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Mardi 25 juillet 2017 | Mise en ligne à 19h00 | Commenter Un commentaire

NASCAR: on remet nos gants de boxe!

nascar-pintys

Le petit monde de la série canadienne de NASCAR a rendez-vous dans l’Ouest canadien cette semaine. Au programme, deux courses à Saskatoon mercredi et une autre à Edmonton samedi.

Vous êtes prêts pour les rounds no. 6, 7 et 8 du championnat?

Car n’ayons pas peur des mots, ça brasse comme jamais en série Pinty’s. Chaque course est devenue un véritable combat de boxe. Mais contrairement à la boxe, à peu près tous les coups sont permis.

À Mirabel, il y a trois semaines, un peu tout le monde a dénoncé le comportement en piste de Kevin Lacroix. Puis, à Toronto, Andrew Ranger fulminait contre Alex Tagliani, qui a mis fin à sa course au cinquième tour lorsqu’il a heurté sa voiture en tentant un dépassement.

À la suite de l’épreuve présentée dans les rues de la Ville-Reine, le propriétaire d’une voiture a mentionné: «C’est pas compliqué, cette série est devenue un vrai derby de démolition!»

L’homme en question a exagéré un brin, on s’entend, mais il n’en reste pas moins que la série canadienne de NASCAR commence à mal paraître avec tous ces indidents à chacune des courses. Elle paraît mal et il est à se demander si ce n’est pas la raison première pourquoi le nombre de voitures est en chute libre.

On a beau dire, en effet, que l’économie n’est pas bonne et que le calendrier de la série Pinty’s est exigeant, il n’en demeure pas moins, comme l’expliquait Andrew Ranger à Toronto, que ça brasse pour la peine en NASCAR et que ça en effraie probablement plus d’un.

«Ta voiture est rarement aussi belle à l’arrivée qu’au départ. Déjà que ça coûte cher, s’il faut que tu te mettes à dépenser des milliers de dollars en réparation à toutes les semaines…», a-t-il dit.

Mais voilà, pourquoi ça brasse autant? Parce que NASCAR le permet. Les pistes où se déroulent les épreuves sont devenues des cours de récréation. Ou des rings de boxe.

Ça se rentre dedans et les officiels sévissent rarement. NASCAR, on le sait, n’a rien contre les accrochages et les accidents parce ce que  les gens aiment ça, parce que ça donne un bon show. Mais les accrochages et les accidents coûtent cher aux propriétaires de voitures. Et comme le disait Ranger, ça en décourage probablement certain. Peut-être qu’aux États-Unis, ça passe mieux, mais au Canada, où il y a moins d’argent disponible pour le sport automobile, c’est autre chose.

La série canadienne de NASCAR est une belle série. Elle est particulièrement compétitive, le niveau de pilotage est élevé et les médias s’intéressent de plus en plus à ses activités. Mais s’il n’y a plus de voitures, il n’y aura plus de série. Et ce serait vraiment dommage.

Gens de NASCAR, le temps est venu de mettre vos pantalons. Il y a une série à sauver.

*   *   *

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Vendredi 21 juillet 2017 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (2)

Le Challenger de Granby à la croisée des chemins?

