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Vendredi 17 mai 2013 | Mise en ligne à 11h00 | Commenter Un commentaire

Andrew Ranger: une saison cruciale? Oui, une autre

Clairement, Andrew Ranger est prêt. (photo La Voix de l'Est)

Clairement, Andrew Ranger est prêt. (photo La Voix de l'Est)

Andrew Ranger regardait la pluie tombée sur le circuit de Mont-Tremblant, que son écurie américaine avait réservé pour des essais privés. Mais au lieu d’être frustré, il avait le sourire plutôt facile.

C’est que Ranger s’attend à disputer une bonne vingtaine de courses cette saison: en série Nationwide, K&N est et ouest ainsi que Canadian Tire de NASCAR de même qu’en série ARCA. Il n’y a pas un endroit où le pilote de Roxton Pond trippe plus que sur une piste et il en aura vraisemblablement pour son argent en 2013.

«Quand les gens de NDS Motorsports (du géant Waste Management) ont communiqué avec moi pour m’offrir de revenir avec eux et de faire toutes ces courses, j’étais très heureux, a-t-il expliqué hier après-midi depuis son spacieux motorhome. Moi, ce que je veux, c’est courir. Et cette saison, je vais le faire en masse!»

En fait, seules les courses que Ranger disputera en série Canadian Tire (à Mirabel et Trois-Rivières) ne seront pas sous les couleurs de NDS Motorsports. Il pilotera alors pour David Jacombs, avec qui il a connu tant de succès par le passé.

Ranger aurait pu, bien sûr, faire une autre saison à temps complet en série canadienne de NASCAR. Mais il n’avait pas d’intérêt. En fait — et il l’a presque avoué hier —, le coeur n’y était déjà plus l’an dernier.

«La série Canadien Tire, c’est l’fun, et ça me permet de courir devant mes parents, mes amis et mon public. Mais les bonzes de NASCAR, il faut l’avouer, ne s’intéressent pas beaucoup, beaucoup à ce qui se passe au Canada. Par contre, toutes les grosses écuries sont représentées en K&N et tout le monde surveille ce qui se passe en ARCA. La visibilité va être bien meilleure de ce côté-là.»

Ranger est aussi assuré de faire trois courses en Nationwide: à Road America et Watkins Glen en juin et à Mid-Ohio en août. De bons résultats pourraient lui permettre d’ajouter une ou deux épreuves à son calendrier.

Il y a deux ans, il avait couru pour NDS Motorsports à l’intérieur de quelques séries. Les résultats en Nationwide avaient toutefois été décevants.

«NDS Motorsports m’a préparé de bonnes voitures au cours de l’hiver. Et très honnêtement, je pense qu’on peut espérer un podium à chaque départ, qu’importe la série. Je regarde ça et je me dis: ‘Pourquoi est-ce que je ne deviendrais pas le premier Québécois à gagner une course en Nationwide?’ Je ne fais pas de promesses, mais je pense qu’il n’y a rien d’impossible. Moi, en tout cas, je vais y aller pour gagner à chaque fois.»

On l’a vu hier lors de notre visite à Tremblant: Ranger se sent bien avec les gens de NDS Motorsports. Et clairement, ces gens-là croient en lui.

«Ils investissent beaucoup de sous en moi. Quand on sait à quel point l’argent est rare en course automobile, c’est encore plus apprécié.»

Et ne demandez pas à Andrew si la saison qui commence bientôt est très importante, voire cruciale, pour sa carrière. C’est pas compliqué, le pilote de 26 ans n’en peut plus de répondre à cette question.

«Les saisons sont toutes cruciales. Et toutes les courses en Nationwide le sont aussi parce que je n’ai pas la chance d’en faire souvent. Quand tu n’es pas assis sur un volant régulier dans une grosse série, tu joues un peu ta carrière à chaque fois. Mais il ne faut pas que j’y pense trop parce que je vais virer fou!»

Il en coûte trois à quatre millions $ pour faire une saison complète en Nationwide. C’est de l’argent.

«Les gens de NASCAR me connaissaient tous. Quand j’arrive à quelque part, tout le monde me salue. À Daytona, Roger Penske (de la prestigieuse écurie) a fait un détour pour venir me saluer. Et le message est toujours le même: ‘Fais ton bout, arrive avec un chèque d’un million $ et on va s’occuper du reste’. Un million, tsé! J’ai de la misère à trouver 25 000 $ pour courir au Canada!»

Ranger en avait assez de parler d’argent. Et il y avait une fuite d’huile, paraît-il, sur sa voiture no. 55. L’occasion était belle de passer à autre chose.

«J’ai hâte à la semaine prochaine, j’ai hâte de partir pour ma première course (au Minnesota, en série K&N ouest). Je veux courir. Et je suis prêt!»

