Sports, etc.

Mardi 17 janvier 2017 | Mise en ligne à 19h00 | Commenter Aucun commentaire

Arts martiaux mixtes et préjugés

Un ami m’avait dit : « Sur place, c’est encore plus rough qu’à la télé. Sais pas si tu vas aimer ça… »
Notre métier nous amène constamment à vivre de nouvelles expériences et à nous sortir de notre zone de confort. Ma dernière en lice : la couverture live d’un gala d’arts martiaux mixtes. Ça se passait vendredi dernier, à La Tohu de Montréal, alors que je couvrais le quatrième combat professionnel du Granbyen Adam Dyczka.
Je suis un amateur de boxe. Et comme bien des gens, j’avais (ou j’ai ?) certains préjugés face aux arts martiaux mixtes, un sport dur s’il en est un. Mais on ne peut ignorer un sport qui intéresse autant de monde. De nombreux Granbyens s’étaient d’ailleurs déplacés jusqu’à Montréal l’autre soir.
Oui, ça brasse dans l’octogone. Ça se bat à coups de poing, à coups de pied et même à coups de genou. C’est brutal, c’est violent, n’empêche que la réglementation a grandement évolué au fil des ans et qu’on est loin de l’époque où à peu près tout était permis. Aussi, l’arbitre n’est pas un touriste. Il intervient rapidement lorsqu’un combattant est mal en point.
Il y a plus de sang qu’à la boxe. Mais en bout de ligne, les arts martiaux mixtes sont-ils vraiment plus dangereux ? Et les blessures graves sont-elles plus nombreuses ? Les intervenants qui naviguent entre les deux sports affirment que non. Et des études sérieuses tendent à démontrer que la boxe laisse ses athlètes plus amochés, ne serait-ce qu’en raison des nombreux coups à la tête qu’un boxeur reçoit pendant un combat.
Mais les images laissées par les arts martiaux mixtes sont fortes, impressionnantes : la cage, les gants très légers, le gars qui mange des coups de poing alors qu’il est par terre, le visage tuméfié de certains combattants après seulement 15 secondes de bataille. Et soyons honnête, c’est ce qui en attire plusieurs.
Mais voilà, est-ce vraiment si dangereux ? Ce l’est plus que le bowling, c’est clair. Mais est-ce que ce l’est plus que le hockey, où les commotions cérébrales sont légion ? Il y a un débat ici.
Chose certaine, j’ai énormément de respect pour ces athlètes qui montent dans l’octogone ou sur un ring et qui défendent leur peau. Ça prend du courage. Et un brin de folie, c’est vrai.
Dyczka : de belles qualités
Mais voilà, je retournerai voir des galas d’arts martiaux mixtes dans la grande ville. Parce que Granby compte des professionnels dans cette discipline et parce que si on se fie à tous les experts, Adam Dyczka a ce qu’il faut pour aller loin. Jusqu’à la gigantesque UFC, selon Stéphane Patry, promoteur de TKO MMA et analyste crédible.
Dyczka est un poids lourd, ce qui fascine les gens, il frappe dur et il a du charisme. Bref, il a de belles qualités. Et si les gens de son entourage disent vrai, il est sérieux. Il le semble, en tout cas.
En entrevue, la semaine passée, Dyczka a été brutalement honnête : « Si ça ne marche pas pour moi en arts martiaux mixtes, c’est le travail d’usine qui m’attend. Et je n’ai pas le goût d’aller travailler dans une shop ».
Difficile de trouver meilleure motivation.

Adam Dyczka vient d'être déclaré vainqueur à la suite de son combat avec Jarred Henderson. Si on se fie à tous les experts, il a ce qu'il faut pour aller loin. (photo Janick Marois)

Adam Dyczka vient d'être déclaré vainqueur à la suite de son combat avec Jarred Henderson. Si on se fie à tous les experts, il a ce qu'il faut pour aller loin. (photo Janick Marois)

Adam Dyczka vient d'être déclaré vainqueur à la suite de son combat avec Jarred Henderson. Si on se fie à tous les experts, il a ce qu'il faut pour aller loin. (photo Janick Marois)

Adam Dyczka vient d'être déclaré vainqueur à la suite de son combat avec Jarred Henderson. Si on se fie à tous les experts, il a ce qu'il faut pour aller loin. (photo Janick Marois)

Un ami m’avait dit : « Sur place, c’est encore plus rough qu’à la télé. Sais pas si tu vas aimer ça… »

Notre métier nous amène constamment à vivre de nouvelles expériences et à nous sortir de notre zone de confort. Ma dernière en lice : la couverture live d’un gala d’arts martiaux mixtes. Ça se passait vendredi dernier, à La Tohu de Montréal, alors que je couvrais le quatrième combat professionnel du Granbyen Adam Dyczka.

