La mère blogue

Archive de la catégorie ‘Pères invités’

Vendredi 30 avril 2010 | Mise en ligne à 7h21 | Commenter Commentaires (24)

Estelle et sa ruelle

Notre père invité cette semaine: Patrick Sanfaçon, photographe à La Presse et père d’une fillette de 7 ans.

Patrick Sanfaçon

Qui a dit que les enfants ne jouaient plus dehors? Cette semaine, comme bien des lecteurs de La Presse, j’ai lu l’article de ma collègue Silvia Galipeau rapportant que les jeunes Canadiens ne bougent pas assez. Ça m’a fait sourire parce que de mon côté, parfois je dois dire à ma fille de 7 ans: “Estelle, arrête de bouger un peu, tu m’étourdis!”.

Pour ma fille, dont certains diraient qu’elle est hyperactive, gigoter, sautiller, pédaler, dribbler avec un ballon, c’est aussi normal que de respirer. Elle est une enfant du genre actif plutôt que contemplatif. C’est surtout dans notre ruelle qu’elle s’épanouit le plus. Une de ces ruelles typiques du Plateau Mont-Royal (eh oui! encore le Plateau…): étroite et calme, bordée d’arbres et de fleurs, bourdonnant d’enfants et de chats durant les beaux jours d’été, parfaite pour jouer au hockey ou se baigner avec l’arrosoir à pelouse.

estelle

Voici une petite vidéo que j’ai réalisée à la fin de l’hiver pour essayer un nouveau logiciel de montage. Je venais de sortir son vélo du cabanon pour la première fois depuis que la neige avait fini par fondre. C’était une belle journée chaude du mois de mars. Je n’avais même pas eu le temps de trouver son casque qu’elle partait déjà, excitée et heureuse de reconquérir sa ruelle…

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Vendredi 19 février 2010 | Mise en ligne à 9h35 | Commenter Commentaires (46)

Notre père invité: le photographe François Roy

Le fils de François, dans l'oeil de son photographe de papa.

Le fils de François, dans l'oeil de son photographe de papa.

Notre père invité cette semaine, notre collègue  photojournaliste François Roy, 32 ans. Il travaille à La Presse comme photographe depuis cinq ans. Ses modèles parentaux: ses parents, ensemble depuis 37 ans, sa soeur qui a 3 enfants, et ses amis, devenus parents avant lui. Il a un fils d’un an et demi, «un gros toutou de 30 livres».  Voici ses réflexions sur la paternité.

François Roy

- Depuis que je suis père, je me sens plus fort. Pierre Légaré a déjà dit qu’au moment précis où son enfant est né, il a tout de suite su qu’il serait capable de tuer. Commentaire un peu extrême, j’en conviens. Tout de même la paternité peut donner une force insoupçonnée et très protectrice pour nos enfants, je me sens souvent l’homme le plus fort au monde.

- Ma blonde et moi avons décidé d’avoir seulement un enfant. C’est comme ça. Ainsi, je me fais et me ferai un devoir qu’il ne devienne pas un enfant-roi, qu’il cultive son indépendance et qu’il ne croit pas que la vie est centrée sur lui.

-Chaque jour, je suis impressionné qu’un chromosome peut devenir, avec le temps, une si grosse boule d’amour.

-Mon nombril n’existe plus puis c’est bien correct comme ça. Les 5 à 7 à la dernière minute sont un thème rayé de mon quotidien. Je suis surpris de m’en foutre. Je ne peux même pas parler de deuil. Il faut croire que j’étais rendu là dans la vie.

-La paternité m’a rendu ultra-sensible quand je vois à la télé des histoires d’enfants maltraités, malades, battus ou abusés. C’est un classique, je sais. C’est là que me revient la phrase plate maintes fois entendue avant d’avoir mon fils: «Tu vas comprendre quand tu vas en avoir…»

-Ma blonde, bien sûr je l’aimais avant qu’on soit parents.  Au moment de la naissance de mon fils s’est ajoutée une autre dimension de mon amour pour elle. Plein de respect, de fierté et d’admiration de voir tous ses sens maternels apparaître comme par magie.

-Même en carence de sommeil, le sourire qui vient de la bassinette à 6h30 le matin me donne toute l’énergie pour le reste de la journée.

-La paternité m’a rendu complètement gaga pour les enfants des autres ou ceux que je croise dans la rue. Vraiment gaga!

-Il y a une phrase tellement vraie, mais que je ne suis plus capable d’entendre: «Profites-en, ça passe vite!»

-Je croyais que je serais sévère. La première fois que j’ai eu à parler un peu fort à mon gars, il s’est mis à pleurer et s’est retourné vers sa mère. J’ai eu le coeur gros pendant 48 heures.

-J’ai peur du genre d’adolescence que mon fils aura. Si je me réfère à la mienne, je ne devais pas toujours être drôle aux yeux de mes parents.

-Enfin, je me dis que si, dans 20 ans, mon fils m’invite à un 5 à 7 à la dernière minute, j’aurai peut-être réussi ma mission!

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