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Archive du 8 juin 2012

Claude Brouillard au volant de sa Bicknell no. 3. «Il faut éviter les malchances et les mauvaises soirées», explique le vétéran pilote en parlant de ses chances de remporter le championnat. (photo La Voix de l'Est)

Claude Brouillard au volant de sa Bicknell no. 3. «Il faut éviter les malchances et les mauvaises soirées», explique le vétéran pilote en parlant de ses chances de remporter le championnat. (photo La Voix de l'Est)

Claude Brouillard fête ses 35 ans derrière le volant d’une voiture de course. À égalité en tête du classement des modifiés avec le champion en titre François Bernier, le pilote de Sorel-Tracy croit en ses chances de s’offrir un deuxième titre en carrière à Granby.

«L’idée, c’est d’éviter les malchances et les mauvaises soirées, explique celui qui court à Granby depuis les débuts de l’Autodrome et qui a triomphé en 2002. Mais j’ai une très bonne voiture, une bonne équipe, et j’y crois. François est un bon pilote, mais je me méfie beaucoup de David Hébert et des frères Clair. Je pense qu’on va donner un bon spectacle au public tout au long de la saison.»

Brouillard conduit une nouvelle Bicknell depuis l’an dernier. Les bons réglages trouvés, il a l’impression qu’il pourra profiter au maximum de son nouveau bolide.

«C’est un gros avantage, ça, cette saison. La voiture est à la fois neuve et tout à fait prête en même temps. Je pense que ça peut faire une différence.»

Vendredi soir, les pilotes en classe modifié et sportsman se battront pour le 26e Championnat de l’Estrie lors d’une finale de 50 tours. Le mauvais temps avait empêché la présentation de l’épreuve l’an dernier. Les pro-stock (25 tours) et les sports compacts (15 tours) sont aussi au programme.

La passion… toujours

Après 35 ans, on pourrait croire que la passion de Claude Brouillard pour son sport s’amenuise tranquillement. Mais voilà, c’est tout le contraire, jure ce propriétaire d’une station-service dans son coin de pays.

«Sincèrement, j’ai plus de plaisir que jamais ! Je ne sais pas, peut-être est-ce que c’est devenu plus facile au fil des ans. J’ai une bonne équipe, de bons commanditaires, ma famille est derrière moi. On dirait que j’ai de meilleurs outils pour affronter les nouvelles saisons. Quand j’embarque dans la voiture, l’adrénaline monte en moi, j’ai un fun noir. Et je vous le dis, c’est pire qu’avant!»

Brouillard court trois fois par semaine : à Granby, à Drummondville et à la nouvelle piste de Saint-Marcel-sur-Richelieu. Et une couple de fois par année, il retourne à Cornwall.

«C’est drôle parce qu’on me demande souvent si ma famille ne commence à en avoir assez. Ce n’est pas compliqué, ma femme va être la plus déçue du couple le jour où je vais abandonner. Les semaines où ça me tente moins, c’est elle qui m’encourage, c’est elle qui me pousse. Quant à ma fille, elle est venue aux courses la première fois à l’âge de sept mois et, à 23 ans, elle est toujours là.»

Le pilote de la no. 3 aime conduire, mais il aime aussi l’ambiance qu’on retrouve dans les puits.

«Il y a beaucoup moins de jalousie, il y a beaucoup plus d’entraide qu’avant. On est tous là pour gagner, ça brasse parfois en piste, mais le respect est toujours là, ou presque.»

*   *   *

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