
Clara Hughes ne souriait pas de cette façon après les Jeux d'Atlanta, en 1996.
Les gens du public comme ceux des médias voient souvent les athlètes comme des êtres invincibles, des super héros. Les athlètes peuvent être blessés, mais ils ne peuvent pas être malades. Et ils peuvent encore moins souffrir d’une maladie mentale.
Après avoir remporté deux médailles de bronze en cyclisme aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, Clara Hughes a souffert d’une profonde dépression. «Pendant deux ans, j’ai été incapable de sourire», a récemment expliqué l’athlète de Glen Sutton dans une entrevue pour la télévision.
Et quand on sait à quel point Clara a le sourire facile, c’est dire comment elle devait souffrir.
Clara est porte-parole de la deuxième journée Cause pour la cause. Pour chaque message texte envoyé et chaque appel interurbain fait par les clients de Bell et de Bell Aliant en ce mercredi 8 février, Bell versera cinq cents à des programmes voués à la santé mentale partout au Canada. Vrai que ça donne une belle image à Bell, mais il s’agit d’une belle initiative, il faut le dire.
L’an dernier, l’activité avait permis d’amasser plus de trois millions $.
Saviez-vous qu’un Canadien sur cinq va souffrir d’une maladie mentale à un moment ou à un autre de sa vie? L’idée derrière la journée Cause pour la cause est justement d’en parler, de lutter contre la stigmatisation.
«J’ai été chanceuse, a encore dit Clara. En tant qu’athlète, j’étais entourée à la fois de l’amour et des conseils professionnels de ma famille, de mes amis, de mes entraîneurs et de mes camarades. J’avais accès aux outils qu’il me fallait pour prendre les bonnes décisions, pour choisir de revenir à la vie, pour entrevoir la lumière au bout du tunnel. Mais il fallait que j’en parle. Et il faut en parler.»
Il y a quelques mois, Patrice Brisebois a avoué qu’il avait souffert de dépression alors qu’il portait l’uniforme du Canadien. Sa déclaration a fait du bruit, elle a surpris, mais elle a été saluée par tous.
Oui, les athlètes sont des gens aussi vulnérables que vous et moi. Et il faut applaudir ceux et celles, comme Brisebois et comme Clara Hughes, qui osent en parler pour le mieux-être des autres.
* * *
Suivez-moi sur Twitter: https://twitter.com/Michel_Tasse
Tags: Clara Hughes










noirod
8 février 2012
08h20
J`admire cette fille là .Elle est vraie et s`attaque à un vrai problême de la société qu`elle a aussi affronté .
Oui elle est chanceuse car elle avait les ressources et les spécialistes à sa portée en tant qu`athlete.Reste que ca prend du courage pour avouer sa vulnérabilité et demander du secours.
Dans la vraie vie,ce qui attend celui ou celle affligé par la maladie mentale c`est l ìsolement. Isolement volontaire et désiré pour tenter de comprendre. Mais des fois ca prend plus que le temps ,ca prend des spécialistes capables de replacer des petits morceaux de casse-tête et laisser le temps aux autres de s`aglutiner…
J`apprécie d`autant plus cette initiative que dans la société la maladie mentale est honteuse,dépression,burn-out,schizophrénie,obsession,bi-polarité…T`as une jambe cassée tu vas chez le doc c`est normal mais quand l`âme et l`esprit sont blessés fais un homme de toé ,t`es pas une moumoune…
Et pourtant ce ne sont pas les exemples qui manquent dans l`actualité de gens qui souffrent mais qui ne savent pas ou aller et ne pensent pas en avoir besoin jusqu`au jour ou…