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Jeudi 16 février 2017 | Mise en ligne à 7h00 | Commenter Commentaires (4)

Therrien: 58 matchs de trop

(photo La Presse)

Michel Therrien demeure, malgré tout, un des meilleurs entraîneurs de l'industrie. (photo La Presse)

En début de semaine, j’écrivais que Michel Therrien vivait sur du temps emprunté derrière le banc du Canadien. Mais j’ai oublié de préciser depuis quand il vivait sur du temps emprunté.

Therrien a dirigé le Canadien pendant 58 matchs de trop. Cinquante-huit matchs, c’est le nombre disputé par le Canadien cette saison.

Therrien en était à sa cinquième saison derrière le banc de l’équipe qui jouit du plus d’attention auprès des partisans et des médias à travers la Ligue nationale, l’endroit le plus difficile à travailler pour un entraîneur parmi les 30 villes du circuit. Autrement dit, il a survécu un sapré bon bout et il peut en être fier. Mais voilà, il avait fait son temps. Parce qu’il ne semblait plus avoir de solutions pour sortir son club du trou et parce qu’il ne parvenait plus à soutirer le maximum de plusieurs de ses joueurs.

Marc Bergevin aurait dû agir à la fin de la dernière saison, soit à la suite de cette spectaculaire débandade dont on se souviendra longtemps. Mais parce que le Canadien avait dû faire sans Carey Price,  il a donné une chance avec Therrien, avec lequel il avait aussi un lien très fort. Il a eu tort, mais la majorité aurait pris la même décision.

Le Canadien a encore connu un fort début de saison. Et ceux qui osaient mettre un bémol en rappelant ce qui était arrivé un an plus tôt se faisaient inévitablement répondre: «C’est pas la même équipe! Price est là et Bergevin a ajouté Weber et Radulov! C’est pas la même équipe pantoute!»

Et pourtant, les amis. Et pourtant…

Depuis la mi-novembre, le Canadien joue à peine pour une moyenne de ,500 et les dernières semaines ont été désastreuses. Perdre, c’est une chose, mais être déclassé par la pire équipe de la ligue (à Denver) et s’incliner de la façon dont le club s’est incliné à Boston, c’en est une autre.

Je le répète, la performance offerte à Boston, dans le contexte actuel, justifiait en soi le congédiement de l’entraîneur.

Et tout d’un coup, la participation du Canadien aux séries n’est plus garantie. Et les Glorieux ne peuvent d’aucune façon se permettre de rater le tournoi printanier une deuxième saison de suite.

Je ne suis toutefois pas d’accord avec ceux qui prétendent que les joueurs ne voulaient plus jouer pour Therrien et qu’ils n’y mettaient plus d’efforts. Avec l’argent qu’ils gagnent, les athlètes peuvent-ils vraiment tricher de façon aussi honteuse? Je suis peut-être naïf, remarquez bien…

Claude Julien? Aucun doute, Marc Bergevin a embauché le meilleur homme disponible.  On connait ses qualités. Mais il a de l’ouvrage: redonner une structure à cette équipe devenue tout croche et ramener plusieurs de ses joueurs (dont Carey Price, le supposé meilleur gardien au monde) dans le droit chemin.

«Je vais rebondir»

Michel Therrien n’a pas encore commenté son congédiement. À des amis, il a toutefois conseillé de ne pas trop s’en faire. «Je vais rebondir», a-t-il dit.

Je n’en doute pas. Qu’importe qu’il n’ait pas mené le Canadien à la terre promise, il demeure un bon entraîneur, un des meilleurs de l’industrie. Et il se trouvera un autre job.

J’ai côtoyé Therrien pendant deux ans alors qu’il dirigeait les Prédateurs de Granby. Et je le connais  juste assez pour savoir qu’il doit prendre durement ce qu’il lui arrive. Mais le bonhomme est un bagarreur. Et après quelques jours difficiles, il va relever la tête. Il demeure un coach de carrière et il n’en a certes pas fini avec son sport à 53 ans.

Je lui souhaite juste que, la prochaine fois, il ne dirige pas 58 matchs de trop.

*   *   *

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Mardi 14 février 2017 | Mise en ligne à 11h55 | Commenter Aucun commentaire

Valcourt: survivre à oncle Jacques

(photo La Tribune)

Les motoneiges ont encore fait courir les foules au Grand Prix de Valcourt. (photo La Tribune)

Un petit groupe de journalistes, tous des passionnés de sports motorisés, discutaient sur la galerie de presse du site du Grand Prix de Valcourt, vendredi après-midi. À un moment donné, l’un d’eux a laissé tomber: «C’est pas pareil sans mononcle Jacques, n’est-ce pas? C’est plus dur de trouver des sujets intéressants…»

À la suite de la réflexion du journaliste en question, les autres ont tous avoué que oui, effectivement, il semblait manquer quelque chose au Grand Prix. «Valcourt, c’était Villeneuve!», a même tranché un autre reporter.

Le Grand Prix de Valcourt en était à sa 35e édition en fin de semaine et depuis toujours, les journalistes qui débarquaient au pays de BRP ne se posaient pas de questions quand venait le temps de trouver une bonne histoire. Avec mononcle, on l’avait toujours. Avec ses performances, ses accidents, ses déclarations spectaculaires, on n’avait jamais à se creuser la tête bien longtemps, mettons.

