Sports, etc.

Mardi 30 septembre 2014 | Mise en ligne à 11h30 | Commenter Aucun commentaire

Autodrome Granby: on a sauvé les meubles

(photo La Voix de l'Est)

Le promoteur de l'Autodrome, Dominic Lussier. (photo La Voix de l'Est)

Dominic Lussier regardait les gradins de l’Autodrome Granby, samedi soir, et il semblait plutôt satisfait. Car 1700 spectateurs pour un programme hors-concours, à la fin septembre, ce n’est pas vilain du tout.

«Ça termine bien la saison, a lancé le copropriétaire et promoteur de la piste sur terre battue de la rue Cowie. Une saison qui a été correcte, où nous avons réussi à sauver les meubles après un départ très difficile. Je suis satisfait.»

L’an dernier, pas moins de neuf programmes avaient été annulés en raison de la pluie. Cette année, on parle de sept, la majorité en mai et en juin. La moyenne d’assistance a été sensiblement la même qu’en 2013, soit autour de 2800 spectateurs.

«Le début de saison a été carrément cauchemardesque, mais on a ensuite réussi à sauver nos gros shows, comme la venue des gros blocs en juillet et le Défi-Vision (qui a attiré 5800 spectateurs), explique Lussier. Après avoir perdu de l’argent la saison dernière, nous devrions réussir à faire nos frais cette année.»

La saison a aussi débuté très lentement quant au nombre de voitures dans les puits. Certains soirs, par exemple, on a vu moins de 20 modifiées.

«Heureusement, la situation s’est replacée par la suite. Mais l’argent se fait rare en course automobile depuis un certain temps et on en a payé le prix nous aussi. On ne peut pas faire grand-chose contre un pilote qui démolit sa voiture et qui n’a pas 10 000$ ou 15 000$ pour la réparer tout de suite…»

Retour des quatre classes?

Question de ne pas jouer avec le couvre-feu imposé par la Ville de Granby, l’Autodrome a présenté des programmes à trois classes au lieu de quatre cette année. La formule a tellement bien fonctionné (plusieurs soirées se sont terminées avant 22 h) que Dominic Lussier songe à ramener toutes les catégories certains soirs.

«Le travail de notre nouveau directeur de course (Steve Salvas, dont il est très satisfait) a fait en sorte que les pilotes sont beaucoup plus disciplinés. Et de façon générale, nous sommes maintenant bien rodés, il n’y a pas beaucoup de situations qui nous surprennent encore, cinq ans après l’arrivée de mes partenaires et moi.»

Dans la même veine, Lussier semble avoir d’excellentes relations avec le nouveau maire de Granby, Pascal Bonin. Ce qui pourrait l’aider dans certains projets.

«On ne veut pas faire plus de bruit, mais nos relations avec la Ville font en sorte que nous pouvons penser à certaines choses…», a-t-il glissé, sans toutefois aller plus loin.

On sait, par contre, que Lussier rêve d’une piste en asphalte, en complément à la piste sur terre battue. Mais une autre piste signifierait forcément plus d’activités à l’Autodrome.

Si Lussier discute présentement avec des gens de séries que l’on connaît moins à Granby (comme l’USAC Racing), il assure que les sprint cars de l’Empire Super Sprints, une série de plus en plus controversée, seront de retour.

«Ça reste une valeur sûre», a-t-il dit.

La prochaine saison débutera le 15 mai. Et elle se terminera le 5 septembre, avec la venue des gros blocs de la série Super DIRTcar.

*   *   *

Suivez-moi sur Twitter: @Michel_Tasse

Aucun commentaire  |  Commenter cet article

 

Lundi 29 septembre 2014 | Mise en ligne à 14h05 | Commenter Commentaires (11)

Souvenir des derniers moments des Expos

Claude Raymond, alors un des instructeurs des Expos, et Brad Wilkerson (Photo La Presse)

Claude Raymond, alors un des instructeurs des Expos, et Brad Wilkerson dans les moments qui ont suivi le dernier retrait du dernier match des Expos au Stade olympique. (Photo La Presse)

Ça fait 10 ans aujourd’hui que les Expos ont disputé leur dernier match à Montréal. Je revoyais les images, tantôt aux nouvelles, et je suis encore venu les yeux plein d’eau…

Je me souviens parfaitement des sentiments qui m’habitaient, ce mercredi 29 septembre 2004. Et je me souviens du texte que j’avais pondu pour La Voix de l’Est du lendemain. Un texte que j’avais écris alors que j’avais de la peine, alors que j’avais mal.

