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Archive du 8 février 2012

Mercredi 8 février 2012 | Mise en ligne à 7h49 | Commenter Un commentaire

Maladie mentale: Clara Hughes ose en parler

Clara Hughes ne souriait pas de cette façon après les Jeux d'Atlanta, en 1996.

Clara Hughes ne souriait pas de cette façon après les Jeux d'Atlanta, en 1996.

Les gens du public comme ceux des médias voient souvent les athlètes comme des êtres invincibles, des super héros. Les athlètes peuvent être blessés, mais ils ne peuvent pas être malades. Et ils peuvent encore moins souffrir d’une maladie mentale.

Après avoir remporté deux médailles de bronze en cyclisme aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, Clara Hughes a souffert d’une profonde dépression. «Pendant deux ans, j’ai été incapable de sourire», a récemment expliqué l’athlète de Glen Sutton dans une entrevue pour la télévision.

Et quand on sait à quel point Clara a le sourire facile, c’est dire comment elle devait souffrir.

Clara est porte-parole de la deuxième journée Cause pour la cause. Pour chaque message texte envoyé et chaque appel interurbain fait par les clients de Bell et de Bell Aliant en ce mercredi 8 février, Bell versera cinq cents à des programmes voués à la santé mentale partout au Canada. Vrai que ça donne une belle image à Bell, mais il s’agit d’une belle initiative, il faut le dire.

L’an dernier, l’activité avait permis d’amasser plus de trois millions $.

Saviez-vous qu’un Canadien sur cinq va souffrir d’une maladie mentale à un moment ou à un autre de sa vie? L’idée derrière la journée Cause pour la cause est justement d’en parler, de lutter contre la stigmatisation.

«J’ai été chanceuse, a encore dit Clara. En tant qu’athlète, j’étais entourée à la fois de l’amour et des conseils professionnels de ma famille, de mes amis, de mes entraîneurs et de mes camarades. J’avais accès aux outils qu’il me fallait pour prendre les bonnes décisions, pour choisir de revenir à la vie, pour entrevoir la lumière au bout du tunnel. Mais il fallait que j’en parle. Et il faut en parler.»

Il y a quelques mois, Patrice Brisebois a avoué qu’il avait souffert de dépression alors qu’il portait l’uniforme du Canadien. Sa déclaration a fait du bruit, elle a surpris, mais elle a été saluée par tous.

Oui, les athlètes sont des gens aussi vulnérables que vous et moi. Et il faut applaudir ceux et celles, comme Brisebois et comme Clara Hughes, qui osent en parler pour le mieux-être des autres.

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