Je suis un amateur de boxe. Et comme bien des gens, j’avais (ou j’ai ?) certains préjugés face aux arts martiaux mixtes, un sport dur s’il en est un. Mais on ne peut ignorer un sport qui intéresse autant de monde. De nombreux Granbyens s’étaient d’ailleurs déplacés jusqu’à Montréal l’autre soir.

Oui, ça brasse dans l’octogone. Ça se bat à coups de poing, à coups de pied et même à coups de genou. C’est brutal, c’est violent. N’empêche que la réglementation a grandement évolué au fil des ans et qu’on est loin de l’époque où à peu près tout était permis. Aussi, l’arbitre n’est pas un touriste. Il intervient rapidement lorsqu’un combattant est mal en point.

Il y a plus de sang qu’à la boxe. Mais en bout de ligne, les arts martiaux mixtes sont-ils vraiment plus dangereux ? Et les blessures graves sont-elles plus nombreuses ? Les intervenants qui naviguent entre les deux sports affirment que non. Et des études sérieuses tendent à démontrer que la boxe laisse ses athlètes plus amochés, ne serait-ce qu’en raison des nombreux coups à la tête qu’un boxeur reçoit pendant un combat.

Mais les images laissées par les arts martiaux mixtes sont fortes, impressionnantes : la cage, les gants très légers, le gars qui mange des coups de poing alors qu’il est par terre, le visage tuméfié de certains combattants après seulement 15 secondes de bataille. Et soyons honnête, c’est ce qui en attire plusieurs.

Mais voilà, est-ce vraiment si dangereux ? Ce l’est plus que le bowling, c’est clair. Mais est-ce que ce l’est plus que le hockey, où les commotions cérébrales sont légion ? Il y a un débat ici.

Chose certaine, j’ai énormément de respect pour ces athlètes qui montent dans l’octogone ou sur un ring et qui défendent leur peau. Ça prend du courage. Et un brin de folie, c’est vrai.

Dyczka : de belles qualités

Mais voilà, je retournerai voir des galas d’arts martiaux mixtes dans la grande ville. Parce que Granby compte des professionnels dans cette discipline et parce que si on se fie à tous les experts, Adam Dyczka a ce qu’il faut pour aller loin. Jusqu’à la gigantesque UFC, selon Stéphane Patry, promoteur de TKO MMA et analyste crédible.

Dyczka est un poids lourd, ce qui fascine les gens, il frappe dur et il a du charisme. Bref, il a de belles qualités. Et si les gens de son entourage disent vrai, il est sérieux. Il le semble, en tout cas.

En entrevue, la semaine passée, Dyczka a été brutalement honnête : « Si ça ne marche pas pour moi en arts martiaux mixtes, c’est le travail d’usine qui m’attend. Et je n’ai pas le goût d’aller travailler dans une shop ».

Difficile de trouver meilleure motivation.

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Mercredi 11 janvier 2017 | Mise en ligne à 19h00 | Commenter Aucun commentaire