Dix ans plus tard, on regarde ce qui se passe et on se dit qu’il n’est pas impossible, finalement, que le baseball majeur revienne un jour à Montréal. On est loin de la coupe aux lèvres, c’est clair, mais on peut se permettre d’être modérément optimiste.

Je me permets de reproduire ici le texte que j’avais écris le 29 septembre 2004.

Comme perdre un vieux chum…

Je vais vous le dire sans détour: le départ des Expos me fait mal au coeur. Très mal au coeur à part ça.

Pourtant, on savait ce qui s’en venait depuis longtemps. Les Expos étaient branchés sur le respirateur depuis des années et on savait tous que l’équipe allait déménager un jour et l’autre. C’était clair, c’était inévitable.

Mais ça fait mal pareil!

Ce matin, je n’ai pas envie d’analyser le comment et le pourquoi de la fin des Expos. D’autres l’ont fait avant moi et d’autres le feront mieux que moi après aussi. Ce matin, j’ai plutôt envie de me rappeler les bons moments que m’ont fait vivre les Z’Amours.

Les Expos, c’est un peu comme un vieux chum. Ils ont le même âge que moi et j’ai grandi avec eux. Et perdre un vieux chum, c’est dur.

Je n’ai pas connu l’époque du parc Jarry. Selon plusieurs, j’ai manqué quelque chose. Mais depuis 1977, je suis allé au Stade olympique pas loin de 300 fois et je n’ai pas raté beaucoup de matches inauguraux au fil des ans.

La toute première fois, c’était lors d’un programme double contre les Cubs. J’y étais avec mon père. Le premier match avait débuté à 18h mais, à cause de la pluie (rappelons-nous que le Stade n’était pas couvert à l’époque), les deux matches avaient été interrompus deux ou trois fois. Et finalement, nous étions sortis du Stade vers 3h du matin!

J’avais quand même aimé ma soirée mais mon père, lui, n’a jamais voulu assister à un autre double de sa vie!

En début des années 80, j’allais au baseball entre 15 et 20 fois par année. La plupart du temps avec mon vieil ami Christian. Et plus souvent qu’autrement, nous étions assis dans les hauteurs du Stade… parce qu’il n’y avait pas de place ailleurs. Car à l’époque, Montréal était une des bonnes villes de balle d’Amérique du Nord. “Un endroit intimidant pour l’adversaire”, avait même dit Hubie Brooks alors qu’il portait l’uniforme des Mets.

Un vendredi soir d’été de 1982 ou de 1983, les Expos affrontaient les Cards dans le cadre d’un autre programme double. Il n’avait pas plu, mais l’équipe de Jim Fanning (où était-ce celle de Bill Virdon?) avait lamentablement perdu les deux matches. Il y avait 57 000 personnes dans les estrades et les gens étaient en beau joual vert. Jeff Reardon n’avait pas fait le travail en relève lors du premier match et il s’était fait huer joyeusement.

Ce soir-là, toujours accompagné de mon ami Christian, j’avais mangé six hot-dogs. Pas quatre, pas cinq, mais six! Et j’avais été malade comme un chien en rentrant à la maison!

Les Expos m’ont aussi fait faire l’école buissonnière une couple de fois. Notamment en octobre 1981 lors du cinquième match de la série de championnat de la Ligue nationale les opposant aux Dodgers. Le lendemain, personne ne m’avait cru quand je disais que j’avais été malade. Mais mon prof d’anglais, qui était aussi déçu que moi de la défaite de la veille (Rick Monday, vous vous souvenez?), m’avait fait un clin d’oeil en me disant: “Avoir pu, je serais resté à la maison moi itou!”

