Sports, etc.

Mardi 16 septembre 2014 | Mise en ligne à 14h30 | Commenter Commentaires (2)

L’importance du capitaine en 2014

Serge Savard, alors qu'il était le capitaine du Canadien (archives La Presse).

Serge Savard, alors qu'il était le capitaine du Canadien (archives La Presse).

Guy Lafleur est outré: le Canadien n’aura pas de capitaine en 2014-2015. Ça n’a pas d’allure, selon lui.

Perso — et je l’ai déjà écrit, j’aurais aimé voir P.K. Subban porter le C. Le Canadien, c’est rendu SON équipe et de le voir arborer la troisième lettre de l’alphabet sur son chandail aurait été une suite logique des choses après ses succès sur la patinoire et la signature de son gros contrat.

Mais voilà, Subban n’est pas tout à fait rendu là, selon les dirigeants du Canadien.

Quatre adjoints, donc, mais pas de capitaine. Subban, Andrei Markov, Max Pacioretty et Tomas Plekanec entrent en audition en prévision de 2015-2016.

L’annonce effectuée lors du tournoi de golf du Canadien m’a amené à réfléchir sur l’importance du capitaine en 2014. Et ma conclusion est simple: le poste de capitaine, bien qu’il reste prestigieux, n’a plus la même importance qu’à l’époque où Bob Gainey ou Serge Savard l’occupaient.

Le fait que Subban ou Markov ne soient pas capitaine ne les empêchera pas de se lever dans le vestiaire ou sur le banc des joueurs pour enguirlander leurs coéquipiers et leur dire de se grouiller le derrière. Pas plus qu’il empêchera Carey Price de lancer un message à ses coéquipiers entre deux périodes comme il l’a fait le printemps dernier.

Je n’aime pas parler d’argent, mais l’argent et le sport vont tellement ensemble de nos jours. Et plus important encore que le titre de capitaine, le fait de gagner sept, huit ou neuf millions $ par année donne le droit à un athlète de se lever et de hausser le ton dans le vestiaire. C’est plate, mais c’est ça.

Il va sans dire que, normalement, les athlètes les mieux payés sont les meilleurs joueurs de leur équipe.

Brian Gionta avait le coeur à la bonne place et il était respecté de ses coéquipiers. Mais ne pensez-vous pas que les joueurs étaient plus attentifs quand Price prenait le plancher dans la chambre?

C’est une évidence.

Pas de capitaine cette saison? C’est peut-être bizarre aux yeux de Flower, mais ça ne changera rien dans les succès — ou les insuccès — du Canadien.

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Jeudi 28 août 2014 | Mise en ligne à 10h40 | Commenter Commentaires (3)

Une double assignation pour Andrew Ranger

Andrew Ranger est plus excité que stressé en pensant à sa participation à la série Camping World Truck, en fin de semaine, à Bowmanville. (photo Dany Flageole/Flagworld.com)

Andrew Ranger est plus excité que stressé en pensant à sa participation à la série Camping World Truck, en fin de semaine, à Bowmanville. (photo Dany Flageole/Flagworld.com)

«Les camionnettes de la série Camping World Truck de NASCAR ont beaucoup de similitudes avec les voitures de la série Nationwide ou celles de la série ARCA, que j’ai conduites plusieurs fois au fil des ans. Les freins, la transmission, y’a beaucoup de trucs qui sont pareils. Non, je n’ai pas l’impression que je vais être dépaysé en fin de semaine.»

Andrew Ranger part aujourd’hui pour Bowmanville, en Ontario, où une double assignation l’attend au cours du week-end au Canadian Tire Motorsport Park, l’ancien Mosport. En plus de disputer la neuvième tranche de la série Canadian Tire, le pilote originaire de Roxton Pond va courir en série Camping World Truck, une première pour lui.