À sa 22e édition, le Challenger Banque Nationale de tennis de Granby en est-il arrivé à la croisée des chemins ?
Il semble que oui.
Attention, ce commentaire n’a pas pour but d’inquiéter les amateurs de tennis de chez nous. Car le Challenger est un événement en santé, lui qui attise les passions le temps d’une semaine en été dans la région et qui est l’un des plus beaux tournois de sa catégorie présentés dans le monde.
« Alors, quoi ? », me demandez-vous.
En page 2 de ce cahier, le président et directeur général Alain Faucher ne cache pas ses ambitions : il veut que son tournoi offre les meilleures bourses parmi tous les challengers sur la planète !
Rien de moins !
C’est le nouveau défi que vient de se lancer Me Faucher, qui en a relevé plus d’un – et pas des moindres – depuis qu’il est à la tête de l’événement.
Les meilleures bourses au monde (et donc le maximum de points de classement) feraient normalement en sorte que le tournoi attirerait de meilleurs joueurs encore. Faucher rêve du jour où les membres du top 75, et peut-être même du top 50, se bousculeront à Granby.
Mais voilà, deux écoles de pensée vont s’affronter dans le débat qui devra avoir lieu avant que l’on mette plus de sous encore dans le tournoi.
La première est celle qui affirme que le Challenger est et doit rester un outil de développement pour les joueurs canadiens. Depuis longtemps, Eugène Lapierre clame qu’un tableau trop relevé désavantagera nos joueurs, qui passent par Granby pour acquérir de l’expérience et à qui on doit donner une chance de gagner.
La deuxième est celle qui dit que le tennis canadien est rendu à un autre niveau, qu’on peut maintenant se permettre de proposer à nos meilleurs joueurs des défis plus importants. L’époque où la majorité des joueurs canadiens débarquaient à Granby pour faire de la figuration est loin derrière.
Cette année, par exemple, Denis Shapovalov et Bianca Andreescu s’amènent à Granby sans complexe. S’il était là, ce serait la même chose pour Félix Auger-Aliassime. Lorsque le Challenger débute, maintenant, on sait que des Canadiens peuvent très légitimement aspirer au titre.
J’ajouterai que, pendant longtemps, Granby a été un des seuls tournois de type challenger au pays. Dans ce contexte, il était normal qu’on fasse en sorte d’encadrer les joueurs canadiens le mieux possible et qu’on ne fasse pas exprès pour leur offrir des adversaires trop coriaces. Aujourd’hui, les challengers sont nombreux et ce n’est plus Granby ou rien du tout.
Personnellement, je suis en faveur qu’on tente encore d’augmenter les bourses et qu’on tente d’offrir la meilleure qualité de jeu possible aux amateurs de tennis d’ici. Après 22 ans – et 22 ans de succès, il faut le préciser -, Granby a mérité son statut particulier à travers le pays. Qu’on donne au tournoi le statut de « challenger or » et qu’on le laisse s’épanouir totalement.
Et j’insiste : Granby a mérité son statut particulier.
Denis Shapovalov débarque à Granby sans complexe. (photo La Voix de l'Est)

Denis Shapovalov débarque à Granby sans complexe. (photo La Voix de l'Est)

À sa 22e édition, le Challenger Banque Nationale de tennis de Granby en est-il arrivé à la croisée des chemins ?

Il semble que oui.

Attention, ce commentaire n’a pas pour but d’inquiéter les amateurs de tennis de chez nous. Car le Challenger est un événement en santé, lui qui attise les passions le temps d’une semaine en été dans la région et qui est l’un des plus beaux tournois de sa catégorie présentés dans le monde.

Alors, quoi ?, me demandez-vous.

Le président et directeur général Alain Faucher ne cache pas ses ambitions : il veut que son tournoi offre les meilleures bourses parmi tous les challengers sur la planète !

Rien de moins !

C’est le nouveau défi que vient de se lancer Me Faucher, qui en a relevé plus d’un – et pas des moindres – depuis qu’il est à la tête de l’événement.

Les meilleures bourses au monde (et donc le maximum de points de classement) feraient normalement en sorte que le tournoi attirerait de meilleurs joueurs encore. Faucher rêve du jour où les membres du top 75, et peut-être même du top 50, se bousculeront à Granby.

Mais voilà, deux écoles de pensée vont s’affronter dans le débat qui devra avoir lieu avant que l’on mette plus de sous encore dans le tournoi.

La première est celle qui affirme que le Challenger est et doit rester un outil de développement pour les joueurs canadiens. Depuis longtemps, Eugène Lapierre clame qu’un tableau trop relevé désavantagera nos joueurs, qui passent par Granby pour acquérir de l’expérience et à qui on doit donner une chance de gagner.

La deuxième est celle qui dit que le tennis canadien est rendu à un autre niveau, qu’on peut maintenant se permettre de proposer à nos meilleurs joueurs des défis plus importants. L’époque où la majorité des joueurs canadiens débarquaient à Granby pour faire de la figuration est loin derrière.

Cette année, par exemple, Denis Shapovalov et Bianca Andreescu s’amènent à Granby sans complexe. S’il était là, ce serait la même chose pour Félix Auger-Aliassime. Lorsque le Challenger débute, maintenant, on sait que des Canadiens peuvent très légitimement aspirer au titre.

J’ajouterai que, pendant longtemps, Granby a été un des seuls tournois de type challenger au pays. Dans ce contexte, il était normal qu’on fasse en sorte d’encadrer les joueurs canadiens le mieux possible et qu’on ne fasse pas exprès pour leur offrir des adversaires trop coriaces. Aujourd’hui, les challengers sont nombreux et ce n’est plus Granby ou rien du tout.

Personnellement, je suis en faveur qu’on tente encore d’augmenter les bourses et qu’on tente d’offrir la meilleure qualité de jeu possible aux amateurs de tennis d’ici. Après 22 ans – et 22 ans de succès, il faut le préciser -, Granby a mérité son statut particulier à travers le pays. Qu’on donne au tournoi le statut de « challenger or » et qu’on le laisse s’épanouir totalement.