Mais voilà, Jacques Villeneuve est parti à la retraite. Et il semble bien qu’il ne reviendra pas cette fois.

Faut-il donc en conclure que Valcourt, c’est fini? On se dit que ça a été bien agréable, on enterre et on oublie ça?

Si on se fie aux très belles foules enregistrées en fin de semaine, il semble bien que l’événement soit plus fort qu’un pilote, aussi populaire fût-il. Les journalistes ont peut-être eu à travailler plus fort pour trouver de bonnes histoires, mais le public, lui, a répondu présent, même en l’absence de Villeneuve. On a même parlé d’un samedi record en matière d’achalandage.

Manifestement, on a sous-estimé la passion des gens pour le sport de la motoneige et leur amour pour le Grand Prix de Valcourt.

Annonceur à l’Autodrome Granby et homme de médias, Anthony Marcotte a vécu sa première expérience à Valcourt, encore comme annonceur. Et il a trippé. Au point où il est allé écrire sur Twitter: «J’en ai fait des événements dans ma vie et je peux vous assurer que le Grand Prix de Valcourt est au sommet de la liste!»

Ça donne une idée.

Car Valcourt, c’est une grosse affaire et c’est bien organisé. Au Grand Prix, on se sent dans les grandes ligues.  Il y a très peu d’organisations de ce calibre dans la région.

Et à défaut de mononcle Jacques, il y a avait Tim Tremblay en fin de semaine. Et les gens aiment Steven Marquis, un gars de Cookshire, qui n’a toutefois pas connu le week-end espéré. Et Sabrina Blanchet attire l’attention. Et il y en a d’autres. Et il y a toujours les Américains.

Bref, le Grand Prix de Valcourt survivra à oncle Jacques. Il y a aura peut-être des années plus tranquilles, les journalistes vont parfois l’avoir plus difficile, mais il survivra. Et c’est une saprée bonne nouvelle.

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Mardi 7 février 2017 | Mise en ligne à 9h00 | Commenter Commentaires (2)

Une défaite qui fait mal aux Inouk

Finale de la Coupe Napa du printemps dernier incluse, les Inouk ont perdu leur neuf derniers matchs face au Collège Français. (photo La Voix de l'Est)

Finale de la Coupe Napa du printemps dernier incluse, les Inouk ont perdu leurs neuf derniers matchs face au Collège Français. (photo La Voix de l'Est)

Les Inouk en ont perdu une autre en fin de semaine face au Collège Français. Une cinquième défaite en autant de rencontres face aux Longueuillois, qui n’ont échappé que cinq matchs sur une possibilité de 42, incluant deux en bris d’égalité, depuis le début de la saison.

Des partisans sont sortis du centre Léonard-Grondin découragés samedi en se demandant qu’est-ce que les Inouk devront faire pour finalement venir à bout des joueurs de Pierre Petroni. Le revers serré de 4-3 subi il y a deux semaines en avait encouragé plusieurs, mais la défaite du week-end, décisive celle-là, a fait mal au moral.

Les Inouk sont zéro en cinq face au Collège Français cette saison, mais ils avaient aussi perdu en quatre matchs d’affilée en finale le printemps dernier contre la même équipe. En tout et perdu, ils viennent d’encaisser neuf revers de suite contre Longueuil. C’est énorme.

Une dizaine de joueurs de l’édition actuelle des Inouk ont vécu la dernière finale de la Coupe Napa. Et il est clair qu’ils commencent à se poser des questions.

Dans l’édition de lundi de La Voix de l’Est, Patrick Gosselin a mentionné au collègue Jonathan Gagnon que «c’est sûr qu’on veut battre Longueuil, mais de là à dire que ça pèse dans le vestiaire, je n’irais pas jusque-là».

Les propos de Gosselin sont de bonne guerre. Mais il est évident que l’entraîneur ne sait plus trop quoi dire pour expliquer les insuccès de son équipe face au Collège Français.

Le problème, c’est que les Inouk n’auront pas le choix de vaincre le Collège Français s’ils veulent accéder au tournoi de la Coupe Fred-Page, ce qui, rappelons-le, est leur objectif. À moins, bien sûr, que Longueuil glisse sur une peau de banane au début des séries, ce qui serait très étonnant.

Le directeur général Patrice Bosch a fait l’acquisition des Joël Caron, Antoine Arsenault et Samuel Pitre dans le but très précis de permettre à son équipe de vaincre le Collège Français, les Cobras de Terrebonne et l’Arctic de Saint-Léonard, les trois meilleures formations de la Ligue de hockey junior AAA du Québec, des clubs contre lesquels les Inouk n’ont toujours pas savouré la victoire cette saison. Et depuis,  ils ont perdu deux autre fois face à Longueuil.

Les Inouk n’ont plus que sept matchs à disputer au calendrier régulier. Ils ont encore un rendez-vous avec le Collège Français et deux avec l’Arctic, les trois fois sur la route. Question de faire véritablement le plein de confiance avant le début des séries, ils sont condamnés à remporter une couple de ces matchs.

C’est bien beau d’infliger de belles corrections aux Forts de Chambly et aux Mustangs de Vaudreuil-Dorion, mais ce ne sont pas contre ces équipes que les Inouk vont remporter la coupe.

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