Sports, etc.

Mercredi 22 juin 2016 | Mise en ligne à 12h30 | Commenter Aucun commentaire

Nos héros de la terre battue méritent qu’on pense à eux

Léo Bergeron a connu sa part de succès au Rebel Speedway, l'ancêtre de l'Autodrome Granby. (photo du Memorial de la terre battue)

Léo Bergeron a connu sa part de succès au Rebel Speedway, l'ancêtre de l'Autodrome Granby. (photo du Memorial de la terre battue)

Le Mémorial de la terre battue intronisera son troisième membre, ce vendredi soir, à l’Autodrome Granby. Dans les années 1960, feu Léo Bergeron a été couronné trois fois en modifié au Rebel Speedway, lui qui compte cinq autres titres en carrière à l’Autodrome Drummond.

Le Mémorial de la terre battue est une belle initiative, bien qu’on ne sente pas un intérêt fou dans le milieu. Et pourtant…

Et pourtant, tous devraient être reconnaissants envers Dave Paryzo et Anthony Marcotte, qui ont mis sur pied le projet et qui le tiennent à bout de bras. Car nos héros de la terre battue méritent qu’on pense à eux.

Ma voisine Mélanie n’est pas une grande amateure de sport. Mais elle est a passé une partie de sa jeunesse à l’Autodrome avec son père, un mordu de stock-car. Elle n’était pas retournée aux courses depuis des années lorsque je l’ai invitée récemment en compagnie de son conjoint et de sa fille.

Et toutes ces années plus tard, elle a encore tripé comme une folle! Elle avait les yeux brillants en entendant le bruit des moteurs, en voyant la vitesse atteinte par les modifiés et même en voyant toute cette poussière qui se dégageait de la piste. «Moi, je suis une fille de terre!», m’a-t-elle lancé, un large sourire aux lèvres.

Mélanie n’a jamais eu d’idoles parmi les joueurs du Canadien ou parmi les joueurs de hockey en général. Ses idoles, quand elle était enfant et ado, c’était les Martin Roy Jr, Marco Potvin et Luke Plante, qui comptaient parmi les rois des modifiés de l’époque à l’Autodrome.

Elle a même une photo prise avec Plante chez elle.

Et Mélanie comprend très bien qu’on honore les héros de la terre battue. Parce que ce sont ces pilotes qui ont fait les belles soirées de sa jeunesse. Pour elle, Luke Plante a autant de valeur qu’un champion de Formule un. Elle n’a aucun préjugé.

Et personne ne devrait en avoir non plus. À toutes les semaines, ils sont des milliers, à Granby et ailleurs, à assister aux courses de stock-car sur la terre. Les David Hébert, Steve Bernier, Kayle Robidoux et autre Steve Bernard sont les héros d’une génération d’amateurs, de la même façon que les Jacques Lalancette et Bob Gatien, les deux premiers membres du Mémorial de la terre battue, l’ont été avant eux.

Oui, nos héros de la terre battue méritent qu’on pense à eux. Et clairement à part ça.

*   *   *

Suivez-nous sur Twitter: @MTasse_LVDE et LVDE_Sports

Aucun commentaire  |  Commenter cet article

 

Vendredi 10 juin 2016 | Mise en ligne à 13h00 | Commenter Aucun commentaire

Dans la LHJ(AAA)Q, on s’attaque aux vrais problèmes!

Logo junior AAAAinsi donc, la Ligue de hockey junior du Québec est redevenue la Ligue de hockey junior AAA du Québec. Paraît-il que l’appellation LHJQ embêtait tout le monde.

En fait, ce n’est pas faux, puisque à peu près tous les intervenants du hockey québécois continuaient à parler du «junior AAA».

Mais question: est-ce que le retour à la LHJAAAQ va ramener les amateurs dans les estrades? Et est-ce que les médias nationaux vont porter davantage attention au circuit maintenant qu’il a changé une énième fois de nom? Et est-ce que le hockey collégial deviendra moins menaçant?