Les Expos, c’est tout ça que ça représente pour moi. C’est mon enfance, mon adolescence, de beaux moments, de beaux souvenirs. À 17 ou 18 ans, ce n’est pas les discos ou les bars que je courrais, c’était le Stade olympique.

Comme bien d’autres, j’allais moins au baseball depuis quelques années. Parce que c’était pas mal moins l’fun pour toutes ces raisons qu’on n’énumèrera pas une autre fois, mais aussi parce que c’était dur de voir les Expos, jadis une fierté montréalaise et québécoise, jouer dans l’indifférence la plus totale.

Les Expos s’en vont. On le savait bien que ça arriverait tôt ou tard. De toute façon, la situation dans laquelle se trouvait l’équipe (sous la tutelle du baseball majeur) n’avait aucun bon sens. À quelque part, il était temps que ça finisse.

Tout de même, ça fait mal.

Salut, les Expos. Salut, vieux chum.

*   *   *

Suivez-moi sur Twitter: @Michel_Tasse

Lire les commentaires (11)  |  Commenter cet article

 

Samedi 27 septembre 2014 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Aucun commentaire

François Bernier: une question de temps… et d’argent

(photo La Voix de l'Est)

François Bernier à la suite de sa dernière conquête à l'Autodrome Granby. (photo La Voix de l'Est)

Petite commotion dans le monde du stock-car sur terre battue: après avoir été couronné champion à l’Autodrome Granby en 2011, 2012 et 2013, François Bernier annonce qu’il ne sera pas de retour derrière le volant de sa modifiée la saison prochaine. Pas à temps plein, du moins.

«C’est pas compliqué, je n’ai plus le temps, explique le Maskoutain. Je viens de partir ma petite compagnie d’excavation, ça me demande beaucoup d’heures et ma blonde, en plus, va accoucher de notre premier enfant le printemps prochain. À un moment donné, il faut faire des choix.»

Il y a aussi une autre chose, peut-être encore plus importante. Stéphane Belval, le propriétaire de la voiture de Bernier, a décidé de se retirer de la course automobile. Et même en stock-car, ça prend des sous, beaucoup de sous, pour rouler.

«C’est un gros point, c’est sûr. Stéphane pensait prendre sa retraite l’an dernier, mais il a décidé de faire une année de plus, une dernière. Sans Stéphane, ça devient très, très difficile.»

Après avoir dominé sa catégorie, Bernier a terminé au cinquième rang en 2014, notamment derrière son frère Steve, qui faisait ses débuts en modifié.

«Je n’ai jamais été aussi malchanceux que cette année. Les pépins mécaniques, je les ai tous eus. Mais mes performances n’ont eu aucune incidence sur ma décision. J’aurais encore gagné que je me retirerais quand même.»

«Ça va être dur»

Bernier sait que l’adrénaline que lui procure la course va lui manquer. Il ne se compte pas d’histoires.

«Ça va être dur, surtout au début. C’est pourquoi je me garde une porte ouverte et que je dis que je ne courrai plus à temps plein, mais que je vais peut-être revenir de temps en temps. Si ça me démange trop, je sais que mon frère va me laisser conduire sa deuxième voiture.»

Mais Bernier revient toujours sur l’élément temps. Le temps qui va lui manquer.

«Courir une fois par semaine, y’a rien là. C’est le temps de préparation qui fait la différence. Pour une soirée de courses, y’a trois ou quatre soirées à travailler dans le garage pour préparer la voiture. Présentement, je pars travailler pour ma compagnie à 5 h du matin et je rentre à 7 h, parfois 8 h le soir. Ça ne marchera pas…»

François Bernier a 31 ans. Il est certes encore beaucoup trop tôt pour dire qu’il ne courra plus.

«Peut-être que dans cinq ans, peut-être avant ça ou après ça, les données auront changé. J’aurai sûrement plus de temps à un moment donné. Mais moi, je cours pour gagner, pas pour participer. Et tant qu’à faire les choses à moitié, aussi bien prendre du recul…», termine-t-il.

*   *   *

Suivez-moi sur Twitter: @Michel_Tasse

Aucun commentaire  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    octobre 2013
    D L Ma Me J V S
    « sept   nov »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives

  • publicité