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Archive du 15 février 2012

Mercredi 15 février 2012 | Mise en ligne à 11h18 | Commenter Commentaires (3)

Inouk: une démission très, très surprenante…

Patrick Bergeron avait rêvé du job d'entraîneur des Inouk. (photo La Voix de l'Est)

Patrick Bergeron avait rêvé du job d'entraîneur des Inouk. (photo La Voix de l'Est)

Ainsi donc, Patrick Bergeron a démissionné de son poste d’entraîneur des Inouk. À deux semaines du début des séries dans la Ligue junior AAA. Il abandonne une équipe qui ne joue pas du bon hockey présentement mais qui, en raison de tout le talent qu’elle possède, demeurera une des favorites lorsque l’autre saison va se mettre en branle.

Bergeron s’est expliqué à mon collègue Gaétan Roy dans La Voix de l’Est de mercredi. Il a parlé de raisons personnelles et professionnelles. Il a avoué qu’il n’aurait probablement pas pris la même décision «si tout avait fonctionné super bien», mais il affirme vouloir néanmoins accorder la priorité à sa famille et à l’école de hockey qu’il possède avec Sylvain Danis, qui était son adjoint avec les Inouk et qui a démissionné en même temps que lui.

La décision est très surprenante. Très, très surprenante même.

Bergeron en était à sa deuxième saison derrière le banc des Inouk. Et il s’agissait de son premier gros job d’entraîneur en chef dans le hockey. Ce job, il en a rêvé. Il ne gagnait pas sa vie avec les Inouk, mais sa passion, c’est là qu’elle se trouvait. Un coach, c’est un coach, et c’est derrière le banc de son équipe qu’il trippait.

Et il y a le timing. Même si les Inouk se rendent jusqu’au bout, il ne reste pas six mois à la saison. Quand on dirige une belle équipe (une équipe qui en arrache présentement, oui, mais une belle équipe) et qu’on sait qu’elle a des chances d’aller jusqu’au bout, est-ce qu’on lâche vraiment pour l’amour d’une couple de mois? Vrai qu’il a une famille et un autre emploi mais…

J’étais dans le bureau de Bergeron, dimanche après-midi, à la suite de la décevante défaite des Inouk contre les Montagnards. Le bonhomme avait l’air défait, comme je l’écrivais, mais il n’avait pas l’air à bout de ressources. Et il avait déjà en tête le match de mercredi soir à Sainte-Agathe.

Un peu plus loin, dans le corridor, le directeur général Marco Bernard n’avait pas l’air content du tout de la performance de son club.

Oui, la démission de Patrick Bergeron est très, très surprenante. Mais on ne mettra pas en doute l’honnêteté de personne et on va croire en la version qui nous est donnés.

Bernard considérait Bergeron d’abord comme un ami, mais on peut croire qu’il est soulagé par son départ. Les récentes performances des Inouk inquiétaient, elles inquiétaient de plus en plus, et la direction de l’équipe craignait plus que tout un effondrement en séries. Quand on ne cesse de parler de championnat depuis le début de la saison, on ne veut pas ça que son club s’écrase au premier ou au deuxième tour des éliminatoires.

Bergeron craignait que ça tourne mal, mais ses patrons le craignaient probablement encore plus que lui.

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