«Finalement, je n’ai pas encore eu l’occasion de tester la camionnette de NDS Motorsports, a expliqué Ranger. On va le faire une fois là-bas, mais ça ne me stresse pas. En fait, ça m’excite plus qu’autre chose. C’est pas compliqué, je vais être le seul pilote canadien qui aura couru en Coupe Sprint, en Nationwide, en série Camping World Truck, en série K&N et en série Canadian Tire. Et ça, ça me rend plutôt fier.»

Deux autres Québécois prendront part à l’épreuve de la fin de semaine, soit Alex Tagliani, qui est partout cette année, et Ray Junior Courtemanche.

«Honnêtement, je n’ai pas d’attentes, a repris Ranger. On me dit qu’on aura une bonne camionnette, mais je ne l’ai pas encore essayée, alors je n’ose pas trop me prononcer. On verra, mais je m’en vais là pour gagner, c’est sûr.»

La présence de Ranger en série Camping World Truck revêt quand même une certaine importance, puisqu’il s’agira de sa seule participation, cette année, à une épreuve d’une série de pointe de NASCAR. Et comme il courra sur circuit routier, sa spécialité, ses chances de succès sont bonnes.

«C’est certain qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver à la suite d’une bonne performance, mais je ne me mets plus de pression avec ces affaires-là…»

Le championnat

En série Canadian Tire, Ranger est deuxième au classement, à 26 points du meneur, Louis-Philippe Dumoulin, qui l’avait d’ailleurs emporté à Bowmanville il y a un an.

«Le championnat, j’y crois encore, a-t-il dit. L’avance de Louis-Philippe n’est pas insurmontable et c’est à moi d’être meilleur que lui en piste, c’est tout. En plus, c’est maintenant lui qui a la pression sur les épaules, c’est lui qui doit défendre sa première place. J’ai de belles cartes dans mon jeu…»

Ranger reçoit régulièrement de bons mots de la part des gens de Mopar, son commanditaire, qui semblent ravis de leur association avec lui. Vrai qu’il leur a déjà donné deux victoires (leurs deux premières en série Canadian Tire) et qu’il se retrouve en pleine course au championnat.

Ranger a intérêt à ce que les gens de Mopar soient heureux. Il est sous contrat pour une période de deux ans avec eux et il est loin d’être impossible que les dirigeants de cette division de Chrysler décident de prolonger leur association avec lui s’il continue à faire circuler de façon positive la marque de commerce.

Mopar, on le sait, a supporté le pilote ontarien Ron Beauchamp fils pendant des années avant de s’associer avec Ranger.

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Mercredi 20 août 2014 | Mise en ligne à 14h50 | Commenter Un commentaire

Bergeron-Darveau: l’espoir de Gilles Lapierre

 (photo La Voix de l'Est)

Simon Bergeron (à gauche) et Kevin Darveau veulent tous les deux la même chose. (photo La Voix de l'Est)

Recruteur en chef des Inouk, Gilles Lapierre est un vieux routier du hockey. Il se promène dans les arénas depuis des années et des années et il en a vu passer, des joueurs, des bons comme des moins bons.

Lapierre, qui est le père de David, l’entraîneur des Inouk, suit de près la lutte au poste de gardien numéro un qui oppose Simon Bergeron et Kevin Darveau. Et il regrette que les deux jeunes hommes soient fermés à l’idée de partager le filet.

«Quel duo aurions-nous!, lance Lapierre. Clairement, nous aurions le meilleur tandem de la Ligue junior du Québec!»

Mais voilà, Lapierre a un espoir. L’espoir que Bergeron et Darveau deviennent de bons amis et qu’ils acceptent, finalement, de faire avec la présence de l’autre.

«Il y a une semaine, quand les deux ont dit dans La Voix de l’Est qu’ils ne voulaient rien savoir de partager le travail avec qui que ce soit, ils ne se connaissaient pas. Mais là, je les regarde pendant les entraînements et ils ont l’air à bien s’entendre, même à s’amuser. Peut-être que ça pourrait faire une différence…»

Peut-être, en effet. Car à 19 ou 20 ans, les chums, c’est important.

Who knows?, comme dirait les Anglos…

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