Sports, etc.

Dimanche 30 mars 2014 | Mise en ligne à 5h25 | Commenter Commentaires (9)

Au baseball avec mon père

(photo La Presse)

Le petit Martin (Pierre-Luc Funk) et son père Charles (Patrice Robitaille) dans le film Un été sans point ni coup sûr. Ça aurait pu être mon père et moi... (photo La Presse)

Vous savez à quel point j’aime le baseball. Mais je n’étais pas au Stade olympique, en fin de semaine, pour assister aux matches opposant les Jays aux Mets.

J’avais de bonnes raisons. D’abord, ma femme vient d’accoucher de notre troisième garçon, notre quatrième enfant, et ma famille a besoin de moi à la maison. Ensuite, je viens de perdre mon père. Tout ça en l’espace de cinq jours.

À défaut d’être au grand stade, j’ai vu quelques images à la télé. Et j’ai vu de nombreux pères accompagnés de leur fils.

La première fois que j’ai assisté à un match des Expos, c’était en 1977. Un match contre les Padres de San Diego. Avec papa, bien sûr. C’était aussi la première fois que j’entrais au Stade olympique. J’avais les yeux grands comme des trente sous!

Je revois et j’entends encore mon père: «C’est grand, le Stade olympique! Pas mal plus grand que le Forum! On vas-tu se chercher des hot-dogs pis de la liqueur, mon gars?»

Pendant plusieurs années, mon père m’a amené une couple de fois par année au baseball. Mais papa, je le savais, préférait de loin le hockey. Mais il savait à quel point ça me faisait plaisir quand on embarquait dans l’auto et qu’on traversait le pont Jacques-Cartier pour aller au stade. Il le faisait pour moi, pour son fils.

Je me rappelle de cette fois où nous avions assisté à un programme double opposant les Expos aux Cubs de Chicago, mon équipe préférée du temps. Il n’y avait pas de toit sur le stade à l’époque et les deux matches avaient été interrompus plusieurs fois par la pluie. La soirée avait commencé à 18h et le deuxième match avait pris fin à… 3h du matin!

Je le répète, papa n’était pas fou de baseball. Mais on était restés jusqu’à la fin, jusqu’au tout dernier retrait du deuxième match, parce que mon père savait que je voulais tout voir. Il était fatigué, il baillait (il travaillait très fort à cette époque), mais il ne voulait pas qu’on parte. «Ben non, ben non, c’est une bonne game, on partira pas avant que ce soit fini, mon gars!»

Il le faisait pour moi, pour son fils.

Fin des années 70, début des années 80, j’ai joué au baseball. Et mon père n’a jamais raté une seule manche de mes matches. Même qu’une année, c’est lui qui coachait mon équipe, bien qu’il n’était pas un expert en matière de balle. Mais il adorait ces soirées avec son gars qui se finissaient toujours, gagne ou perd, que j’aie été bon ou non, par une slush à 75 cents à l’orange au dépanneur du coin.

Encore une fois, il faisait tout ça pour moi, pour son fils.

Je ne me souviens pas de la dernière fois où je suis allé au Stade olympique avec lui. Mais toutes ces soirées font partie de mes meilleurs souvenirs avec lui. Si je gagne aujourd’hui ma vie en écrivant sur le sport, c’est en grande partie grâce à mon papa qui, au début de ma carrière, découpait chacun des articles que j’écrivais, qui m’a toujours encouragé dans mon rêve d’être journaliste.

Il y a deux semaines, alors que j’étais de passage dans ma ville natale de Longueuil pour couvrir un match des Inouk de Granby au Colisée Jean-Béliveau — un autre endroit que j’avais fréquenté avec mon père à l’époque des défunts Chevaliers de la LHJMQ —, j’ai appelé mes parents. Je voulais que papa m’accompagne, qu’on y aille ensemble comme dans le temps. Je voulais aussi qu’il me voit travailler de la galerie de presse, qu’il me suive dans mes entrevues. Il aurait été fier de son gars. Mais il venait de rentrer à l’hôpital. Puisque je devais revenir à Longueuil quelques jours plus tard pour un autre match de hockey, je me disais que nous allions avoir l’occasion de nous reprendre. Mais mon père, à 79 ans, était fatigué, très fatigué à part ça, et nous n’avons pas eu l’occasion de nous reprendre…

Papa, papi pour mes enfants, vient de nous quitter. Je suis triste. Quand la télé nous montrait des pères avec leur fils, au Stade olympique en fin de semaine, j’avais juste le goût de crier aux garçons: «Profitez-en! Profitez-en, maudit!»

Bye papa. Je t’aime.

Ton gars.

*   *   *

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Vendredi 21 mars 2014 | Mise en ligne à 23h15 | Commenter Aucun commentaire

Inouk 2 Longueuil 1: commentaire

Un bon match. Un très bon match. Un vrai match des séries.

On a l’impression que les éliminatoires de la Ligue junior AAA se sont véritablement mises en branle vendredi soir — à Granby du moins. Car les Inouk et le Collège Français ont donné un spectacle digne de ce nom à l’occasion du troisième match de la série opposant les deux équipes.

De la vitesse, de l’intensité, de la robustesse, voilà ce à quoi on a eu droit. Et de très belles performances des deux gardiens: Charles-Étienne Martin du côté des Inouk et Benjamin Avoine-Jean du côté du Collège Français.

Ce Martin est en train de se monter un méchant fan-club à Granby. Encore vendredi, il a été magnifique, carrément magnifique. Après avoir signé quelques miracles, il n’a pas volé sa première étoile du match.

Non, les Inouk n’ont pas disputé leur meilleur match de la série. Mais ils ont travaillé fort. Pour un entraîneur, il est toujours rassurant de constater que son équipe peut gagner à force de travail quand elle ne joue pas son meilleur hockey.

Du bord du Collège Français, on croit sûrement qu’on aurait mérité un meilleur sort. Cette troisième défaite risque de faire très mal. Pierre Petroni et ses joueurs ont deux jours pour s’en remettre…

*   *   *

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Jeudi 20 mars 2014 | Mise en ligne à 23h00 | Commenter Aucun commentaire

Inouk 5 Longueuil 2: commentaire

Aurait-on surévalué le Collège Français? Ou encore, aurait-on mésestimé la capacité des Inouk à jouer du gros hockey quand c’est le temps?

Chose certaine, les Inouk semblent trop forts pour le Collège Français après les deux premiers matches de cette série quart de finale quatre de sept. Après avoir été bons lors du premier affrontement, ils ont été très bons lors du second. Et on sent qu’ils peuvent en donner encore plus.

Le Collège Français est dans le trouble. Il doit rebondir et gagner vendredi, au Centre sportif Léonard-Grondin, sinon cette série pourrait se terminer très rapidement. Et les Inouk, en utilisant leur rapidité et en demeurant maîtres de leurs émotions, jouent exactement comme une équipe qui veut en finir rapidement.

On dit que Max Smith a été excellent devant son filet contre les Condors de Kahnawake, au premier tour. Contre les Inouk, il n’impressionne personne. À l’opposé, Charles-Étienne Martin continue d’être dominant. Si les séries se jouent devant le filet, les Granbyens sont véritablement en voiture.

Mais bon, attendons un peu avant d’enterrer la formation du vieux Pierre Petroni…

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