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Archive du 17 février 2012

Vendredi 17 février 2012 | Mise en ligne à 0h49 | Commenter Commentaires (2)

Gary

Gary Carter, tel qu'on veut s'en rappeler. (photo Associated Press)

Gary Carter, tel qu'on veut s'en rappeler. (photo Associated Press)

Gary Carter est mort. On savait que ça n’allait pas bien, mais on ne croyait pas qu’il partirait si vite. Et 57 ans, c’est jeune en maudit.

Je n’ai jamais rencontré Gary Carter, jamais fait d’entrevue avec lui. Mais je l’ai vu jouer des dizaines et des dizaines de fois, peut-être même une couple de centaines de fois, au Stade olympique. Je vous l’ai déjà dit, j’ai passé une partie de mon enfance, et une très grande partie de mon adolescence, au grand stade.

Carter, comme je l’écrivais il y a quelques semaines, représentait mieux que quiconque la belle époque des Expos. Celle où l’équipe aspirait au championnat à tous les ans et celle où l’équipe attirait de grosses foules au Stade olympique. Car je vais le redire aux plus jeunes une autre fois, les Expos ont déjà été aussi populaires, sinon plus, que le Canadien. Fin des années 70, et encore davantage au début des années 80, ils étaient très hot, les Z’Amours.

Pendant plusieurs années, quand j’étais ti-cul, j’étais partisan des… Cubs de Chicago. Je ne me souviens même pas pourquoi j’aimais les Cubs, mais je les aimais. Et souvent, trop souvent, Carter a fait mal à mes Cubs avec un circuit de trois points en cinquième manche ou avec un circuit en solo en neuvième. Non, je ne l’ai pas toujours aimé, le Kid

Mais j’ai fini par devenir un partisan des Expos. Et j’étais en beau maudit quand les Expos ont échangé Gary aux Mets, en décembre 1984. Encore aujourd’hui, je pense que ça a été le véritable début de la fin des Expos. Oui, il y a eu de bons moments ensuite (la fameuse saison 1994, entre autres), mais il y quelque chose qui a été coupé avec les partisans ce jour-là.

Quand les Expos ont ramené Carter à Montréal, en novembre 1991, j’étais tellement heureux. Le Kid était fini, mais il allait redonner le sourire aux partisans de l’équipe, il allait remettre un peu de fun dans le Stade olympique, qui commençait à être pas mal moins fréquenté. J’étais là au match d’ouverture et j’étais bien sûr là quand le numéro 8 a frappé son fameux double au-dessus de la tête d’André Dawson, des Cubs, à sa toute dernière présence au bâton. Il y avait beaucoup de monde au Stade, les gens étaient heureux, certains mêmes pleuraient. La magie du Kid venait encore d’opérer.

Aussi, j’étais encore là quand  les Expos ont retiré son chandail en juillet 1993. Il était là avec sa femme Sandy, ses filles Christy et Kimmy et son fils D.J. et il avait l’air tellement fier. Fier de l’honneur que Montréal lui faisait, mais fier aussi des ses quatre amours, avec qui il paradait avec bonheur. Il était beau à avoir, le Kid devenu un homme.

En 2004, je suis allé visiter le Temple de la renommée à Cooperstown, New York. Et il y avait cette plaque du Kid, qui avait été intronisé un an plus tôt. Il n’y avait pas grand-chose des Expos au panthéon, mais il y avait ça. Et c’était grâce à Gary Carter.

Gary Carter est mort. Et avec lui, il amène la majorité des plus beaux souvenirs de l’histoire des Expos. Son décès me fait de la peine. Mais ce qui me fait le plus de peine, c’est que les Expos, avec son départ, semblent un peu plus morts encore.

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