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Mercredi 15 mai 2013 | Mise en ligne à 9h35 | Commenter Aucun commentaire

Alain Bergeron, le pilote en manque de temps

Alain Bergeron est passé à l’histoire en 2006 lorsqu’il est devenu le premier Canadien à remporter le championnat de la série Empire Super Sprints. (photo La Voix de l'Est)

Alain Bergeron est passé à l’histoire en 2006 lorsqu’il est devenu le premier Canadien à remporter le championnat de la série Empire Super Sprints. (photo La Voix de l'Est)

Vous rêvez de conduire une sprint car? Sachez qu’il y a un bel équipement de champion à vendre à Saint-Pie-de-Bagot.

À la fois déçu de ses premiers résultats de la saison et aux prises avec des disponibilités très réduites, Alain Bergeron a décidé de mettre en vente ses deux voitures ainsi que le reste de son équipement de course. Mais le pilote de 46 ans ne semble pas amer.

«Je n’ai pas eu une grosse saison l’an dernier et l’idée de vendre m’a trotté dans la tête tout l’hiver, dit-il. Mais j’ai voulu essayer quelque chose en début de saison et ça n’a pas marché. Finir 10e et 14e, ce n’est pas moi, ça. Et je manque cruellement de temps. Ce n’est pas la fin de ma carrière, mais c’est la fin de ma carrière à temps presque plein, par exemple.»

Lors de deux courses présentées à la fin avril dans l’État de New York, Bergeron a changé un truc sur la transmission de sa voiture. Un changement qui, espérait-il, allait avoir un impact important sur la qualité de ses performances. Mais les résultats n’ont pas été là.

«Le problème, c’est que je n’ai pas autant de temps qu’avant à mettre sur les courses. Mon entreprise est en pleine expansion (il répare les véhicules motorisés) et je mets présentement une bonne soixantaine d’heures sur la shop. Pour avoir du succès en piste, ça prend de la préparation, de la grosse préparation. Je n’ai plus le temps. Et moi, faire six heures de route pour finir 14e, ça ne me tente pas.»

Mais même s’il vend son équipement, Bergeron précise qu’on le reverra en piste.

«Je conduirai pour les autres de temps en temps, quand je serai disponible. J’ai encore le goût de courir, mais ça me frustre de manquer de temps…»

Alain Bergeron est passé à l’histoire en 2006 lorsqu’il est devenu le premier Canadien à remporter le championnat de la série Empire Super Sprints. Ses succès ont inspiré plusieurs Québécois, notamment le Granbyen Michaël Parent, vedette montante de la série.

Dans une autre entrevue accordée à La Voix de l’Est, l’été dernier, on avait toutefois senti un brin de lassitude chez le pilote de la voiture 8B.

«J’aime encore courir, mais je trouve que l’argent prend de plus en plus de place dans les discussions. Avant, c’était plus amical, c’était moins axé sur l’argent», avait-il confié à l’auteur de ces lignes.

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Mardi 14 mai 2013 | Mise en ligne à 10h05 | Commenter Un commentaire

Temps durs pour Milos Raonic

Milos Raonic cogne à la porte du top 10 depuis déjà un bout. (photo La Presse)

Milos Raonic cogne à la porte du top 10 depuis déjà un bout. (photo La Presse)

Milos Raonic vient de perdre au premier tour du tournoi de Rome. La semaine dernière, il s’était incliné au deuxième tour de celui de Madrid.

En fin de semaine, on a appris qu’il se séparait de son entraîneur, l’Espagnol Galo Blanco.

Sur Twitter, où il a annoncé la nouvelle, le message de Raonic n’était pas clair. Il a parlé de prendre une nouvelle direction, de vouloir passer du temps avec sa famille. On sent le jeune homme vulnérable.

Raonic est actuellement classé 16e au monde. Ça fait déjà un bout qu’il est classé autour du 15e rang et on devine qu’il rêve de briser le top 10. Le top 10, ça veut dire beaucoup. Beaucoup d’argent et une renommée et une célébrité encore plus grandes.

Je connais un peu Raonic. Il a participé plusieurs fois au Challenger de tennis de Granby et il a été coaché par Frédéric Niemeyer, que je connais encore mieux.

Raonic a un talent fou. Mais ce n’est pas l’athlète le plus facile. Pas le plus facile à diriger, entre autres. Il a son caractère.

Les temps sont durs pour Raonic. Il ne joue pas du gros tennis, Roland-Garros et Wimbledon s’en viennent et il doit se ressaisir.

Capitaine de l’équipe canadienne de coupe Davis, Martin Laurendeau pourrait-il amener Raonic à un autre niveau?

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