Les Inouk jouent gros

C’est mardi soir que la période des transactions a pris fin dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec. Le directeur général des Inouk, Patrice Bosch, a complété ses emplettes en effectuant deux transactions mineures dont nous n’avions pas encore les détails en fin de soirée.
Mais voilà, le travail de Bosch était déjà fait. Celui-ci a volé le show le week-end dernier en allant chercher Joël Caron, le meilleur marqueur de la LHJAAAQ, ainsi qu’Antoine Arsenault, un des meilleurs défenseurs du circuit, les deux en provenance de Sainte-Agathe, dans le cadre d’une méga transaction.
Avant Noël, les Inouk s’étaient déjà améliorés en mettant la main sur le Valcourtois Samuel Pitre du Titan de Princeville, un leader capable d’amasser des points et de brasser.
On dit parfois qu’une équipe de hockey est aussi bonne qu’elle a du caractère. Arsenault était le capitaine de son équipe, Pitre aussi. En théorie, ce n’est pas le leadership qui manque désormais dans le vestiaire des Inouk.
Bosch a donné beaucoup pour obtenir Caron et Arseneault : notamment deux premiers et un deuxième choix au repêchage, l’excellent jeune défenseur Jacob Brousseau et le vétéran Yamy Girard, un élément important de l’offensive de l’équipe. Il y a aussi des considérations futures d’impliquées dans la transaction : pariez que les Inouk enverront au moins un autre joueur d’impact à Sainte-Agathe s’ils se rendent jusqu’au bout au printemps.
Bosch et les Inouk jouent le tout pour le tout. Ils y vont « all in », comme on dit dans le monde du sport. Ils avaient déjà une bonne équipe, c’est vrai, mais une équipe incapable de battre les meilleures formations de la LHJAAAQ. Zéro en huit, on le rappelle, face à Longueuil, Terrebonne et Saint-Léonard.
Les lendemains de la présente saison risquent toutefois d’être difficiles. À la suite de cette période de transactions, les Inouk n’ont plus grand-chose sur lequel bâtir en prévision de l’avenir. Ils veulent gagner, ils veulent gagner cette année, et ils ont payé le prix afin de se donner toutes les chances de réaliser leur objectif. Quitte à traîner dans les bas-fonds du classement la saison prochaine.
Comme le disait Bosch à mon collègue Jonathan Gagnon, « la fenêtre d’opportunité est là ». Le DG a fait son travail, la pression est maintenant sur l’entraîneur Patrick Gosselin et sur ses joueurs.
La fenêtre d’opportunité est là, mais il y a plus. Les Inouk ont perdu de nombreux partisans et ils sont cruellement à la recherche d’une façon de raviver l’intérêt des amateurs de hockey de la région. Et quoi de mieux qu’une équipe paquetée, dont les dirigeants affirment ouvertement qu’ils visent les grands honneurs, pour ramener les gens à l’aréna ?
Comme un joueur au casino, les Inouk tentent le grand coup, ils mettent tout sur la table. Vont-ils remporter leur pari ? On le leur souhaite. Car il y a énormément à l’enjeu.
Patrice Bosch a fait son travail au cours de la dernière période de transactions. La pression est maintenant sur l'entraîneur Patrick Gosselin et sur ses joueurs. (photo La Voix de l'Est)

Patrice Bosch a fait son travail au cours de la dernière période de transactions. La pression est maintenant sur l'entraîneur Patrick Gosselin et sur ses joueurs. (photo La Voix de l'Est)

C’est mardi soir que la période des transactions a pris fin dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec. Le directeur général des Inouk, Patrice Bosch, a complété ses emplettes en effectuant deux transactions mineures.

Mais voilà, le travail de Bosch était déjà fait. Celui-ci a volé le show le week-end dernier en allant chercher Joël Caron, le meilleur marqueur de la LHJAAAQ, ainsi qu’Antoine Arsenault, un des meilleurs défenseurs du circuit, les deux en provenance de Sainte-Agathe, dans le cadre d’une méga transaction.

Avant Noël, les Inouk s’étaient déjà améliorés en mettant la main sur le Valcourtois Samuel Pitre du Titan de Princeville, un leader capable d’amasser des points et de brasser.

On dit parfois qu’une équipe de hockey est aussi bonne qu’elle a du caractère. Arsenault était le capitaine de son équipe, Pitre aussi. En théorie, ce n’est pas le leadership qui manque désormais dans le vestiaire des Inouk.

Bosch a donné beaucoup pour obtenir Caron et Arseneault : notamment deux premiers et un deuxième choix au repêchage, l’excellent jeune défenseur Jacob Brousseau et le vétéran Yamy Girard, un élément important de l’offensive de l’équipe. Il y a aussi des considérations futures d’impliquées dans la transaction : pariez que les Inouk enverront au moins un autre joueur d’impact à Sainte-Agathe s’ils se rendent jusqu’au bout au printemps.

Bosch et les Inouk jouent le tout pour le tout. Ils y vont « all in », comme on dit dans le monde du sport. Ils avaient déjà une bonne équipe, c’est vrai, mais une équipe incapable de battre les meilleures formations de la LHJAAAQ. Zéro en huit, on le rappelle, face à Longueuil, Terrebonne et Saint-Léonard.

Les lendemains de la présente saison risquent toutefois d’être difficiles. À la suite de cette période de transactions, les Inouk n’ont plus grand-chose sur lequel bâtir en prévision de l’avenir. Ils veulent gagner, ils veulent gagner cette année, et ils ont payé le prix afin de se donner toutes les chances de réaliser leur objectif. Quitte à traîner dans les bas-fonds du classement la saison prochaine.

Comme le disait Bosch à mon collègue Jonathan Gagnon, « la fenêtre d’opportunité est là ». Le DG a fait son travail, la pression est maintenant sur l’entraîneur Patrick Gosselin et sur ses joueurs.