Au fil des ans, la ligue a porté le nom de «Ligue de hockey junior provinciale», «Ligue de hockey junior tiers-II du Québec», «Ligue de hockey junior A du Québec», «Ligue de hockey junior AAA du Québec» et «Ligue de hockey junior du Québec» avant de revenir, cette semaine, à «Ligue de hockey junior AAA du Québec». Et j’oublie probablement une couple d’appellations!

Autre question: combien d’heures est-ce que les penseurs du circuit ont-ils perdues, au fil des ans, à essayer de trouver le bon nom?

Dans la LHJAAAQ, vraiment, on s’attaque aux vrais problèmes!

*   *   *

Suivez-nous sur Twitter: @MTasse_LVDE et LVDE_Sports

Aucun commentaire  |  Commenter cet article

 

Dimanche 5 juin 2016 | Mise en ligne à 12h05 | Commenter Aucun commentaire

L’Autodrome Granby perd un grand sage

Serge Saint-Sauveur (à gauche) en compagnie de son ami Dave Paryzo, avec lequel il était impliqué dans le Mémorial de la terre battue. (photo Mémorial de la terre battue)

Serge Saint-Sauveur (à gauche) en compagnie de son ami Dave Paryzo, avec lequel il était impliqué dans le Mémorial de la terre battue. (photo Daniel Mailhot)

Le petit monde de l’Autodrome Granby et du stock-car sur terre battue en général est en deuil à la suite du décès de Serge Saint-Sauveur. L’homme nous a quittés vendredi à l’âge de 71 ans des suites d’une longue maladie.

Propriétaire de la voiture de Denis Ruel de 1978 à 1984 en classe récent modèle, M. Saint-Sauveur a ensuite été copropriétaire de l’Autodrome de 1985 à 2008 en compagnie de son frère Normand, René Pelletier et feu Bob Gatien. Il a toujours été perçu comme le sage du groupe, celui qui calmait les esprits quand ça brassait, celui qui arrivait toujours avec le bon compromis qui faisait l’affaire de tout le monde. Il travaillait toujours dans l’ombre et c’est pourquoi il n’a jamais défrayé les manchettes.

Depuis 2014, il était impliqué dans le Mémorial de la terre battue, qui rend hommage à ceux qui ont fait l’histoire du stock-car sur la terre. Il était très heureux lorsque son ami Dave Paryzo, qui a initié le projet avec Anthony Marcotte, a fait appel à ses services.

Copropriétaire et promoteur de l’Autodrome, Dominic Lussier a rendu un bel hommage à Serge Saint-Sauveur.

«Serge n’était pas rendu à prendre sa retraite lorsque son groupe a vendu l’Autodrome, a-t-il commencé par dire. Et quand je suis arrivé dans le décor, en 2010, il m’a énormément aidé. Si vous saviez comment il m’a appris des choses au sujet de l’Autodrome et sur le stock-car sur terre battue en général. Jusqu’à tout récemment, on se parlait encore trois à quatre fois par semaine. C’était un passionné de courses et un connaisseur, mais c’était d’abord et avant tout un être humain exceptionnel. Son but était toujours que tout le monde soit heureux autour de lui. Il va nous manquer énormément…»

M. Saint-Sauveur a assisté à son dernier programme de courses il y a deux semaines. J’étais assis à côté de lui sur la galerie de presse. Il n’avait pas l’air en grande forme, mais il avait quand même cette étincelle dans les yeux en regardant son sport préféré.

C’était alors soir d’ouverture à l’Autodrome et j’étais pas mal occupé. Trop pour jaser comme il faut avec lui. Mais on n’a quand même échangé et on a rit. À la fin de la soirée, je me suis excusé et je lui ait dit qu’on allait se jaser davantage la prochaine fois.

Il n’y aura pas eu de prochaine fois.

Salutations, Monsieur Serge.

*   *   *

Suivez-nous sur Twitter: @MTasse_LVDE et LVDE_Sports

Aucun commentaire  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juin 2016
    D L Ma Me J V S
    « mai    
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    2627282930  
  • Archives