Et j’insiste : Granby a mérité son statut particulier.

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Mardi 30 mai 2017 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Un commentaire

La mort au bout du virage

Guy Ouellette est probablement mort en faisant ce qu'il aimait le plus au monde. Ce qui ne rend pas moins sa mort infiniment triste. (photo Joe Labrie)

Guy Ouellette est probablement décédé en faisant ce qu'il aimait le plus au monde. Ce qui ne rend pas sa mort moins infiniment triste. (photo Joe Labrie)

Je vous l’ai déjà dit: j’ai énormément de respect pour les coureurs automobiles. Comment ne pas avoir de respect pour un sportif qui risque sa vie à chaque fois qu’il s’adonne à sa passion?

À l’Autodrome Drummond, samedi soir, la mort attendait Guy Ouellette au bout du virage. Comme me l’écrivait l’ami Dave Paryzo, qui fait la description des courses à l’Autodrome Granby avec Anthony Marcotte: «On voit ça aux États-Unis, parfois avec les sprint cars, mais jamais chez nous, dans notre cour. C’est difficile à croire. Ça fait mal…»

La petite famille du stock-car sur terre battue de chez nous est tissée serrée. Et parce qu’elle est tissée serrée, elle vit son deuil intensément. Suffit d’aller faire un tour sur Facebook pour comprendre. Les messages sont nombreux, ils sont pleins de compassion… et d’amour. Le drame est terrible, mais les messages sont beaux et ils font du bien.

Pour tout vous dire, je n’avais jamais parlé à Guy Ouellette. Rien contre lui, surtout pas, mais l’occasion de faire une entrevue avec lui ne s’était jamais présentée. Elle se serait peut-être présentée cet été. Je ne le saurai jamais.

Aujourd’hui, j’aimerais avoir de la graine de philosophe et vous arriver avec quelque chose de nouveau au sujet de la course automobile et la mort. Mais je n’ai rien trouvé. Tout ce qui me vient en tête, c’est que le stock-car sur terre battue reste un sport sécuritaire malgré tout, qu’il y a un million de fois moins de décès en piste que sur nos routes, qu’il n’y jamais eu un seul mort chez nous, à l’Autodrome Granby, mais que ce sont des choses qui peuvent survenir…

Rien, finalement, que vous n’avez jamais lu.

Guy Ouellette est décédé en piste, probablement en faisant ce qu’il aimait le plus au monde. Ce qui ne rend pas moins sa mort infiniment triste. Car personne ne devrait mourir en faisait ce qui le fait vibrer, malgré le romantisme qu’on colle à la chose.

Des accidents, j’ai vois à toutes les semaines, ou presque, à l’Autodrome Granby. Parfois, j’ai peur. Comme lorsque Frédéric Lussier s’est planté lors du programme d’ouverture, il y a trois semaines. J’étais en train d’écrire mon texte de l’édition du lendemain, j’ai entendu crier Josée derrière moi… et j’ai tout arrêté. Et j’ai retenu mon souffle. Et Lussier a fini par sortir de sa voiture, qui était rendue à l’envers. Ouf…

À Drummondville, samedi, les gens ont retenu leur souffle. Mais il n’y a pas eu de «ouf» de soulagement à la fin. Plutôt des pleurs.

Lorsqu’on assiste régulièrement à des programmes de courses, on finit par s’habituer aux accidents. On ne retient plus son souffle à chaque fois. Les accidents finissent pas faire partie de la game. Mais parfois, on voit que c’est plus grave, que ce n’est pas juste une histoire de tôle froissée. Comme à Drummond l’autre soir.

Les coureurs automobiles sont des passionnés, probablement les plus passionnés du monde du sport. Et ceux qui aiment la course sont aussi des passionnés. C’est pourquoi ils vont retourner aux courses. À l’Autodrome Granby, ils ne seront pas moins nombreux que d’habitude, ce vendredi, pour la visite des bolides de la série Empire Super Sprints. Ironiquement, s’il y a une série où ça brasse, où les risques sont plus élevés, c’est bien en ESS. Mais les gens adorent les sprint cars parce que, justement, ça va très vite.

Guy Ouellette est mort. L’hommage qu’on va lui vendre vendredi à l’Autodrome Granby sera sûrement très émotif.  On va pleurer l’homme tout l’été et on n’oubliera jamais.

Mais malgré la douleur, malgré les questionnements, la vie sera plus forte, les courses seront plus fortes.

Pour le meilleur et pour le pire.

*   *   *

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