La fenêtre d’opportunité est là, mais il y a plus. Les Inouk ont perdu de nombreux partisans et ils sont cruellement à la recherche d’une façon de raviver l’intérêt des amateurs de hockey de la région. Et quoi de mieux qu’une équipe paquetée, dont les dirigeants affirment ouvertement qu’ils visent les grands honneurs, pour ramener les gens à l’aréna ?

Comme un joueur au casino, les Inouk tentent le grand coup, ils mettent tout sur la table. Vont-ils remporter leur pari ? On le leur souhaite. Car il y a énormément à l’enjeu.

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Samedi 24 décembre 2016 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (3)

Souvenirs sportifs des Fêtes

Entre deux matches de hockey dans la rue, les parties Canadien-Nordique du temps des Fêtes représentaient des classiques. (photo canadiens.com)

Entre deux matches de hockey dans la rue, les parties Canadien-Nordiques du temps des Fêtes représentaient des classiques. (photo canadiens.com)

Probablement comme plusieurs d’entre vous, je me sens toujours un peu nostalgique à cette période de l’année. Quand je vois mes enfants s’amuser pendant les vacances de Noël, y’a plein d’images qui me reviennent en tête.

De belles images. Et mes souvenirs des Fêtes sont associés en grande partie aux sports. Aux sports que je pratiquais et à ceux que je regardais à la télé!

Je ne sais plus combien de matchs de hockey dans la rue est-ce que j’ai pu disputer pendant les vacances de Noël alors que j’étais ti-cul. Un méchant paquet, en tout cas. Avec le gros Christian, Braou, Chevreuil Dubreuil et le reste des gars de la rue Pérodeau et des alentours à Longueuil, on sortait nos filets vers 9h le matin, on jouait jusqu’au dîner et on reprenait ensuite jusqu’au souper. Et bien souvent, on jouait encore jusqu’à 20h ou 21h… ou jusqu’à ce qu’on ne sente plus nos orteils!

Crime qu’on avait du fun!

Une année, mon père m’a acheté pour Noël un équipement complet de gardien de but… même si je jouais seulement au hockey dans la rue. Les jambières, les mitaines, le plastron, le masque, toute! Encore aujourd’hui, je pense que c’est le plus beau cadeau que je n’ai jamais reçu.

Mes amis étaient jaloux. Et avec mon nouvel équipement, y’a pas un maudit puck qui rentrait! C’est pas compliqué, tout le monde voulait m’avoir dans son équipe!

Une année, j’avais gossé avec un bout de bois ce qui ressemblait à un trophée. Y’était pas beau, mais j’avais travaillé fort. Et on remettait le trophée à celui qui était le meilleur joueur de la gang à la fin de la journée. Braou, qui était tout un défenseur, avait été le premier à le gagner.

On jouait parfois aussi au football pendant les vacances de Noël. Avec un petit ballon de caoutchouc et toujours dans la rue. On se garrochait partout et on rentrait à la maison tout mouillé. Ma mère était pas toujours contente…

Mais il y avait aussi le hockey à la télé. Et ce qui me vient en tête, quand je repense à ça, ce sont les matchs Canadien-Nordiques du temps des Fêtes ainsi que les visites des équipes russes. Il faut dire que, à l’époque, les Soviétiques, comme on les appelait, ne jouaient pas encore dans la Ligue nationale et que chacune de leurs visites en Amérique du Nord constituait un événement.

Je pense d’ailleurs que le premier match que j’ai véritablement regardé à la télé est celui opposant l’Armée Rouge au Canadien. Vous savez, le fameux match du 31 décembre 1975. Tretiak avait fait des miracles devant son filet et ça s’était terminé 3-3. Oui, les jeunes, y’avait encore des matchs nuls dans le temps! Certains parlent encore de cette rencontre comme étant le «match du siècle» tellement c’était bon.

Les confrontations Canadien-Nordiques divisaient les familles pendant les Fêtes. Moi, j’étais un Nordique! Et je me souviens de quelques discussions musclées avec une couple de mononcles. J’étais jeune, mais je tenais mon bout: «Non mononcle Jean-Guy, c’est pas vrai que Dale Hunter joue cochon!!!»

Le 7 janvier, comme le chantait Beau Dommage, on reprenait le chemin de l’école. Un peu tristes de retourner en classe, mais heureux d’un beau temps des Fêtes.

C’était l’fun. Vraiment l’fun à part ça. Les années passent, la vie passe, mais les souvenirs restent. Et ça nous fait de quoi à raconter à nos enfants qui sont en train, à leur tour, de se construire leurs souvenirs des vacances de Noël.

Amis lecteurs, je vous souhaite de très belles Fêtes. On se rejase dans une couple de semaines.

*   *   *

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