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Archive du 29 février 2012

Mercredi 29 février 2012 | Mise en ligne à 9h54 | Commenter Commentaires (5)

Donner un nom de rue à un athlète

En milieu d’après-midi, lundi, je vous demandais de quelle façon Gary Carter devrait-il être honoré par la Ville de Montréal, qui vient de lancer une vaste consultation publique à ce sujet.

Quelques-uns d’entre-vous avez proposé des choses alors que d’autres se sont élevés contre le fait de donner un nom de rue ou de station de métro à un athlète, quelqu’un qui ne sauve pas de vie ou qui, comme un politicien par exemple, ne fait pas progresser notre société.

Le débat est véritablement très, très intéressant.

En partant, les gens font une différence entre les athlètes amateurs, les athlètes olympiques si vous préférez, et les athlètes professionnels, ceux qui font des millions $. Non, personne ne critiquera le jour où on rendra hommage à Alexandre Despaties et à Alex Harvey, des gens que la pratique de leur sport proprement dit n’aura pas rendu riches et qui ont travaillé fort pour atteindre le sommet.

Mais quand on parle d’un joueur de hockey ou de baseball, c’est autre chose. Déjà qu’on accepte mal qu’un athlète gagne un, deux, trois ou 10 millions $ par année, on accepte encore moins que quelqu’un qui soit payé si grassement pour lancer un puck ou une petite baballe soit vu comme un héros. Mais voilà, sachez qu’Alexandre Despaties et Alex Harvey ne refuseraient pas deux millions $ par année si on leur offrait.

Sidney Crosby n’a pas travaillé moins fort que nos meilleurs athlètes olympiques pour devenir le joueur de hockey numéro un au monde. Et il n’aime pas moins son sport parce qu’il gagne des millions $. La chance qu’il a, lui, c’est d’évoluer dans un sport qui génère beaucoup d’argent. Tout simplement.

Cela étant réglé, un athlète mérite-t-il qu’on donne son nom à une rue ou à une station de métro?

Oui, il le mérite. Mais seulement quand il a influencé une génération d’enfants, que son comportement et ses exploits ont fait en sorte d’inspirer une tonne de jeunes à emprunter le bon chemin, qu’il a été un véritable modèle pour une société.

Et dans le cas qui nous préoccupe, Gary Carter a été tout ça. Et les Gary Carter ne courent pas les rues, ils sont même très, très rares. Des Gary Carter, le baseball majeur nous en a donné juste un chez nous. Bien avant, bien sûr, Jackie Robinson avait fait l’histoire avec les Royaux.

Et au hockey, il y a eu Rocket Richard, Jean Béliveau et Guy Lafleur.

On appelle ça des modèles, des idoles, des héros.

Et il faut les honorer comme ils le méritent. Pas plus, mais certainement pas moins non plus.

*   *   *

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