La mère blogue

Archive de la catégorie ‘Lu’

Mardi 11 mai 2010 | Mise en ligne à 15h37 | Commenter Commentaires (15)

Le vrai hockey se joue dans la ruelle

hockey-ruellemodif

Isabelle Audet

Notre collègue Patrick Sanfaçon a pris cette photo hier soir. Pour la petite histoire, c’est son petit voisin qui joue au hockey dehors pendant que sa famille regarde le sixième match Canadien-Pingouins. Nous avons voilé son visage pour préserver son anonymat. Mais l’essentiel est là: il préfère jouer dehors, même pendant un match crucial, parce «c’est plus l’fun».

J’aime le hockey. Mais ce que je préfère, ce sont les auto-descriptions des enfants dans la rue et dans la ruelle. «Gaspard prend la rondelle… il la fait rebondir sur le garage… oh il fait la passe à Louis, et le buuuuuuut!»

(D’ailleurs, côté littérature jeunesse, le livre Ça c’est du hockey, est un petit chef d’oeuvre en matière de description de hockey de rue. On se revoit en train de crier le dernier but gagne!)

Vous avez de belles photos de hockey de rue ou de ruelle à nous partager pour publication ici, sur le blogue? C’est le temps! Parce que, que le Canadien l’emporte ou non demain, le vrai hockey, ce n’est pas celui-là?

On attend vos photos à iaudet@lapresse.ca.

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Jeudi 6 mai 2010 | Mise en ligne à 11h31 | Commenter Commentaires (30)

C’est moche, la fête des Mères?

Isabelle Audet

D’après un sondage récemment mené auprès de 300 mamans recensées par ce club, la majorité des mères n’aime pas vraiment la fête des Mères, rapporte Parentcentral.ca.

On trouve d’ailleurs ici les 10 principales raisons pour expliquer pourquoi elles considèrent cette journée davantage comme une corvée.

Les cinq première positions du palmarès?

- Les mères se tapent tout le travail: organiser le brunch, nettoyer la maison pour la réception, et parfois aussi préparer à manger pour tous les invités.

- Les amoureux oublient que la fête des Mères, c’est l’occasion aussi de souligner l’apport de leur amoureuse. Pas seulement celui de leur mère à eux.

- La fête des Mères, c’est parfois un rappel cruel de la mort d’une femme extraordinaire.

- Recevoir un déjeuner au lit, c’est génial. Un cadeau emballé avec amour, super aussi. Mais de grâce, réclament plusieurs répondantes, que les enfants et les conjoints fassent le ménage de la cuisine après!

- Et enfin, les répondantes se plaignent que  beaucoup de familles oublient la fête des Mères.

Ciel que c’est compliqué tout cela.

On aime la fête des Mères? On adhère et s’il le faut, on donne des indices sur le type de journée que l’on souhaite.

On n’aime pas ça? On demande à nos proches de passer Go sans rien réclamer. Et on ferme la radio quand passent les campagnes du type “faites plaisir à maman, achetez-lui des meubles pour le jardin”.

Personnellement, nettoyer des taches de confiture après un déjeuner fait par de petites mains le matin de la fête des Mères, j’ai rien contre. :-)

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Lundi 19 avril 2010 | Mise en ligne à 11h41 | Commenter Commentaires (54)

Un jeune qui en a assez

Isabelle Audet

Ce matin, dans les pages ouvertes aux lecteurs dans La Presse, un étudiant exprime sa colère. Il en a marre que les adultes de la génération qui le précède croient les jeunes «malhonnêtes, incapables, destructeurs, impolis, maladroits, irresponsables». La liste est longue.

Il travaille dans un dépanneur et s’offusque du peu de respect que les clients plus âgés lui portent.

Voici un extrait du texte:

«(…)n’ayez pas peur quand nous vous ouvrons une porte par politesse (une femme a déjà refusé de passer alors que je lui cédais le passage et a attendu que je passe avant d’entrer à son tour), ne refusez pas notre aide (je voulais indiquer l’endroit d’un produit à un homme qui m’a cru idiot de vouloir lui désigner l’endroit, se croyant parfaitement capable de se rendre lui-même). Et surtout, acceptez-nous comme nous sommes: des jeunes qui désirent se frayer une place parmi vous, tout en se sentant bien et heureux de savoir que nous sommes ici grâce à vous, et non par obligation de votre part.»

J’ai envie de dire à ce jeune «bravo» parce qu’il se tient debout. Il a raison: la confiance ne règne pas toujours quand il s’agit de la nouvelle génération. Et c’est avec plaisir que plusieurs des «vieux» que nous sommes lui laisseront sa chance.

Mais j’ai aussi envie de lui dire de prendre le jugement des autres avec un grain de sel parce qu’il n’a pas fini de s’indigner. La vie peut être longue si l’on note tous les accrocs.

Car ce regard désapprobateur des «bien pensants», il le reverra plus tard quand il promènera un enfant sans chapeau sous le soleil, quand il quittera le travail avant (ou même après) ses collègues, ou quand il osera déposer trop de malbouffe dans son panier d’épicerie.

On sourit, on fait fi des grincheux, on continue notre chemin, et on la prend, notre place.

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