliwo. Chez les dames, il y a Stéphanie Dubois, Eugenie Bouchard, Marie-Ève Pelletier et Françoise Abanda ou, si vous préférez, le Big Four. Ça fait beaucoup de monde à surveiller. Et c’est parfait comme ça.

En fait, il faudrait être malchanceux pour qu’aucun de ces gars ou aucune de ces filles n’atteignent les demi-finales.

Le Challenger a grandi. En fait, plutôt, c’est surtout le tennis canadien qui a grandi. Le talent n’a jamais été aussi abondant, le sport n’est plus l’affaire d’une ou deux têtes d’affiche seulement.

Et c’est tout le monde qui en profite.

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Mardi 17 juillet 2012 | Mise en ligne à 11h45 | Commenter Aucun commentaire

Non, Pospisil ne l’a pas eu facile

Le 17e Challenger Banque Nationale de tennis a failli perdre son favori dès sa soirée inaugurale. Face à Benjamin Mitchell, lundi soir, Vasek Pospisil, en avance 3-1 au troisième set, l’a emporté après que l’Australien a abandonné en raison de crampes à la hauteur des cuisses.

Les deux premiers sets sont allés au bris d’égalité. Après avoir pris les devants 4-0, Pospisil a bêtement échappé la première manche. Mais il a eu le mérite de revenir en force, lui qui affrontait un joueur que seul son état de santé pouvait envoyer au tapis. Car ce Mitchell, on vous le dit, a du pitbull dans le nez, il ne lâche jamais.

En quittant les Tennis Saint-Luc, ils étaient nombreux à se demander quel aurait été le résultat final si Mitchell n’avait pas eu de crampes, qui avaient l’air tellement douloureuses. On ne le saura jamais.

«J’aurais gagné de toute façon, a lancé Pospisil à sa sortie du court. J’avais repris confiance, j’avais repris le contrôle sur mon jeu. J’aurais gagné, je le sais…»

Plus loin, Mitchell n’était pas du même avis.

«J’aurais gagné n’eut été de ces maudites crampes, a répliqué l’athlète de 19 ans, 252e joueur mondial selon le dernier relevé publié par l’ATP. Ces crampes sont la conséquence d’avoir joué trop de matches dernièrement. Mais c’est clair que j’aurais gagné sinon…»

Avant d’abandonner, Mitchell avait reçu la visite de la thérapeute en deux occasions. Et quelques minutes avant de décrocher, le superviseur de l’ATP, William Coffey, lui avait aussi rendu visite.

La victoire du mental

Non, Vasek Pospisil n’a pas joué du grand tennis. Il n’a pas très bien servi, il n’a pas très bien retourné, il a multiplié les erreurs. Et il était d’accord avec l’analyse de l’auteur de ces lignes. Mais il y a un élément très précis dont il se réjouissait.

«Cette victoire, c’est celle du mental, a-t-il dit. Après le premier set, j’étais sous le choc, je l’avoue. Mais je n’ai pas lâché, il n’était pas question que je lâche, surtout ici. Et ça, ça me rend fier. Ce n’était pas toujours très beau, je le sais, mais j’ai gagné. Et c’est l’important.»

Pospisil n’avait pas de réponses à nous donner quand on lui a demandé d’expliquer son effondrement du premier set. On le répète, il menait 4-0.

«Je ne sais pas ce qui est arrivé. La nervosité, peut-être. Je ne sais pas…»

L’entraîneur de Pospisil, Frédéric Niemeyer, avait aussi envie de féliciter son poulain pour sa force de caractère plutôt que de le réprimander pour une performance plutôt ordinaire.

«Vasek a déjà joué du meilleur tennis, c’est vrai, mais il s’est accroché alors qu’il aurait pu tout balancer par dessus bord. On va travailler plusieurs trucs, c’est sûr, mais je suis fier de lui.»

Mais s’il veut faire honneur à son statut de favori, il devra travailler plusieurs trucs, en effet.

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